Mesclun
| Mesclun | |
Mesclun et chèvre chaud sur toasts |
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| Autre nom | mescla |
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| Lieu d’origine | Alpes-Maritimes |
| Créateur | moines du monastère de Cimiez |
| Place dans le service | entrée |
| Température de service | froide |
| Ingrédients | mélange de pousses et de feuilles de différentes plantes potagères |
| Accompagnement | vin rosé tavel, gigondas, côtes-de-provence vin blanc châteauneuf-du-pape, vin de pays d'Oc Sauvignon vin rouge calvi ou arbois |
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Le mesclun (du Niçois mesclum, mélange) est un mélange de pousses et de feuilles d'au moins cinq variétés différentes de plantes potagères qui se consomment en salade (laitue, mâche, roquette, chicorée, trévise, scarole, feuille de chêne, etc.).
Historique[modifier | modifier le code]
Le mesclun a été inventé par des moines du monastère de Cimiez (les Pères Franciscains)[1] de Nice.
Ils semaient à la volée un mélange de graines entre elles, "lou mesclun". La coutume était d'offrir aux pauvres les plants qu'ils dédoublaient et qu'ils emportaient dans une espourtoula (panier à anse, en rotin en forme de capeline renversée).
Le 10 juillet 1924 à Paris, Philippe Tiranty et Paul Gordeaux, réunis avec de nombreux amis au "Cochon D'Or" (un célèbre restaurant de La Villette), décidèrent de créer le foyer des Amitiés niçoises, et de l'appeler "Lou Mesclun". Pour ces humoristes et humanistes, cette expression signifiait le vrai vivre ensemble[réf. nécessaire].
Gordeaux, toujours prêt à rendre service à ses compatriotes (ou étrangers comme Marcel Pagnol de Marseille) en difficulté dans la capitale, était surnommé " le Consul de Nice à Paris" (Archives Nice-Matin[réf. nécessaire]).
À cette époque, le nom "Mesclun" était inconnu du public. Il fallait être Niçois pour savoir que naguère les moines de Cimiez[2] donnaient ce nom à un "mélange" (mesclun en Niçois) de salades différentes variétés par leur saveur et leur senteur, les unes douces, les autres amères, provenant de leur potager monastique. L'ensemble était d'un goût exquis qui le faisait rechercher par les gourmets. Aujourd'hui, la salade de mesclun figure au menu des restaurants gastronomiques.
Préparation[modifier | modifier le code]
Il est préparé, au choix, avec notamment de la laitue, de la mâche, de la roquette, de la chicorée, de la trévise, de la scarole, de la feuille de chêne, auxquelles on peut ajouter du pissenlit, des pousses d'épinard, du pourpier et des plantes aromatiques. Le mélange de salades doit comporter un minimum de cinq variétés pour avoir droit à l'appellation. L'avantage du mesclun au potager, c'est qu'il est semé dans un carré et les pousses fraîches sont coupées au fur et à mesure de leur repousse, donnant ainsi une récolte renouvelée en permanence.
Ce mélange, légèrement amer, peut être servi juste arrosé d'un filet d'huile d'olive, mais aussi parfumé avec des fines herbes et de l'ail.
Accord mets / vin[modifier | modifier le code]
Traditionnellement, il est conseillé d'accompagner cette salade soit d'un vin rosé (tavel (AOC), gigondas (AOC)) ou côtes-de-provence (AOC), soit d'un vin blanc (châteauneuf-du-pape (AOC) ou vin de pays d'Oc Sauvignon, ou d'un vin rouge tel que calvi (AOC) ou arbois (AOC)[3].
Notes et références[modifier | modifier le code]
- Jacques Médecin, La cuisine du Comté de Nice, Paris, Juilliard Editeur, , 216 partie= p., « VII Les légumes », p. 182
- Article Journal Cannes-Nice-Midi: Galerie des Portraits Nice Carlos d'Aguila 19 mai 1966
- Accord mets / vin sur le site Platsnetvins taper Mesclun.