Marguerite Derrida

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Marguerite Derrida
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Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Marguerite AucouturierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Fratrie
Michel Aucouturier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfant
Autres informations
Membre de
Jacques et Marguerite Derrida tombe 1.jpg
Vue de la sépulture.

Marguerite Derrida, née Aucouturier le à Prague (Tchécoslovaquie) et morte le à Paris, est une psychanalyste française, connue comme traductrice d'ouvrages psychanalytiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marguerite Derrida naît à Prague. Elle est la fille du journaliste et traducteur Gustave Aucouturier et de Marie Alferi, qui est d'origine tchèque[1], et la sœur de l'universitaire et spécialiste de l’œuvre de Pasternak, Michel Aucouturier[1]. Elle se forme comme psychanalyste à la Société psychanalytique de Paris dont elle devient membre[2] et traduit plusieurs ouvrages de Melanie Klein, notamment Essais de psychanalyse. Elle traduit également l'ouvrage de Vladimir Propp, Morphologie du conte, et celui de Roman Jakobson, La Génération qui a gaspillé ses poètes. Elle se forme à l'anthropologie auprès d'André Leroi-Gourhan dans les années 1960[3].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marguerite Aucouturier épouse le philosophe Jacques Derrida le à Cambridge[4],[5] ; ensemble ils ont deux fils, dont l'écrivain Pierre Alferi[6],[7].

Elle apparaît dans deux films documentaires où elle s'exprime sur la vie de son époux, leur vie familiale à Ris-Orangis[8],[9],[10].

Elle meurt du Covid-19 à la maison de retraite de la Fondation Rothschild[11],[12],[13], et est inhumée auprès de son époux au cimetière communal de Ris-Orangis (Essonne).

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Melanie Klein :
    • Essais de psychanalyse. 1921-1945, Paris, Payot, 1984.
    • Deuil et dépression, Paris, Payot et Rivages, 2004
    • Psychanalyse d'enfants, Paris, Payot et Rivages, 2005
    • Le complexe d'Œdipe, Paris, Payot et Rivages, 2006
    • Sur l'enfant, Paris, Payot et Rivages, 2012
  • Iouri Ianovski, Les Cavaliers, Paris, Gallimard, trad. en collaboration avec P. Zankiévitch et Elyane Jacquet, revue et présentée par Louis Aragon, 1957
  • Maxime Gorki, Vie de Klim Samguine, 1961
  • Vladimir Propp, Morphologie du conte, 1970
  • Roman Jakobson, La génération qui a gaspillé ses poètes, Paris, Allia, 2001, 70 p. (ISBN 2844850502).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Catherine Depretto, « Michel Aucouturier (1933‑2017) », Cahiers du monde russe, vol. 59, no 1,‎ , p. 143-152 (lire en ligne, consulté le ).
  2. Herman Rapaport, Between the Sign & the Gaze, p. 187, Ithaca, Cornell University Press, 1994 [1]
  3. Daniel Bougnoux et Bernard Stiegler, Pour Jacques Derrida, Bry-sur-Marne, éd. INA, coll. Collège iconique, 2014, p. 84.
  4. Condisciple de son frère Michel à l'École normale supérieure et qu'elle a rencontré en 1953 en Haute-Savoie, cf. le documentaire Derrida (2002)
  5. Benoit Peeters, Derrida : A Biography, John Wiley & Sons, , « 5, A Year in America »
  6. Biographie de Jacques Derrida
  7. (en) « Jacques Derrida, Abstruse Theorist, Dies at 74 », The New York Times, [lire en ligne], 10 octobre 2004
  8. Jacques Derrida, le courage de la pensée [2]
  9. Derrida, documentaire de 1 h 24, États-Unis, 2002 [3]
  10. Jacques Derrida, le courage de la pensée, France, 2014 [4], avec Étienne Balibar, Lucien Bianco, etc.
  11. Robert Maggiori, « Mort de la psychanalyste et traductrice Marguerite Derrida », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. Élisabeth Roudinesco, « La mort de la psychanalyste Marguerite Derrida », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  13. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]