Mahāvīra

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 Ne doit pas être confondu avec le mathématicien indien du IXe siècle Mahāvīra (en).
Mahāvīra, folio du Kalpasutra, vers 1472.

Mahāvīra (महावीर) ou Mahāvīr qui signifie Le Grand Héros est le 24e et dernier Tirthankara jaïn (599-527 avant notre ère selon les Shvetāmbara; de -581 à -409 pour les Digambara; et de -549 à -477 pour les historiens[1]).

Il est aussi connu sous les noms de Vīra, Vīraprabhu, Vardhamāna, Sanmati, Ativīra, Nirgrantha Nathaputta et Gnataputra.

Il est l'une des figures centrales du jaïnisme, étant considéré comme celui qui a donné au jaïnisme sa forme actuelle[2] et fédérateur de la communauté jaïne (sangha).

Biographie[modifier | modifier le code]

La vie et les enseignements de Mahāvīra sont connus par plusieurs textes, en particulier par l'Acharanga et le Kalpa-sūtra.

Le prince Vardhamāna est né à Kundapura (Kundagrama périphérie de Vaisali près de la Patna) dans le Bihar au nord-est de l'Inde au VIe siècle avant notre ère. Dans le Kalpa-sūtra, on peut lire qu'il est né en 599 avant notre ère, mais des dates plus tardives (notamment 540) ont aussi été avancées. Il naquit du roi Siddhartha (Siddhartaraja) et de la reine Trishala, dans la caste des nobles et des guerriers kshatriya. La famille fondait ses croyances sur les enseignements de Parshva. (Voir l'article Préjaïnisme.)[2]

À l'âge de trente ans, il devint un sadhana (ascète), abandonna au bout de quelques mois tout vêtement jugeant que le détachement du monde exigeait la pratique de la nudité (bodiya pratiquée par les Digambara et certains Sâdhus) et se livra pendant douze ans et demi à la méditation et à de longues périodes de jeûne. Il atteignit alors l'illumination (moksha) à Pava (la Pavapuri moderne), et fut par la suite appelé Mahāvīra (grand héros)[2].

Il se consacra alors à l'enseignement des principes qu'il avait ainsi découverts. Aux principes déjà enseignés par Parshva (le rejet de la violence, du mensonge, du vol et de la possessivité), il ajouta celui de chasteté. Se constitua autour de lui une large communauté monastique et ascétique. Bien qu'il n'ait pas réellement fondé une nouvelle religion, il renforça et réforma à la fois d'antiques pratiques, et facilita leur extension à travers l'ouest et le centre de l'Inde au cours des siècles qui suivirent[2].

Il mourut, sans doute en 527 avant notre ère, à l'âge de soixante-douze ans[2].

Les Jaïns le vénèrent comme leur 24e et dernier Tirthankara (passeur du gué des renaissances des âmes) ou Prophète. Pour le distinguer des 23 autres Tirthankara son symbole au bas de ses statues est un lion.

Chaque année la communauté jaine fête[3] son anniversaire lors de la Mahāvīr Jayantī[4]. Le gouvernement indien en a fait un jour férié national.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Amiel Pierre Paul, Les jaïns aujourd'hui dans le monde, Harmattan, , 302 p. (lire en ligne), page 10
  2. a, b, c, d et e Bool Chand et Sagarmal Jaïn, Mahāvīra : le « grand héros » des Jaïns, Éditions Maisonneuve et Larose, Paris (ISBN 2-7068-1326-1)
  3. fêtes en Inde
  4. (en) « Mahavir Jayanti Times of india », sur thetimesofindia.fr,‎