M'bour

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M'bour
Administration
Pays Drapeau du Sénégal Sénégal
Région Thiès
Département M'bour
Maire
Mandat
Serigne Fallou Sylla
2009-2014
Démographie
Gentilé Mbourois
Population 181 825 hab. (2007)
Géographie
Coordonnées 14° 24′ 42″ Nord 16° 57′ 57″ Ouest / 14.4117, -16.9658
Altitude 0 m
Localisation

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M'bour

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M'bour (ou M'Bour ou Mbour) est une ville de l'ouest du Sénégal, située sur la Petite-Côte, à environ 80 km au sud de Dakar et à 5 km de la station balnéaire de Saly.

Histoire[modifier | modifier le code]

La communauté mbouroise accepte la thèse qui soutient la primauté l’occupation sérère. Selon la version commune, au début du XIXe siècle, le Sine et le Cayor étaient déchirés par des guerres. Certaines familles durent fuir, l’une d’elle arriva à Mbour et se fixa à l’emplacement actuel de la préfecture de la ville.

Deux versions se disputent l’origine du nom de la ville. La première évoque l’expression sérère « A Mbouara Adett» qui signifie littéralement : « Ils ont quitté et ils sont partis ». La seconde attribue la fondation du village de Mbour à un certain Mbour Faye qui lui aurait donné son nom.

Par la suite, les colons arrivèrent en grand nombre, pour s’installer le long du littoral et firent de Nianing leur fief. Plus tard, la maladie du sommeil les poussa à se déplacer vers Mbour pour y transférer la résidence du commandant chef de subdivision; la population les y rejoignit progressivement.

Il ressort de ce bref aperçu que les Sérères, suivis par les Socés, sont les premiers occupants de la ville. Aujourd’hui, la ville est devenue cosmopolite avec l’arrivée des autres ethnies (Wolof, Al-pular, Maure…), des étrangers de la sous-région, mais aussi des libano-syriens, des caucasiens, des asiatiques etc.

L’érection de Mbour en commune a donné un coup de fouet à sa croissance. La commune mixte de Mbour a été créée le 04 Décembre 1926 et l’arrêté n° GB152 du 12 janvier 1927 du gouverneur général des colonies qui nommait les premiers membres de la commission municipale, qui étaient tous des citoyens français.

Vers les années 1930, la nouvelle commune de Mbour était composée de deux bourgades : les blancs d’un côté, les indigènes de l’autre. C’est par la suite, avec le peuplement progressif que les quartiers se formèrent avec des chefs à leurs têtes.

L’expansion de la ville s’est faite en quatre étapes :

  • avant la période coloniale ;
  • de 1922 à 1945 ;
  • de 1946 à 1976 ;
  • de 1977 à nos jours.

La première étape de cette évolution spatiale va des premières installations des populations à l’arrivée des Français en 1922. Durant cette période, l’occupation du site se limitait essentiellement au littoral, avec les localités d’implantation des immigrants Sérères, Socés et Lébous. Cette étape est essentiellement caractérisée par un faible taux d’occupation de l’espace.

La seconde phase concerne la période allant de 1922 à 1945. Elle est marquée par des opérations de déguerpissement, consécutives à la présence coloniale et qui vont bouleverser profondément la structure urbaine de Mbour. C’est ainsi qu’une partie des Sérères déguerpis va fonder l’actuel quartier Mbour-sérère II, situé 2 km plus à l’Est du site originel. Il en est de même de la création des quartiers Thiocé-ouest et Santessou, respectivement en 1922 et 1936, à la suite du déplacement des Mandingues de l’Escale. Cette période est aussi le témoin du peuplement des quartiers Mbour Toucouleur et Tefess par les populations toucouleurs et lébous attirées par les potentialités économiques de la ville naissante.

Au cours de la troisième phase correspondant à la période 1946-1976, les installations se sont poursuivies et le tissu urbain s’est davantage étoffé. Cette phase a engendré la naissance des quartiers Darou Salam et Mbour maure à l’Est de la ville. C’est également pendant cette période que la ville a connu une extension rapide et auréolaire à partir du noyau originel formé autour du quartier Escale.

La quatrième et dernière étape de 1977 à nos jours, est marquée par une poursuite de l’extension périurbaine. La présence de l’océan limite toute possibilité d’extension vers l’Ouest. C’est ainsi que les quartiers centraux et péricentraux comme Thiocé-Est, Thiocé-Ouest, Tefess et 11 Novembre ont connu une forte croissance spatiale. C’est dans ce contexte que sont nés les sous quartiers Diamaguene I, Diamaguene II, Château d’eau Nord et Château d’eau Sud, qui constituent les prolongements respectifs de ces différents quartiers. Pendant cette période, la superficie de la ville a connu une évolution exponentielle, passant de 522,9 ha en 1978, 845,5 ha en 1989 à 1725 ha en 1999.

Une autre couche va se greffer sur ces quartiers à partir de 2000 avec les lotissements des quartiers : Médine, Médine Extension, Grand-Mbour, Liberté I, Liberté II, Gouy Mouride, Terrou Mbaling, Baye Deuk. Cette croissance spatiale, qui s’est opérée en grande partie sur les terres de la Communauté Rurale de Malicounda, suscite de réelles tensions entre les deux entités administratives.

Administration[modifier | modifier le code]

La ville est le chef-lieu du département de M'bour, une subdivision de la région de Thiès.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les localités les plus proches sont Saly Niakhniakhal, Saly-Portudal, Malikounda Sas, Falokh, Sintiou Mbadane, Nianing et Warang.

Dakar, la capitale, se trouve à 83 km[1].

Physique géologique[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Lors des recensements de 1988 et 2002, la ville comptait respectivement 76 751 et 153 503 habitants.

En 2007, selon les estimations officielles, la population s'élèverait à 181 825 personnes.

En 2011, la population s'élèverait à 605 346 personnes (Organisation des Nations unies).

Activités économiques[modifier | modifier le code]

L'arrivée du poisson dans le port

La ville s'est développée autour d'une mine de titane. Outre l'extraction minière, les principales activités sont la pêche et le tourisme

M'bour est le second port du Sénégal, après Dakar. Il exporte principalement vers les pays limitrophes et l'Union européenne.

C'est aussi un centre touristique important, apprécié pour ses plages de sable fin et la possibilité de pêcher au gros, ainsi que pour la Réserve écologique expérimentale de M'bour, un site protégé depuis 1987.

Culture[modifier | modifier le code]

Le Kankourang est une manifestation qui célèbre la circoncision au sein de la communauté mandingue de Mbour. La sortie du « Kankourang », personnage mythique recouvert d’écorces rouges d’un arbre appelé fara, parcourt les rues pour protéger les jeunes circoncis pendant leur initiation et fascine toujours les populations et les touristes. Le séjour dans le "bois sacré" des circoncis dure environ 1 mois et le Kankourang apparaît pendant 4 dimanches successifs (et presque toutes les nuits), de préférence pendant les grandes vacances, au mois de septembre.

Sport[modifier | modifier le code]

En football, trois clubs de la ville sont en Ligue 1, Diambars FC et Mbour Petite côte et le Stade de Mbour

Le stade Caroline Faye a été réhabilité et inauguré en juin 2013.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 1974, M'bour est jumelée avec la ville portuaire française de Concarneau.

La ville de Concarneau apporte une aide importante matérielle à la ville de M'bour, au niveau de l'éducation, de la santé, du sport et surtout de l'activité de la pêche.

En 2007, inauguration de l'école maternelle José Jeannes, dans le quartier d'Oncad.

Personnalités nées à M'bour[modifier | modifier le code]

Le stade de Mbour porte son nom Stade Caroline Faye.

  • Youssou Thiépenda Diop - Administrateur civil, ancien gouverneur de la région de Ziguinchor, et gouverneur adjoint au développement à Tambacounda.
  • Ousmane Kane, avocat et ancien candidat indépendant à l'élection présidentielle sénégalaise de 2007
  • Viviane N'Dour, chanteuse
  • Dr. Bakary SAMBE, Enseignant Chercheur, coordonnateur de l'Observatoire des Radicalismes et conflits religieux en Afrique, auteur de "Islam et diplomatie" (2011) et Boko Haram, du problème nigérian à la menace régionale (2015), expert des questions d'islam et du Sahel.
  • Assane DIOP BA dit Assane BA personnage emblématique de la ville de MBOUR , a participé dans sa jeunesse aux navétanes dans l'équipe O D B.Homme de culture il est devenu plus tard entraineur de foot ball de grandes équipes.Disparu trop tôt

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dakar et ses environs, carte 1/16 000, édition 2007-2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Sadibou Dabo, Ethnicité et urbanisation : les Mandingues de Mbuur au XIXe-XXe siècle, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 1994, 102 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • (fr) Abdoulaye Mballo, L’évolution politique de la ville de Mbour de 1945 à 1967, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 1993, 101 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • (fr) C. Fall, « Environnement côtier et santé : le cas des villes de Dakar et Mbour », in Diaw, A. T., Thiam, M. D., Bouland, P., Diouf, P. S., Lake, L. A., Mbow, M. A., Ndiaye, P. et Thiam, M. D., Gestion des ressources côtières et littorales du Sénégal : Actes de l'Atelier de Gorée du 27-29 juillet 1992, 1993, p. 269-274
  • (fr) Brigitte Rasoloniaina, Étude des représentations linguistiques des Sereer (Sénégal : Mbour, Nianing, Sandiara), Paris, L'Harmattan, 2000
  • (fr) Birahim Seck, L'évaluation de la santé maternelle et périnatale à Mbour, Sénégal : une étude sociologique empirique, Lausanne, Sciences sociales et politiques, 2002

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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