Somone

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Somone
Administration
Pays Drapeau du Sénégal Sénégal
Région Thiès
Département Mbour
Maire
Mandat
Boucar Sadji
2009-2014
Démographie
Gentilé Somonois
Population 3 702 hab.
Géographie
Coordonnées 14° 29′ 10″ nord, 17° 04′ 43″ ouest
Altitude m
Localisation

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Somone, souvent appelé La Somone, du nom d'un petit fleuve local, est une localité située sur la Petite-Côte, à 77 km au sud de Dakar (Sénégal). La Somone offre des plages de sable magnifiques, bordées de végétation, de petits hôtels discrets et de résidences secondaires appartenant à des Dakarois aisés. Un havre de paix, une lagune alimentée par la rivière Somone, une réserve naturelle réputée pour ses oiseaux.

Une nature encore intacte dans un paysage enchanteur, une population accueillante et fière de ses traditions, un décor de carte postale où les eaux les plus transparentes se mêlent à un sable des plus fins. On est à la Somone, l'un de ces petits coins de paradis que la planète réserve encore. Un séjour à La Somone sera un premier contact idéal avec l'Afrique

Les longs bancs de sable de la lagune semblent vouloir entrer dans la mer à moins que ce ne soit celle-ci qui lentement veuille s'insinuer dans les terres. Tout à l'heure les pêcheurs reviendront les bateaux chargés de poissons et ce sera alors le village entier qui se retrouvera sur la plage pour hisser les filets sur le sable. Tacitement, les villageois se répartiront la prise du jour, et chacun s'en retournera baladant au bout du bras, un ou plusieurs thons. Le soir venu, doucement, les pirogues glissent à la surface de la mangrove, les femmes s'en allant cueillir d'improbables herbes dans les palétuviers.

A La Somone comme sur l'ensemble de la Petite Côte, cette région située à 77 km au Sud de Dakar, la vie prend ce rythme nonchalant qui lui confère tant de douceur. Entre Saly et Ngaparou, La Somone est sans doute la station qui cultive le plus cette sérénité sur la lagune. Certes, restaurants, bars et boutiques parsèment la rue principale et les hôtels comme les résidences de vacances savent se faire les plus accueillants et les plus attachés aux normes internationales.

Mais La Somone a su préserver comme atout principal la beauté de ses eaux limpides et la qualité de son sable blanc. Elle a d'ailleurs été classée "réserve naturelle" ce qui lui permet de protéger son écosystème, les espèces animales et la flore spécifique qui lui appartiennent et notamment les nombreux oiseaux pélicans, hérons et aigrettes, flamands roses..

Histoire[modifier | modifier le code]

La Somone, fondée vers le début du 19ème siècle, était un petit village paisible habité par des pêcheurs et agriculteurs. Repérée très vite grâce à sa situation géographique entre mer et lagune, elle a commencée à être fréquentée par les Français établis à Dakar dans les années 70, avant de voir le premier hôtel sortir de terre.

Jadis un village de la Communauté rurale de Sindia, Somone tiendrait son nom du mandingue « somono » qui signifie pêcheurs car, selon la tradition orale, les premiers habitants de Somone étaient des pêcheurs mandingues venus du Gabou qui s’étaient installés non loin de la lagune, à l’emplacement actuel de l’hôtel Africa Queen. Ils y restèrent près de cent ans avant de repartir pour des raisons encore inconnues.

Après le départ des « somonos », au début du 18ème siècle vers 1713, Mame Baye Yam CISS venu du Djolof accompagné d’une parente dénommée Thioro CISS et leur famille s’installèrent à Somone à un emplacement dénommé « Gouye Thioro Ndiondy » du nom de Thioro CISS juste après l’actuelle case des tout-petits de Somone. Quelques temps après, ils déménagèrent pour s’installer près du cimetière actuel vers le rivage de l’océan Atlantique où une épidémie de peste les poussera à quitter les lieux et à s’installer à l’actuel emplacement du village traditionnel.

Les LÔ sont des descendants de cette deuxième génération de premiers habitants de Somone du nom de CISS.

Arrivèrent ensuite les Diouf, sérères du Sine avec à leur tête Gorgui Mbagnick DIOUF après avoir vécu un moment à « Mbagnakh » (Nguékokh), suivis d’autres venants du Saloum et d’autres contrées du Sénégal.

En ce moment les habitants n’étaient pas musulmans mais parmi eux. Il y avait des Toucouleurs venus du Fouta avec l’Islam.

Gorgui Mbagnick DIOUF fut converti à l’islam par un marabout Peul du nom de Baye Salifou DIALLO originaire de la Gambie près de Karang. Après s’être converti à l’Islam, Gorgui Mbagnick DIOUF demanda à tous ceux qui avaient épousé l’islam comme lui de trouver un emplacement unique pour enterrer leurs morts (avant, chacun enterrait ses morts sur ses propres terres ou concessions familiales). C’est ainsi qu’ils se cotisèrent, comme ils n’avaient pas de terres, pour acheter l’emplacement actuel du cimetière de Somone à la famille CISS.

Le premier à être enterré dans ce cimetière est un Toucouleur du nom de Khassam NDIAYE. Voilà pourquoi on appelle le cimetière de Somone « Keur Khassam ».

Aujourd’hui, la population de Somone est majoritairement musulmane avec moins de 1% pour les autres religions réunies. Les différentes personnes qui se sont succédé à la tête de l’imamat sont dans l’ordre :

  • Mame Ibra NIANG venu du Djolof ;
  • Goumba DIAKHATE venu du Cayor ;
  • El Hadji Abdoulaye BOYE, né à Ngaparou mais qui a grandi à Somone ;
  • Omar DIAKHATE ;
  • Abdou Karim BOYE ;
  • Mamadou BOYE ;
  • Ibrahima DIAKHATE ;
  • Abdoulaye Sadji BOYE, actuel « imam ratib ».

Avant l’arrivée du colonisateur, Somone comptait cinq terres ou

concessions familiales réparties comme suit :

  • Les terres du Ndiondy (« soufou Ndiondy »): propriétés des CISS, elles s’étendaient du village actuel à la route qui mène vers Thiafoura sur la piste de Nguérigne jusque vers la lagune ;
  • Les terres dites « Train (terrain) du Baol » (« train wou Baol ») entre le village actuel et la lagune, propriété de « Baol-Baol » (Gens originaires du Baol) ;
  • Les terres du Daga (« soufou Daga »), qui s’étendaient du village actuel jusqu’à la frontière ancestrale de Somone et Ngaparou dénommée « kelgua ». Ces terres appartenaient à des ressortissants de Yène ;
  • Les terres de Mbër (« soufou Mbër »), portion de terres vendue par la famille CISS à un mulâtre de Gorée ;
  • Les terres de Bate (« soufou Bate »), propriété de Gorgui Mbagnick DIOUF.

Mais dès son installation , l’administration coloniale française démit tout droit foncier aux natifs et installa une chefferie partout au Sénégal. Ainsi, Somone ne fut pas une exception à la règle et donc huit chefs de village se sont succédé à sa tête avant son érection en Commune dans l’ordre ci-dessous :

  • Gorgui Mbagnick DIOUF,
  • Momar DIOUF (fils de Gorgui Mbagnick DIOUF),
  • Abdourahmane DIOUF (fils de Gorgui Mbagnick DIOUF),
  • Leumdou DIOUF (fils de Gorgui Mbagnick DIOUF) qui fut destitué après 3 ou 4 ans à la tête du village,
  • Mbaye Siny YADE (neveu de Leumdou DIOUF) fut aussi destitué après 12 ou 13 ans à la tête du village,
  • Leumdou DIOUF (fils de Gorgui Mbagnick DIOUF) revient une nouvelle fois à la tête du village après être tombé en disgrâce,
  • Mbaye Soda DIOUF (fils de Leumdou DIOUF)
  • Salifou DIOUF (fils de Mbaye Soda DIOUF) dernier chef du village de Somone avant l’avènement de la Commune en 2008.

Notons que Monsieur Salifou DIOUF fut un candidat malheureux de l’élection municipale de 2009 qui a porté Monsieur Boucar SADJI à la magistrature communale. L’histoire retiendra qu’il est ou fut le premier maire de la Commune de Somone. »

Extrait du mémoire de Macke Diédhiou

Avec la décentralisation elle a appartenu à la communauté rurale de Nguékokh puis celle de Sindia. Le développement du tourisme a entraîné une augmentation rapide de la population, les activités liées directement ou indirectement au tourisme se sont multipliées et lui donnent un autre visage qui dans la réalité n’avait rien à envier à une véritable petite commune d’Afrique.

Certains défis comme la propreté, l’éclairage public, l’assainissement, le développement culturel et social, n’ont cessé de hanter l’esprit des populations. Les Somonois sont allés jusqu’à solliciter une audience au Président de la République A.Wade, considéré comme par ailleurs comme un habitant des lieux car il y possède une maison, pour partager avec lui certains projets qui ont vite abouti à une nécessité d’une communalisation de notre localité.

Aujourd’hui c’est chose faite par décret du 10 juillet 2008, La Somone est érigée en commune, et les élections sont arrivées pour désigner l’équipe municipale. Avec en tête un maire pour prendre en charge les destinées de notre village, j’allais dire ville, qui nous est tous cher.

Administration[modifier | modifier le code]

Somone fait partie de la Communauté rurale de Sindia, rattachée au département de Mbour dans la région de Thiès.

La localité a été érigée en commune en juillet 2008[1].

La lagune est incluse dans le périmètre communal.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les localités les plus proches sont Keur Dib, Keur Serigne Tiam, Nguekokh Ouolof, Ngaring, Keur Timak et Ngaparou.

Physique géologique[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Selon le PEPAM (Programme d'assainissement du Millénaire), Somone compte 3 702 personnes et 422 ménages.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Le village de Somone est une petite station balnéaire qui vit du tourisme, mais de nombreux résidents occidentaux y ont aussi acheté des biens immobiliers.

En 2018, 2 décrets ont déclassé cette réserve d’oiseaux très connue des sénégalais mais aussi des touristes et amateurs de nature, au profit du groupe hôtelier DECAMERON (ex hôtel BAOBAB) qui souhaite agrandir la superficie actuelle de la lagune (coté Somone) du coté de la lagune de Guéréo pour y construire des immeubles et maisons de luxe. Pour se faire, l’Etat du Sénégal veut exproprier certains propriétaires terriens, agriculteurs et restaurateurs de Guereo.

La lagune[modifier | modifier le code]

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

Jumelage protocolaire:

partenariat|Téranga www.lasomone.com|France

Le club de basket de basket de la Somone est jumelé depuis mars 2017 avec l'Aurore de Vitré basket, ce dernier apporte un soutien logistique et technique au club.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Décret no 2008-748 du 10 juillet 2008 portant création de communes dans les régions de Fatick, Kaffrine, Kaolack, Kédougou, Kolda, Louga, Matam, Saint-Louis, Sédhiou, Tambacounda, Thiès et Ziguinchor, Journal officiel de la République du Sénégal, no 6446 du 31 décembre 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Jacqueline Marché-Marchad, « La Somone. Étude de deux milieux naturels », Bulletin de l'Association pour l'avancement des sciences naturelles au Sénégal, suppl. au n° 21, janvier-février 1968, 15 p.
  • (fr) Xavier Mattei, "La Somone. Sénégal. Traces d'histoire", Imprimerie Escourbiac à Graulhet, 2015, 87 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]