Louis Laberge

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Louis Laberge
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
LanaudièreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Louis Laberge (Sainte-Martine, Québec, - L'Assomption, Québec, ) est un syndicaliste québécois. Il est le président de la Fédération des travailleurs du Québec de 1964 à 1991.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mécanicien en aéronautique de formation, il commence à militer à l'âge de 20 ans au sein de l’Association internationale des machinistes (AIM-FTQ), alors qu'il travaille à l'usine de Canadair à ville Saint-Laurent, devenu un arrondissement de Montréal. Il gravit les échelons rapidement et devient vice-président régional de la FTQ en 1958, vice-président en 1962. Il accède à la présidence deux ans plus tard, en raison du décès subit de son prédécesseur, Roger Prévost[1].

Au cours de son mandat de 27 ans à la tête de la FTQ[2], Laberge est de toutes les luttes ouvrières des turbulentes années 1960 et 1970. Avec ses homologues Marcel Pepin de la CSN et Yvon Charbonneau de la CEQ, il est condamné à un an de prison le , à la suite de la grève illégale de 10 jours du Front commun intersyndical de 210 000 employés des secteurs public et para-public[3].

En 1975, Laberge reçoit un blâme de la Commission Cliche, qui enquête sur les relations de travail dans le secteur de la construction, pour ne pas avoir agi afin de contrôler certains éléments criminels qui ont instauré un climat de terreur sur les chantiers de construction[4], une période qu'il décrira comme la « période la plus noire, la plus douloureuse » de toute sa vie syndicale[5].

En 1983, il est le président-fondateur du Fonds de solidarité FTQ, un fonds d'investissement destiné à créer et maintenir des emplois et d'aider la croissance des entreprises québécoises[6].

Il succombe à une crise cardiaque le à l'âge de 78 ans. Son décès sème la consternation dans le monde syndical québécois, et le gouvernement du Québec lui rend hommage en lui organisant des obsèques nationales à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal[7].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Vennat, « Louis Laberge 1924-2002 : Une vie consacrée à la FTQ », La Presse,‎
  2. Gouvernement du Québec, « Louis Laberge », Secrétariat de l'Ordre national du Québec (consulté le 8 avril 2009)
  3. Guillaume Baillargeon et Serge Gaudreau, « 11 avril 1972 - Déclenchement d'une grève menée par le Front commun intersyndical », sur Bilan du siècle, Université de Sherbrooke, (consulté le 8 avril 2009)
  4. Québec, Rapport de la Commission d'enquête sur l'exercice de la liberté syndicale dans l'industrie de la construction, Québec, Éditeur officiel du Québec, , 355 p. (ISBN 978-0-7754-2224-5).
  5. Louis Fournier, Louis Laberge : le syndicalisme, c'est ma vie, Montréal, Québec / Amérique, , 418 p. (ISBN 978-2-89037-565-9).
  6. Fonds de solidarité FTQ, « Notes biographiques : Louis Laberge » (consulté le 8 avril 2009)
  7. Radio-Canada, « Un géant du syndicalisme québécois disparaît », 19 juillet 2002, 20:59 (consulté le 8 avril 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Fournier, Louis Laberge : le syndicalisme, c'est ma vie, Montréal, Québec / Amérique, , 418 p. (ISBN 978-2-89037-565-9).
  • Québec, Rapport de la Commission d'enquête sur l'exercice de la liberté syndicale dans l'industrie de la construction, Québec, Éditeur officiel du Québec, , 355 p. (ISBN 978-0-7754-2224-5).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]