Fonds de solidarité FTQ

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Fonds de solidarité FTQ
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Création
Personnages clés Louis Laberge Robert Parizeau
Forme juridique Compagnie créée par une loi spéciale
Action 37,88$
Slogan Faire tourner l'économie d'ici
Siège social Montréal, Drapeau : Québec Québec
Direction Gaétan Morin, président et chef de la direction
Actionnaires 645 000 Québécois et Québécoises
Activité Capital-développement
Capital risque
Financement d'entreprises
Épargne retraite
Produits REER
Site web www.fondsftq.com

Le Fonds de solidarité FTQ est une société de capital de développement créée en juin 1983 qui fait appel à l'épargne et à la solidarité de l'ensemble de la population du Québec. Sa mission principale consiste à contribuer à la croissance économique du Québec en créant et en sauvegardant des emplois au moyen d’investissements dans les entreprises de l’ensemble des secteurs d’activité de l’économie Canadienne au Québec. L'un de ses objectifs consiste également à encourager l’épargne-retraite et à procurer à ses centaines de milliers d’actionnaires-épargnants un rendement raisonnable qui s’ajoute aux avantages fiscaux supérieurs qui leur sont consentis.

Le Fonds de solidarité FTQ est le plus grand réseau québécois d’investissement en capital de développement et a été créé à l’initiative de la FTQ, la plus importante centrale syndicale du Québec. Par sa gouvernance et ses codes d’éthique, il agit comme un investisseur socialement responsable et soucieux d’un développement économique humain et durable. De plus, au-delà du capital investi, il s’engage à appuyer le développement des entreprises en offrant des services à valeur ajoutée, notamment la formation économique.

Au 31 mai 2017, le Fonds de solidarité FTQ, disposait d’un actif net de 13,1 milliards de dollars, comptait plus de 645 000 actionnaires-épargnants et participait à la création, au maintien et à la sauvegarde de plus de 186 440 emplois[1]. Il est le plus grand fonds de travailleurs au Canada.

Histoire[modifier | modifier le code]



  • 1981 : Crise économique qui dura 18 mois où les taux d’intérêts pour les entreprises atteignaient 25 %.
  • 1982 : Sommet de Québec - réflexion de la FTQ sur les actions à poser pour sauver les emplois.
  • Juin 1982 : Projet Corvée-Habitation - partenariat entre travailleurs de la construction, syndiqués, entreprises et gouvernements qui sur 3 ans a permis la sauvegarde de plus de 57 000 emplois pendant la crise économique. Les projets garantissaient aux acheteurs de maisons un financement à un taux inférieur à celui du marché.
  • Septembre 1982 : l'ex-ministre péquiste Denis de Belleval dépose un rapport de 20 pages dans lequel il propose un fonds de solidarité trilatéral (patronat, travailleurs, État) d'un montant de 750 M$ pour investir dans des firmes incapables de trouver du financement. À ce moment, il ne s'agit pas encore d'un projet de la FTQ. Le projet est rejeté[2].
  • Octobre 1982 : Plusieurs fermetures d’usines à Sept-Îles, des entreprises qui avaient été rachetées par les travailleurs pour sauver leurs emplois. Mais devant la faillite, les travailleurs perdaient non seulement leurs économies mais aussi leurs emplois.
  • Décembre 1982 : Denis de Belleval quitte son poste de député (et le caucus du PQ).
  • Avril 1983 : Louis Laberge convainc le Conseil général de la FTQ de créer le Fonds afin de mutualiser le risque et procéder à des investissements dans les PME pour créer et maintenir des emplois.
  • juin 1983 : Création du Fonds de solidarité FTQ grâce au projet de loi 192. Louis Laberge déclare: «Le Fonds ne sera pas un organisme de charité ni une agence de subventions, il veut être rentable»[3].
  • Juin 1983 : Le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral prêtent chacun 10 millions de dollars pour contribuer au démarrage du Fonds.


  • Décembre 1984 : premier investissement du Fonds : 500 000$ dans la Scierie des Outardes.
  • Janvier 1985 : première campagne publicitaire pour les cotisations REER.
  • 23 Février 1985 : première assemblée annuelle
  • 1986 : début de la formation économique
  • 1990 : création de SOLIM, fonds spécialisé en investissements immobiliers. Aujourd’hui connu sous le nom de Fonds immobilier de solidarité FTQ
  • 1990 : création, en partenariat avec l’Union des municipalités régionales de comté (UMRCQ), de la société en commandite SOLIDEQ, chargée de mettre en place les SOLIDES, aujourd’hui connu sous le nom de Fonds locaux de solidarité FTQ.
  • 1996 : création des Fonds régionaux de solidarité FTQ.
  • 1997 : Raymond Bachand remplace Claude Blanchet à titre de président-directeur général.
  • 1998 : 15e anniversaire du Fonds
  • 1999 : Henri Massé devient président de la FTQ et président du conseil d’administration du Fonds.
  • 2000 : le Fonds gère plus de 20 % du capital de risque au Canada.
  • 2002 : Pierre Genest devient Président directeur général.
  • 2002 : L’actif net est de 4,5 milliards de dollars.
  • 2002 : La barre des 500 000 actionnaires est franchie.
  • 2005 : Ministère des Finances annonce une modification aux règles d’investissement du Fonds, lui permettant des possibilités d’investissement plus élargies dans de plus grandes entreprises.
  • 2006 : Yvon Bolduc devient Président directeur général.
  • 2009 : Adhésion au Pacte mondial de l'Organisation des Nations unies.
  • 2010 : Adhésion aux Principes pour l’investissement responsable (PRI) selon le Global Reporting Initiative (GRI)
  • 2011 : L’actif net est de 8,2 milliards de dollars.
  • 2012 : L’actif net est de 8,5 ou 8,8 milliards de dollars.[réf. nécessaire]
  • 2013 : L'actif net est de 9,3 milliards de dollars.
  • 2014 : Le 26 juin, nomination de Gaétan Morin comme président et chef de la direction du Fonds.
  • 2014 : L'actif net est de 10,1 milliards de dollars.
  • 2015 : L'actif net est de 11,1 milliards de dollars ( au 31 mai 2015)
  • 2016 : L'actif net est de 11,7 milliards de dollars ( au 31 mai 2016)
  • 2016 : L'actif net est de 12,2 milliards de dollars ( au 30 novembre 2016)
  • 2017 : L'actif net est de 13.1 milliards de dollars ( au 31 mai 2017)

Réseau[modifier | modifier le code]

Le Fonds de solidarité, dont le siège social est à Montréal, possède un réseau composé de sociétés indépendantes, comprenant 16 Fonds régionaux de solidarité FTQ, 73 Fonds locaux de solidarité FTQ ainsi que le Fonds immobilier de solidarité FTQ. Son réseau d’investissement comprend également 77 fonds spécialisés.

Mission[modifier | modifier le code]

La principale mission du Fonds de solidarité consiste à contribuer à la croissance économique du Québec en créant et en sauvegardant les emplois au moyen d’investissements dans les entreprises de l’ensemble des secteurs d'activité de l’économie Canadienne au Quebec. L'un de ses objectifs consiste également à encourager l’épargne-retraite et à procurer aux actionnaires-propriétaires un rendement raisonnable qui s’ajoute aux avantages fiscaux qui leur sont consentis par les deux ordres de gouvernements.

Le Fonds contribue à la création et au maintien de 186 440 emplois ( au 31 mai 2017).

Loi constitutive[modifier | modifier le code]

Le Fonds de solidarité FTQ a été constitué le 23 juin 1983 par une loi de l’Assemblée nationale du Québec sous le gouvernement Lévesque. Le Fonds a pour objectifs :

  1. de faire des investissements dans des entreprises au Québec et de leur fournir des services dans le but de créer, maintenir ou sauvegarder des emplois
  2. de favoriser la formation des travailleurs et travailleuses dans le domaine de l’économie et de leur permettre d’accroître leur influence sur le développement économique du Québec
  3. de stimuler l’économie au Quebec par des investissements stratégiques qui profiteront aux travailleurs et travailleuses ainsi qu’aux entreprises Canadiennes au Quebec
  4. de favoriser le développement d’entreprises admissibles en invitant les travailleurs et travailleuses à participer à ce développement par la souscription aux actions du Fonds

La majeure partie des investissements du Fonds de solidarité FTQ se concentrent dans des placements non garantis, principalement dans de petites et moyennes entreprises (PME) situées au Québec.

Norme de 60 %[modifier | modifier le code]

Conformément à sa mission, le Fonds fait des investissements en capital de développement dans toute entreprise, avec ou sans garantie. Toutefois au cours de l’exercice financier la part des investissements en capital de développement du Fonds dans les entreprises admissibles qui ne comporte aucune garantie doit représenter, en moyenne, au moins 60 % de l’actif net moyen du Fonds de l’exercice précédent. La norme ne concerne toutefois pas tous les actifs sous gestion. Ainsi, le Fonds a révélé que seulement 15 %[4] de son actif était investi en capital de démarrage.

Financement d'entreprises[modifier | modifier le code]

Au 31 mai 2015, le Fonds de solidarité FTQ dévoilait un volume d’investissements de 640 millions $. Le Fonds est partenaire directement ou par l’intermédiaire de l’un des membres de son réseau, de plus de 2 500 entreprises canadienne au Quebec.

Seule société en capital d’investissement possédant une expertise sectorielle, le Fonds couvre les plus importants secteurs de l’économie Canadienne au Quebec.

Au 30 novembre 2015, la juste valeur des investissements du Fonds dans des entreprises partenaires était de 7,3 milliards $.

Au 31 mai 2017, le Fonds a investi 873 M$ pour l'économie du Québec

Spécialisation sectorielle[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (septembre 2014)

Le Fonds de solidarité FTQ est spécialisé selon 25 secteurs de l’économie Canadienne au Quebec.

  • Aérospatiale
  • Agroalimentaire
  • Bois
  • Chimie
  • Construction et matériaux de construction
  • Culture
  • Distribution et biens de consommation
  • Économie sociale
  • Environnement
  • Imprimerie
  • Machinerie et équipement
  • Matériel de transport et automobile
  • Meubles et articles d’ameublement
  • Mines
  • Pâtes et papier
  • Plasturgie
  • Produits métalliques
  • Récréotouristique
  • Sciences de la vie
  • Services aux entreprises
  • Services de transport
  • Services financiers
  • Technologies de l’information et des télécommunications
  • Textile
  • Transfert d’entreprises

Le REER[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (septembre 2014)

Les actions du fonds, éligibles au Régime enregistré d'épargne-retraite (RÉER), sont achetables par tout contribuable québécois au moyen de retenues sur le salaire, par prélèvements bancaires automatiques ou par paiement forfaitaire. Toute personne physique peut devenir actionnaire du Fonds.

En 32 ans d’existence, le Fonds a vendu des actions pour une valeur globale de 11,7 milliards $.[réf. nécessaire]

Le Fonds s’appuie sur un réseau comprenant plus de 2000 responsables locaux (RL) qui sont des représentants syndiqués présents sur les lieux de travail facilitant l’adhésion des travailleurs syndiqués au REER.

En plus de l'avantage fiscal qu'elles procurent en vertu du RÉER, les actions du Fonds sont également éligibles à un crédit d'impôt de 15 % consenti par le gouvernement du Québec sur les premiers 5 000 $ investis à chaque année, ce qui en fait un placement populaire. Les actions du Fonds ne peuvent être revendues avant la retraite de l'actionnaire que sous certaines conditions — perte d'emploi, participation à un programme d'accession à la propriété ou inaptitude permanente au travail, etc.

Impact économique des investissements[modifier | modifier le code]

Une étude réalisée par Groupe Secor et Régional Data Corporation en juin 2010 porte une analyse sur l’impact économique des investissements du Fonds de solidarité FTQ dans les PME québécoises. L’étude de SECOR et RDC relève que les gouvernements de Québec et d’Ottawa récupèrent les crédits fiscaux accordés aux actionnaires du Fonds de solidarité FTQ dans l’espace de 4,3 années en tenant uniquement compte des recettes fiscales directes (impôts et taxes) qu’ils engrangent à la suite des investissements effectuées par le fonds dans les PME[5]. Quand l’analyse tient également compte des recettes parafiscales (CSST,RAMQ,RRQ, etc.), les calculs révèlent que les gouvernements récupèrent leurs crédits d’impôts en une période de 2,7 années.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Présentation du Fonds de solidarité FTQ | Mission et valeurs - Fonds de solidarité FTQ », sur Fonds de solidarité FTQ (consulté le 1er mars 2016)
  2. Graham Fraser, René Lévesque & the Parti Québécois in power, p.327
  3. Michel Girard, « FTQ:huit milliards de solidarité », La Presse,‎ (lire en ligne)
  4. [1]
  5. Michel Girard, « Fonds de solidarité:trois milliards d'impôts économisés », La Presse,‎ (lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

Fonds de solidarité FTQ, Rapport annuel et de développement durable 2015, Montréal, , Web [détail de l’édition] (présentation en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]