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Linagora

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Linagora
logo de Linagora

Création 2000
Fondateurs Alexandre Zapolsky
et Michel-Marie Maudet
Forme juridique Société par actions simplifiée
Slogan Logiciels et services Open Source pour réussir les grands projets du libre
Siège social Paris-La Défense
Drapeau de France France
Direction Alexandre Zapolsky
et Michel-Marie Maudet
Actionnaires Alexandre Zapolsky
et Michel-Marie Maudet
Activité Editeur de logiciel libre (SSLL), fournisseur de services et de support de logiciels libres
Produits OBM, LinShare, OpenPaaS
Filiales Paris, Toulouse, Lyon, Marseille, Bruxelles, San Francisco, Québec, Hanoï, Tunis
Effectif 120 (2015)
Site web linagora.com

Chiffre d’affaires 7,5 M€ (2015)[1]

Linagora est un éditeur de logiciel libre français, fondé en par Alexandre Zapolsky et Michel-Marie Maudet. Située en France mais aussi en Belgique, au Canada, au Vietnam et en Tunisie, la société emploie plus de cent cinquante personnes.

Historique

Création

La société par actions simplifiée Linagora, dont l'activité est « Conseil en systèmes et logiciels informatiques » est créée le [1].

Créée au moment de l'essor des logiciels libres et Open Source, elle entre dans le marché en France comme RedHat aux États-Unis, et d'opérateurs historiques tels qu'IBM qui adaptent progressivement leur modèle pour saisir les opportunités que représentent les logiciels libres et Open Source[2].

La société est fondée par Alexandre Zapolsky à sa sortie de Télécom École de management et Michel-Marie Maudet[Note 1]. Très rapidement, les deux entrepreneurs sont rejoints par la femme et le frère d’Alexandre Zapolsky qui sont respectivement nommés directrice commerciale et directeur administratif et financier de la PME[4]. En , Alexandre Zapolsky et sa femme Céline Charpiot-Zapolsky, toujours directrice commerciale, accompagnent le président de la République François Hollande lors de son voyage au Viêt Nam [5].

Achat de la PME AliaSource

En , Linagora achète dans « un vrai conte de fées hollywoodien version ramonvilloise » la PME AliaSource située à Ramonville-Saint-Agne et dirigée par son fondateur, Pierre Baudracco[6]. Ce dernier restera dans l'entreprise jusqu'en 2010, avant de fonder Blue Mind fin 2011[7].

L'achat de la PME AliaSource marque la transition de Linagora du modèle de SSLL vers le modèle d'éditeur de logiciels libres et Open source.

Implantations

En 2017, le siège social de la société est située à Puteaux et l'entreprise dispose de filiales en France à Lyon, Toulouse et Marseille et à l'étranger à Bruxelles, à Montréal, au Vietnam et en Tunisie. En 2005, l'entreprise a tenté une implantation à Nantes[8].

Effectifs

En 2010, l'entreprise lance « une campagne de recrutement très sexy » remarquée par les médias[9].

Disposant en 2015 d'un effectif de 120 salariés en France[10], l'entreprise annoncé début 2017 l'ouverture d'une campagne de recrutement de 60 personnes[11].

Domaines d'activité

La société définit son activité dans quatre domaines : le développement logiciel par la R&D et l'intégration chez le client ; l'accompagnement des grands utilisateurs de logiciels libres dans la transformation de leurs systèmes d'information ; la sécurité des systèmes d'information à composantes open source et le[réf. nécessaire] transfert de compétences open source de haut niveau.[pas clair]

Coorganisateur du forum Paris capitale du libre en 2006[12], Alexandre Zapolsky positionne Linagora comme une SSLL autant impliquée dans l'open source que dans le logiciel libre.

En 2006, le consortium Bull-Capgemini-Linagora est retenu par le ministère des Finances[13].

En 2007, la société est retenue par l'Assemblée nationale pour fournir la partie logiciels des ordinateurs Linux (autour du système d'exploitation Kubuntu, en remplacement de Microsoft Windows[14]. Linagora revendique ensuite la place de leader français du logiciel libre par le chiffre d’affaires[15].

En 2010, Linagora réalise 30 % de son chiffre d’affaires en développement logiciel, 35 % en prestation de services d'assistance technique, 25 % de services sur de nombreux projets communautaires open source et 10% en activité de formation. Le portefeuille client est partagé entre secteur public (40 %) et privé (60 %).[réf. nécessaire]

En 2015, le Premier ministre Manuel Valls attribue un financement de 10,7 millions d'euros puisés dans les investissements d'avenir, pour un programme de recherche destiné à faire émerger une nouvelle génération de plate-forme logicielle en open source, issue de l'offre de Linagora[16],[17].

En , la société remporte les deux marchés publics portant sur le support des logiciels libres dans 42 ministères et autres entités administratives[18].

Procédures judiciaires

Par et contre BlueMind

La controverse concerne deux sociétés expertes dans l'Open Source, menant chacune une procédure contre l'autre, Linagora et Blue Mind, cette dernière fondée par Pierre Baudracco, ancien directeur d'AliaSource (société achetée par Linagora en ) et ancien actionnaire de Linagora[6].

« Il s’agirait de la première action de ce genre menée en France à propos d’une potentielle violation d’une licence libre par un éditeur Open Source »[19].

En , Linagora révèle l’action en contrefaçon et en concurrence déloyale menée à l’encontre de Blue Mind, son concurrent dans la messagerie collaborative Open Source[19].

À partir de 2012, Linagora entreprend plusieurs actions en justice à l'encontre de BlueMind pour contrefaçon et concurrence déloyale[20],[17] et met en ligne le site laveritesurbluemind.net[21] la mettant en cause.

En 2014, la société BlueMind engage une procédure contre Linagora[22] pour diffamation et injures publiques[20] à la suite de la mise en ligne de ce site laveritesurbluemind.net[19].

En 2014, la cour d'appel de Toulouse rejette la procédure intentée par BlueMind et ses fondateurs pour interdire la mise en ligne par Linagora du site laveritesurbluemind.net et les condamne au versement de la somme de 7 500 euros[23].

En 2016, la Cour de cassation rejette le pourvoi formé par BlueMind et ses dirigeants et les condamne une nouvelle fois à payer les frais engagés par Linagora pour la procédure[24].

Condamnation pour harcèlement moral et licenciement nul

Le , le site de la chaîne France 3-Occitanie fait état d'un arrêt de la cour d'appel de Versailles du [20] qui conclut « La cour [...] dit que le harcèlement moral est établi, dit que le licenciement de M. X est nul, condamne la SA Linagora à payer à M. X les sommes suivantes : 22 000 euros à titre d’indemnité pour licenciement nul, 11 000 euros à titre d’indemnité compensatrice de préavis, 6 600 euros à titre d’indemnité légale de licenciement, 3 200 euros brut à titre de paiement de la mise à pied conservatoire, 3 000 euros à titre de dommages et intérêts au titre du harcèlement moral »[25].

Cette information est reprise le surlendemain dans Le Journal du dimanche[26]. Mediapart consacre par ailleurs un article aux pratiques managériales en vigueur dans l'entreprise — notamment au début des années 2010 —, qu'il qualifie de « brutales », sur la foi de témoignages d'anciens salariés[27].

Déboutement contre l'École nationale supérieure d’arts et métiers

Le , la société Linagora est déboutée dans une procédure contre l’École nationale supérieure d’arts et métiers. Elle demandait « au tribunal administratif de Paris d'annuler la décision du du directeur de l’École nationale supérieure d'arts et métiers (ENSAM) rejetant sa contestation de la décision du portant résiliation pour faute du marché de renouvellement d'un outil de gestion financière, budgétaire et comptable ainsi que le décompte de résiliation de ce marché »[28],[20].

Nom et logotype

Son nom une contraction des mots « Linux » et « Agora »[4].

L'enregistrement de la marque, associée au logotype, a été renouvelé à l'Institut national de la propriété industrielle le en tant que marque européenne[29]. La société avait désiré que cette marque soit enregistrée aux États-Unis, mais elle s'est vu opposer un « refus total provisoire de protection pour États-Unis d'Amérique » le puis après de nouvelles demandes une « invalidation totale pour États-Unis d'Amérique » le [30].

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Dans son rapport de stage qu'il publie en ligne, le stagiaire Mathieu Decore écrit que la société a été fondée par Alban Schmutz, Alexandre Zaplosky (sic !) et Laurent Mallet, faisant vraisemblablement plusieurs erreurs dans les noms et les personnes[3].

Références

  1. a et b « Linagora », sur la recopie du registre du commerce et des sociétés (consulté le 22 novembre 2017).
  2. Robert Viseur, « Évolution des stratégies et modèles d’affaires des éditeurs open source face au cloud computing », Terminal. Technologie de l'information, culture & société, no 113-114,‎ , p. 173–193 (ISSN 0997-5551, DOI 10.4000/terminal.295, lire en ligne)
  3. « Présentation de la société Linagora », sur le rapport de stage de Mathieu Decore (consulté le 22 novembre 2017).
  4. a et b « Linagora : faire le choix de l’Open Source, c’est faire le choix de l’innovation », sur un site de l'école Télécom SudParis, (consulté le 22 novembre 2017).
  5. « Le Président Hollande a salué LINAGORA Vietnam », sur le site toolinux.com, (consulté le 22 novembre 2017).
  6. a et b « Ramonville. LinAgora, le Google made in France », sur le site du quotidien La Dépêche du Midi, (consulté le 22 novembre 2017).
  7. « Contrefaçon dans le logiciel libre : le président de Blue Mind revient sur les accusations de Linagora », sur le site solutions-numeriques.com, le portail du décideur informatique en entreprise, (consulté le 22 novembre 2017).
  8. « Linagora. Les logiciels libres séduisent l'Ouest », sur le site du quotidien Le Télégramme, (consulté le 22 novembre 2017).
  9. Sandrine Chicaud, « Linagora lance une campagne de recrutement très sexy », sur le site de la chaîne BFM Business, (consulté le 22 novembre 2017).
  10. Virgile Juhan, « Open Source : les recrutements prévus en France pour 2015 en hausse », sur journaldunet.com, (consulté le 22 novembre 2017).
  11. « Emploi : LINAGORA recrute massivement en France et à l’international ! », sur le site de l'Open Source School, (consulté le 22 novembre 2017).
  12. Paris Capitale du Libre transformé en World Open Source Forum
  13. Bertrand Lemaire, « Question no 90608 », Assemblée nationale, (consulté le 22 novembre 2017).
  14. Camille Paloque-Berges, Christophe Masutti, Histoires et cultures du Libre. Des logiciels partagés aux licences échangées, p. 469, [lire en ligne].
  15. Linagora revendique la place de «leader français du logiciel libre» selon ZDNet, 14 juin 2007
  16. S. C., « Le gouvernement essaie de faire émerger une solution concurrente des géants américains », sur le site du quotidien Les Échos, (consulté le 22 novembre 2017).
  17. a et b Dominique Filippone, « L'Etat injecte 10,7 M€ dans une plateforme collaborative cloud open source », sur le site de l'hebdomadaire Le Monde Informatique, (consulté le 22 novembre 2017).
  18. Cyril Chausson, « Support logiciels libres : les contrats interministériels et du Minefi attribués à Linagora », sur le site LeMagIT, site internet dédié à l’information IT, (consulté le 22 novembre 2017).
  19. a, b et c Ariane Beky, « Open source : Linagora met en scène son action en contrefaçon contre Blue Mind », sur le site Silicon.fr, site sur l’actualité des technologies de l’information, (consulté le 22 novembre 2017).
  20. a, b, c et d Fabrice Valery, « Alexandre Zapolsky, candidat En Marche! à Hyères et jugé en correctionnelle à Toulouse », sur le site de la chaîne France3, (consulté le 22 novembre 2017).
  21. « La vérité sur Blue Mind », sur www.laveritesurbluemind.fr, (consulté le 22 août 2017)
  22. « Assignation », sur le site laveritesurbluemind.net, (consulté le 22 novembre 2017).
  23. [PDF] « Arrêt n°14/255 »
  24. « Cour de Cassation Ch civ Arrêt du 14 janvier 2016 »
  25. « CA Versailles, 17e ch., 29 mars 2017, n° 14/03756 », sur le site doctrine.fr (consulté le 23 novembre 2017).
  26. « Législatives : candidats pro-Macron, ils sont visés par la justice », Le Journal du dimanche, (consulté le 22 novembre 2017).
  27. Mathieu Magnaudeix, « Les méthodes brutales du PDG Alexandre Zapolsky, candidat LREM », Mediapart, (consulté le 22 novembre 2017).
  28. « Conseil d'État, 7ème - 2ème SSR, 12/11/2015, 384052 - Legifrance », sur le site Légifrance, (consulté le 22 novembre 2017).
  29. « Marque de l'Union européenne : Linagora », sur la base Marques de l'Institut national de la propriété industrielle (consulté le 22 novembre 2017).
  30. « Marque internationale ne désignant pas la France : Linagora », sur la base Marques de l'Institut national de la propriété industrielle (consulté le 22 novembre 2017).