Elizabeth Burgos

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Elizabeth Burgos
Nom de naissance Elizabeth Burgos
Naissance
Valencia
Activité principale
Histoire, Anthropologie, Essais
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture espagnol, français

Œuvres principales

Moi, Rigoberta Menchu
Mémoires d'un soldat cubain

Elizabeth Burgos, née à Valencia (Venezuela) en 1941, est une historienne, anthropologue et écrivain vénézuélienne, spécialiste de l'ethnopsychanalyse. Elisabeth Burgos dirigea la Maison de l'Amérique latine à Paris. Première épouse de Régis Debray, elle fut longtemps proche de Fidel Castro avant de rompre avec le régime castriste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Proche du Parti communiste vénézuélien, elle rencontre Régis Debray en 1963 à Caracas, le couple prenant ensemble le maquis, organisant des filières et des livraisons d'armes. Ils résident ensuite à Cuba, vivant les débuts de la révolution cubaine dans l'entourage proche de Fidel Castro. En 1967, Régis Debray rejoint Che Guevara en Bolivie où il est arrêté par l'armée bolivienne six mois environ avant l'exécution du Che. Elizabeth Burgos et les parents de Régis Debray, soutenus par les autorités françaises, œuvrent à sa libération. Il est condamné à trente ans de prison, Elizabeth Burgos épouse Régis Debray le 14 février 1968, dans sa prison[1].

Régis Debray libéré, le couple rejoint Paris, ils rompent avec le régime cubain[2]. De retour en France, ils logent chez Simone Signoret, place Dauphine[1].

Elle est divorcée de Régis Debray et la mère de Laurence Debray.

Elle a notamment rédigé et fait éditer l'autobiographie de Rigoberta Menchú, Moi, Rigoberta Menchu, parue en 1983. Elle a également écrit les Mémoires d'un soldat cubain, récit de la vie de Dariel « Benigno » Alarcón Ramírez, compagnon de Castro et Che Guevara dans la Sierra Maestra.

Elle a également collaboré avec Salvador Allende. Elle a dirigé la Maison de l'Amérique latine à Paris et de l'Institut culturel français de Séville.

Elizabeth Burgos a étudié les mécanismes de répression mis en place à Cuba depuis la prise de pouvoir par Fidel Castro en 1959[3].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Pour l'article d'Elizabeth Burgos dans l'ouvrage collectif Cuba, un régime au quotidien dirigé par Vincent Bloch et Philippe Létrillart, l'universitaire Romy Sánchez Villar indique que la sociologue « explique dans cet article à quel point il ne s’agit pas seulement pour le régime en place de punir, mais bien d’obtenir l’allégeance de ceux qui ne sont pas exécutés »[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Moi Rigoberta Menchù, une vie et une voix, la révolution au Guatémala, Gallimard, 1983[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]