Langues na-dené

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Distribution pré-colombienne des langues na-dené (en rouge)

La famille na-dené regroupe les langues d'une partie des peuples d'origine de l'Amérique du Nord ; elle comprend les langues athapascanes, ainsi que les langues eyak et tlingit.

Classification[modifier | modifier le code]

La famille na-dené comprend :

Le navajo est la langue de la famille na-dené ayant la plus vaste diffusion : il est parlé en Arizona, au Nouveau-Mexique et dans diverses régions du sud-ouest des États-Unis. Les autres langues athapascanes sont parlées au Canada, en Alaska, ainsi que dans certaines parties de l'Oregon et de la Californie du nord. L'eyak était parlé dans l'extrémité sud-est de l'Alaska (Alaskan panhandle), mais la dernière locutrice est décédée en 2008.

Propositions de relations génétiques[modifier | modifier le code]

La langue haïda, avec 15 locuteurs la parlant couramment (Michael Krauss, 1995), a été proposée comme membre de la famille na-dené, mais la plupart des linguistes trouvent les preuves insuffisantes, et continuent à la classifier comme un isolat.

Selon la classification très controversée de Joseph Greenberg, le groupe na-dené-athapascan constitue l'un des trois groupes principaux de langues amérindiennes, chacun d'eux représentant une vague de migration spécifique depuis l'Asie vers les Amériques. Les deux autres groupes sont constitués, pour le premier par les langues eskimo-aléoutes, parlées en Alaska et dans l'Arctique canadien, et pour le deuxième par les langues amérindes. Ce dernier groupe, le plus controversé de la classification de Greenberg, inclut toutes les langues indigènes des Amériques qui ne sont ni eskimo-aléoutes ni na-dené.

Les partisans de la théorie de Greenberg, tels que Merritt Ruhlen, ont émis l'hypothèse que la migration des peuples Na-Dené d'Asie vers le Nouveau monde se serait déroulée il y six à huit mille ans, soit environ quatre mille ans après l'arrivée des populations à l'origine des langues amérindes. Ruhlen suppose que les Na-Dené ont pu arriver par bateau, et accoster initialement près des Îles de la Reine-Charlotte, dans la province canadienne actuelle de Colombie-Britannique.

Selon la théorie linguistique (également controversée) de Sergueï Starostine, la famille na-dené ferait partie de la super-famille dené-caucasienne, avec les langues nord-caucasiennes et les langues sino-tibétaines. Cette idée a été émise à l'origine par Edward Sapir.

Récemment, une relation entre les langues na-dené et les langues ienisseïennes parlées en Sibérie a été proposée[1][2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Heinrich Werner, „Zur jenissejisch-indianischen Urverwandtschaft“, Otto Harrassowitz Verlag, 2004. ISBN 9783447048965
  2. Edward Vajda, A Siberian Link with Na-Dene Languages[PDF], Dene-Yeniseic Symposium, Fairbanks, 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]