Aller au contenu

Lacaille 9352

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Lacaille 9352
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 23h 05m 52,035 79s[1]
Déclinaison −35° 51 11,055 2[1]
Constellation Poisson austral
Magnitude apparente 7,34[2]

Localisation dans la constellation : Poisson austral

(Voir situation dans la constellation : Poisson austral)
Caractéristiques
Type spectral M2V[3]
Indice U-B +1,18[2]
Indice B-V +1,50[2]
Astrométrie
Vitesse radiale +8,820 km/s[4]
Mouvement propre μα = +6 765,995 mas/a[1]
μδ = +1 330,285 mas/a[1]
Parallaxe 304,135 4 ± 0,020 0 mas[1]
Distance 10,724 1 ± 0,000 7 al
(3,288 0 ± 0,000 2[5] pc)
Magnitude absolue +9,77[6]
Caractéristiques physiques
Masse 0,495 ± 0,049 M[7]
Rayon 0,468 ± 0,022 R[7]
Gravité de surface (log g) 4,156+0,040
−0,038
[8]
Luminosité 0,036 8 ± 0,004 0 L[7]
Température 3 688 ± 86 K[7]
Métallicité [Fe/H] = −0,06 ± 0,08[7]
Âge 2,9+8,0
−2,2
 Ga[7]

Désignations

GJ 887, HD 217987, HIP 114046, CD-36 15693, CPD-36 9694, LFT 1758, LHS 70, LTT 9348, SAO 214301[5]

Lacaille 9352 (Lac 9352) ou Gliese 887 (GJ 887) est une naine rouge située à ∼ 10,72 a.l. (∼ 3,29 pc) de la Terre[1], dans la constellation du Poisson austral. Elle est entourée d'au moins deux planètes de type super-Terre.

Caractéristiques

[modifier | modifier le code]

Lac 9352 est le 12e système stellaire le plus proche du Soleil. C'est l'une des naines rouges les plus brillantes du ciel, et elle est suffisamment proche pour une mesure directe de son rayon par interférométrie. Sa variabilité photométrique est de seulement 500 ppm, ce qui en fait une naine rouge exceptionnellement calme[9].

En 2020 les mesures de vitesse radiale du spectrographe échelle HARPS ont permis de détecter un système planétaire compact de deux, peut-être trois exoplanètes, de type super-Terre. Les deux planètes certaines, GJ 887 b et GJ 887 c, ont des périodes orbitales de 9,3 et 21,8 j. En supposant un albédo semblable à celui de la Terre, la température d'équilibre de GJ 887 c est d'environ 350 K. Les planètes ne sont pas dans la zone habitable, mais proches de sa limite interne[10],[9]. La faible activité de la naine rouge pourrait avoir permis le maintien d'une épaisse atmosphère sur ces deux planètes[10]. Le troisième signal, alors incertain, a une période d'environ 50 j.

Une étude parue en 2026 confirme non seulement que le signal de 50,8 j correspond bien à celui d'une planète GJ 887 d, mais en a détecté une quatrième, GJ 887 e, qui est plus proche de l'étoile que les autres. La présence d'une cinquième planète, encore plus proche (GJ 887 f), est également suspectée[8]. GJ 887 d, qui est située dans la zone habitable de son étoile, est alors la deuxième planète la plus proche connue située dans la zone habitable après Proxima Centauri b, même si elle est nettement plus massive que la Terre et que sa composition interne est inconnue. Il pourrait être possible de la caractériser par imagerie directe grâce à des futures missions telles que l'Habitable Worlds Observatory[8].

Enfin, l'étoile présente une différence dans le mouvement propre mesuré par les sondes Hipparcos et Gaia, ce qui suggère la présence d'un compagnon perturbateur assez massif, possiblement une planète géante, sur une orbite plus éloignée[11]. Aucune planète de taille jovienne ou plus grande n'a pu être détectée en utilisant le télescope spatial Hubble.

Caractéristiques des planètes du système Gliese 887[8]
Planète Masse Demi-grand axe (ua) Période orbitale (jours) Excentricité Inclinaison Rayon
 f  ≥ 0,47 ± 0,11 M🜨   0,026 3 ± 0,000 9   2,216 6 ± 0,000 1 
 e  ≥ 1,46+0,19
−0,18
 M🜨 
 0,041 7+0,001 4
−0,001 5
 
 4,424 9 ± 0,000 1 
 b  ≥ 3,9 ± 0,5 M🜨   0,068 3+0,002 2
−0,002 4
 
 9,261 9   0,14 ± 0,06 
 c  ≥ 6,5+1,0
−0,9
 M🜨 
 0,121+0,004
−0,005
 
 21,784 ± 0,004   0,17 ± 0,06 
 d  ≥ 6,1 ± 1,4 M🜨   0,212+0,007
−0,008
 
 50,77 ± 0,05   0,25+0,20
−0,15
[9] 


Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. a b c d e et f (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  2. a b et c (en) A. W. J. Cousins, « UBV photometry of some southern stars », Monthly Notes of the Astronomical Society of Southern Africa, vol. 32,‎ , p. 11 (Bibcode 1973MNSSA..32...11C)
  3. (en) C. A. O. Torres, « Search for associations containing young stars (SACY). I. Sample and searching method », Astronomy & Astrophysics, vol. 460, no 3,‎ , p. 695–708 (DOI 10.1051/0004-6361:20065602, Bibcode 2006A&A...460..695T, arXiv astro-ph/0609258)
  4. (en) C. Soubiran et al., « Gaia Data Release 2. The catalogue of radial velocity standard stars », Astronomy & Astrophysics, vol. 616,‎ , p. 8, article no A7 (DOI 10.1051/0004-6361/201832795, Bibcode 2018A&A...616A...7S, arXiv 1804.09370)
  5. a et b (en) HD 217987 -- High Proper Motion Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  6. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  7. a b c d e et f (en) Andrew W. Mann et al., « How to Constrain Your M Dwarf: Measuring Effective Temperature, Bolometric Luminosity, Mass, and Radius », The Astrophysical Journal, vol. 804, no 1,‎ , article no 64 (DOI 10.1088/0004-637X/804/1/64, Bibcode 2015ApJ...804...64M, arXiv 1501.01635, lire en ligne).
  8. a b c et d (en) C. Hartogh, S. V. Jeffers et al., « RedDots: Multiplanet system around M dwarf GJ 887 in the solar neighborhood », Astronomy & Astrophysics, vol. 707,‎ , article no A93 (DOI 10.1051/0004-6361/202554984, Bibcode 2026A&A...707A..93H, arXiv 2602.08929).
  9. a b et c (en) S. V. Jeffers, S. Dreizler, J. R. Barnes et al., « A multiplanet system of super-Earths orbiting the brightest red dwarf star GJ 887 », Science, vol. 368, no 6498,‎ , p. 1477-1481 (DOI 10.1126/science.aaz0795).
  10. a et b (en) Seán Duke, « Two Earth-like planets discovered by team led by Irish astrophysicist », The Irish Times,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. (en) Katie E. Painter et al., « Astrometric Accelerations of Provisional Targets for the Habitable Worlds Observatory », The Astronomical Journal, vol. 170, no 3,‎ , article no 147 (DOI 10.3847/1538-3881/ade442, Bibcode 2025AJ....170..147P, arXiv 2506.21768).

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]