L'Homme aux quarante écus

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L'Homme aux quarante écus est un conte philosophique de Voltaire, paru en 1768.

Il s'agit d'un essai économique, portant sur l'individu moyen du Royaume, dont le revenu annuel est estimé dans l'ouvrage à quarante écus. Voltaire est conscient des grandes disparités de fortune, et en conséquence fait des comparaisons logarithmique (où le milieu entre 10 et 1000 est 100, et non 505)

Le conte contient la pensée de Voltaire sur la circulation monétaire, la taxation, la dette du trésor royal, l'inflation et les manipulations monétaire, ainsi que des considérations sociales et matrimoniales ("deux pauvreté mises ensemble font une honnête médiocrité"). Notamment Voltaire y expose que la thésaurisation est mauvaise car la circulation de la monnaie est essentiel à l'économie. Mais que, néanmoins, il était bon que les coffres de Henri IV soient pleins, en prévision d'une guerre contre l'Espagne. Il y raconte ses déboires avec la pression fiscale, présentée comme raisonnable sous Henri IV et Louis XIII et devenue plus contraignante par la suite.

Dans la veine sarcastique caractéristique de Voltaire, l'ouvrage contient un épisode où un solliciteur propose au ministre une taxe sur l'intelligence :

« Des hommes d’un génie profond lui présentèrent des projets. L’un avait imaginé de mettre des impôts sur l’esprit. « Tout le monde, disait-il, s’empressera de payer, personne ne voulant passer pour un sot. » Le ministre lui dit : « Je vous déclare exempt de la taxe. » [1] »

Références[modifier | modifier le code]

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