Khalil-Bey

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Khalil-Bey
Halil Sherif Pasha.jpg

Khalil-Bey vers 1860.

Biographie
Naissance
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IstanbulVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Collectionneur d'art, diplomateVoir et modifier les données sur Wikidata

Khalil-Bey ou Khalil Bey (en turc moderne : Halil Şerif Paşa) (1831-1879) est un diplomate ottoman, célèbre collectionneur de tableaux. Bey est un titre honorifique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Khalil est né en 1831 au Caire, en Égypte ottomane, dans la résidence du vice-roi Méhémet-Ali. Il est le fils de Mehmed Şerif Pacha, officier de l'armée égyptienne, né à Kavala dans la Macédoine ottomane, mort en 1865. Khalil, de même que ses frères Ali Pacha Chérif (en) (1834-1897) et Osman, étudie à l'École militaire égyptienne, établissement fondé à Paris en 1844 par décision de Méhémet-Ali. En 1855, Khalil reçoit son premier poste officiel comme commissaire de l'Exposition universelle à Paris. En 1856, il entre dans les services diplomatiques de l'Empire ottoman ; il fait partie des négociateurs à la fin de la guerre de Crimée. Il est ensuite ambassadeur en Grèce puis en Russie et, dans ces différents postes, commence à collectionner des œuvres d'art. Vers 1865, il se retire du service et s'installe à titre privé à Paris, rue Taitbout. .

Pour payer ses dettes de jeu, Khalil Bey est contraint de vendre sa collection de tableaux lors d'une vente aux enchères à Paris le 16 janvier 1868. Le catalogue de cette vente est préfacé par Théophile Gautier. On citera, outre les tableaux présentés ci-dessous, Les Amateurs de peinture de Meissonnier, Paris, musée du Louvre, n° 43 de la vente. Chevaux à la fontaine de Delacroix, Philadelphie, Philadelphia museum of art. Paysage aux chasseurs de canards de Philips Wouwermans, commerce d'art, n° 89.

Il reprend la carrière diplomatique en 1868 comme ambassadeur à Vienne puis, de retour à Constantinople, épouse la princesse Nazli Fazl, petite-fille de Méhémet-Ali et une des premières femmes à tenir un salon littéraire dans le monde arabe.

En 1877, Khalil-Bey retourne à Paris comme ambassadeur pendant quelques mois mais il est relevé de son poste en septembre de cette année. Il meurt à Constantinople le .

Collection[modifier | modifier le code]

Théodore Rousseau, L'Allée des châtaigniers, vers 1837-1840, Paris, musée du Louvre.

Galerie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Francis Haskell, « Un Turc et ses tableaux dans le Paris du XIXe siècle », essai n° 12 du livre De l’art et du goût jadis et naguère, Paris, Gallimard, 1989.
  • Michèle Haddad, Khalil-Bey : Un homme, une collection, éditions de l’Amateur, collection Regard sur l’art, 2000, 185 pages, 22 cm, (ISBN 978-2-85917-301-2)
  • Bertrand Tillier, Khalil Bey, Parisien de Stamboul, Tusson, Editions du Lérot, 2016, 126 pages.


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