Constance Quéniaux

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Constance Quéniaux
Nadar - Constance Quéniaux.jpg
Constance Quéniaux en 1861.
Biographie
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Opéra Le Peletier (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata

Constance Quéniaux, née le à Saint-Quentin et morte le à Paris, est une danseuse de l'opéra de Paris, l'un des modèles de Gustave Courbet et une philanthrope de Cabourg.

Biographie[modifier | modifier le code]

Constance Quéniaux est la fille naturelle de Marie Catherine Quéniaux. Elle est née à Saint-Quentin le 9 juillet 1832. Sa mère l'élève seule et elle grandit dans la précarité[1]. Elle entre à l'opéra de Paris en 1847, obtenant de petits rôles. Elle est acclamée dans un rôle avec Claudina Couqui. Pour gagner sa vie convenablement, comme beaucoup de danseuses le faisaient à l'époque, elle s'adonne à «la galanterie». C'est dans ce monde de courtisanes qu'elle rencontre Khalil-Bey, diplomate ottoman et célèbre collectionneur de tableaux. C'est aussi un très gros joueur qui peut dépenser un million en une seule soirée. Elle lui sert de porte-bonheur et obtient une partie des gains amassés. Quéniaux pose pour de nombreux artistes comme Nadar, André Adolphe Eugène Disdéri ou Jules-Émile Saintin (Portrait de Mademoiselle Constance Quéniaux, de l'Académie Impériale de Musique en 1867).

L'Origine du monde[modifier | modifier le code]

La commande de L'Origine du monde est attribuée à Khalil-Bey. Présenté par Sainte-Beuve à Courbet, il commande une toile à ce dernier pour sa collection personnelle de tableaux érotiques qui compte entre autres Le Bain turc de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1862)[2]. Courbet lui vend simultanément, en 1866, Le Sommeil et l'Origine du monde. En septembre 2018, l'écrivain Claude Schopp annonce avoir découvert que le modèle du tableau est Constance Quéniaux.[3] En tout cas, c'est, selon Claude Schopp, ce qu'affirme Alexandre Dumas fils dans une lettre adressée à George Sand , quand il écrit : « On ne peint pas de son pinceau le plus délicat et le plus sonore l’intérieur de Mlle Queniault de l’Opéra »[4],[5].

Philanthrope[modifier | modifier le code]

Elle fréquente finalement la société artistique et est amie de Daniel-François-Esprit Auber. Elle s'installe dans une villa à Cabourg et devient philanthrope, en particulier au profit de l'Orphelinat des Arts, une institution pour les orphelins et enfants abandonnés d'artistes[6]. Elle meurt à Paris le 7 avril 1908. Elle possédait Fleurs dans un vase, tableau de Courbet, daté de 1863, représentant un bouquet de fleurs dont des camélias, fleurs associées aux courtisanes, depuis la publication du livre d'Alexandre Dumas fils La Dame aux Camélias[7].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Geneanet
  2. Khalil-Bey désirait obtenir le tableau "Vénus et Psyché" mais Courbet venait de le vendre.
  3. Claude Schopp (2018). L’Origine du Monde : Vie du Modèle. Paris: Phébus. ISBN 978-2-7529-1178-0.
  4. Toi aussi tu peux retrouver le visage de l'origine du monde, France Inter
  5. Schopp n'a pas envisagé le sens figuré de la phrase qui pourrait signifier que Courbet a eu des relations intimes avec Constance Quéniaux, sans que celle-ci lui ait forcément servi de modèle.
  6. Le fabuleux destin de Constance Quéniaux, la femme représentée dans L'Origine du monde, Le Figaro
  7. Madame "Origine du monde" s'appelait Constance Quéniaux, Huffington post

Liens externes[modifier | modifier le code]

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