Jovette Bernier

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Jovette Bernier
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Jovette-Alice Bernier
Nom de naissance Marie-Angèle Alice Bernier
Alias
Jovette Bernier (ou Jovette-Alice Bernier)
Naissance
Saint-Fabien
Décès
À son domicile de Longueuil, rue d'Auvergne
Nationalité canadienne
Profession
Formation
Rimouski

Jovette-Alice Bernier (née le à Saint-Fabien et décédée le à Longueuil) est une journaliste, écrivaine, romancière et poète québécoise. Elle a écrit deux romans, plusieurs recueils de poésie, des centaines de contributions pour des revues mais aussi plusieurs feuilletons radiophoniques québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jovette Bernier fait ses études classiques au couvent des Ursulines de Rimouski. Elle enseigne par la suite dans plusieurs écoles de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, puis devient journaliste et écrit successivement pour L'Événement et La Tribune. C'est au sein de la rédaction de ce dernier journal qu'elle fait la connaissance d'Alfred DesRochers, qui sera son collègue et ami pendant plusieurs années[1].

Entre 1924 et 1930, Jovette Bernier participe activement à la vie littéraire et culturelle de Sherbrooke, notamment en côtoyant Alfred DesRochers, Éva Senécal, Florian Fortin (le directeur de La Tribune), Édouard Hains. Elle entre également en correspondance avec Louis Dantin, qui lui sert de mentor jusqu'au tournant des années 1930.

Après deux premiers recueils de poésie publiés en 1924 (Roulades...) et 1926 (Comme l'oiseau) qui la font connaître auprès des critiques de l'époque, Bernier publie Tout n'est pas dit en 1929. Accompagné d'une préface de Louis Dantin, le recueil obtient en 1929 la Médaille du Lieutenant gouverneur.

En 1931, elle fait paraître le roman La chair décevante dans la collection "Les romans de la jeune génération" créée par Albert Lévesque. Traitant de l'histoire d'une fille-mère sensuelle et passionnée, le roman déclenche une polémique d'ordre moral et esthétique[2], dans lequel l'auteure est accusée de faire la "psychologie de la sensualité" et de montrer "la vie inférieure"[3]. En 1933, Jovette Bernier fait rééditer le roman, à compte d'auteur.

Jovette Bernier avec Roger Baulu, assis devant un micro lors de l'enregistrement par l'enregistrement par C.B.C. (Radio-Canada) du jeu-questionnaire Le Mot S.V.P., 14 septembre 1944.

Ses débuts à la radio remontent à 1931 alors qu'elle donne des récitals de poésie et quelques causeries au programme radiophonique L'Heure provinciale. En 1932, la station de Montréal CKAC lui consent, sans cachet, une émission quotidienne qu'elle intitule Bonjour Madame, du même nom que sa chronique publiée dans L'Illustration. Toutefois sa carrière prend un nouvel élan grâce à la série Quelles nouvelles qui aura une longévité exceptionnelle (1939-1958). Cette série, qui sera très écoutée, permettra à Jovette Bernier de défendre la cause féminine par l'entremise de sketches humoristiques.

Quelques mois après l'apparition de Quelles nouvelles, elle devient coscripteur de La Rumba des radio-romans avec Henry Deyglun, Claude-Henri Grignon, Paul Gury et Jean Desprez.

Parallèlement à ses activités radiophoniques, elle commence à la mi-1950, une carrière de scripteur à la télévision. En outre, deux séries créées auparavant à la radio sont reprises à la télévision avec quelques modifications. Il s'agit de la série télévisée Quelles nouvelles (1956-1959) et Je vous ai tant aimé (1958-1959). De 1963 à 1965, elle écrit les dialogues de la télésérie Rue de l'anse qui sera son téléroman le plus populaire.

En 1969, après un silence de quelques années, elle publie le roman Non monsieur qui lui mérite le Prix du Cercle du livre de France.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Comme l'oiseau - Poésies, 1926, Québec
  • La chair décevante, Montréal, Fides (coll. "Biblio Fides"), 2014 [1931] (ISBN 9782762138603)
  • Mon deuil en rouge, 1945 (ISBN 2894191758)

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Renée Legris, Dictionnaire des auteurs du radio-feuilleton québécois, p. 42-47, 1981
  • Adrien Rannaud, De l'amour et de l'audace. Femmes et roman au Québec dans les années 1930, Montréal, Presses de l'Université de Montréal, coll. "Nouvelles études québécoises", 2018, 336 p.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Hébert, Patricia Godbout, Richard Giguère, avec la collaboration de Stéphanie Bernier [éd.], La correspondance entre Louis Dantin et Alfred DesRochers. Une émulation littéraire (1928-1939), Montréal, Fides et BAnQ,
  2. Daniel Chartier, L’émergence des classiques. La réception de la littérature québécoise des années 1930, Montréal, Fides,
  3. Camille Roy, « « La chair décevante » », Enseignement secondaire au Canada,‎ , p. 97-99

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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