Jacques Servier

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Jacques Servier
Naissance
Vatan (Indre)
Décès (à 92 ans)
Neuilly-sur-Seine (France)[1]
Nationalité Drapeau de France Français
Profession
Distinctions

Jacques Servier, né le à Vatan (Indre) et mort le [2] à Neuilly-sur-Seine (France)[1], docteur en médecine et en pharmacie[3], est un chef d'entreprise français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Servier est le fils de Marcel Servier et Léontine Bazin, pharmaciens à Vatan dans l'Indre[4]. Son grand-père paternel, originaire du Cantal, est instituteur[5].

Après le lycée à Orléans, où son père s'est établi comme petit industriel, il fait ses études à la faculté de médecine et de pharmacie de Paris.

En 1945, il épouse Janine Pinard, docteure en médecine. Ils ont quatre filles : Dominique, Christine, Isabelle et Pascale.

En 1954, Jacques Servier reprend l'affaire familiale à Orléans ; cette dernière, sous sa direction, devient l'une des plus importantes firmes pharmaceutiques françaises, et le premier laboratoire privé et indépendant.

Entre 1982 et 1991, il publie plusieurs ouvrages, dont Le Médicament, inventer ou mourir et La Passion d'entreprendre.

Jacques Servier soutient l'Association des amis de Pierre Deniker pour l'enseignement de la psychiatrie, depuis sa création en 2001 par les professeurs Jean-Pierre Olié et Henri Lôo.

Le 31 décembre 2008, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, lui décerne la Grand-croix de la Légion d'honneur ; il a alors 86 ans.

En 2011 l'entreprise de Jacques Servier est condamnée plusieurs fois à verser des dommages et intérêts pour l'Isoméride, nom commercial de la dexfenfluramine, et plusieurs dossiers sont portés en justice concernant le Mediator, nom commercial du benfluorex.

Il dispose d'une fortune estimée à 2,3 milliards € en 2013 (23e fortune de France)[6].

ll meurt le 16 avril 2014.

Affaire du Mediator[modifier | modifier le code]

Lors de ses vœux 2011 au personnel du groupe, Jacques Servier a déclaré : « Le Mediator, ce n'est que trois morts ; 500 est un beau chiffre marketing. Les autres avaient déjà des valvulopathies ». Xavier Bertrand, ministre de la Santé, s'est dit stupéfait par de tels propos[7].

Jacques Servier, en tant que président du laboratoire fabriquant le Mediator, est cité à comparaître avec d'autres responsables de la firme Servier le 11 février 2011 devant la 15e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Nanterre (reprise de l'annonce du Figaro du 17 janvier 2011)[8].

On apprend en décembre 2012 que Jacques Servier est mis en examen pour homicides et blessures involontaires dans le cadre d'un des volets de l'enquête sur le Mediator conduite à Paris[9].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le médicament, inventer ou mourir, Paris, La Table Ronde, 1982.
  • Le médicament français : une industrie de pointe en voie de liquidation ?, Paris, Institut économique de Paris, 1986.
  • La passion d'entreprendre, Paris, Le Rocher, 1991.
  • Le médicament et la vie : débat avec Jacques Marseille, Paris, Perrin, 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]