Jack Benny
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Benjamin Kubelsky |
| Nationalité | |
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| Formation |
Waukegan High School (en) |
| Activités |
Officier, animateur de télévision, humoriste, acteur, vaudevilliste, violoniste, animateur de radio, militaire |
| Période d'activité |
À partir de |
| Conjoint |
Mary Livingstone (en) (de à ) |
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| Distinctions | Liste détaillée |
| Films notables |
Filmographie de Jack Benny (en) |
Jack Benny est un acteur, humoriste et producteur américain né le à Chicago, dans l'Illinois (États-Unis), et mort le à Holmby Hills (Los Angeles).
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et début de carrière
[modifier | modifier le code]Jack Benny naît sous le nom de Benjamin Kubelsky à Chicago, dans l'Illinois, le , et grandit à Waukegan, en banlieue nord de cette même ville. Il est le fils d'immigrants juifs venus chercher du travail aux États-Unis : Meyer Kubelsky (1864-1946) et Emma Sachs Kubelsky (1869-1917). Son père lui achète un violon et paye les leçons, et à la fin de l'école primaire Jack joue au sein d'un orchestre d'enfants dans les magasins, lors des fêtes et lors des bar-mitsvahs. Il entre à l'école centrale de Waukegan en 1909 et travaille comme violoniste dans l'orchestre du théâtre vaudeville Barrison. Son travail dans l'orchestre lui fait manquer l'école trop souvent et il se voit expulsé. Son père lui trouve un emploi dans une mercerie et l'inscrit à Waukegan Businesse College, mais Jack montre si peu d'intérêt pour les études que son père l'autorise à retourner chez Barrison. Le théâtre ferme ses portes alors que Jack a 16 ans et il s'associe avec la pianiste Cora Salisbury pour le numéro Salisbury and Benny - From Grand Opera to Ragtime. En 1913, Benny forme le duo Benny and Woods avec le pianiste Lyman Woods. Au pic de leur carrière, ils se produisent à New York's Palace. En , Benny perd sa mère, d'un cancer. Jusqu'à la fin de sa vie, il aura les regrets de ne pas être devenu un grand violoniste comme elle aurait souhaité[1].
En 1918, à la fin de la Première Guerre mondiale, il se sépare de Woods et rejoint l'United States Navy au camps d'entrainement de Great Lakes. Là, il participe au show théâtralisé de la Navy Great Lakes Review qui se produit à travers le Midwest. C'est la première fois qu'il parle sur scène et ses répliques plaisent au public. Il commence aussi à se produire en solo, avec les numéros comiques Ben Benny - Fiddleology and Fun, Ben Benny - Aristocrat of Humor et A Few Minutes with Jack Benny. Progressivement, la musique disparait de ses numéros[1].
En 1927, Benny est déjà bien établi en tant que comédien de vaudeville et décroche un rôle sur scène de Broadway dans The Great Temptations, après quoi Metro-Goldwyn-Mayer lui propose un contrat. Il est principalement utilisé pour animer des dîners et des avant-premières de l'industrie cinématographique, mais il a également joué son propre rôle dans The Hollywood Review de 1929. Il demande à être libéré de son contrat et retourne sur scène dans The Earl Carroll Vanities en 1930[1].
Radio
[modifier | modifier le code]Sa première prestation radiophonique à lieu dans une émission présentée par le chroniqueur de New York Daily News Ed Sullivan en 1932. Benny se voit confier l'émission Canada Dry, diffusée sur NBC Blue (du au ) et sur CBS (du au ). Il expérimenta de nouvelles idées, comme intégrer la publicité avec humour à l'émission. Les producteurs de Canada Dry restent d'abord sceptiques, mais des milliers de lettres finissent par les convaincre. La deuxième année de son travail pour NBC, Benny anime l'émission Chevrolet sur NBC Red (du au et du au ). Le président du réseau, William F. Knudsen, décide d'interrompre la diffusion, mais les protestations des concessionnaires le font changer d'avis. Cependant, NBC Red avait déjà commencé à diffuser la General Tire Revue de Benny (du au ). En 1934, Benny signa un contrat pour animer le Jell-O Program Starring Jack Benny sur NBC Blue à New York (du au ). L'émission fut ensuite diffusée à Hollywood sur NBC Blue (du au ), puis sur NBC Red (du au ). Dès 1936, le Jell-O Program Starring Jack Benny était numéro un des audiences. Benny y introduisit de nombreux sketches récurrents (dont sa fameuse « querelle » avec le comédien radio Fred Allen), qui furent repris à la télévision[1].
Benny utilisait également des effets sonores, peut-être avec plus de succès que quiconque à la radio à cette époque. Bien qu'il fût un violoniste accompli dans la vie, Benny continuait de s'en servir comme d'un accessoire humoristique et jouait parfois une version approximative de son thème musical, Love in Bloom[1].
Après son installation en Californie, Benny signa un contrat à long terme avec Paramount pour apparaître dans plusieurs films, dont College Holiday (1936) et Love Thy Neighbor (1940).
L'émission Jack Benny Program for Grape-Nuts and Grape-Nuts Flakes sur NBC Red (du au ) perd sa première place au classement des audiences. Benny engage de nouveaux auteurs et lance Lucky Strike Program Starring Jack Benny sur NBC (du au ), mais dès 1945, l'émission quitte le top 5. Il fut décidé d'organiser un concours où les auditeurs devaient écrire en 25 mots ou moins sur le thème : « Je ne supporte pas Jack Benny parce que… ». L'opération généra une excellente publicité et l'émission retrouva la première place des audiences en 1947. En 1948, le Lucky Strike Program Starring Jack Benny quitta NBC pour CBS (du au ).
Télévision
[modifier | modifier le code]Après ses débuts à la télévision en 1949 sur la chaîne locale KTTV de Los Angeles, alors affiliée à CBS, la version télévisée de Jack Benny Program sur CBS-TV débute par une série d'émissions spéciales en direct de New York le . Pendant cinq ans, Benny continue à animer des émissions de radio, même si son émission télévisée gagnait en popularité. D'ailleurs, les deux programmes étaient souvent diffusés simultanément, laissant parfois les auditeurs de la radio dans l'ignorance, car les réactions du public (ou les rires enregistrés) indiquaient parfois un gag visuel. Sa seule concession fut de réduire le nombre d'émissions de radio de 39 à 35 par an. Le nombre d'émissions de télévision augmenta progressivement, passant à neuf la troisième année, puis à 13 et enfin à 16. Entre 1960 et 1961, le nombre d'émissions TV est passé à 26[1].
En , CBS lança Chrysler's Shower of Stars, co-animée par Jack Benny et William Lundigan. L'émission connut un grand succès de 1954 à 1958. Les deux émissions de télévision étaient souvent diffusées en même temps que l'émission de radio. D'ailleurs, cette dernière faisait fréquemment allusion à son homologue télévisée. Dans ces cas-là, Benny concluait souvent son émission de radio par : « Bonne nuit à tous. On se retrouve à la télévision. »
En 1955, il quitte la radio pour se consacrer entièrement à la télévision. Lucky Strike a sponsorisé son émission de 1950 à 1959, puis d'autres sponsors ont pris le relais jusqu'en 1965. Toute la série a été tournée en noir et blanc. La dernière saison de l'émission a été diffusée sur NBC (1964-1965). Le Jack Benny Program remporte huit Emmy Awards, dont ceux du Meilleur Comédien et de la Meilleure Émission Comique.
En 1957, Benny reçoit le premier prix des administrateurs de l'Académie des arts et des sciences de la télévision pour sa contribution exceptionnelle à l'industrie télévisuelle en tant qu'animateur.
CBS annule son émission en 1964, prétextant que Benny ne plaisait pas au jeune public que la chaîne cherchait à séduire. Il est alors retourné sur NBC, sa chaîne d'origine, à l'automne, mais a été devancé par l'émission Gomer Pyle, USMC sur CBS. La chaîne a finalement renoncé à Benny à la fin de la saison. Il a continué à faire quelques émissions spéciales occasionnelles jusque dans les années 1970.
Dernières années
[modifier | modifier le code]Dans les années 1960, Benny est à la tête d'affiche du Harrah's Lake Tahoe avec le trompettiste Harry James, le clown Emmett Kelly et le chanteur Ray Vasquez. Benny a fait une apparition dans Un monde fou, fou, fou, fou en 1963.
Benny fait l'une de ses dernières apparitions télévisées le , en tant qu'invité du Tonight Show de Johnny Carson. Il y recrée plusieurs sketches radiophoniques classiques avec Mel Blanc, la veille de la diffusion de son dernier spécial télévisé. Benny se préparait à jouer dans l'adaptation cinématographique de The Sunshine Boys de Neil Simon lorsque sa santé se détériora plus tard dans l'année. Il persuada son ami de toujours, George Burns, de le remplacer lors d'une tournée de cabarets pendant les répétitions du film. Burns dut finalement remplacer Benny dans le film également, et remporta par la suite un Oscar pour sa performance.
Benny fait une dernière apparition au Tonight Show le , avec Rich Little comme animateur invité. Jusqu'à sa mort, il fit des apparitions sporadiques comme invité et dans ses propres émissions spéciales, mettant en scène des thèmes variés et des distributions prestigieuses. Parmi ces émissions, on peut citer Carnival Nights, Jack Benny's Bag, Jack Benny's Birthday Party, Jack Benny's Twentieth Anniversary Special, Everything You Always Wanted to Know about Jack Benny but Were Agraid to Ask, Jack Benny's First Farewell Special et Jack Benny's Second Farewell Special, sa dernière émission[1].
Jack Benny est décédé le à son domicile de Beverly Hills, en Californie. Irving Fein, son manager et collaborateur de longue date, a déclaré que le comédien était décédé d'un cancer du pancréas découverte une semaine avant et déclaré inopérable[2].
L'artiste est inhumé au Hillside Memorial Park, en Californie.
Jack Benny était l'acteur préféré d'un certain Alfred Hawthorn Hill qui plus tard, devenu humoriste, changea de prénom pour lui rendre hommage en devenant Benny Hill[3]. C'est aussi Jack Benny qui fit découvrir l'art de la comédie au jeune Miles Bennett, futur partenaire de George Hudson dans le tandem Bennett & Hudson.
Vie privée
[modifier | modifier le code]Il se marie le avec l'actrice américaine Mary Livingstone (1905–1983). Le couple adopte une petite fille du nom de Joan Benny qui devient également une actrice[4].
Filmographie
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Comme acteur
[modifier | modifier le code]- 1929 : Hollywood chante et danse (The Hollywood Revue of 1929) de Charles Reisner : Lui-même en maître de cérémonie
- 1930 : Chasing Rainbows de Charles Reisner : Eddie
- 1930 : The Rounder : Mr. Bartlett
- 1930 : Lord Byron of Broadway d'Harry Beaumont et William Nigh : Voice on Radio
- 1930 : The Medicine Man de Percy Pembroke : Dr. John Harvey
- 1931 : A Broadway Romeo de Mort Blumenstock : Jack Benny
- 1931 : Cab Waiting de Norman Taurog : Jack Benny
- 1933 : Mr. Broadway : lui-même
- 1934 : Transatlantic Merry-Go-Round (en) de Benjamin Stoloff : Chad Denby
- 1935 : La Naissance d'une étoile (Broadway Melody of 1936) : Bert Keeler
- 1935 : It's in the Air : Calvin Churchill
- 1936 : The Big Broadcast of 1937 : Jack Carson
- 1936 : L'Appel de la folie (College Holiday) de Frank Tuttle : J. Davis Bowster
- 1937 : Artistes et Modèles (Artists & Models) : Mac Brewster
- 1938 : Artists and Models Abroad : Buck Boswell
- 1939 : L'Irrésistible Monsieur Bob (Man about Town) de Mark Sandrich : Bob Temple
- 1940 : Buck Benny Rides Again (en) de Mark Sandrich : Jack Benny
- 1940 : Love Thy Neighbor : Jack Benny
- 1941 : Charley's Aunt : Babbs Babberley
- 1942 : To be or not to be, jeu dangereux (To Be or Not to Be) : Joseph Tura
- 1942 : George Washington Slept Here : Bill Fuller
- 1943 : The Meanest Man in the World de Sidney Lanfield : Richard Clark
- 1944 : Hollywood Canteen de Delmer Daves : Cameo
- 1945 : The Horn Blows at Midnight : Athanael
- 1949 : Don Juan de l'Atlantique (le grand amoureux) : Cameo
- 1959 : The Mouse That Jack Built : Jack / Himself (voix)
- 1960 : The Slowest Gun in the West (TV) : Chicken Finsterwald
- 1963 : Un monde fou, fou, fou, fou (It's a Mad Mad Mad Mad World) de Stanley Kramer : Un homme dans une voiture, dans le désert
- 1967 : All About People : le narrateur
- 1967 : Petit guide pour mari volage (Un guide pour homme marié) de Gene Kelly : Technical Adviser (Ollie 'Sweet Lips')
- 1970 : The Mad, Mad, Mad Comedians (TV) (voix)
- 1972 : The Man : Cameo
- 1974 : Annie and the Hoods (TV)
comme producteur
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cary O'Dell, Christopher H. Sterling, The Biographical Encyclopedia of American Radio, Taylor & Francis, , 480 p. (ISBN 9781136993756, lire en ligne), p. 22-23
- ↑ (en) Richard F. Shepard, « Jack Benny, 80, Dies of Cancer on Coast », The New York Times, , p. 47 (lire en ligne)
- ↑ (en) Albert J. Luxford, Gareth Owen, Albert J. Luxford, the Gimmick Man : Memoir of a Special Effects Maestro, McFarland, , 224 p. (ISBN 9781476635446, lire en ligne), p. 168
- ↑ Site cinememorial.com, fiche sur Jack Benny, consulté le 17 juin 2019
Liens externes
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- Site officiel
- Archives conservées par : UCLA Library Special Collections (d) (134)
- Ressources relatives à la musique :
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative au spectacle :
- Ressource relative à la bande dessinée :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Naissance en février 1894
- Naissance à Chicago
- Décès en décembre 1974
- Acteur américain
- Producteur américain
- Golden Globe du meilleur acteur dans une série télévisée
- Humoriste américain
- Primetime Emmy Award du meilleur acteur
- Décès à Holmby Hills
- Décès à 80 ans
- Mort d'un cancer du pancréas
- Hollywood Walk of Fame
- Personnalité inhumée au Hillside Memorial Park
- Mort d'un cancer aux États-Unis