Ibrahim Shahda

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Ibrahim Shahda
Ibrahim Shahda.jpg

Ibrahim Shahda devant un autoportrait.

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Maître

Ibrahim Shahda, né le à Al-Azizya, mort le à Aix-en-Provence, est un peintre figuratif français d'origine égyptienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ibrahim Shahda entre en 1947 à l'École des beaux-arts du Caire. Il y travaille avec le professeur français Pierre Beppi-Martin. En 1955, trois ans après avoir terminé ses études, il remporte un prix et organise sa première exposition. À la fin de la même année, il décide de partir pour Paris où il s'inscrit comme élève libre à l'École des beaux-arts. Il s'établit ensuite dans le Sud de la France, à Carpentras, tout en effectuant de nombreux séjours dans la capitale.

Une première exposition a lieu en 1958 à la galerie Arlette Chabaud à Avignon. Il remporte le prix de peinture du festival d'Avignon avec La Femme en noir, aujourd'hui conservé au musée Calvet. Il obtient également la même année le prix de peinture de la ville d'Aix-en-Provence. Une deuxième exposition, commune avec son ami Paul Surtel est organisée à Carpentras (Chapelle du Collège) en 1960.

En 1962, insatisfait, en plein doute, Ibrahim Shahda choisit de retourner à Paris où il travaille dans la solitude. En 1963, il visite l'Italie, puis la Bretagne. En 1966, il retourne vivre en Provence et passe plusieurs étés en Bretagne.

La décennie suivante, Ibrahim Shahda visite la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne et l'Italie, et expose à Paris, au Centre culturel d'Égypte, à Avignon, à la galerie Ducastel, à l'hôtel de ville de Carpentras et à Marseille.

En 1975, il est hospitalisé à Avignon. Il continue de peindre, mais se sent menacé : « Il faut arracher l'œuvre au temps.[réf. nécessaire] » Il connaît une rémission, et réalise des portraits - dont ceux d'amis artistes comme le peintre Michel Bonnaud ou l'écrivain Pierre Autin-Grenier - et des autoportraits à l'huile et au pastel.

Deux expositions sont organisées à Carpentras en 1981 et 1984. Sa santé se détériore à nouveau en 1985, mais, malgré la fatigue, il peint des huiles, des pastels, des natures mortes, des autoportraits et des paysages.

Ibrahim Shahda meurt pendant l'été 1991 à l'hôpital d'Aix-en-Provence.

Style[modifier | modifier le code]

L'art d'Ibrahim Shahda, quoique hautement personnel, est influencé par Frans Hals, Rembrandt, Antoine Van Dyck, Goya, Velazquez, Titien et Tintoret, ainsi que par Vincent Van Gogh, Paul Cézanne, Amedeo Modigliani et Chaïm Soutine. Il est, tout comme Zoran Mušič et Francis Bacon, l'un des grands peintres de la seconde moitié du XXe siècle qui reste à l'écart des courants et de l'art abstrait.[réf. nécessaire]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Le musée Calvet d'Avignon possède deux toiles de Shahda, La Femme en noir de 1958 et un Autoportrait de la fin des années 1970.

Son oeuvre est également présente dans les collections de l'Abbaye d'Auberive.

Expositions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Revue Rencontres, n° 124, 1984
  • Revue Azart[1], n° 17, 2005
  • Ibrahim Shahda, La Rinascita, catalogue de l'exposition à la galerie Polad-Hardouin[2], 2009
  • « Ibrahim Shahda, chronique d'une survie », dans la revue Vernissages, n° 5, 2009
Illustrations

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]