Histoires à faire dresser les cheveux sur la tête

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Histoires à faire dresser les cheveux sur la tête
Genre Recueil de nouvelles policières
Éditeur Presses Pocket
Lieu de parution Paris
Date de parution
ISBN 2-266-01489-7

Histoires à faire dresser les cheveux sur la tête est un recueil de nouvelles policières américaines publié en France en chez Presses Pocket, no 2120 (ISBN 2-266-01489-7).

Il regroupe dix-sept nouvelles publiées dans les pulps américains entre 1957 et 1969.

Plusieurs auteurs de ces nouvelles n'ont pas signé de leur vrai nom, mais d'un pseudonyme.

Le recueil comporte 273 pages.

Liste des nouvelles[modifier | modifier le code]

Dans le lac ![modifier | modifier le code]

  • Auteur : Richard Deming
  • Titre original : Kill if you Want Me (1957)
  • Dans le recueil : p. 7 à 54
  • Résumé : M. Cavanaugh est commercial au sein d'une société. Il apprend que le directeur général, M. Mathews, a une liaison avec la secrétaire Gertie Drake. Il fait chanter Mathews, le menaçant de tout révéler à sa femme, Helen Mathews, actionnaire principale de la société (en cas de divorce, M. Mathews perd tout, y compris son poste). Mathews accepte de nommer Cavanaugh comme chef de secteur, en échange de son silence. Plus tard, Cavanaugh apprend par Gertie Drake qu'elle est certaine de pouvoir épouser Mathews car il va divorcer de sa femme. Or Cavanaugh sait qu'il n'en est rien. Puis il apprend que Mathews vient d'acheter sous un faux nom un révolver d'occasion chez un prêteur sur gages, une boîte de cartouches chez le quincaillier, six lourds poids et une longue corde. Quand il apprend qu'il va se rendre avec sa femme Helen dans une résidence secondaire près d'un lac, Cavanaugh est certain que M. Mathews va en profiter pour tuer Helen et l'immerger dans le lac. Il prévient Helen. Elle est déboussolée par ce qu'il lui révèle. Ils ont des relations sexuelles. Elle lui propose le mariage à une seule condition : tuer Mathews de manière à ce qu'on croie à un accident, et qu'il sache pourquoi il meurt. Cavanaugh accepte et mûrit son plan. Le week-end arrive. Helen et Cavanaugh tuent Mathews en le noyant dans la baignoire avec de l'eau prise dans le lac. Au petit matin, ils sortent sur le lac avec le cadavre de Mathews et le balancent à l'eau. Cavanaugh rejoint la terre ferme tandis qu'Helen crie au secours. Tout se passe convenablement : la police accepte facilement la thèse de la noyade accidentelle. Une seule chose ennuie Cavanaugh : Gertie Drake a disparu depuis plusieurs jours. Cavanaugh la recherche sans succès, puis en vient à imaginer une thèse à laquelle il n'avait pas pensé : et si Mathews avait tué Gertie ? Et si elle aussi se trouvait au fond du lac ? Et si Helen, encore amoureuse et remplie de regrets, apprenant la mort de Gertie, venait à tout révéler à la police ? Alors il ne reste plus qu'une seule « solution » pour Cavanaugh : supprimer dès à présent Helen, devenue témoin gênant et maillon faible...

La Veuve et l'Orphelin[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Richard Hardwick[1]
  • Titre original : To Gain an Inch (1966)
  • Dans le recueil : p. 55 à 64
  • Résumé : Murray garde le jeune enfant de sa voisine, qui est veuve et dont il est amoureux. Soudain, un malfrat qui vient de dévaliser une banque après avoir tué le guichetier et un policier, vient se réfugier dans l'appartement de Murray. Il prend Murray et l'enfant en otages. N'écoutant que son courage, et dans l'espoir de ne pas décevoir sa jolie voisine à qui il a garanti la sécurité de son fils, Murray se jette sur le bandit. Celui-ci riposte et le blesse grièvement. Néanmoins, plus tard à l'hôpital, Murray a la joie de voir arriver la jolie voisine, qui ne porte plus ses habits noirs de veuve...

Le Calcul de Rita[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Ed Lacy
  • Titre original : An Estimate of Rita (1961)
  • Publication antérieure : 1961 ; Alfred Hitchcock magazine no 7, novembre 1961
  • Dans le recueil : p. 65 à 73
  • Résumé : Rita est partie accompagner son mari Jim à la chasse, ainsi que me père de celui-ci. Le surlendemain, elle revient au village avec son époux grièvement blessé. Elle explique que son mari a tiré un coup de fusil et qu'un éboulement de pierre l'a assommé. Elle dit aussi que pendant ce temps, son beau-père était blessé par un ours. Ayant deux blessés à secourir, et ne pouvant en ramener qu'un seul, elle a choisi son mari et « laissé tomber » son beau-père. Des secours partent pour voir si le beau-père est mort, peut-être dévoré par un ours ou des loups. Le lendemain, Jim décède. Puis a lieu un coup de théâtre : Rita est arrêtée pour avoir blessé grièvement son beau-père avec son fusil, dans le but que son mari obtienne l'héritage. L'éboulement de pierre (qui s'était réellement produit) a été la conséquence inattendue du coup de feu. Elle a laissé le beau-père mort et privilégié son mari, non pas par amour, mais parce que si le beau-père mourrait en premier, Jim héritait, puis elle si Jim mourrait (ce qui s'était passé), tandis que si l'inverse avait eu lieu, Jim mourant en premier, elle ne recevrait aucune part de l'héritage. Or elle n'avait pas prévu que le beau-père ne mourrait pas : secouru par un autre chasseur, il était vivant, et l'avait dénoncée !

Chapeau ![modifier | modifier le code]

  • Auteur : Henry Slesar
  • Titre original : Murder Out of a Hat (1961)
  • Dans le recueil : p. 74 à 87
  • Résumé : Deux jeunes lycéens voient leur professeur de biologie jeter à la poubelle une boîte à chapeau. En catimini, ils prennent la boîte et l'ouvrent : elle contient bien un chapeau, tout à fait neuf. Ils trouvent étrange que la femme du professeur ait accepté de se séparer d'un si beau chapeau, et qu'elle ait disparu depuis plusieurs semaines. Et s'il l'avait tué ? Ils contactent la police. Le lieutenant de police qui les reçoit fait une petite enquête : effectivement, l'épouse a mystérieusement disparu depuis un certain temps, et la sœur, chez qui elle était censée de rendre, ne l'a pas vu depuis environ un an. Le policier va chez le professeur, et le questionne. Le professeur lui explique qu'il s'est « fait larguer » par sa femme il y a plusieurs semaines, et qu'il ignore où elle se trouve. Le professeur clot l'enquête, n'ayant pu relever aucun indice à l'encontre du professeur. Dans le dernier paragraphe de la nouvelle, on apprend que le professeur a effectivement tué sa femme, qu'il l'a « dépiotée » et qu'elle orne sa salle à manger, les os d'un blanc immaculé, sous la forme d'un squelette pouvant servir à un enseignant en biologie pour ses élèves ! Un crime parfait, en somme.

Malencontres[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Robert E. Alter
  • Titre original : A Habit for the Voyage (1964)
  • Dans le recueil : p. 88 à 100
  • Résumé : Kueger est un tueur sur gages qui doit assassiner une « cible », qui va faire un voyage sur un navire. Il embarque à son tour. Il se fait la remarque que tout le monde a ses tics, ses habitudes, auxquels on ne prête plus attention. La cible qu'il doit assassiner a un tic très spécifique : l'homme a l'habitude d'entailler régulièrement, sur leurs quatre côtés, avec l'ongle de son pouce, les pochettes d'allumettes qu'il utilisait. Krueger, dès l'embarquement, manque de se faire écrabouiller par un seau rempli de boulons. Puis au repas du soir, ses huitres sont empoisonnées ; on s'en rend compte car ayant dû s'absenter quelques minutes, une dame a donné une huître à un chien qui est mort dans d'atroces souffrances. Le soir, alors qu'il va se coucher, il découvre une tarentule venimeuse dans son lit ! Le doute n'est plus permis : on veut sa mort. Soudain, il aperçoit sa cible, un homme accoudé au bastingage. Il se précite pour le tuer. La nouvelle se termine par l'annonce de la mort de Krueger : un homme, M. Bicker, l'a vu tomber à la mer et se noyer. M. Bicker, en racontant ce qu'il a vu au capitaine du navire, entaille régulièrement, sur leurs quatre côtés, avec l'ongle de son pouce, une pochette d'allumette placée devant lui. Krueger était connu de tous pour se masser régulièrement le lobe de l'oreille...

Un meurtre sans complication[modifier | modifier le code]

  • Auteur : C. B. Gilford
  • Titre original : A Simple Uncomplicated Murder (1959)
  • Dans le recueil : p. 101 à 123
  • Résumé :

Le Coup monté[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Douglas Farr[2]
  • Titre original : The Case of the Helpless Man (1960)
  • Dans le recueil : p. 124 à 136
  • Résumé :

Les Feux de l'amour[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Fletcher Flora[3]
  • Titre original : Light o' Love (1969)
  • Dans le recueil : p. 137 à 147
  • Résumé : Carlotta veut divorcer d'Edward. Depuis quelques mois, elle entretient en secret une liaison avec le tendre Rupert, qui habite non loin de là et qui a su la séduire. Edward ne peut pas imaginer se faire quitter par Carlotta. Alors sur un coup de tête il tue Rupert. Puis, il tue Carlotta en l'étouffant. La dernière phrase de la nouvelle donne tout « son sel » à la nouvelle : Rupert, Carlotta et Edward sont des octogénaires qui résident en maison de retraite, et le couple Carlotta-Edward était marié depuis cinquante ans.

La Méthode à Charlie[modifier | modifier le code]

  • Auteur : James Holding[4]
  • Titre original : A Padlock for Charlie Draper (1967)
  • Dans le recueil : p. 148 à 159
  • Résumé : Charlie est un épicier. Un jour, alors qu'il se rend à la poste, il croise un bandit sur le point de « braquer » son commerce. Il va alors chez le quincaillier à côté, lui achète un cadenas, puis baisse brutalement le rideau métallique de son magasin depuis l'extérieur. Comme la boutique n'a pas de porte arrière, le braqueur, son employé et les clients sont prisonniers ! Il négocie la reddition du bandit et, armé d'un fusil (non chargé !), le ramène au poste de police. Il a sauvegardé son chiffre d'affaires, mais il va aussi toucher la récompense promise pour la capture du malfrat !

La Main[modifier | modifier le code]

  • Auteur : William Brittain
  • Titre original : Hand (1969)
  • Dans le recueil : p. 160 à 177
  • Résumé : Alors qu'il se rend à son travail, Edward Julian, bloqué dans un immense bouchon sur l'autoroute, aperçoit une main humaine sanguinolente dépasser de dessous une couverture d'un véhicule situé à côté de sa voiture. Il relève la plaque d'immatriculation et se rend au poste de police. On se moque de lui. Plus tard, un policier lui dit de le suivre : les deux hommes se rendent chez Mme Dagget. C'est une artiste-décoratrice, et ce que Edward croyait être une main humaine est en fait une main de mannequin. Elle présente le mannequin aux deux visiteurs : le sang sur la main est en fait de la peinture rouge qui a dégouliné. Penaud, Edward rentre chez lui. Plus tard dans la nuit, il réalise qu'il avait vu une main gauche dans la voiture, et que la peinture du mannequin était sur sa main droite ! Mme Dagget est donc coupable : elle a maquillé un meurtre ! Il est près d'aller au poste de police quand arrive Mme Dagget : elle aussi a réalisé son erreur de main, et vient pour tuer Edward. À cette occasion, elle lui dit qui elle a tué : Edward avait vu son mari George. Arrive alors le policier qui avait fait l'enquête plus tôt dans la journée : il feint d'en vouloir à Edward, le pousse dans la cuisine, puis procède à l'arrestation de Mme Dagget. Il a compris la fraude de Mme Dagget en voyant qu'il s'était taché la veste avec de la peinture fraîche, alors que Mme Dagget avait affirmé que le mannequin avait été peint deux jours avant.

La Poupée vivante[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Richard O. Lewis
  • Titre original : The Living Doll (1967)
  • Dans le recueil : p. 178 à 192
  • Résumé :

Économies de bouts de cadavre[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Frank Sisk
  • Titre original : The Flat Male (1965)
  • Dans le recueil : p. 193 à 205
  • Résumé :

La Bibliothèque hantée[modifier | modifier le code]

  • Auteur : August Derleth
  • Titre original : Adventure of the Haunted Library (1963)
  • Dans le recueil : p. 206 à 233
  • Résumé :

La Mort joyeuse[modifier | modifier le code]

  • Auteur : John Cortez
  • Titre original : The Happy Death (1960)
  • Dans le recueil : p. 234 à 245
  • Résumé :

Fermez votre porte ![modifier | modifier le code]

  • Auteur : Donald Westlake
  • Titre original : Lock your Door (1962)
  • Dans le recueil : p. 246 à 262
  • Résumé :

Tout vient à point[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Pat Stadley[5]
  • Titre original : The Waiting Game (1961)
  • Dans le recueil : p. 263 à 269
  • Résumé :

Le Tueur d'Ébène[modifier | modifier le code]

  • Auteur : Robert C. Ackworth[6]
  • Titre original : Ebony Killer (1962)
  • Dans le recueil : p. 270 à 282
  • Résumé : Le shérif Jack Eustis mène l'enquête sur la mort apparemment accidentelle de son ami, l'éleveur Ralph Berton. Il découvre que Lloyd Berton, le frère de Ralph, maltraitait Ébène, un fougueux mustang en cours de dressage, puis s'était débrouillé pour que son frère, Ralph Berton, lors d'une nuit d'orage, porte ses propres habits. Le cheval avait pris Ralph pour Lloyd et lui avait décoché plusieurs ruades dans la tête, tuant Ralph sur le coup.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Richard H. Hardwick », sur the.hitchcock.zone
  2. (en) « Douglas Farr », sur the.hitchcock.zone
  3. (en) « Fletcher Flora », sur prologuebooks.com
  4. (en) « James Holding », sur goodreads.com
  5. (en) « Pat Stadley », sur the.hitchcock.zone
  6. (en) « Robert C. Ackworth », sur the.hitchcock.zone

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]