Heuilley-Cotton

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Heuilley-Cotton
L'église de Heuilley-Cotton.
L'église de Heuilley-Cotton.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Haute-Marne
Arrondissement Langres
Canton Villegusien-le-Lac
Intercommunalité Communauté de communes d'Auberive Vingeanne et Montsaugeonnais
Maire
Mandat
Francis Thirion
2014-2020
Code postal 52600
Code commune 52239
Démographie
Population
municipale
281 hab. (2012)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 27″ N 5° 21′ 59″ E / 47.7742, 5.366447° 46′ 27″ Nord 5° 21′ 59″ Est / 47.7742, 5.3664
Altitude Min. (La Mouillère) 310 m – Max. (Grigot) 407 m
Superficie 10,09 km2
Localisation

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Heuilley-Cotton

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Heuilley-Cotton

Heuilley-Cotton est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne en région Champagne-Ardenne.

Heuilley-Cotton vu d'avion.PNG
Vue générale Heuilley-Cotton2.jpg

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village d'Heuilley-Cotton se trouve dans le sud haut-marnais. Il fait partie du canton de Longeau-Percey et appartient à l'arrondissement dont Langres est la sous-préfecture. C'est un village rural situé à 6 km de la nationale 74 (Langres / Dijon), à 12 km de Langres, à 6 km de Chalindrey au pied de la côte Sainte-Anne et de Vernois, sur le ruisseau Saint-Hubert qui deviendra le ru-de-Chassigny, affluent de la Vingeanne. Autrefois ce ruisseau faisait tourner deux moulins, l'un situé à la sortie nord-ouest du village -la rue porte le nom de rue du moulin-, l'autre détruit avant la Révolution s'appelait le moulin du Soc et était situé à quelques centaines de mètres du village au sud-est.

Le territoire est de 1009 hectares (10,09 km²). Il est traversé par les routes D 26, D 241 et D 122, la voie ferrée de Dijon à Culmont-Chalindrey et le canal de la Marne à la Saône (devenu le canal entre Champagne et Bourgogne).

Les communes limitrophes sont :

-Au nord : Noidant-Chatenoy,

-Au sud-est : Heuilley-le-Grand,

-Au sud : Chassigny,

-Au sud-ouest : Villegusien et Percey-le-Pautel,

-Au nord-ouest : Cohons.

La commune ne possède pas de bois. Autrefois les coteaux plantés de vignes, entre autres ceux de « Grigot » -point culminant avec 407 mètres-, produisaient un vin estimé. Les vignes ont complètement disparu faisant place aux bois des particuliers ou aux pâturages.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom

L'étymologie est incertaine. Heuilley-Cotton, Eulleyum Cotho, Hulleyum, Huilleyum apud Cothonem, Eulleium Coton en 1225. La première partie proviendrait du patronyme Ullius ou Ollius, suivi du suffixe -acum désignant un domaine. Il s'agirait donc d'une villa gallo-romaine, domaine d'Ullius ou Ollius. C'est pour le distinguer d'Heuilley-le-Grand qu'on a ajouté à son nom celui du village voisin, Cohons, en latin du Moyen Âge, Cotho. Homonyme de Heuilley, Huillé, Huilly, Euilly, Œuilly, etc.

Une autre explication relative à Cotton pourrait être la suivante. Cotton remonte à Cotto, variante alémanique d'un Goddo francique. Le domaine d'Ullius ou Ollius ayant été démembré en deux paroisses, Heuilley le grand et Heuilley-Cotton, il s'agirait de la partie ayant échu au personnage Cotto.

Histoire[1]

Le village ressortissait à la généralité de Champagne et pour le temporel à l'élection et au bailliage de Langres. La seigneurie appartenait au chapitre de la cathédrale qui percevait les dîmes. Le château fort d'Heuilley-Cotton, construit vers le XIIIe siècle, ayant été occupé par les ennemis, fut repris par les Langrois sous le règne de Charles VI et détruit, comme plusieurs autres des environs. Son emplacement diverge. Il était soit sur une butte au milieu du village appelée « le ressort », soit en bas du village (où se trouve d'ailleurs sur l'ancien cadastre, la rue du château). Quel qu'ait été son emplacement, il fut ensuite reconstruit et habité durant quelque temps par les gouverneurs de Langres. Il était entouré de fossés remplis d'eau. Enfin au début du XIXe siècle, on a trouvé, dans le village même, cinq cercueils en chêne de douze centimètres d'épaisseur, placés à cinq mètres de profondeur. Ils renfermaient des ossements humains près desquels on a trouvé dans l'un une vieille crosse d'évêque, et dans l'autre une épée oxydée. Ces trouvailles se sont rééditées il y a quelques années quand un habitant qui touche cette butte a voulu agrandir sa maison en entamant le versant est « du ressort ». Il a eu la surprise de trouver six squelettes de grande taille, bien empilés mais sans cercueil avec des dents intactes très blanches.

En 1750, on comptait 80 feux et 340 communiants. L'église dédiée à saint Loup, du doyenné de Moge, était le siège d'une cure à la collation du chapitre de Langres, avec Noidant-Chatenoy pour succursale. Le chapitre possédait cette église dès le XIIe siècle.

Les différentes appellations[2]

Au cours des siècles, le toponyme Heuilley-Cotton est attesté sous différentes formes, latinisées ou non :

Uleium en 1202 (Abbaye de Beaulieu)

Eulleium Coton en 1225 (Chapitre de Langres)

Euilleyum Cotho au XIVe (Longon Pouillés)

Eulley Cothon en 1416 (Complainte des Bourgeois de Langres)

Eullie Coton en 1433 (Lettres patentes)

Ulleyum Coton en 1436 (Longon Pouillés)

Eully Cothon en 1498 (Chapitre de Langres)

Heully Couthon en 1563 (Chapitre de Langres)

Heuilley Coton en 1675 (Archive de Haute-Marne)

Heuilley Cothon en 1735 (Pouillé de 1732)

Heuilley Cotthon en 1769 (Chalmandrier)

Heulley Cotton en 1770 (Archive de Haute-Marne)

Heuilley-Avon-Cotton 1801 (bulletins des lois).

Heuilley Cotton en 1889 (Annuaire de la Haute-Marne)

Noms des habitants

Les habitants s'appellent les Olliusseys de Ollius + Ey.

-ey est la forme communément prise par le suffixe -acum, dans cette partie de l'est de la France.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les maires.

  • 09/10/1791 : François Camus est élu maire.
  • 02/11/1792 (12 brumaire an I) : Joseph Miot est élu maire au troisième tour.
  • 24/12/1794 (4 nivôse an III) : Joseph Miot élu maire.
  • 16/12/1795 (25 frimaire an IV) : François Camus l'aîné est nommé agent municipal suite aux contestations des nominations du 11 brumaire et du 11 frimaire de l'an IV. D'autre part sont nommés François Miot : adjoint et François Bard : greffier.
  • 04/01/1796 (14 nivôse an IV) : Démission de François Camus l'aîné (Motif : « Étant cultivateur seul avec une femme et un domestique pour conduire mon chariot et me trouvant actuellement faible de santé pour pouvoir exercer la charge d'agent... déclare par la présente... que je fais ma démission de la charge d'agent.... ».
  • 19/01/1796 (29 nivôse an IV) : « Moi François Camus je déclare par le présent continuer la charge d'agent municipal de la commune d'Heuilley-Cotton jusqu'à ce qu'il soit pourvu à mon remplacement en vertu de ma démission en date du 14 présent du mois... ».
  • 25/03/1797 (5 germinal an V) : Pierre Bard est élu agent municipal, François Miot : adjoint.
  • 25/03/1798 (5 germinal an VI) : Nomination de l'adjoint : Pierre Gouriet.
  • 23/06/1799 (5 messidor an VII) : François Camus est élu agent municipal, Pierre Gouriet : adjoint.
  • 18/06/1800 (29 prairial an VIII) : Simon Bard est maire.
  • 05/02/1804 (15 pluviôse an XII). : Simon Bard est nommé maire.

Le dix nivôse an XIV, fin du calendrier républicain.

« Arrête le présent registre par nous maire soussigné de la commune d'Heuilley-Cotton, ce dix nivôse an quatorze, trente et un décembre mil huit cent cinq au soir.

Signé : S Bard ».

  • 28/04/1808 : Simon Bard, renouvellement quinquennal.
  • 25/03/1813 : Simon Bard réélu.
  • 20/03/1815 : François Camus élu maire au 2e tour.
  • 04/11/1815 : Simon Bard est maire.
  • 25/09/1821 : Simon Bard est réélu. Démission pour raison d'âge en 1822.
  • 04/10/1822 : François Bard (fils de Simon) est nommé par le préfet.
  • 27/02/1826 : François Bard est nommé maire par le préfet de la Haute-Marne.
  • 12/01/1832 : François Miot.
  • 05/01/1835 : François Vervin maire, Pierre Macheret adjoint.
  • 21/04/1844 : François Gouriet maire, François Vervin démissionnaire.
  • 15/11/1846 : François Bard élu pour 6 ans.
  • 02/10/1848 : La moitié des conseillers sont sortants donc nouvelles élections, François Gouriet est élu maire au deuxième tour avec 7 voix.
  • 14/10/1849 : Démission de François Gouriet, Jean-Pierre Camus, maréchal-ferrant est élu maire au premier tour avec 9 voix.
  • 20/07/1852 : Jean-Pierre Camus maire, installation du conseil municipal le 19/09/1852.
  • 28/06/1855: Jean-Pierre Camus maire, conseil élu le 22/07/1855.
  • 31/07/1860 : Jean-Pierre Camus maire (« je jure obéissance à la constitution et fidélité à l'empereur »).
  • 23/07/1865 : Installation du nouveau conseil municipal, Jean-Pierre Camus maire le 27/08/1865.
  • 07/08/1870 : Jean-Pierre Camus est réélu au premier tour (élection régulière). Jean-Pierre Camus étant décédé le 18/11/1872, c'est François Camus qui fait par intérim les fonctions de maire.
  • 06/02/1873 : François Babouot maire élu par 6 voix, installation de deux conseillers élus le 12/01.
  • 21/02/1874 : François Babouot.
  • 29/01/1876 : Jean-Pierre Normand en remplacement de François Babouot démissionnaire.
  • 08/10/1876 : Pierre Camus maire, élu au troisième tour de scrutin à la faveur du plus âgé.
  • 01/12/1876 : François Camus-Argenton élu au premier tour en remplacement de Pierre Camus démissionnaire.
  • 21/01/1878 : François Camus-Argenton réélu (élection régulière) avec 8 voix sur 9.
  • 23/01/1881 : Alexandre Sellier avec 5 voix (François Camus 4 voix).
  • 11/10/1881 : François Babouot élu lors d'une séance extraordinaire.
  • 18/05/1884 : François Babouot.élu (élection régulière).
  • 20/09/1887 : Alexandre Sellier.élu au troisième tour (élection régulière).
  • 12/05/1888 : François Camus-Argenton.
  • 15/05/1892 : François Camus-Argenton.
  • 17/05/1897 : François Camus-Argenton.
  • 20/05/1900 : François Camus-Argenton.
  • 15/05/1904 : François Camus-Argenton.
  • 17/05/1908 : François Camus-Argenton.
  • 19/05/1912 : François Camus-Argenton.
  • 29/06/1916 : Décès de François Camus-Argenton. Mammès Camus Huguenot adjoint fait fonction de maire jusqu'au 10/12/1919.
  • 10/12/1919 : Mammès Camus Huguenot.
  • 17/05/1925 : Louis Camus élu avec 8 voix.
  • 19/05/1929 : Louis Camus élu au premier tour avec 9 voix (élection régulière).
  • 19/05/1935 : Louis Camus élu au premier tour avec 8 voix (élection régulière), adjoint : Onésime Plubel.
  • 23/04/1936 : Onésime Plubel adjoint préside la séance et fait fonction de maire.
  • 22/05/1936 : Onésime Plubel élu maire.
  • 18/05/1945 : Onésime Plubel.
  • 09/02/1947 : Célestin Mocquard élu avec 6 voix. Pas d'élection d'adjoints, s'agissant d'une élection non régulière.
  • 31/10/1947 : Célestin Mocquard élu avec 8 voix. Élection régulière.
  • 10/05/1953 : Odette Dautrey élue avec 6 voix. Adjoint Pierre Thirion.
  • 22/03/1959 : Maurice Huve élu au premier tour avec 7 voix. Élection annulée suite aux problèmes rencontrés lors du dépouillement.
  • 26/05/1959 : Maurice Huve élu avec 7 voix.
  • 28/03/1965 : Maurice Maillefert élu au premier tour avec 6 voix. Maurice André adjoint 6 voix.
  • 27/03/1971 : Maurice Maillefert. élu au premier tour avec 7 voix. Décédé le 15/01/1977. Maurice André adjoint assure les fonctions de maire jusqu'en mars 1977.
  • 26/03/1977 : Raymond Cardinau élu au premier tour avec 9 voix, Roland Louis 1er adjoint.(9 voix), François Roger 2e adjoint (9 voix).
  • 17/03/1983 : Colette Minot. élue au premier tour avec 9 voix, Francis Thirion 1er adjoint (9 voix), José Moisson 2e adjoint (9 voix).
  • 18/03/1989 : Colette Minot. élue au premier tour avec 9 voix, Francis Thirion 1er adjoint (10 voix), José Moisson 2e adjoint (9 voix).
  • 23/06/1995 : Colette Minot élue au premier tour avec 8 voix, Francis Thirion 1er adjoint (9 voix), Bernard Perrin 2e adjoint (9 voix).
  • 23/03/2001 : Francis Thirion : élu au 1er tour avec 6 voix, Bernard Perrin 1er adjoint (7 voix), Claude André 2e adjoint (6 voix).
  • 14/03/2008 : Francis Thirion, élu au 1er tour, Bernard Perrin 1er adjoint, Laurent Antoine 2e adjoint, Joël DEMANGE 3ème adjoint (élu en cours de mandat le 26/05/2011).
  • 28/03/2014 : Francis Thirion élu au 1er tour, Joël DEMANGE 1er adjoint, Bernard PERRIN 2e adjoint, Armelle VIREY-SIMON 3ème adjointe.  

Les curés.

Jean ÉGLISE, curé en 1464.

Philippe VRAYOT, en 1495.

Jean VRAYOT, en 1500.

Étienne PATEZ, en 1513 et 1516.

Claude BOYARD, du diocèse de Troyes, ordonné prêtre en 1520, bachelier en droit canon, en 1540 et jusqu'en 1560, où il résigne, puis curé de Saint Amatre.

Jean BOYARD, du diocèse de Troyes, ordonné prêtre vers 1548, de 1560 à 1563, puis curé de Vitry-le-croisé.

Pierre FRÉROT, chanoine de Saulx-le-Duc, ex-curé de Vitry-le-Croisé, en 1563, où il résigne, puis curé de Ville-sur-Arce.

François GIGAUDET, ex-curé de Curmont de 1563.

Grégoire THIRAN, en 1608, où il résigne, puis curé de Noiron-les-Cîteaux.

Guy MONJARDET, ex-curé de Châtoillenot, de 1608 à 1609, où il résigne. Il était receveur de l'hôpital Saint-Laurent de Langres; Il mourut en 1613 et fut inhumé à Saint-Mammès près de l'entrée de la chapelle du cloître.

Benoît FOUCHERET, chanoine de Langres, ex-curé de Bissey-la-Côte, de 1609 à 1615, où il résigne.

Jean FÈBVRE, de 1615 à 1647, où il meurt.

Jean CORNU, de 1647.

Matthieu MILLETON, ex-curé de Lecey, en 1654, où il meurt.

Claude FOISSEY, de 1654 à 1688, où il résigne.

René SURESNE, ex-vicaire de Marac, de 1688 à 1702, où il résigne et meurt vers 1705.

Antoine MONJARDET, concurrent évincé d'un canonicat de Langres, de 1702 à 1744, où il meurt.

Dominique ROYER, langrois, ordonné prêtre vers 1738, ex-vicaire de Saint-Pierre de Langres, de 1744 à 1761, puis chapelain mépartiste de Saint-Amatre, mort en 1766.

Claude GERDY, ex-chapelain de Saint-Amatre, ex-desservant de l'hôpital de la Charité à Langres, de 1761 à 1772, où il meurt.

Jean-Baptiste CHAUCHARD, né à Breuvannes en 1741, prêtre en 1768, ex-vicaire de Saint-Martin de Langres, de 1772 à 1826, où il meurt très estimé de ses paroissiens, après avoir rétracté le serment constitutionnel.

Jean-Baptiste CHAMOIN, ex-vicaire de Neuilly-L'Evêque, de 1826 à 1832, où il meurt.

Nicolas LAURENT, ex-curé-doyen d'Audeloncourt, de 1832 à 1879, établi vice-doyen en 1869.

Antoine Eugène DERBAGE, né en 1836, de 1879 à 1906.

Jules GALISSOT, de 1906 à 1940 dernier curé résident à Heuilley-Cotton.

Roger TURLURE, curé doyen de Longeau, de 1939 à 1942.

Joseph RABIET, curé doyen de Longeau, de 1942 à 1950.

Henri FÈVRE, curé doyen de Longeau, de 1950 à 1994.

Gilbert BAUDIER, curé de Chalindrey, de 1994 à 1999 puis curé de la paroisse nouvelle Notre-Dame des Bois de 1999 à 2002.

Bernard AUVIGNE abbé, administrateur de la paroisse Notre-Dame des Bois de 2002 à 2003.

Henri MICHEL abbé, curé de la paroisse Notre-Dame des Bois de 2003 à 2013.

François TOUVET abbé, administrateur de la paroisse Notre-Dame des Bois de 2013 à 2014.

Grégory VALLON abbé, vicaire de la paroisse Notre-Dame des Bois de 2013 à 2014 et curé depuis 2014.


Source : "Le diocèse de Langres, histoire et statistique par L'ABBE ROUSSEL curé d'Ozières", édition de 1875 tome II (pour la période concernée).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 281 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500 485 519 503 506 545 531 517 531
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
477 477 500 476 495 905 501 432 423
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
630 380 342 318 290 274 282 326 282
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
309 269 270 272 307 270 272 279 281
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Photographies, Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La photographie

A partir de 1897 et jusqu'à la première guerre mondiale, la carte postale a connu un essor considérable. Toute occasion était bonne pour faire découvrir son village, son lieu de vie à sa famille, à ses amis.

Ainsi chaque ville, village ou hameau a été immortalisé en nombres importants sur ces supports. Rien que pour Heuilley-Cotton, plus de 120 cartes postales sont répertoriées. Ce sont des témoignages d'une époque révolue.

La rue principale
La rue principale
Heuilley-Cotton vu d'avion
Grande rue
Rue du Saule
Quartier du port
Rue du Saule
Une rue devant chez le maréchal ferrant
La place principale
La gare
La drague
Chargement d'un bateau
La 1ère écluse
Grande rue
Café du canal
L'école libre
Remise des prix à l'école libre
1906 école des filles
La gare
La rue principale
L'église, l'école et la mairie

Données particulières et anecdotes.[modifier | modifier le code]

  • Le chemin de fer, ligne de Langres à Dijon

La construction d'une ligne reliant Langres à Dijon par Is-sur-Tille fut projetée dès 1846, mais sa réalisation n'eut lieu qu'après la mise en exploitation des lignes Paris/Mulhouse et Saint-Dizier/Gray. Trois itinéraires avaient été proposés. Il fallait que le trajet entre Langres et Dijon fût le plus court possible et que le prix de revient fût le moins élevé possible. Ces trois trajets différent surtout par leurs tracés à l'approche de Langres :

1°) Lux, Chazeuil, Le Pailly, Balesmes (construction d'un tunnel) : longueur 72,21 km.
2°) Is-sur-Tille, Heuilley-Cotton, Noidant, Balesmes (construction d'un tunnel) : longueur 72,89 km
3°) Is-sur-Tile, Heuilley-Cotton, Le Pailly et Chalindrey (tunnel de Culmont) : longueur 68,63 km.

Ces trois lignes devaient franchir par un tunnel, le seuil entre les bassins de la Marne et de la Saône. Mais la construction d'un tunnel dans les deux premiers cas élevait le prix de revient alors que dans le troisième projet on envisageait d'utiliser le tunnel déjà construit de Culmont. Ce projet par Is sur Tille, Heuilley-Cotton et Chalindrey fut définitivement adopté en 1862. Mais il fut remis en question en 1864 car pour répondre aux impératifs militaires, la ligne devait aboutir dans Langres même. Or rejoignant la ligne Paris Mulhouse avant le tunnel de Culmont, la ligne Dijon Langres devait nécessairement passer au pied de la ville. Construite à partir de Dijon, cette ligne ne fut achevée qu'en 1875, retardée par la guerre de 1870/1871. En 1874, elle était partiellement en service entre Is-sur-Tille et Vaux-sous-Aubigny. Elle fut électrifiée en 1964/1965. Cette ligne est importante car elle assure la liaison directe entre la Lorraine, le nord-est, les pays frontaliers et le sud-est, l'Espagne et l'Italie. Un silo à grains desservi par un embranchement particulier a été construit en 1938. Malheureusement, la concurrence routière allait porter un coup fatal à la pérennité des "petites gares". Dès le début des années 1960, l'utilisation voyageur fut suspendue et la passerelle démolie en 1962. Le trafic des marchandises perdura jusqu'en avril 1976. La gare étant devenue vétuste et exigeant trop d'entretien, elle fut démolie en 1990. Le linteau de pierre gravé avec le nom de la station qui se trouvait sur le bâtiment abattu, trône désormais sur la place du village, témoin lapidaire et muet d'une époque révolue.

Source : Les cahiers haut-marnais N° 58-59, 3e et 4e trimestres 1959, d'après un mémoire présenté en 1959 à l'école normale d'instituteurs de Chaumont par Roger Fillon.

  • Le canal de la Marne à la Saône devenu le canal entre Champagne et Bourgogne

Historique.

Au XVIIIe siècle, les maîtres de forge, établis dans la vallée de la Marne, recherchant la possibilité d'expédier aux meilleurs coûts leur production, eurent l'idée de rendre la rivière Marne navigable à l'amont de Saint-Dizier puisqu'elle l'était déjà en aval.  La construction du canal de la Marne à la Saône fut réalisée en quatre temps. Le premier tronçon, de Vitry-le-François à Chamouilley fut donc entrepris en 1863 et mis en service en 1866. La poursuite est alors réclamée pour desservir le bassin métallurgique situé au sud. En 1870, les 72 km de canal de la Haute-Marne sont construits et permettent de rejoindre Donjeux. Il reste à réaliser les 152 km les plus difficiles et les plus coûteux pour que le canal de la Marne à la Saône devienne une réalité. Les travaux pour atteindre le bief de partage de Balesmes, au sud de Langres, sont lancés en 1879 et en 1895, le premier bateau à vapeur rejoint Heuilley-Cotton, terminus provisoire du canal imposé par l'insuffisance des moyens financiers dégagés par l'état. En 1900, la chambre de commerce et d'industrie obtient de contracter un emprunt pour finir cet ouvrage et c'est en définitive le 1er février 1907 que l'achèvement des travaux rendit possible la circulation sur toute la longueur. Le remboursement de l'emprunt sera assuré par un droit de péage à percevoir pendant cinquante ans, sur le tronçon d'Heuilley-Cotton à Licey sur Vingeanne (soit 39 km). Ces droits étaient perçus à l'écluse N°1 pour les péniches se dirigeant vers la Saône. Caractéristiques. Le canal de la Marne à la Saône, d'une longueur de 224 km traverse cinq départements (Marne, Meuse, Haute-Marne, Haute-Saône et Côte-d'or). Le canal est à bief de partage d'une longueur de 10 km situé sur le plateau de Langres, qu'il franchit par un tunnel de 4,820 km. Ce dernier délimite :

- Le versant Marne, d'une longueur de 152,420 km et compte 71 écluses rachetant une dénivellation de 239 m.
- Le versant Saône de 61,328 km de long qui comprend 43 écluses pour une dénivellation de 156 m.

L'alimentation du canal est assurée à partir de quatre réservoirs tous situés dans la région de Langres :

- Réservoir de la Liez, 15 300 000 mètres cubes de capacité,
- Réservoir de la Mouche, 7 700 000 mètres cubes de capacité,
- Réservoir de Charmes, 9 300 000 mètres cubes de capacité,
- Réservoir de la Vingeanne, 8 100 000 mètres cubes de capacité,

et est complétée, sur son parcours, par les apports des rivières de la Marne et de la Vingeanne, au moyen de prises d'eau aménagées à cet effet.

  • A Heuilley-Cotton, on n'est pas content

Il a fallu dévier la conduite d'eau de la source Sainte-Anne alimentant la commune. L'eau n'est plus assez abondante, une querelle s'élève. Le canal est-il fautif de ce manque d'eau? On le croit au village. Le conseil municipal refuse de rétablir un branchement au service de la navigation, précédemment sollicité pour alimenter la maison du Touage. Le branchement avait été fermé et tamponné, mais il avait été rouvert quelques jours après par les gendarmes qui habitent en ce moment cette maison, après que des pourparlers aient eu lieu entre le service de la gendarmerie et le maire d'Heuilley-Cotton : "Nous avons entendu dire qu'il avait été convenu que le branchement resterait ouvert jusqu'au départ de la brigade de gendarmerie. Le service de cette arme ayant déclaré que la brigade serait retirée si le branchement était supprimé". Dans son rapport du 4 septembre 1884, l'ingénieur en chef écrit : "Les difficultés qui existent entre le conseil municipal d'Heuilley-Cotton et le service du canal ne sont pas nouvelles. Elles ont vraisemblablement leurs origines dans la résistance que l'administration a été forcée d'opposer, lors des enquêtes parcellaires, aux prétentions exagérées de la commune qui n'allaient à rien, moins qu'à vouloir exiger l'empierrement de tous les chemins latéraux de défruitement dans le seul but de doter toute une contrée absolument privée de voies de communication, de chemins empierrés et viables, sans qu'il en coûte rien au conseil municipal. Le sous-préfet et le préfet ont dû, personnellement, intervenir à plusieurs reprises et ont été contraints de constater de l'inutilité de leurs efforts, en présence de l'opiniâtreté et de la passion du conseil municipal, passion poussée jusqu'à la dénaturation des faits et notamment dans la question de l'alimentation en eau de la maison qui sert aujourd'hui de caserne de gendarmerie". Qu'en est-il exactement? Une chose est certaine, on ne peut reprocher au conseil municipal de ne point soutenir les intérêts communaux ! ...

  • Escarmouches à Heuilley-Cotton

Dimanche dernier, des scènes de violence comme il ne s'en produit que trop souvent à Heuilley-Cotton, ont eu lieu à dix heures du soir. Une trentaine d'italiens menacent les gendarmes qui avaient arrêté un des leurs. Un détachement de vingt cinq hommes est envoyé sur les lieux. L'effectif du poste de gendarmerie d'Heuilley-Cotton est provisoirement porté à huit hommes, prélevés sur la brigade de Balesmes. La population de ce dernier village proteste, le maire démissionne.

  • Grèves à Heuilley-Cotton

Ainsi, le 8 juin 1883, à Heuilley-Cotton, 500 ouvriers du tunnel se mettent en grève sous prétexte que leur salaire avait été diminué. Sous-préfet et ingénieurs des ponts et chaussées sont sur place. Par mesure de précaution, des détachements de troupe sont envoyés sur les lieux (Les grèves avaient pour objet essentiel de protéger la vie de l'ouvrier). Vivre pour lui, c'est ne pas mourir de faim.

Source : Guide touristique édité par les voies navigables de France, Le canal et quatre lacs au pays de Langres par Lucien Gallio-Boisselier (office du tourisme du plateau de Langres).

  • 1931: Crash d'un avion sur Heuilley-Cotton!

En ce dimanche de septembre 1931, jour de la fête patronale à Cohons, monsieur Arthur Thirion avait invité à sa table quelques amis de l'Aéro-club de Haute-Marne, quand, au début de l'après-midi, arrive hors d'haleine et complètement affolé, un homme qui hurle : « Un avion vient de s'écraser sur votre maison à Heuilley-Cotton ». Le premier moment de stupeur passé, chacun saute dans sa voiture et fonce vers les lieux de l'accident.

Effectivement, sur la place, face à l'église, un avion est planté dans la toiture d'une ferme et seule, la queue de l'appareil émerge de la brèche creusée au milieu des tuiles.

Le pilote, penaud, est descendu avec précaution et, sans perdre une minute, Arthur Thirion le transporte vers l'hôpital de Langres. Fort heureusement, il n'est atteint que de blessures superficielles et, seul son amour propre aura à souffrir vraiment de cette aventure.

En réalité, l'avion n'est pas un de ceux appartenant à l'Aéro-Club, mais au centre d' entraînement civil de Dijon, centre auquel appartenait, comme plusieurs de ses collègues haut-marnais, le pilote de réserve G. et qui, à ce titre, étaient admis à faire chaque année, un certain nombre d'heures d'entraînement. Bien entendu, les consignes n'autorisaient pas les réservistes à s'écarter de l'aérodrome au-delà de limite strictement fixées, et Heuilley-Cotton se trouvait situé hors de la zone prescrite.

En dépit de ces instructions formelles, il avait déjà survolé au cours de la matinée, la commune de Noidant le chatenoy, passant, avaient déclaré, les fidèles assistant à la messe, au niveau des vitraux de l'église.

Fort de ces performances il était revenu l'après-midi saluer ses amis d 'Heuilley-Cotton qui se trouvaient réunis au café du village, situé derrière l'église. Effectuant des passages de plus en plus bas, le dernier lui fut fatal, puisque l'accrochage du coq surmontant le clocher le fit basculer puis, traversant la place, s'enfoncer dans la toiture de la ferme qui lui faisait face.

Cette démonstration, dont l'auteur n'avait pour but que d'épater la galerie, aurait pu se terminer par une catastrophe, compte tenu, d'une part, que quelques minutes avant ce bouquet final, c'était la sortie de Vêpres et de nombreuses personnes se trouvaient sur le parvis de l'église. D'autre part, qu'un incendie, le plus souvent inévitable dans ce genre d'accident (l'essence traversant le fourrage entreposé au grenier, s'écoulant lentement sur le sol de la grange) aurait pu entraîner la destruction de plusieurs bâtiments.

Un mystère plana longtemps sur la commune. Qu'était devenu le coq ?... Malgré les recherches, il était introuvable.

Plus tard, bien plus tard, il fut enfin retrouvé, mais où et dans quelles circonstances ?

Chute d'avion 09 1931
Chute d'avion 09 1931. Le coq de l'église a été décapité par l'avion.
Chute d'avion 09 1931
  • 1944 Le massacre

Le 28 juin 1944, un massacre a été commis sur le territoire de la commune.

Ce jour-là, huit français faisant partie d'un convoi de déportés pour Buchenwald ont été sauvagement abattus sur le bord de la voie ferrée Dijon - Chalindrey, suite à une tentative d'évasion. Ils ont été enterrés le lendemain par les habitants du village après avoir été photographiés et décrits scrupuleusement.

Entre les jambes de chacun fut placée une bouteille, laquelle contenait une feuille de papier portant les renseignements qui pourraient éventuellement permettre une ultérieure identification.

Après l'armistice, six défunts ont été formellement identifiés, l'identification du septième est présumée mais non confirmée quant au huitième, il restera à tout jamais dans l'anonymat d'une tombe lingonne, un disparu pour les siens et pour les gens de son pays. Il s'agit d'un homme d'un âge approximatif de trente ans, très petit: 1,54 mètre. Il a les cheveux noirs, crépus, une barbe rousse, le teint basané, le nez fortement convexe et long. Il porte une chemise bleue, un chandail kaki, un pantalon de drap kaki, retenu par une ceinture de cuir de un centimètre et demi de large, des chaussettes grises, des souliers de cuir montants.

Le 28 juin 1969, à l'initiative de diverses associations d'anciens combattants et victimes de guerre de la région, a été inauguré un nouveau monument dédié à la mémoire de ces martyrs.

La stèle commémorative

Source: Le massacre d'Heuilley-Cotton 28 juin 1944, témoignages recueillis par Jean Robinet.

  • 1944 La libération

Le 13 septembre 1944 soit plus de trois mois après le débarquement en Normandie, Heuilley-Cotton est libéré.

Quel bonheur et quel soulagement après ces longues années d'occupation!

Deux photos prises respectivement devant l'ancienne poste et devant l'ancienne épicerie, immortalisent cet instant historique.

La rue de la cure a été débaptisée et s'appelle la rue du 13 septembre, la rue de la ruelle se nomme désormais rue de la libération et la place du village, place de la libération.

la libération le 13 09 1944
La libération le 13 09 1944

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le massacre d'Heuilley-Cotton 28 juin 1944, témoignages recueillis par Jean Robinet.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : « Le diocèse de Langres, histoire et statistique par L'ABBE ROUSSEL curé d'Ozières » édition de 1875 tome II, la Haute-Marne ancienne et moderne d'Emile JOLIBOIS édition de 1858 et « Il était une fois...Heuilley-Cotton » par F. Mauchamp, juin 1972
  2. Source : « Il était une fois...Heuilley-Cotton » par F Mauchamp, juin 1972.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.