Giacomo Manzoni

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Giacomo Manzoni
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Giacomo Manzoni (né à Milan le ) est un compositeur, critique musical et traducteur italien. Proche de Luigi Nono, de Bruno Maderna et de Luigi Pestalozza, il a contribué à l'évolution de la musique atonale et engagée. Grâce à ses traductions de textes allemands, il a introduit l’œuvre de Theodor W. Adorno et d'Arnold Schoenberg en Italie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Giacomo Manzoni naît le 26 septembre à Milan, mais débute l'étude de la composition à Messine en 1948, sous la direction de Gino Contilli. Il poursuit ses études musicales au Conservatoire de Milan, où il étudie la composition avec Ettore Desderi et Orazio Fiume, le piano avec Allessandro Mozzati et la littérature italienne avec Salvatore Quasimodo. Parallèlement, il obtient un diplôme en Langues et Littératures Étrangères à l’Université Bocconi de Milan, où il soutient une thèse sur le rôle de la musique dans l’œuvre de Thomas Mann, auteur qu'il rencontre en 1955. En 1956, il devient rédacteur de la revue de musique contemporaine Il Diapason, et joue aussi en tant que pianiste dans la mise en scène de Giorgio Strehler pour l’L’Opéra de quat’sous, sous la direction de Bruno Maderna. Entre 1956 et 1957 Manzoni participe aux cours d’été de Darmstadt, où est créée sa Seconda piccola suite. Entre 1958 et 1966, il est critique musical du quotidien de gauche L’Unità et, à partir de 1959, il traduit en italien de nombreux écrits deTheodor W. Adorno et d'Arnold Schoenberg. Dès 1962, Manzoni a été professeur de composition dans plusieurs conservatoires italiens, dont celui de Milan et de Bologne, et a tenu des masterclass en Italie et à l'étranger.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Prix Unesco pour Parole da Beckett (1973).

Premio Abbiati pour Dedica, meilleure composition italienne de l’année (1989).

Leone d’oro à la carrière de la Biennale Musica de Venise (2007).

Écrits[modifier | modifier le code]

Guida all’ascolto della musica sinfonica, Milan, Feltrinelli, 1967.

Scritti, Florence, La Nuova Italia, 1991.

Tradizione e utopia, Milan, Feltrinelli, 1994.

Arnold Schönberg. L'uomo, l'opera, i testi musicati, Milan, Feltrinelli, 1975.

Écrits, textes réunis, traduits et annotés par Laurent Feneyrou, Paris, Basalte, 2006.

Parole per musica, Palerme, L'Epos, 2007.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Théâtre musical[modifier | modifier le code]

La legge (1955), action scénique en un temps, livret de Giacomo Manzoni

La sentenza (1960), un acte en deux tableaux, livret d’Emilio Jona

Atomtod (1964), en deux temps, livret d’Emilio Jona

Per Massimiliano Robespierre (1974), scènes musicales en deux temps, textes de Robespierre et d’autres auteurs, ordonnés par Giacomo Manzoni et Virginio Puecher, avec la collaboration de Luigi Pestalozza

Doktor Faustus, scene dal romanzo di Thomas Mann (1988), trois actes (11 tableaux, un interlude et un épilogue), texte de Thomas Mann ordonné par Giacomo Manzoni

Œuvres pour piano et orchestre[modifier | modifier le code]

Masse: Omaggio a Edgar Varèse (1977).

Più mosso (2014), pour deux piano et orchestre à cordes.

Œuvres pour orchestre[modifier | modifier le code]

Insiemi (1967).

Multipli (1973), pour orchestre de chambre.

Variabili (1973).

Lessico (1978), pour double orchestre de 24 ou 52 instruments à cordes.

Modulor (1979), pour quatre orchestres.

Ode (1982).

Adagio e solenne (Omaggio alla repubblica di San Marino) (1990).

Malinamusik (1990).

Il clamoroso non cominciar neppure (2000).

Sembianti (2003).

Mercurio transita davanti al sole (2006).

Studio 2012 (2012), pour orchestre de chambre.

Musique de chambre[modifier | modifier le code]

Preludio –« Grave » di W. Cuney– Finale (1956), pour voix de femme, clarinette, violon, alto et violoncelle.

Tre liriche di Éluard (1958), pour soprano, flûte trompette, violon et violoncelle.

4 poesie spagnole (1962), pour baryton, clarinette alto et guitare.

Dieci versi di Emily Dickinson (1988), pour soprano léger, quatuor à cordes, 2 harpes (11 ad libitum) et 10 instruments à cordes.

4 Epigrammi (1993), pour baryton, clarinette basse et ensemble instrumental (flûte/piccolo, hautbois, percussions, harpe, 2 violons, alto).

Ed io non prendo posa (1994), pour basse et 8 instruments (clarinette basse, 2 cors, harpe, 4 violoncelles).

Canzonetta « Se mi fusse » (1996), pour 10 voix de femme, crotales, cymbales suspendues et tambour.

Aria della gioia (1998), pour soprano, trompette et 2 cymbales suspendues.

Trame d’ombre (1998), pour soprano, ténor, chœur et ensemble instrumental.

Oltre la soglia (2001), quatuor à cordes avec voix de femme.

Alla terra (2003), pour mezzo-soprano et instruments.

Die Scheiße (2008), pour voix de femme, flûte en sol, clarinette basse, alto et violoncelle.

Kokin b (2008), pour 2 voix de femme, 4 clarinettes, 2 percussions, cordes.

…in diesem Meer…: 3 canti per C. A. (2009), pour baryton-basse, flûte, clarinette, clarinette basse, cor, percussion, harpe, violon, alto, violoncelle, contrebasse.

Il rumore del tempo (2011), pour soprano, piano, clarinette, alto et percussions.

Cascando: musica per il radio play di Samuel Beckett (2012), pour voix de femme, clarinette, cor, percussions, piano et violon.

Transcriptions[modifier | modifier le code]

Il ballo delle ingrate di Claudio Monteverdi (1968), pour orchestre moderne.

Omaggio a Josquin : trascrizione di « Nymphes des bois… » (Déploration d’Ockeghem) (1985), pour soprano, cor, violon, deux altos et violoncelle.

Musique de film[modifier | modifier le code]

Malina (1990), réalisation de Werner Schroeter, avec Isabelle Huppert.

Discographie[modifier | modifier le code]

Maurizio Pollini 20th century, Deutsche Grammophon : Masse: Omaggio a Edgar Varèse per pianoforte e orchestra ; Giuseppe Sinopoli (chef d’orchestre), Maurizio Pollini (piano).

Giacomo Manzoni – Musica da camera, Dischi Ricordi : Klavieralbum 1956, Incipit, Preludio – « Grave » Di Waring Cuney – Finale, Opus 50 (Daunium), Percorso GG, Omaggio A Josquin, Musica Notturna ; Echo Ensemble della Civica Scuola di Musica di Milano, Emilio Pomarico (chef d’orchestre).

Liens externes[modifier | modifier le code]