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Salvatore Sciarrino

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Salvatore Sciarrino
En .
Biographie
Naissance
Nationalité
Italienne
Formation
Autodidacte ; Turi Belfiore (1964) ; Franco Evangelisti (électronique, Accademia di Santa Cecilia, Rome, 1969)
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Académie nationale Sainte-Cécile (Rome)
Académie des Beaux-Arts de Bavière
Académie des arts de Berlin (depuis 2004)
Genres artistiques
Site web
Distinction
Prix SIMC (1971, 1974)
Prix Dallapiccola (1974)
Prix Abbiati (1983)
Premio Italia (1984)
Prix Prince Pierre de Monaco (2003)
Prix Feltrinelli international (2003)
Docteur honoris causa, université de Palerme (2007)
Prix du Land de Salzbourg (2006)
Prix Frontières de la Connaissance, Fondation BBVA (2011)
Prix Una vita per la musica, Teatro La Fenice (2014)
Lion d'or pour l'ensemble de la carrière, Biennale de Venise (2016)
Œuvres principales
Il suono e il tacere (d), Sonate pour piano n° 1 (d), Récitatif vague (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Salvatore Sciarrino, né le à Palerme, est un compositeur et interprète italien de musique contemporaine, considéré comme l'un des compositeurs les plus joués de son temps[1]. Autodidacte, il se définit lui-même comme « né libre, en dehors d'une école de musique »[2] et a développé, à partir du milieu des années 1960, un langage musical d'une cohérence et d'une originalité radicales, centré sur le silence, les sons à la limite du perceptible et une « écologie sonore » qui transforme en profondeur l'expérience d'écoute.

Enfance et formation à Palerme

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Dès l'enfance, Salvatore Sciarrino pratique la peinture avec une intensité remarquable — des expositions de ses graphiques seront présentées à Rome (1985), Paris (1994) et Città di Castello (1995) — avant de se tourner progressivement vers la musique, dont il acquiert les bases de façon entièrement autodidacte[1]. À l'âge de douze ans, il commence à composer sous la direction d'Antonio Titone, puis reçoit des leçons de Turi Belfiore à partir de 1964[3]. Il présente son premier concert public en 1962. Entre 1959 et 1965, il compose de nombreuses œuvres qu'il considère rétrospectivement comme appartenant encore à une période d'apprentissage[1]. Son style personnel se révèle à partir de 1966, date qu'il tient lui-même pour le début de son catalogue officiel.

Il complète ses études classiques et universitaires à Palerme, puis s'installe à Rome en 1969, où il suit les cours de Franco Evangelisti sur la musique électroacoustique à l'Accademia di Santa Cecilia. En 1977, il s'installe à Milan. Depuis 1983, il réside à Città di Castello, en Ombrie, où se concentre l'essentiel de son activité créatrice[4].

Enseignement

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De 1974 à 1996, Sciarrino enseigne dans les conservatoires de Milan (1974–1983), Pérouse (1983–1987) et Florence (1987–1996). Il dirige par ailleurs des cours de perfectionnement et des masterclasses à Città di Castello de 1979 à 2000, à l'université de Boston, et régulièrement à l'Accademia Musicale Chigiana de Sienne, qui lui consacre des sessions récurrentes dans le cadre de ses cours estivaux[3]. De 1977 à 1980, il est directeur du Teatro Comunale de Bologne[5]. Parmi les compositeurs qui ont suivi ses cours figurent Francesco Filidei, Lucia Ronchetti, Fabrizio de Rossi Re et Maurizio Pisati[5].

Sciarrino publie ses œuvres chez Ricordi de 1969 à 2004, puis chez Rai Trade (devenu RaiCom) de 2005 à 2021, et revient chez Ricordi à partir de 2022[4]. Sa discographie comprend plus de 150 enregistrements édités par les meilleures maisons de disques internationales[3].

Présence en France

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En 2002, son opéra Lohengrin (1984) est présenté avec succès à la Cité de la musique à Paris. En 2003, plus de 150 saxophonistes participent au Musée d'Orsay à l'exécution de La Bocca, i piedi, il suono (1997), événement filmé par France 3. En , l'opéra Da gelo a gelo est créé au festival de Schwetzingen, puis présenté en mai- à l'Opéra de Paris (Palais Garnier) sous la direction de Tito Ceccherini dans une mise en scène de la chorégraphe américaine Trisha Brown[6].

Esthétique

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L'œuvre de Salvatore Sciarrino se caractérise par une approche radicale du silence et du son infime. Son univers sonore est transparent, raréfié, proche du « zéro sonore » — terme par lequel le compositeur désigne non pas l'absence de musique mais la plénitude de toute possibilité sonore[6]. Ses partitions sont parcourues par des souffles, des chuchotements, des sons harmoniques, des techniques instrumentales étendues (flutter-tongue, multiphoniques, harmoniques) qui génèrent une « poésie sonore » par variation subtile des timbres et des textures. La musique de Sciarrino exige une autre manière d'écouter, une prise de conscience émotionnelle de la réalité et de soi-même, selon ses propres mots[7]. La critique musicale allemande qualifie ce phénomène d'« écologie de la perception » (Ökologie der Wahrnehmung)[8].

Malgré sa filiation avec les grandes figures de l'avant-garde musicale — notamment Karlheinz Stockhausen — Sciarrino insiste sur la continuité historique de sa musique. Son œuvre procède d'une évolution graduelle (plutôt que de ruptures stylistiques) et entretient un rapport permanent avec le passé musical, notamment à travers les «~élaborations~» — terme qu'il préfère à « transcription » — qu'il consacre à Carlo Gesualdo, Domenico Scarlatti, Jean-Sébastien Bach, Wolfgang Amadeus Mozart, Felix Mendelssohn, Maurice Ravel, Duke Ellington ou Ary Barroso[5]. Depuis 1969, l'une de ses œuvres s'intitule déjà « élaboration pour instruments et voix », ce qui indique l'ancienneté de cette pratique[9].

Son théâtre musical, qu'il qualifie d'«~antinaturaliste et mystique~»[10], accorde une place centrale au corps de l'interprète et de l'auditeur. La plupart de ses opéras des années 1980 et 1990 s'inscrivent dans ce qu'il appelle un « théâtre des corps », prolongeant les expériences performatives des années 1960.

Sciarrino est également auteur de la plupart des livrets de ses propres opéras, ainsi que d'essais, articles et textes rassemblés dans Carte da suono (CIDIM – Novecento, 2001). Son livre interdisciplinaire sur la forme musicale, Le figure della musica, da Beethoven a oggi (Ricordi, 1998), est considéré comme une contribution théorique majeure[4].

Théâtre musical et opéra

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  • Amore e Psiche (1973) — opéra en un acte
  • Aspern (1978) — Singspiel en 2 actes
  • Cailles en sarcophage. Atti per un museo delle ossessioni (1979–1980) — opéra en 3 parties
  • Vanitas. Natura morta in un atto (1981–1987) — pour voix (mezzo-soprano), violoncelle et piano
  • Lohengrin. Azione invisibile per solista (1982–1984) — pour soliste, instruments et voix
  • Perseo e Andromeda (1992) — opéra en un acte
  • Infinito nero. Estasi in un atto (1998) — pour voix et huit instruments
  • Luci mie traditrici (1998) — opéra en 2 actes (d'après le destin de Carlo Gesualdo)
  • Morte a Venezia. Studi sullo spessore lineare (1991) — ballet en 2 actes sur des musiques de Jean-Sébastien Bach
  • Macbeth. Tre atti senza nome (2002) — d'après Shakespeare
  • Lohengrin 2. Disegno per un giardino sonoro (2004)
  • Da gelo a gelo (D'un hiver l'autre, 2006) — 100 scènes, 65 poèmes d'Izumi Shikibu ; création Schwetzingen ; Opéra de Paris, 2007
  • La porta della legge. Quasi un monologo circolare (2008) — opéra en un acte, d'après Kafka ; création Wuppertal,
  • Superflumina (2010) — opéra en un acte
  • Ti vedo, ti sento, mi perdo (In attesa di Stradella) (2017) — opéra en deux actes
  • Venere e Adone. Naufragio di un mito (2021)
  • Il canto s'attrista, perché? (scene da Eschilo) (2019)
  • L'Agamennone (2025) — opéra en deux actes
  • Il novello Perseo. Note ai margini di Perseo e Andromeda (2025) — opéra en un acte
  • Grande sonata da camera (1976)
  • Berceuse (1977)
  • Berceuse variata (1977)
  • Il paese senz'alba (1977)
  • Il paese senza tramonto (1977, avec soprano)
  • Clair de lune op. 25 (1978, piano et orchestre)
  • Flos, florum (1981, chœur et orchestre)
  • Autoritratto nella notte (1983)
  • Allegoria della notte (1985, violon et orchestre)
  • Sui poemi concentrici I, II, III (1988, solistes et orchestre)
  • Morte di Borromini (1988, avec lecteur)
  • Efebo con radio (1988, voix et orchestre)
  • Cadenzario (1991)
  • Frammento e Adagio (1992, flûte et orchestre)
  • I fuochi oltre la ragione (1997)
  • Il cerchio tagliato dei suoni (1997, 4 flûtes solos et 100 flûtes)
  • La bocca, i piedi, il suono (1997, 4 saxophones solos et 100 saxophones)
  • Recitativo oscuro (1999, piano et orchestre)
  • Il clima dopo Harry Partch (2000, piano et orchestre)
  • Il giornale della necropoli (2000, accordéon et orchestre)
  • L'immaginazione a se stessa (1996, chœur et orchestre)
  • Soffio e forma (1995)
  • Studi per l'intonazione del mare (2000, voix, flûtes, saxophones, orchestre)
  • Il suono e il tacere (2004)
  • Shadow of Sound (2005)
  • Storie di altre storie (2005, accordéon et orchestre)
  • Perturbazione in arrivo nel settore trombe (2012, cor et orchestre)
  • Giorno velato presso il lago nero (2013, violon et orchestre)
  • L'imprecisa macchina del tempo (2014, chœur et orchestre de chambre)
  • Quando ci risvegliamo (2015)
  • Come se un amico. Canzone da Chopin (2015, voix et orchestre)
  • La nuova Euridice secondo Rilke (2015, soprano et orchestre)
  • Rispondono a chi? (melodie circolari da Wagner) (2018)
  • In dono a Morricone, aria d'auguri (2018, trompette et orchestre)
  • Preludio all'Adagietto (2019, d'après Mahler/Puccini)
  • Piogge diverse (2019, 5 chants pour baryton et grand orchestre)
  • Al sognatore di cupole (2019, chœur et instruments)
  • La voce del sangue (2024, récitant, flûte et orchestre)
  • Nocturnes (2024)
  • Danze di un rivoluzionario malinconico. Elaborazioni per orchestra da Chopin (2023)
  • Love & Fury (Songbook from Stradella) per voce e orchestra (2023)

Ensemble de chambre

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  • Quintettino n. 1 (1977, clarinette et quatuor à cordes)
  • Quintettino n. 2 (1977, flûte, hautbois, clarinette, basson, cor)
  • Di Zefiro e Pan (1977, 10 instruments à vent)
  • Le ragioni delle conchiglie (1986, quintette)
  • Il tempo con l'obelisco (1985, 6 instruments)
  • Lo spazio inverso (1985)
  • Prologo in terra (1985, flûte, clarinette et quatuor à cordes)
  • Centauro marino (1984, clarinette, violon, alto, violoncelle et piano)
  • Codex purpureus (1983, trio à cordes)
  • Codex purpureus II (1983, piano et cordes)
  • Che sai, guardiano della notte? (1981, clarinette et petit orchestre)
  • Introduzione all'oscuro (1981, 12 instruments)
  • Il silenzio degli oracoli (1989, quintette à vents)
  • In nomine nominis (2001, 8 exécutants)
  • Omaggio a Burri (1995, violon, flûte en sol et clarinette basse)
  • Nuvolario (1995, voix, flûte, trompette, percussions, 2 altos)
  • Muro d'orizzonte (1997, flûte en sol, cor anglais, clarinette basse)
  • Quattro intermezzi (2000, ensemble, suite de Luci mie traditrici)
  • Il giardino di Sara (2008, soprano et instruments)
  • Fanofania (2010)
  • Vento d'ombra (2005)
  • Archeologia del telefono (2005, 13 instruments)
  • Scena di vento (2004, 3 instruments)
  • Due smarrimenti (2003, voix et 8 instruments)
  • Graffito sul mare (2003, trio et orchestre)
  • Gesualdo senza parole (2013)
  • Arioso a 5 (2018)
  • Paesaggi con macerie (2022)
  • Una lettera e 6 canti (2022, voix et 6 musiciens)
  • Linee d'aria (2022, violoncelle et instruments)
  • Due cori per l'Agamennone (2023, 3 voix et ensemble)
  • Il sogno di Stradella (2017, piano et instruments)

Quatuors à cordes

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  • II Quartetto (1967)
  • Sei capricci (1976, violon)
  • Sei quartetti brevi (1992)
  • Quartetto n. 7 (2000)
  • Quartetto n. 8 (2008)
  • Ombre nel mattino di Piero (Quartetto n. 9) (2012)
  • L'esercizio della stravaganza. Généalogie (2014, études d'après D. Scarlatti)
  • Due pezzi per quartetto (2024)

Musique vocale (sans orchestre)

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  • Aka aka to I, II, III (1969, soprano et 12 instruments)
  • 12 canzoni da battello (1977, soprano et instruments)
  • 5 scene da Cailles en sarcophage (1981, voix et instruments)
  • Cantare con silenzio (1999, 6 voix, flûte, percussions, résonances électroniques)
  • 3 Canti senza pietre (1999, 7 voix)
  • Responsorio delle tenebre (2001, 6 voix)
  • 12 Madrigali (2007, 8 ou 7 chanteurs)
  • Cantiere del Poema (2011, soprano et 10 instruments, textes de Pétrarque et Foscolo)
  • Senza sale d'aspetto (2001, 2011, speaker féminin et orchestre)
  • Diverbio fra mottetti, con due sogni (2015, chœur et quatuor de saxophones)
  • Carnaval (2012, 5 voix, piano et instruments)
  • Due risvegli e il vento (1997, soprano et instruments)
  • Passionis fragmenta (2017, soprano, flûte, alto, violoncelle, orgue)
  • Immagina il deserto (2016, voix et instruments)
  • L'altro giardino (2009, voix et 8 instruments)
  • Stupori (2018, baryton, flûte, violon et percussions)
  • Languire a Palermo (Wagner, melodie ultime) (2019)
  • Sei nuovi capricci e un saluto (2023, violon)
  • Folk Song (through Beethoven to Berio) (2023)

Musique pour piano

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  • De la nuit (1971)
  • Esercizio (1972)
  • I Sonata (1976)
  • Etude de concert (1976)
  • Toccata (1976, clavecin)
  • II Sonata (1983)
  • Anamorfosi (1981)
  • Perduto in una città d'acque (1992)
  • IV Sonata (1992)
  • V Sonata con 5 finali diversi (1994)
  • Polveri laterali (1997)
  • Due notturni (1999)
  • Notturno n. 3 (1998)
  • Notturno n. 4 (1998)
  • Due notturni crudeli (2001)
  • Dita unite a quattro mani (2009, piano à 4 mains)
  • III Sonata (1990)

Musique pour flûte

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  • All'aure in una lontananza (1978)
  • Addio case del vento (1993)
  • Fra i testi dedicati alle nubi (1990)
  • L'orizzonte luminoso di Aton (1990)
  • Canzona di ringraziamento (1985)
  • Come vengono prodotti gli incantesimi? (1985)
  • Hermes (1984)
  • Morgana (1983)
  • Morte tamburo (1999)
  • L'orologio di Bergson (1999)
  • Immagine fenicia (2001, flûte amplifiée)
  • Lettera degli antipodi portata dal vento (2001)
  • Autostrada prima di Babilonia (2015)
  • Il pomeriggio di un allarme al parcheggio (2015, 2 versions)
  • Un capitolo mancante (2016)
  • Cresce veloce un cristallo (2018, flûte et résonateurs naturels)
  • Fogli per giovani fauni (2019)
  • Un tibetano a Parigi (2018–2019)
  • L'opera per flauto volume III (2022)

Autres instruments solos

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  • Tre notturni brillanti (1975, alto)
  • Siciliano (1975, flûte et clavecin)
  • Sei capricci (1976, violon)
  • Fauno che fischia a un merlo (1980, flûte et harpe)
  • Ai limiti della notte (1982, alto ; 1984, transcription violoncelle)
  • Esplorazione del bianco I (1986, contrebasse)
  • Esplorazione del bianco II (1986, flûte, clarinette basse, guitare et violon)
  • Esplorazione del bianco III (1986, batterie de jazz)
  • Capriccio di una corda (2009, violon)
  • Fra sé. Capriccio per violino (2009)
  • Vagabonde blu (1999, accordéon)
  • Il legno e la parola (2004, marimba et cloche)
  • Senza vento (2020, violoncelle seul)
  • Agitato cantabile – Capriccio sulla lontananza (2020, cor seul)
  • Dialoghi sull'ultima corda (2014, deux violoncelles)

Élaborations

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Sciarrino utilise le terme d'« élaboration » (plutôt que de « transcription ») pour les œuvres qu'il réalise à partir de la musique du passé[7]. Il en a composé pour des œuvres de Carlo Gesualdo (*Le voci sottovetro*, 1999 ; *Gesualdo senza parole*, 2013), Domenico Scarlatti (*Canzoniere da Scarlatti*, 1998 ; *Esercizi di tre stili*, 2000 ; *L'esercizio della stravaganza*, 2014), Jean-Sébastien Bach (*Toccata e fuga in re minore BWV 565*, 1993 ; *Adagio* d'après BWV 1029, 2009), Wolfgang Amadeus Mozart (*Cadenze e fermate* pour divers concertos, 1982, 1989 ; *Mozart a 9 anni*, 1993 ; *Adagio KV 356*, 1995), Gioachino Rossini (*Giovanna d'Arco*, 1990), Duke Ellington (*Sophisticated Lady*, 1999), Ary Barroso (*Brazil*, 1988), Franz Schubert (Storie di altre storie, 2005), Franz Liszt (*Sposalizio*, 2015), Frédéric Chopin (*Danze di un rivoluzionario malinconico*, 2023 ; *Come se un amico*, 2015), Alessandro Stradella (2018, 2023), Richard Wagner (2018, 2019).

Scénographies et installations

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  • La voce dell'inferno (1981, bande magnétique)
  • Studi per l'intonazione del mare (2000, avec 100 flûtes et 100 saxophones)
  • La bocca, i piedi, il suono (1997, 4 saxophonistes solos et 100 saxophones en mouvement)
  • Il cerchio tagliato dei suoni (1997, 4 flûtistes solos et 100 flûtes)
  • Nom des airs (1994, électronique en direct)

Musiques de scène

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  • Musiche per "Orlando furioso" di Ludovico Ariosto (1969)
  • Musiche per "I bei colloqui" di Aurelio Pes (1970)
  • Musiche per "Lectura Dantis" di Carmelo Bene (1982)
  • Musiche per "All'uscita" di Luigi Pirandello (1979, version filmique 1985)
  • Musiche per "La Divina Commedia" di Dante Alighieri (1988, pour 100 épisodes télévisés)
  • Musiche per il "Paradiso" di Dante (1993, scène pour solistes et orchestre)
  • Le figure della musica, da Beethoven a oggi, Ricordi, Milan, 1998 — ouvrage interdisciplinaire sur la forme musicale
  • Carte da suono, CIDIM – Novecento, 2001 — recueil d'articles, essais et textes de diverses natures[4]

Distinctions

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Salvatore Sciarrino reçoit le prix de la Société internationale de musique contemporaine (SIMC) en 1971 et 1974, le prix Dallapiccola en 1974, l'Anno Discografico en 1979, le prix Psacaropoulos en 1983, le Prix Abbiati en 1983, le Premio Italia en 1984[6]. Il est nommé directeur du Teatro Comunale de Bologne de 1977 à 1980. En 2003, il reçoit le Prix Prince Pierre de Monaco et le Prix Feltrinelli international. En 2006, il reçoit le Prix du Land de Salzbourg pour l'ensemble de son œuvre. En 2007, l'université de Palerme lui confère le titre de docteur honoris causa en musicologie. En 2011, la Fondation BBVA lui décerne le prix Frontières de la Connaissance pour sa contribution à la musique contemporaine. En 2014, il reçoit le Prix Una vita per la musica du Teatro La Fenice de Venise. En 2016, la Biennale de Venise lui remet le Lion d'or pour l'ensemble de la carrière[4],[6]. Il est élu membre de l'Académie des arts de Berlin en 2004[11], ainsi que membre de l'Académie nationale Sainte-Cécile de Rome et de l'Académie des Beaux-Arts de Bavière. Il est membre du jury du Prix de composition Tōru-Takemitsu en 2011.

Bibliographie

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  • Gérard Pesson, « Héraclite, Démocrite et la méduse », in Entretemps, n° 9, Paris, 1990.
  • Martin Kaltenecker, « L'exploration du blanc » et « Entretien avec Salvatore Sciarrino », in Entretemps, n° 9, Paris, 1990[6].
  • Salvatore Sciarrino, Le figure della musica, da Beethoven a oggi, Ricordi, 1998.
  • Salvatore Sciarrino, Carte da suono, CIDIM – Novecento, 2001.
  • Roberto Giuliani, Salvatore Sciarrino. Catalogo delle opere : musiche e scritti, discografia, nastrografia, videografia, bibliografia, 2002 (collections du Musée de la musique – Philharmonie de Paris)[12].
  • Stefan Drees et al., Musik-Konzepte : Salvatore Sciarrino, edition text+kritik, Munich, 2013, (ISBN 978-3-86916-824-1).

Notes et références

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  1. a b et c « Salvatore Sciarrino », sur Komponisten der Gegenwart (KDG) (consulté le )
  2. « Salvatore Sciarrino im Portrait », sur Universität für Musik und darstellende Kunst Wien (consulté le )
  3. a b et c « Salvatore Sciarrino », sur Accademia Chigiana, Sienne (consulté le )
  4. a b c d et e « Salvatore Sciarrino », sur Ricordi (consulté le )
  5. a b et c « Salvatore Sciarrino – 4th Frontiers of Knowledge Award », sur BBVA Foundation (consulté le )
  6. a b c d et e « Salvatore Sciarrino – Biographie », sur IRCAM Ressources (consulté le )
  7. a et b « Salvatore Sciarrino », sur UMPG Classical (consulté le )
  8. « Hörbare Stille? Sichtbarer Klang? », sur ResearchGate, (consulté le )
  9. Note de renvoi de la fiche Wikipedia fr.
  10. « Salvatore Sciarrino », sur DeWiki (consulté le )
  11. « Salvatore Sciarrino », sur Akademie der Künste (consulté le )
  12. « Catalogue des œuvres Sciarrino », sur Philharmonie de Paris (consulté le )

Liens externes

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