Florentin Ficatier

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Florentin Ficatier
Florentin Ficatier

Naissance
Bar-le-Duc, Meuse
Décès (à 52 ans)
Saint-Nicolas-de-Port, Meurthe-et-Moselle
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de brigade
Années de service 1781-1813
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis

Florentin Ficatier est un général français de la Révolution et de l'Empire, né le à Bar-le-Duc dans la Meuse et mort le à Saint-Nicolas-de-Port, en Meurthe-et-Moselle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Du simple soldat au colonel[modifier | modifier le code]

Il entre en service comme soldat le 13 juin 1781 dans le régiment de Savoie-Carignan, devenu Régiment d'Angoulême. Il est nommé successivement caporal le 4 octobre 1783 et sergent le 11 juin 1785. Le 12 septembre 1789, il est congédié par ancienneté et retourne dans ses foyers. Le 6 septembre 1791, il est élu chef du 3e bataillon de volontaires de la Meuse. Il fait avec bravoure les campagnes de 1792 à l'armée du Centre et de 1793 à l'armée de la Moselle, mais il donne sa démission à la fin de l'année et se retire une nouvelle fois dans son département.

Cette même année, Florentin Ficatier se marie avec Marie Houssard à Nancy, en Meurthe-et-Moselle. Ils auront un unique fils dix ans plus tard, du nom de Pierre Victor Alexandre Ficatier[1], qui deviendra notamment auteur[2], sous-lieutenant au 25ème régiment d'infanterie, puis général, honorant ainsi la tradition militaire des Ficatier[3].

Le 22 septembre 1794, il est remis en activité comme officier d'ordonnance auprès du général Oudinot, son compatriote, avec lequel, il fait les campagnes des ans III à VI aux armées du Rhin, de Sambre-et-Meuse, et d'Angleterre. En l'an VII, il passe à l'armée d'Helvétie et y est nommé chef de bataillon le 5 août 1799 à la 2e demi-brigade d'infanterie de ligne. Le 26 septembre 1799, il se signale par sa bravoure et son dévouement à la bataille de Zurich, où il est blessé d'un coup de feu au pied droit.

Tableau de la bataille de Zurich
La bataille de Zurich, le 25 septembre 1799, où Ficatier est blessé. Huile sur toile de François Bouchot.

Il passe ensuite avec Masséna à l'armée d'Italie. Il donne à cette période de nouvelles preuves de son courage et de ses talents militaires, notamment à l'affaire du 10 avril 1800, dans la rivière de Gênes, où il reçoit un coup de feu à la jambe droite et est fait prisonnier. Échangé quelques jours après, il continue de servir à l'armée d'Italie et est nommé chef de brigade par le général en chef Masséna le 3 août 1800. Le 23 septembre, il prend le commandement du 72e régiment d'infanterie de ligne. À l'issue de la campagne, il est cité comme l'un des plus braves officiers de l'armée d'Italie. De retour en France après le traité d'Amiens, il tient garnison à Nancy pendant les ans X et XII. Il fait partie des troupes du camp de Saint-Omer en l'an XII et en l'an XIII. Fait membre de la Légion d'honneur le 11 décembre 1803, il passe officier du même ordre le 14 juin 1804.

Général de l'Empire[modifier | modifier le code]

Il participe ensuite aux campagnes de l'an XIV à 1807 sur les côtes de l'Océan et à la Grande Armée. Il est créé baron de l'Empire le 19 mars 1808 puis promu général de brigade le 22 octobre. Le 15 novembre de la même année, il est employé au camp de Boulogne avant de passer à l'armée du Rhin le 20 mars 1809. Il fait la campagne d'Allemagne au sein de cette armée. Le 16 mai 1809, il est élevé au grade de commandeur de la Légion d'honneur.

Le 14 avril 1810, depuis le palais impérial de Compiègne, Napoléon Ier lui-même déclare: « J'approuve que les généraux Salme, Ficatier, Lorencez soient envoyés en Catalogne »[4]. Ce jour-même, Florentin Ficatier passe alors à l'armée de Catalogne, et y sert jusqu'au 27 décembre 1811, date à laquelle il est mis en disponibilité. Au cours de son service en Catalogne, il assiste au siège de Tarragone à la tête de la brigade Salme, où plusieurs officiers importants trouvent la mort[4].

Le siège de Tarragone en 1811, vu par le peintre Jean-Charles-Joseph Rémond.

Le 4 mars 1812, il est employé dans la 15e division militaire et prend le commandement de la 5e brigade des gardes nationales actives le 20 mai 1812. Le 3 mars 1813, il est nommé commandant d'une des brigades du 2e corps d'observation du Rhin, mais sa santé altérée par les fatigues de la guerre ne lui permettent plus de servir activement. Admis à la retraite le 27 juin 1813, il se voit accorder la croix de chevalier de Saint-Louis par Louis XVIII le 1er novembre 1814, pendant la Première Restauration. Il meurt le 28 novembre 1817 à Saint-Nicolas-de-Port.

Dotation[modifier | modifier le code]

  • Le 17 mars 1808, donataire d'une rente de 4 000 francs sur les biens réservés en Westphalie.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Nom du baron et blasonnement
Orn ext baron de l'Empire ComLH.svg
Armoiries du Baron Florentin Ficatier.svg


Armes du baron Florentin Ficatier et de l'Empire, décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 10 septembre 1808, commandeur de la Légion d'honneur

D'or ; au trois chevrons d'azur ; quartier des barons militaires brochant sur le tout - Livrées : bleu, rouge, jaune. (aperçu).

Famille et descendance[modifier | modifier le code]

  • La famille du général Ficatier est entièrement originaire de la Meuse, le plus souvent de la ville de Revigny-sur-Ornain, à quelques lieux de sa ville natale de Bar-le-Duc. C'est une famille de militaires et d'artisans (cordonniers et entrepreneurs en maçonnerie)[réf. nécessaire].
Raymond Poincaré.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Visionneuse - Archives Départementales de Meurthe et Moselle », sur archivesenligne.archives.cg54.fr (consulté le 6 septembre 2018)
  2. « Pierre Victor Alexandre Ficatier (1803-1880) », sur data.bnf.fr
  3. Journal militaire, Magimel, Anselin et Pochard, (lire en ligne)
  4. a et b « Le dernier combat du "brave" général Salme », sur La Haute-Marne sous l'Aigle, (consulté le 21 septembre 2018)
  5. Rémy Porte, « Raymond Poincaré, le président de la Grande Guerre », La Nouvelle Revue d'histoire, no 88,‎ , p. 44 à 46.

Sources[modifier | modifier le code]