Famille de Candie

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Image représentant deux personnes Cette page explique l’histoire ou répertorie les différents membres de la famille de Candie.
Famille de Candie
Image illustrative de l'article Famille de Candie
Armes

Blasonnement De gueules, semé de fleurs de lis d'or, à la bande d'azur, brochant sur le tout[1].
Devise « Tout à rebours »
Pays ou province d’origine Duché de Savoie
Fiefs tenus Salagine
Demeures Salagine

La famille de Candie est une ancienne famille du duché de Savoie, issue de l'antique bourgeoisie de Chambéry, anoblie dès le XIVe siècle[2],[3],[4]. Elle s'est éteinte au XVIe siècle après avoir contracté des alliances avec les familles de Conzié, Mareschal, Becerel, etc.[1]

Historique[modifier | modifier le code]

Selon le généalogiste Amédée de Foras, la famille de Candie est considérée comme l'une « des trois plus anciennes familles connues de l'antique bourgeoisie de Chambéry », avec les Bonivard et les Chabod[2]. Des membres de cette famille sont qualifiés de nobles dès le XIVe siècle[2]. Deux membres participent au tournoi de Chambéry de 1348[2].

La famille donne naissance à deux branches, l'une savoyarde, l'autre bressane[2]. La première s'éteint en 1560 et ses biens passent à la branche installée en Bresse[2]. Les Candie de Bresse vendent l'ensemble de leurs droits et biens à Pierre Juge de Rumilly, sénateur au Sénat de Savoie, en 1570[2],[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Maison de Candie

De gueules, semé de fleurs de lis d'or, à la bande d'azur, brochant sur le tout[1],[6].

Le blason est utilisé lors du tournoi de Chambéry en 1348[6].

Devise : « Tout à rebours »[6]

Titres et possessions[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

La famille de Candie porta les titres, selon les périodes de :

Possessions[modifier | modifier le code]

Vue du château de Candie, dans le quartier de Chambéry-le-Vieux.

Liste par ordre alphabétique et non exhaustive des possessions tenues en nom propre ou en fief de la famille de Candie :

  • château de Candie (depuis 1334), à Chambéry[7]. Cette ancienne maison forte porta primitivement le nom de Chafardon, lorsque Robert Candie prêta hommage pour le fief avec Mars et Aymon, puis passa en septembre 1579, par vente, au sénateur Pierre Juge. Le château est désormais transformé en hôstellerie[8].
  • château de Salagine (1368-début XVe siècle), à Bloye.
  • Château de Salins, à Saint-Jean-d'Arvey. citation: « Les premiers que l'on connaisse, parmi les propriétaires de la Tour et de sa maison forte sont les Candie. Deux Candie figurèrent au Grand Tournoi de Chambéry en 1348 et leur principal fief était à Chambéry-le- Vieux »[9].
  • Maison, place Saint-Léger de Chambéry[10] ;

Personnalités de la famille[modifier | modifier le code]

Un Tournoi à Genève en 1498[modifier | modifier le code]

Maurice de Candie, seigneur de La Berruyre , assiste au Tournoi organisé à Genève le 19 mars 1498 par le duc Philibert II de Savoie, connu sous le nom de Philibert Le Beau. Son blason de gueules semé de lys d'or à la cotice d'azur brochant sur le tout est « mis à l'arbroise pour faict d'armes », parmi ceux des chevaliers présents[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Borel d'Hauterive (éd.), Annuaire de la noblesse de France (1861), p.377 (en ligne).
  2. a, b, c, d, e, f et g Foras, p. 300 (lire en ligne).
  3. Gabriel Pérouse, Les environs de Chambéry : Guide historique et archéologique, La Fontaine de Siloé, Collection « Champs régional », (ISBN 978-2-9086-9747-6, lire en ligne), p. 238.
  4. Pierre Lafargue, « Les élites chambériennes et la fonction châtelaine », dans Guido Castelnuovo, Olivier Mattéoni, « De part et d'autre des Alpes » : les châtelains des princes à la fin du moyen âge : actes de la table ronde de Chambéry, 11 et 12 octobre 2001, , 266 p. (lire en ligne).
  5. a, b et c Georges Chapier, Châteaux savoyards - Faucigny et Chablais, vol. 5, Grenoble, Éditions Revue Les Alpes, , 410 p. (lire en ligne).
  6. a, b et c Foras, p. 299 (lire en ligne).
  7. Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 86.
  8. Michèle Brocard, Les châteaux de Savoie, Cabedita, 2004, p-96-97
  9. Frédéric Mareschal, Le château de Salins, 2015-2016
  10. Martin-Franklin 1893, p. 106 (lire en ligne).
  11. a, b, c et d Martin-Franklin 1893, p. 107 (lire en ligne).
  12. Christian Regat - François Aubert 1999, p. 35.
  13. Samuel Guichenon, Histoire de Bresse et de Bugey, 1650 (lire en ligne).
  14. Foras, p. 301 (lire en ligne).
  15. Guichenon, ibid'
  16. Marguerite Debae, La bibliothèque de Marguérite d'Autriche: essai de reconstitution d'après l'inventaire de 1523 - 1524, Editions Peeters, 1995, page 193.
  17. Annuaire de la bibliothèque royale de Belgique, Volume 1-3, page 40,(Œuvres du sieur Candy, Gauvain de Candie), Koninklijke Bibliotheek Albert I.
  18. Guichenon, ibid
  19. Émile Bonneserre de Saint-Rémy, Un Tournoi à Genève en 1498, (Extrait de la Revue Nobiliaire Héraldique et Biographique. 1873-48 blasons)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Voiron, À Bloye, autrefois : monographie d'une paroisse et commune de l'Avant-pays savoyard, La Fontaine de Siloé, , 255 p. (ISBN 978-2-8420-6333-7).
  • Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Cabèdita, , 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5)
  • Jean Martin-Franklin, « Candie, maison-forte avec juridiction à Saint-Ombre (Chambéry-le-Vieux)  », Mémoires et documents, vol. 32,‎ , p. 103 et suivantes
  • Comte Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 1, Grenoble, Allier Frères, 1863-1966 (lire en ligne), p. 299 à 301, « Candie (de) »

Articles connexes[modifier | modifier le code]