Faïenceries et émaux de Longwy

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La fabrication des émaux de Longwy *
UNESCO-ICH-blue.svg Inventaire du patrimoine culturel
immatériel en France
Plat à décor de phénix, émaux de Longwy. Musée municipal de Longwy.
Plat à décor de phénix, émaux de Longwy. Musée municipal de Longwy.
Domaine * Savoir-faire
Lieu d'inventaire Grand Est
Meurthe-et-Moselle
Longwy
* Descriptif officiel Ministère de la Culture et de la Communication (France)

Les Faïenceries et Émaux de Longwy, fondées en 1798, sont situées en Lorraine, au nord du département de Meurthe-et-Moselle et aux frontières de la Belgique et du Luxembourg.

Le savoir-faire des émaux de Longwy est inscrit à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.

Historique[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Ancien couvent des Carmes

Charles Régnier est à l’origine de la fondation des Faïenceries de Longwy. Il installe la manufacture dans un ancien couvent carmélite devenu bien national. La production se limite à des pièces classiques comme des services de table.
L’Empereur Napoléon Ier, au retour de sa visite des fortifications de Vauban autour de la ville haute de Longwy, commande des services de table destinés aux Maison d'éducation de la Légion d'honneur[1].

Vers 1814-1815 la production s’arrête en raison de difficultés économiques dues principalement aux guerres napoléoniennes et au siège de la ville par les prussiens. Devant un redémarrage partiel de l'activité, Charles Régnier décide de vendre son entreprise en 1816 qui sera acquise par Jean-Antoine de Nothomb, ancien colonel d'un régiment de cuirassiers, marié à Marie-Catherine Boch laquelle est la fille de Pierre-Joseph Boch. Celui-ci étant le propriétaire des faïenceries d'Audun-le-Tiche et de Septfontaines. Ceci sera une chance car il pourra profiter des conseils de son beau-père et il développera la commercialisation et la production avec de nouvelles pâtes et l'émail au blanc fin jusqu'en 1835 date de son décès.

Sa fille Marie-Catherine Nothomb, est l'épouse (1832) de Henri-Joseph d'Huart, baron belge qui prendra donc logiquement la tête de la manufacture laissée en héritage à son épouse. Inventif et entreprenant, il améliore les techniques de fabrication et modernise l'entreprise et les ateliers avec notamment l'utilisation de fours à coke. Il innove une nouvelle glaçure et adopte les techniques de l'impression sur faïence. Cette période sera abondante en récompenses et médailles honorifiques à l'occasion de nombreuses expositions à Paris et en province. En 1866 il transmet l'entreprise à ses deux fils Fernand et Hippolyte.

Décor Fleur de Pommier Longwy D188

La naissance des Émaux[modifier | modifier le code]

Vers 1870, les deux fils d’Henri-Joseph, tous deux centraliens, sont aux commandes de la Faïencerie. Au dos des pièces produites, ils mettent leurs armoiries reconnaissables à leurs feuilles de houx. En réponse à l'engouement des Français pour les produits cloisonnés venus d’Extrême-Orient ils font appel à un italien, Amédée de Carenza qui a dirigé les usines de céramique de l’Empereur du Japon. Spécialiste du cloisonné, il apporte à Longwy le trait d’émail noir qui remplace le fil de laiton dont les orientaux se servent pour délimiter leurs couleurs[2]. Les célèbres Émaux de Longwy sont nés. Ils deviennent la spécialité de la ville.
En 1885, toujours pour riposter à l’invasion des produits asiatiques dans le domaine de la poterie, la Faïencerie recherche de nouveaux décors dans les tendances chinoises, japonaises, iznik, perses ou égyptiennes. Plusieurs motifs voient le jour, dont un semis de fleurs de pommiers blanches et roses sur un fond bleu céruléen, d’inspiration japonaise. Elles sont référencées à la Faïencerie sous le numéro D188[3].

Ce décor marque le début d’une période féconde, il est toujours produit de nos jours dans sa version originale ou revisitée.
Les deux frères d’Huart font aussi venir de nombreux céramistes ou peintres de Paris comme Charles Rudhart, Croisy, Carrière, Schuller, Cirode, Clairin ou Morlon pour moderniser la production qui marqueront leur empreinte dans des œuvres impressionnistes dans la technique dite de la Barbotine. Les émaux en Bleu de Sèvres seront souvent l'œuvre de Louis Ernie. Naîtront également à cette période d'autres techniques de production comme : la Majolique, la Brocatelle, le Grand Feu, le Flammé...

La fin du XIXe sera pour la Faïencerie une période très riche et composée d’œuvres prestigieuses et d'un talent artistique majestueux.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

À partir de 1918, le style Art déco ouvre de nouvelles perspectives artistiques à la Faïencerie, notamment au travers de l’association avec l’atelier d’art « Primavera » des magasins du Printemps.
Durant cette période, de nombreux artistes comme Lévy, Luce, Olesievicz ou Raymond Chevallier collaborent avec les Émaux de Longwy et créent des formes plus modernes et géométriques. Le point culminant de cette période est la participation à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925.
Le krach de 1929 aux États-Unis atteint la France dans les années 1930-1931 : l’activité est réduite et le personnel diminue. En 1939, l’activité cesse en raison de l’exode.

Vase Emaux de Longwy Période Art Déco

En 1945, l’entreprise redémarre avec deux cent cinquante ouvriers. Maurice Paul Chevallier (1892-1987), neveu de Raymond Chevallier, reprend la direction artistique, aidé par Paul Mignon meilleur jeune apprenti décorateur de France qui deviendra responsable des Ateliers Artistiques en 1972. L’abandon de la fabrication de services de table sera effective dans les années 1950.

En 1972 Christian Leclercq, ancien élève de Maurice Paul Chevallier, est reçu Meilleur Ouvrier de France. Entré à la Faïencerie en 1961 il la quitte en 1976 en y laissant une importante œuvre technique et artistique. Durant cette période viendront s'ajouter d'autres artistes comme Rolande Rizzi, Hélène Gabet, Jean Rabet, Louis Valenti... et sans oublier le talent des rehausseurs comme Albert Kirchtetter dont les pièces portent ses initiales "A K".

Vers 1975, malgré des efforts d'adaptation au marché, l'entreprise doit mettre en vente les collections d’œuvres historiques qui seront en partie préemptées par la commune de Longwy ce qui sera la base du futur musée municipal. Mais cette action ne sera pas suffisante et en 1976 la Faïencerie doit déposer le bilan et en 1977 la mise en liquidation judiciaire est prononcée - le 20 octobre 1977.

Albert Kirchtetter

La production se poursuit afin d’honorer les commandes en cours jusqu'au mois de décembre 1977, date à laquelle l'ensemble des salariés se retrouve au chômage. Cependant, le 23 janvier 1978, deux industriels parisiens, Messieurs Dadoun et Treussard, constitués en société anonyme, décident d'investir dans la production de faïences et émaux de Longwy. Ils rachètent une partie du matériel de l'ancienne usine, embauchent des anciens salariés de la faïencerie historique, y compris son ancien propriétaire, M. d'Huart, qui en prend la direction commerciale. La jeune société ouvre une ère nouvelle, en rééditant ou recolorant des décors Art déco, et en recherchant également de nouveaux marchés. Ils vont alors contacter les municipalités et collectivités régionales afin de leur proposer des objets décoratifs, assiettes, coupelles… ornées de blasons de ville. Les décors traditionnels ne sont pas pour autant abandonnés.

Rêve de Jungle par Jean Boggio

À partir des années 1980 la production va connaître un extraordinaire bouleversement créatif, tout d'abord avec l’arrivée à la Faïencerie en 1983, de Daniel Curetti (dit Danillo Curetti, appelé par M. Dadoun). Cet artiste contemporain d’origine suisse, apporte aux Faïencerie un souffle novateur avec ses décors modernes, sobres, colorés. Son passage imprime un style art déco, Curetti maîtrise dessin et matière, il travaille en aplats assez larges et utilise souvent de grosses boules dites « coloniales » ou des grandes coupes.

Ses premiers décors : le Bal Nègre, le Jazz sont saisissants, des couleurs fortes, brutales que soulignent un trait incisif.
Curetti démontre que Longwy peut produire d’autres décors que les motifs traditionnels.
Son inspiration très féconde attire un vaste public qui parfois confond ses pièces avec des créations des années 1920-1930.
Certaines de ses pièces, non épuisées, sont encore éditées à ce jour par les "Faïenceries et Emaux de Longwy".
Le renouveau se poursuit sous l'impulsion de la famille Kostka, qui reprend la faïencerie historique en 1991.
Ces derniers, tout en perpétuant le savoir-faire et les techniques inchangées de la faïencerie historique, modernisent la production en faisant très tôt appel aux meilleurs designers, peintres et stylistes français ou étrangers.

Cette nouvelle génération de créateurs s’empare d’une palette aux tons vifs et profonds, ou manie les ors et noir et blanc, et renouvelle les collections par les décors et les formes.
Parmi les designers on peut citer Jean Boggio, Alain Thomas, Carlo Maiolini, Jean-Claude Bligny, Nicolas de Waël, Evgenia Miro, Catherine Lhoir, Valérie Brand, Stéphane Gisclard, Jean-Luc Curabet…

Aux côtés de ces compositions plus contemporaines, les motifs japonais et les traditionnels semis de fleurs, quoique toujours édités et appréciés, ne représentent plus qu’une infime partie de la production.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Œuf Talisman par Frédéric Mané

En juillet 2015, la "Faïenceries et Emaux de Longwy" est placée en redressement judiciaire. Huit dossiers de repreneurs sont déposés au tribunal de commerce de Briey (Meurthe & Moselle). En décembre 2015, la justice commerciale valide le choix du groupe Emblem. Les "Faïenceries et Emaux de Longwy" deviennent la "Manufacture des émaux de Longwy 1798". L'entreprise est dirigée par Martin Piétri.

Autres ateliers[modifier | modifier le code]

D'autres ateliers perpétuent le savoir-faire traditionnel des émaux cernés à Longwy :

  • Emaux de Longwy Saint-Jean l’Aigle est une faïencerie labellisée "Entreprise du Patrimoine Vivant", fondée entre 1977 et 1978 par Danielle Peiffer-Noël, maître-artisan et Jacques Peiffer. C'est actuellement la dernière manufacture à disposer encore d'un four à bois pour la cuisson de vases de deux mètres de hauteur. Dirigée par Jacques G Peiffer.
  • Emaux d’Art de Longwy est une faïencerie labellisée "Entreprise du Patrimoine Vivant", fondé en 1988 par Christian Leclercq (Meilleur Ouvrier de France 1972), précédemment installé sous le nom d'Atelier du Bois des Seigneurs en 1976. Il est à ce jour le dernier grand artiste de l'ancienne faïencerie d'Huart.
  • Faïencerie et Emaux d'Art des Récollets, créée en 1983, rachetée en juin 2016 et dont l'origine remonte à la coopérative ouvrière fondée en 1983. Dirigée par David Mouquet.
  • Emaux de Saintignon se sont installés en 2000. Dirigée par Joel Barthelemy.
  • Artisan Emaux de Longwy existe depuis 2010. Dirigée par Thierry Hurst.

Fabrication[modifier | modifier le code]

Depuis plus d’un siècle, Longwy produit en France des émaux cernés au trait noir sur faïence. Cette technique délicate consiste à imprimer le décor en noir sur le biscuit brut, puis à remplir goutte à goutte chaque alvéole ainsi cernée avec un émail coloré. Cette technique manuelle est exécutée par un artisan chevronné. Elle était également notamment utilisée au XIXe siècle à Bordeaux et Gien.

La forme de la pièce est créée par des stylistes ou des sculpteurs. Un modèle en plâtre est alors réalisé par l'atelier de modelage.
Ce modèle, une fois moulé, génère un plâtre creux, dans lequel on coule la barbotine (mélange de kaolin, d’argile et d’eau). Celle-ci est spécialement conçue selon les besoins des Émaux de Longwy par un atelier spécialisé à Limoges.
Le plâtre, avide d’eau, aspire le liquide de la barbotine en contact avec sa surface : une croûte se forme le long de ses parois. Dès que l’épaisseur de la croûte atteint 7/8 mm on le retourne, vidant le trop-plein de barbotine encore à l’intérieur.
La pièce sèche alors dans le plâtre pendant 4/5 heures, puis est démoulée et laissée à l’air libre pendant 24 heures. Les racheveurs ébarbent les plans de joint et lui donnent un aspect lisse en la frottant à l’éponge.
La pièce, cuite à 1 050 °C pendant une nuit, devient le biscuit.

Le biscuit est ensuite imprimé soit à la main, soit au calque d’un trait d’encre noire qui souligne le décor de la pièce.
Chaque alvéole cernée par le trait est alors remplie manuellement d’émail coloré en utilisant une technique de goutte à goutte. La goutte d’émail séchant presque immédiatement au contact du biscuit poreux, il est impossible de « peindre » cette pièce, d’où la technique qui consiste à déposer une goutte d’émail coloré à côté d’une autre jusqu’au remplissage total de l’alvéole. Les faïenceries de Longwy utilisent exclusivement leurs propres couleurs qu’ils créent à partir d’oxydes dans leur laboratoire spécialisé.

La pose de l'émail au pinceau

Les décoratrices utilisent deux outils pour décorer les pièces : le pinceau ou le bâton de bois fin et long. Il existe aussi un autre outil, utilisé par certaines faïenceries et qui fait débat car elle ne respecte pas les principes de pose traditionnelle : la seringue de remplissage semi-automatique. Elaborée pour leur éviter les allers retours constants entre la pièce et la couleur, elle permet un gain important de productivité, une régularité et une homogénéité dans la pose de l'émail, mais n'est pas appréciée des puristes.

Suivant les faïenceries, la technique dite "du rehaussage" est encore utilisée pour sublimer le dessin. Celle-ci consiste à déposer une couleur supplémentaire (email à l'essence) sur l'email à sec pour ajouter du relief et de la profondeur. Ceci demande une grande maîtrise artistique dans le coup de pinceau pour apporter une note majestueuse au dessin. Si le premier coup de pinceau est loupé, il faut tout gratter et recommencer d'où le fait que certaines faïenceries utilisent de moins en moins la technique pour un gain de temps.

La pièce complètement émaillée est cuite une première fois à 750 °C pendant une nuit.
Une opération de retouche, nommée la repasse, a alors lieu pour combler les trous occasionnés par l’éclatement des bulles d’air.
La pièce est cuite une seconde fois à 750 °C. Puis, l’or est posé au pinceau, une troisième cuisson a lieu à 600 °C. Après ces différentes étapes, on passe de la terre de Sienne ou un colorant sur la surface émaillée pour rendre visibles les craquelures ; la pièce est alors terminée.

La décoratrice peut travailler sur le même objet de 30 à 50 heures. Le délai de fabrication d’une pièce simple, comme un chat, est de deux semaines et peut atteindre quatre semaines pour une pièce plus complexe.

Exemple de réalisations[modifier | modifier le code]

  • La célèbre boule coloniale de Maurice Paul Chevallier obtint une médaille d’or à l'Exposition coloniale internationale de Paris. Il est le cousin de Raymond Chevallier, le père des émaux de goût Art Déco à Longwy.
  • Plat pour Georges Pompidou par Paul Mignon
    Les grands plats uniques pour les Présidents de la République, comme Georges Pompidou ou François Mitterrand, qui seront la réalisation de l'artiste Paul Mignon seront aussi dans l'histoire de la Faïencerie des œuvres majestueuses.
  • L'œuvre magistrale de Christian Leclercq en émaux dite "La bataille de Rivoli" créée en 1969 pour le Bicentenaire de Napoléon Ier. Grand plat décoratif en faïence de terre rouge représentant la grande bataille napoléonienne, pièce d'étude entièrement réalisé à la main. Elle porte le cachet Atelier d'Art. Cette pièce unique sera éditée en série limitée avec cependant une modification (à la demande de la direction), le cheval agonisant au premier plan sera remplacé par un buisson.
    Bataille de Rivoli par Christian Leclercq 1969
  • Les boules coloniales de Daniel Curetti, dit Danillo Curetti. Parmi ses décors célèbres, citons Paul et Virginie, les signes du Zodiaque, les panthères, le Normandie, la Tour Eiffel, Iceberg, Barbara, Femme au collier…

Toutes ces pièces, éditées par les "Faïenceries et Emaux de Longwy" sont en tirage limité.
Curetti a conservé un public sensible à son art, ses créations sont toujours très appréciées et recherchées et ses réalisations sur boules dites « coloniales » sont souvent épuisées.
En 2006, une boule coloniale de Curetti a été vendue 3 200 euros lors d’une vente aux enchères.

  • Les créations de peintres ou designers contemporains pour les "Faïenceries et Emaux de Longwy" : parmi les plus recherchées, citons les peintres Alain Thomas, Carlo Maiolini ou Stéphane Gisclard dont les interprétations de la fameuse boule coloniale, toujours éditées en tirage limité à 50 exemplaires, sont rapidement épuisées.

Chaque année, la manufacture fait appel à de nouveaux artistes, intégrant ainsi les plus belles galeries d'art

  • Une fontaine de goût Iznik, proche de celle de goût chinois primée à l'Exposition universelle de 1878, est conservée au musée municipal de Longwy et figure parmi les pièces remarquables de la manufacture[4]. Cette fontaine, cassée en une centaine d'éclats.lors d'une mauvaise manipulation, a été restaurée par Christian Leclercq , Maître Artisan et Meilleur Ouvrier de France 1972.
  • De grandes pièces monumentales de plusieurs mètres de haut, ainsi que des commandes de l'État en collaboration avec des plasticiens internationaux tels Vera Molnar et Johan Creten ont été réalisées par la manufacture Saint-Jean l'Aigle dont la spécificité des travaux destinés à l'architecture est réputée dans toute la France. Une autre particularité de Saint-Jean l'Aigle réside dans la reprise des productions de barbotines et de majoliques, ainsi que des émaux Rakou d'esprit oriental.
  • Les œuvres du sculpteur Jacques G. Peiffer sont également éditées par Saint-Jean l'Aigle, notamment en associant la céramique avec le cristal Daum produit à Vannes-le-Chatel ou l'acier inoxydable découpé au plasma ou au laser. D'importants travaux de conservation-restauration ont été confiés aux praticiens de la faïencerie, comme la châsse de Saint-Dié conservée dans la cathédrale de Saint-Dié-des-Vosges et pour laquelle a été créé un reliquaire moderniste.

Les dernières créations concernent l'association de la coutellerie (déjà produite à Longwy au XIXe siècle) et de manches en porcelaine et émaux de Longwy ; des couteaux d'art en pièces uniques et des épées de récipiendaires de la Légion d'Honneur figurent dans la production actuelle.

Musées et collections[modifier | modifier le code]

À la dispersion des collections de la société des Faïenceries et Émaux de Longwy de 1975 à 1977, la ville de Longwy s’est portée acquéreur d’une grande partie de ce patrimoine pour créer un musée. Celui-ci est situé dans le bâtiment de la manutention militaire au cœur de la citadelle de Vauban à Longwy-Haut.

Un musée privé technologique et une bibliothèque conservant des archives de l'ancienne faïencerie de Longwy ont été fondés par la manufacture d'Émaux de Longwy Saint-Jean l'Aigle.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Associations de Collectionneurs[modifier | modifier le code]

  • ACAFEL (Association des Collectionneurs des Anciennes Faïences et Emaux de Longwy) fondée en 1986, a publié six catalogues à la suite de ses expositions intitulées Musée Extraordinaire ; elle organise tous les ans la Bourse et Brocante aux vieux Longwy le jeudi de l’Ascension.
  • LONGWY PASSIONS, fondée en 2001, qui organise des expositions et deux Bourses, une à la période de Noël et l'autre le jeudi de l'Ascension.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Dreyfus, Longwy La belle histoire des assiettes à histoires, Paris, Massin, 1987, 103 p.
  • Dominique Dreyfus, Émaux de Longwy, Paris, Massin, (ISBN 978-2-7072-0162-1)
  • Dominique Dreyfus, Faïences de Longwy, Paris, Massin éditeur, (ISBN 978-2-7072-0195-9)
  • Dominique Dreyfus, Longwy Les Marques et les Signatures, Longwy,
  • Jacques G. Peiffer, Essai analytique sur la faïencerie de Longwy, Longwy,
  • Jacques G. Peiffer, Émaux de Longwy, Paris, ABC Collection, , 86 p.
  • Jacques G. Peiffer, Faïences anciennes du Pays de Longwy, Thionville, G. Klopp, , 258 p.
  • Jacques G. Peiffer et al., Céramique lorraine : chefs-d'œuvre des XVIIIe et XIXe siècles, Metz-Atlanta, Conseil Régional de Lorraine/Presses universitaires de Lorraine/Serpenoise, , 368 p.
  • Jacques G. Peiffer, Longwy, Faïences et émaux, Guide de poche de l'expertise : l'histoire, les marques, la cote, Metz, Serpenoise, , 48 p.
  • Jacques G. Peiffer, Emaux, d'Istanbul à Longwy ; L'Europe de la Faïence, Metz, G. Klopp, , 464 p.
  • Jacques G. Peiffer, 1798-1998, Longwy, Faïences et Émaux de Longwy, Metz, Serpenoise, , 120 p.
  • Jacques G. Peiffer et al., Le Pays-haut, Longwy, Association des amis du vieux Longwy, , 258 p.
  • Jacques G. Peiffer, Technique des émaux de Longwy in Le savoir des Faïenciers aux XVIIIe et XIXe siècles, Longwy, Collège européen de technologie / Musée Saint-Jean l'Aigle, , 982 p.
  • Jacques G. Peiffer, L'Art des céramiques, Paris, Dessain et Tolra, , 192 p.
  • Jacques G. Peiffer, Bleu Longwy, Thionville-Luxembourg, G. Klopp, , 60 p.
  • Jacques G. Peiffer (Collectif : Chariot, Decker, Godard, Hauregard, Noël, Thévenin), Série Blanche, Virton et Sarreguemines, Musées Gaumais / Musées de Sarreguemines, , 336 p.
  • Jacques G. Peiffer, Longwy, des émaux et des oiseaux, Metz, Serpenoise, , 200 p.
  • Philippe Oland, Les Émaux à Longwy, Dijon, Faton, (ISBN 978-2-87844-120-8)
  • Association Patrimoine du Pays de Longwy, 200 ans d'Histoire et de créations - Faïences et Emaux de Longwy, Longwy 1998, 64 p.
  • André Lukaszewski, Faïences de Longwy. Les services de table 1798-1970 (Trois volumes), 2002.
  • Philippe Darnaux, Longwy... au fil du temps, 2009, 88 p.

Les Faïenceries d'aujourd'hui[modifier | modifier le code]

  • Manufacture des Emaux de Longwy 1798
  • Emaux d'Art de Longwy ( Christian Leclercq Meilleur Ouvrier de France ) anciennement "Atelier du Bois des Seigneurs"
  • Emaux Saint Jean l'Aigle ( Jacques G Peiffer Meilleur Ouvrier de France)
  • Faïencerie d'Art des Emaux de Longwy — Les Récollets
  • Emaux de Saintignon
  • Artisan Emaux de Longwy

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Fiche d'inventaire des "Émaux de Longwy" au patrimoine culturel immatériel français, sur culturecommunication.gouv.fr (consultée le 22 avril 2015)
Faïences & Emaux de Longwy 1798 à 1977

Événement[modifier | modifier le code]

Tous les Jeudi de l'Ascension est organisée une grande journée à Longwy avec des Bourses de collectionneurs, des expositions, des nouvelles collections, l'ouverture des deux musées ainsi que les six faïenceries.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les sources officielles ne mentionnent pas cette commande, voir l'étude historique parue dans le bulletin "Le Pays-Haut", Bibliothèque municipale de Longwy, No 1 et 2, 1998.
  2. Aucune source documentaire ne confirme cette tradition orale récente, la mise au point des émaux à Longwy est le fait de Charles Longuet, collaborateur de Théodore Deck, c'est en 1873 que sont effectués les premiers essais de "cerné" noir imprimé par transfert et non de "cloisonné" ce qui est une autre technique ; le trait noir peint a été mis en œuvre par Eugène Collinot et Aldalbert de Beaumont vers 1863 et a fait l'objet d'un brevet d'invention : voir l'étude de Jacques G. Peiffer dans "Émaux, d'Istanbul à Longwy".
  3. Les décors exotiques apparaissent en fait à Longwy dès 1873 ; l'un des plus célèbres est effectivement un semis de petites fleurs blanches japonaises dites "sakura", il s'agit d'un prunus d'ornement, voir l'étude produite par le musée Saint-Jean l'Aigle lors de l'exposition "Longwy et le Japon", 2008-2009.
  4. Voir publication de la source d'archive dans "Émaux, d'Istanbul à Longwy" de Jacques G. Peiffer.
  5. Fabien-Hubert Leclercq, « www.lesvieuxlongwy.com », sur www.lesvieuxlongwy.com (consulté le 27 décembre 2016)