Epsilon Draconis

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Epsilon Draconis
Description de cette image, également commentée ci-après
Position de ε Draconis (en bas à gauche).

Époque J2000.0

Données d'observation
Ascension droite 19h 48m 10,3521s[1]
Déclinaison 70° 16′ 04,549″[1]
Constellation Dragon
Magnitude apparente 3,9974[2]
Caractéristiques
Type spectral G8III [1]
Indice U-B +0,48[3]
Indice B-V +0,88 [3]
Astrométrie
Vitesse radiale +3,1[1] km/s
Mouvement propre μα = +79,31[2] mas/a
μδ = 39,08[2] mas/a
Parallaxe 22,04 ± 0,37 mas[2]
Distance 148 ± 2 al
(45,4 ± 0,8 pc)
Magnitude absolue 0,71[2]
Caractéristiques physiques
Masse 2,7 M[4],[5]
Rayon 10 R
Luminosité ~60 L
Température 5 068 K[4]
Métallicité -0,31 Fe/H [6]
Rotation 1,2 km/s[4]
Âge 5,0×108 a[4]

Autres désignations

Tyl, ε Dra, 63 Dra (Flamsteed), HR 7582, AG +70 689, BD+69 1070, HD 188119, HIP 97433, PLX 4689, SAO 9540, GC 27471, CCDM J19482 +7016AB, 2MASS J19481035+7016045, IRAS 19483 +7008

Epsilon Draconis (ε Dra, ε Draconis) est une étoile de 4e magnitude de la constellation du Dragon. Elle porte le nom traditionnel Tyl. Cette étoile forme avec Delta Draconis (Altais), Pi Draconis et Rho Draconis un astérisme appelé Al Tāis, qui signifie "la chèvre"[7].

En chinois, 天廚 (Tiān Chú), signifiant la Cuisine céleste, fait référence à un astérisme constitué de Epsilon Draconis, Delta Draconis, Sigma Draconis, Rho Draconis, 64 Draconis et Pi Draconis[8]. Par conséquent, Epsilon Draconis elle-même est appelée 天廚三 (Tiān Chú sān, la troisième étoile de la cuisine céleste)[9].

Visibilité[modifier | modifier le code]

Avec une déclinaison supérieure à 70 degrés nord, Epsilon Draconis est principalement visible dans l'hémisphère nord, les zones australes situées au nord de 20° sud pouvant la voir juste au-dessus de l'horizon. L'étoile est circumpolaire dans toute l'Europe, la Chine, la plus grande partie de l'Inde et aussi sud que la pointe de la péninsule de Basse-Californie en Amérique du Nord, ainsi que dans d'autres zones du globe ayant une latitude supérieure à ± 20° nord. Puisque Epsilon Draconis a une magnitude apparente de presque 4,0, elle est aisément observable à l'œil nu tant que sa visibilité n'est pas altérée par la pollution lumineuse commune à la plupart des villes.

La meilleure période d'observation est le ciel du soir durant les mois d'été, quand la "constellation du Dragon" passe au méridien à minuit, mais étant donnée sa nature circumpolaire dans l'hémisphère nord, elle est visible de la plupart des habitants du globe toute l'année.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Epsilon Draconis est une géante jaune de type spectral G8III. Son rayon a été estimé à 10 rayons solaires et une masse de 2,7 masses solaires[4]. Comparé à la plupart des étoiles de type G, Epsilon Draconis est une étoile relativement jeune avec un âge estimé d'environ 500 millions d'années[4]. Comme la majorité des étoiles géantes, Epsilon Draconis tourne lentement sur elle-même avec une vitesse de rotation de 1,2 km/s, l'étoile mettant environ 420 jours pour faire une révolution complète[4].

En 2007, Floor van Leeuwen et son équipe ont mesuré la magnitude apparente de l'étoile à 3,9974 avec une parallaxe corrigée de 22,04 ± 0,37 milliarcsecondes, conduisant à une distance de 45,4 parsecs ou environ 148 années-lumière de la Terre[2]. Avec une température de surface de 5068 kelvins, des calculs théoriques donnent une luminosité totale d'environ 60 fois la luminosité solaire.

Système stellaire[modifier | modifier le code]

Epsilon Draconis est résoluble en étoile double dans un télescope d'au moins 10 centimètres d'ouverture. La compagne a une magnitude apparente de 7,3 à une distance angulaire de 3,2 arcsecondes. C'est une étoile naine orange de type spectral K5, orbitant à environ 130 unités astronomiques de la géante jaune.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) * eps Dra -- Variable Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  2. a, b, c, d, e et f (en) van Leeuwen, F, « Hipparcos, the New Reduction », Astronomy and Astrophysics; VizieR, Centre de Données astronomiques de Strasbourg, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752, lire en ligne)
  3. a et b (en) Mermilliod, J.-C., « Compilation of Eggen's UBV data, transformed to UBV (unpublished) », Catalogue of Eggen's UBV data. SIMBAD,‎ (Bibcode 1986EgUBV........0M)
  4. a, b, c, d, e, f et g Mallik, Sushma V.; Parthasarathy, M.; Pati, A. K., « Li abundances and velocities in F and G stars », VizieR, Centre de Données astronomiques de Strasbourg, (consulté le 18 décembre 2010)
  5. (en) Mallik, Sushma V.; Parthasarathy, M.; Pati, A. K., « Lithium and rotation in F and G dwarfs and subgiants », Astronomy and Astrophysics, vol. 409, no 1,‎ , p. 251–261 (DOI 10.1051/0004-6361:20031084, Bibcode 2003A&A...409..251M, lire en ligne)
  6. Soubiran, C.; Bienaymé, O.; Mishenina, T. V.; Kovtyukh, V. V., « Vertical distribution of Galactic disk stars. IV. AMR and AVR from clump giants », Astronomy and Astrophysics, vol. 480, no 1,‎ , p. 91–101 (DOI 10.1051/0004-6361:20078788, Bibcode 2008A&A...480...91S, arXiv 0712.1370, lire en ligne [PDF])
  7. R. H. Allen, Star Names: Their Lore and Meaning, New York, NY, Reprint, (ISBN 0-486-21079-0, lire en ligne), p. 209
  8. (zh) 中國星座神話, written by 陳久金. Published by 台灣書房出版有限公司, 2005, (ISBN 978-986-7332-25-7).
  9. (zh) 香港太空館 - 研究資源 - 亮星中英對照表, Hong Kong Space Museum. Accessed on line November 23, 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]