Energy Observer

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ENERGY OBSERVER JÉRÉMY BIDON.png
Energy Observer quelques minutes avant sa mise à l'eau dans le port de Saint-Malo.
Energy Observer suspendu lors de sa mise à l'eau dans le port de Saint-Malo.

Energy-Observer est navire hydrogène autour du monde, mis à l'eau en avril 2017. Développé en collaboration avec les ingénieurs du CEA-Liten, l'objectif du navire est de tester et démontrer l’efficacité d’une chaîne de production énergétique complète reposant sur le couplage de différentes énergies renouvelables[1]. Après sa mise à l'eau, le navire est parti pour un tour du monde de six ans afin d'optimiser ses technologies et mener une expédition au service des solutions durables pour la transition énergétique[2]. Il a été nommé le premier ambassadeur des Objectifs de développement durable par le Ministère de la transition écologique et solidaire[3].

Projet[modifier | modifier le code]

Un navire hydrogène autour du monde[modifier | modifier le code]

Energy Observer est un projet de navire expérimental et d'expédition qui a pour ambition de trouver des solutions concrètes, innovantes et performantes, en faveur de la transition énergétique. De par ses technologies. Les technologies développées lui valent d'être souvent surnommé Le Solar Impulse des mers[4], à l'image du projet solaire de Bertrand Piccard et André Borschberg, ou encore la Calypso des temps modernes compte tenu de la volonté affichée d'utiliser le bateau comme une plateforme de production de contenus audiovisuels autour de l'écologie, du développement durable et de la transition énergétique.

Mission scientifique[modifier | modifier le code]

Energy Observer est un laboratoire flottant, destiné à tester une architecture énergétique innovante en milieu extrême, pour prouver son applicabilité sur terre. Le système énergétique allie 3 sources d'énergies renouvelables (solaire, éolien et hydrolien) et deux formes de stockage (batteries pour le court-terme et hydrogène pour le long-terme). Le navire a la particularité de produire l'hydrogène à bord, grâce à l'électrolyse de l'eau de mer. L'objectif est donc de tester et optimiser les différentes briques technologiques séparément, afin de les faire fonctionner le mieux possible ensemble, et de viser l'autonomie énergétique complète. Chaque année, le navire réalise un chantier afin de tirer les enseignements des navigations écoulées et remplacer ou améliorer les technologies embarquées.

Mission pédagogique[modifier | modifier le code]

Au cours de ses escales, l'équipage d'Energy Observer part à la rencontre de solutions concrètes pour la transition écologique afin de produire des contenus audiovisuels.

Lors de certaines escales, le navire est accompagné par un village événementiel gratuit et destiné à l'accueil du public, pour le sensibiliser au changement climatique, pour expliquer les technologies embarquées, et diffuser les contenus documentaires réalisés pendant l'expédition.

Équipe[modifier | modifier le code]

Cette expédition est menée par Victorien Erussard, capitaine et fondateur du projet, ancien coureur au large et officier de marine marchande, et Jérome Delafosse, chef d'expédition, scaphandrier professionnel et réalisateur de documentaires[5]. Les deux Malouins se sont associés pour mener ensemble l’Odyssée pour le Futur d’Energy Observer[6].

Équipe en mer[modifier | modifier le code]

L'équipage d'Energy Observer est composé de 4 à 10 personnes selon les navigations. Il a la particularité de réunir de nombreux corps de métiers avec des navigants issus de la course au large ou de la marine marchande, des ingénieurs, et une équipe de tournage. Deux bordées d'équipage se relayent environ toutes les trois semaines à bord pour permettre un fonctionnement du navire 24h/24, 7 jours sur 7.

Équipe à terre[modifier | modifier le code]

L'équipe à terre est répartie entre Paris, Saint-Malo et Grenoble. Ils sont chargés de la veille technologique et de la recherche et développement des technologies embarquées, de la communication, de la gestion administrative du projet, et des relations avec les partenaires.

Florence Lambert, directrice du CEA-Liten et marraine, Victorien Erussard, fondateur et capitaine, Jérôme Delafosse, chef d'expédition, Nicolas Hulot, Ministre de la transition écologique et solidaire et parrain. Le 14 avril 2017 à Saint-Malo à l'occasion de la mise à l'eau d'Energy Observer.

Parrains[modifier | modifier le code]

Florence Lambert, directrice du CEA-Liten et Nicolas Hulot, ancien président de la Fondation pour la nature et l'homme, et désormais ex Ministre de la Transition écologique et solidaire[7], sont les parrains du bateau.

C'est suite à une visite au CEA en 2015 que Victorien, décidé à mettre à l'honneur le monde scientifique, propose à Florence Lambert de devenir marraine du bateau.

« Energy Observer est le pionnier du monde énergétique de demain »[8] – Florence Lambert.

Ami de longue date avec Nicolas Hulot, Victorien Erussard lui demande de parrainer le bateau et de lui apporter ainsi une légitimité médiatique. La Fondation pour la Nature et l'Homme (FNH) a d'ailleurs attribué à Energy Observer un coup de cœur 2016[9].

« Energy Observer est plus qu’un bateau c’est un démonstrateur et un capteur de solutions . Il dessine un futur déjà présent. Un projet évolutif au long cours qui se veut créer une vague d’énergie positive. Energy Observer est un condénsé d’énergies renouvelables qui donne envie de précipiter la transition énergétique. Je me reconnais dans l’état d’esprit de l’équipe qui est résolument tourné non plus vers un constat mais vers l'innovation »[9] – Nicolas Hulot.

Partenaires[modifier | modifier le code]

Energy Observer est un projet multi-partenaires, financé grâce au sponsoring et au mécénat.

AccorHotels, premier opérateur hôtelier mondial, annonce en décembre 2015 la signature, à l’occasion de la COP 21, d’un contrat de partenariat avec Energy Observer[10].

Sébastien Bazin, président-directeur général de AccorHotels, a déclaré : « Notre partenariat avec Energy Observer témoigne de notre volonté d’impulser une démarche vertueuse dans la durée en tant que constructeur et opérateur d’hôtellerie durable. C’est notamment la mission d’HotelInvest, le pôle gestionnaire de nos actifs immobiliers : construire, exploiter et valoriser nos bâtiments au mieux et pour plus longtemps dans le respect de l’environnement. Ainsi, nous travaillons à réduire l’empreinte écologique de nos hôtels tout au long de leur cycle de vie et cela commence par une meilleure efficacité énergétique de nos bâtiments dès leur construction. »

En janvier 2016, Thélem assurances, une société d'assurance mutuelle française, annonce son soutien pour 2016-2018 au projet Energy Observer[11].

Daniel Antoni, directeur général de Thélem assurances, a déclaré : « L’entreprise toute entière va soutenir cette expédition, qui nous passionne parce qu’elle combine innovation, responsabilité sociale et environnementale. Nous allons d’ailleurs intégrer ces enjeux majeurs dans le développement de nos projets, pour continuer à nous transformer. »

C'est ensuite Delanchy Transports qui rejoint l'aventure, avec la volonté de devenir un acteur clé de la décarbonnation du transport routier en France et en Europe. L'entreprise accompagne d'ailleurs Energy Observer dans la logistique à terre pour déplacer le village itinérant déployé aux principales escales du bateau

En mars 2018, Energy Observer accueille ENGIE comme quatrième partenaire principal[12]. A l’occasion de la signature du partenariat, Isabelle Kocher, Directrice Générale d'ENGIE, a déclaré : « Chez ENGIE, nous croyons qu’un progrès harmonieux est possible. Nous sommes fiers de partager cette aspiration avec Energy Observer et de nous lancer dans cette grande aventure, à la croisée de notre expertise et de l’audace et l’imagination de tout l’équipage. C’est désormais ensemble que nous accélérons le mouvement et faisons émerger des solutions qui allient performance et responsabilité : révélons-les, et permettons à chacun d’être acteur du monde de demain ! » [13].

Derrière les quatre partenaires principaux, d'autres entreprises soutiennent le projet tels que Toyota Europe, acteur engagé dans la mobilité hydrogène à terre, ou encore CCR, qui est le premier mécène du projet.

Le projet est également soutenu par Air Liquide, Delta Dore, Petit Forestier, Lamotte Immobilier, SACIB, Technitoit.

En plus des partenaires financiers, le projet est accompagné par de nombreux partenaires technologiques et opérationnels, et soutenu par des partenaires institutionnels tels que l'Union Européenne, l'UNESCO[5], le Ministère de la Transition écologique et solidaire et l'IRENA.

Catamaran[modifier | modifier le code]

Energy Observer est un ancien bateau de course reconditionné : construit au Canada en 1983 par l'architecte naval Nigel Irens, sous la supervision du navigateur Mike Birch, il est le maxi-catamaran qui a marqué de manière décisive l'évolution des multicoques. Baptisé « Formule Tag », il est le premier voilier à franchir la barre symbolique des 500 milles en 24 heures en 1984[14]. Le bateau a depuis été rallongé quatre fois pour maintenant arborer les dimensions suivantes :

Longueur 30,5 m
Largeur 12,80 m
Déplacement 28 t
Vitesse cible 8−10 nœuds

Selon Victorien Erussard, « Energy Observer, c'est une reconversion à double sens : recycler un catamaran de course, léger et fiable, recordman autour du monde et permettre ainsi d'investir dans la recherche et développement, plutôt que dans le composite. »

Technologies[modifier | modifier le code]

Le mix énergétique[modifier | modifier le code]

Conçu en partenariat avec une équipe d'architectes navals et le CEA Liten de Grenoble, ce navire expérimental qui pèse 30 tonnes est le premier bateau autonome en énergie et sans émission de gaz à effet de serre, ni particules fines, propulsé aux énergies renouvelables et à l’hydrogène :

Le mix énergétique est composé de trois sources de production d’énergie renouvelable :

  • Solaire photovoltaïque : 143 m2 permettant de produire 23,7 kWc (21 % de rendement)
  • Éolien : 2 éoliennes à axe vertical permettant de produire 1 kWc chacune
  • Hydrolien : grâce aux 2 moteurs électriques réversibles en générateurs permettant de produire 4 kWc chacun lorsque le bateau est tracté ou amarré dans une zone à fort courant

Et de deux systèmes de stockage :

  • Batteries lithium-ion : 106 kWh
  • Hydrogène : 62 kg comprimé à 365 bars, convertis en électricité grâce à une pile à combustible de 22 kW

Les panneaux photovoltaïques[modifier | modifier le code]

Les 23,7 kW de solaire PV permettent de produire entre 50 et 150 kWh d'électricité selon la saison et la latitude.

À l’origine, le navire était doté de 120 m2 de panneaux photovoltaïques mais le chantier d’optimisation réalisé entre décembre 2017 et mars 2018 a augmenté cette surface à 143 m2.

Les panneaux photovoltaïques intègrent plusieurs technologies différentes :

  • Conformable (cellules Sunpower) avec ou sans revêtement antidérapant.
  • Bifacial : permettant de produire jusqu’à 30 % d’énergie en plus grâce à la réverbération sur les surfaces blanches et sur la mer. Cette technologie a été réalisée en collaboration avec l’Institut National de l’Energie Solaire à Chambéry[réf. souhaitée]. Elle est installée sur les ailes solaires latérales, l’aile solaire arrière ainsi que sur la verrière de la nacelle centrale.
  • L’hétérojonction : les cellules utilisées pour les panneaux bifaciaux ont la particularité de combiner deux types de silicium grâce à l’hétérojonction, contrairement aux cellules classiques qui n’en utilisent qu’un seul. Cette configuration permet de convertir plus efficacement l’énergie solaire en électricité, offrant un rendement de 22 % supérieur aux panneaux sur le marché[réf. nécessaire], qui plafonnent pour la plupart à 19 %[De quoi ?].

Les éoliennes à axe vertical[modifier | modifier le code]

Les éoliennes d’Energy Observer sont montées sur un axe vertical, contrairement aux éoliennes traditionnelles dont l’axe est horizontal. Ce format a été choisi car il est plus efficace pour récolter l’énergie de vents changeants et offre notamment un meilleur rendement à de basses vitesses de vent.

Les 2 éoliennes fonctionnant au mouillage ou en navigation, de jour comme de nuit. D’une puissance de 1 kWc chacune, ces éoliennes fournissent une énergie d’appoint lorsqu’il n’y a pas de soleil - jusque 5 % de l’énergie totale récoltée par le navire, contre 95 % pour les 23,7 kWc de panneaux photovoltaïques.

Les moteurs électriques réversible[modifier | modifier le code]

Les deux moteurs ont chacun une puissance de 41 kW, soit une puissance totale de 82 kW (115 chevaux). Ces moteurs conçus par Phase Automation sont dotés d’un très haut rendement (97 %), qui contribue à réduire les besoins du navire.

Le navire consomme 7 kW a une vitesse de 5 noeuds (9 km/h), selon l'état de la mer, les courants, le vent.

Ils sont réversibles, c’est-à-dire qu’ils peuvent devenir générateur d’électricité, à la manière d’une hydrolienne, pour générer 2 × 4 kWc. Ce mode peut être utilisé lorsque le navire est tracté (par une aile de traction par exemple) ou bien lorsqu’il est amarré dans une zone avec un fort courant (sur un fleuve).

Le stockage court terme : les batteries[modifier | modifier le code]

Le système de stockage complet pèse 3,5 tonnes : 2,1 tonnes pour la chaîne hydrogène et 1,4 tonne pour la batterie (75 Wh/kg contre 260 Wh/kg pour l'avion Solar Impulse 2).

Bien que très important, le poids n’est pas le premier élément de choix à bord d’Energy Observer où les ingénieurs ont d’abord choisi l’étanchéité et la solidité du système, contrairement à Solar Impulse.

Le stockage long terme : l’hydrogène[modifier | modifier le code]

Energy Observer utiliser l’hydrogène comme moyen de stockage, pour prolonger l’autonomie du bateau la nuit ou lorsque les conditions se dégradent.

L’hydrogène est directement produit à bord, pendant les escales, grâce à une chaîne de production d’hydrogène complète installée dans les flotteurs du navire, qui permet de désaliniser, purifier, électrolyser, comprimer et enfin stocker l’hydrogène dans 8 réservoirs.

L’hydrogène est ensuite converti en électricité grâce à la pile à combustible, conçue et fabriquée par le CEA-Liten.

Les 62 kg d'hydrogène délivrent 948 kWh d'électricité du fait du rendement de 45 % de la pile à combustible et de la densité massique de l'hydrogène qui est de 34 kWh/kg. Stationné dans un port et branché sur le secteur il faut 6,7 jours pour remplir les bouteilles d'hydrogène. Et entre 32 et 96 jours avec les panneaux solaires du bateau selon la saison et la latitude.

L'ensemble de la chaîne hydrogène (électrolyseur, compresseur, pile à combustible) a un rendement d'environ 30 %, contre 90 % pour la batterie. La batterie est donc utilisée comme système de stockage court terme (alternance jour/nuit), le système à hydrogène sert quant à lui de prolongateur d’autonomie (stockage long terme).

Par rapport au navire Planet Solar qui fut le premier bateau à réaliser un tour du monde aux énergies renouvelables en 2009 avec un seul système de production (solaire) et un seul moyen de stockage (batteries), l’hydrogène a permis un gain de poids considérable à bord d’Energy Observer : 90 tonnes pour Planet Solar avec 30 tonnes de batteries, 30 tonnes au total pour Energy Observer, à taille équivalente.

Le navire suisse Planet Solar, aujourd’hui baptisé Race for Water, intègre lui aussi un système de production d’hydrogène à bord à partir de l'eau de mer, et de manière décarbonnée, grâce à l’énergie solaire (200 kilogrammes d'hydrogène, système hydrogène de 6,5 tonnes).

L’expédition Energy Observer est destinée à fiabiliser toutes ces technologies mais aussi à en intégrer d’autres, à la manière d’un laboratoire. Le prochain chantier est prévu entre novembre 2018 et mars 2019 à Saint-Malo.

Expédition[modifier | modifier le code]

Mise à l'eau et baptême[modifier | modifier le code]

Energy Observer a été mis à l’eau le 14 avril 2017 pour une phase de tests en mer avant son grand départ de Saint-Malo le 26 juin 2017. Il est ensuite parti pour une première escale évènementielle du 6 au 16 juillet à Paris où il a été officiellement baptisé. Cet événement marque le grand départ d’une expédition de six ans, 50 pays et 101 escales prévues de 2017 à 2022 : capitales maritimes, ports historiques, réserves naturelles, écosystèmes menacés et grands événements internationaux[8]. Cette expédition a pour objectif de réconcilier l’écologie et la technologie et de démontrer qu’il est possible de réduire l'impact humain sur l’environnement, sans réduire son confort[1].

2017 : Tour de France[modifier | modifier le code]

Après Paris, Energy Observer a ensuite fait escale à Boulogne sur Mer du 22 au 30 juillet 2017.

Au 5 aout 2017 et jusqu'au 25 août, le navire était au port de Saint Malo pour une escale technique.

Il était visible à Cherbourg du 26 août au 3 septembre 2017.

Le navire était à Nantes du 9 au 17 septembre. Il a vogué en direction de Bordeaux après un passage par Saint-Nazaire, l'Île d'Yeu (le 5/9/2017).

Il était à Bordeaux au quai Richelieu, du mardi 26 septembre 2017 au mardi 3 octobre 2017.

Il était à Royan les 4 et 5 octobre.

Le 10 octobre, il était à Bayonne, puis a navigué vers l'Espagne, avec un passage à Saint Sébastien du 12 au 15 octobre, à Gijon le 16 puis à Portonovo.

Il navigue ensuite vers le Portugal : le 20 octobre, il est à Porto. Le 24 octobre, il est à Cascais, le 26 à Lisbonne, le 27 à Portimão.

Le 29 octobre, Energy Observer est de nouveau en Espagne, à Puerto Sherry (non loin de El Puerto de Santa María).

Le 30 octobre, le navire a mouillé dans la baie d'Algésiras puis est passé au large de Gibraltar.

Le 3 novembre, Energy Observer au port de Badalona à proximité de Barcelone.

Le 9 novembre, Energy Observer est à La Seyne-sur-Mer. C'est le lieu de la prochaine étape médiatisée, du 18 au 26 novembre. Les 20 et 21 novembre, Energy Observer a navigué dans la rade de Toulon (Sant Mandrier), puis est revenu à La Seyne-sur-mer. Le 30 novembre, Energy Observer a quitté La Seyne-sur-mer et voguait vers Marseille.

Le premier décembre, Energy Observer arrive à Marseille, dans le bassin du J4. Dans la matinée du 5 décembre, la navire fait le tour de l'île d'If et revient au J4. L'après midi, il navigue vers l'île Maire et revient en contournant les îles de l'archipel du Frioul. Dans la matinée du 7 décembre, il fait deux brèves sorties, dont une autour de l'île d'If. Il a quitté Marseille le 12 décembre, en navigant vers La Ciotat.

Energy Observer est à Monaco dès le 12 décembre. Le 20 décembre, le navire fait une sortie puis revient au port Hercule, avec SAS Le Prince Albert II et Bertrand Piccard à bord. Energy Observer a quitté Monaco le 21 décembre. Le 22, il est de retour à La Seyne-sur-mer.

2018 : Tour de la Méditerranée.[modifier | modifier le code]

Les 26 et 27 mars 2018, Energy Observer navigue de La Seyne-sur-mer à Marseille. Le 27, il est mouillé quai des Belges au Vieux-Port.

Le 28 mars, départ de Marseille, brève escale au port du Frioul, puis navigation vers la Corse[15].

Le 30 Mars, arrivée au Golfe de la Revellata puis à Calvi, quitté le 2 avril pour Girolata. Le 3 avril, navigation vers Vignola, pour arriver à Ajaccio le 5 avril.

Le 9 avril, navigation vers Bonifacio. Le 10, navigation vers la Sardaigne en longeant la côte Est, pour arriver le 13 avril à Cagliari.

Le 17 avril, Energy Observer quitte Cagliari et navigue au sud-sud-est, pour arriver à Gammarth le 19 avril. Le 20, il va à Ghar El Mehl puis revient à Gammarth.

Le 24, Energy Observer est à Sidi Bou Said, d'où il part pour Malte.

Le 26, Energy Observer est au port de La Valette, puis navigue à l'Est du 4 au 8 mai 2018.

Le 8 mai, Energy Obderver est au port de La Canée, en Crète. Le 13 mai, il fait le tour de l'île voisine Théodori Nisida, puis navigue à lEst du 14 au 19 mai.

Le 19 mai, Energy Observer arrive au port d'Herzliya en Israel. Le 220 mai, navigation au Sud vers Jaffa et retour à Herziliya.

Le 28 mai, le navire quitte Herziliya et navigue vers Chypre. Il arrive au port de Limassol le 30 mai, qu'il quitte le 3 juin pour naviguer vers Rhodes.

Le 6 juin, Energy Observer est au port de Rhodes qu'il quitte le 8 au soir pour naviguer à l'Est.

Le 10 juin, le navire est au port de Livadhia (île de Tilos), quitté le 11 juin. Du 12 juin au 14 juin, le navire est à Lipsi.

Du 14 juin au 15 juin, Energy Observer est au port de Pythagoreio (île de Samos). Le 16 juin, le navire arrive à Mykonos, quitté le 18 juin.

Le 19 juin, arrivée à Athènes (marina de Flisvos), départ le 23 juin 2018. Le 26 juin, arrivée à Saranda (Albanie), quitté le 27 juin.

Le 29 juin, arrivée à Kotor (Montenegro), quitté le 1er juillet 2018. Le 3 juillet, escale à Sukošan (Croatie), le 4, arrivée à Zadar.

Le 6 juillet, arrivée à Venise, quittée le 16 juillet 2018. Le 18 juillet, arrivée à Bari, quitté le 23 juillet. Le 26, arrivée à Messine, quitté le 27 juillet pou naviguer vers Stromboli.

Le 29 juillet, il fait escale à Salerne quitté le 2 oût pour longer la côte italienne vers le nord. Il fait escale à Procidia le 3 août, puis navigue vers Bastia.

Le 8 août, Energy Observer est amarré dans le vieux port de Bastia, quitté le 10 août. Puis il navigue vers le golfe de Bonporteau pour faire escale à Saint Tropez du 12 au 16 août.

Le 18 août, Energy Observer est à Port Mahon (Minorque), quitté le 19 août pour longer la côte sud-est de l'île en direction de Ciutadella atteint le 20 août.

Le 21 août, ecale à Santanyí pour arriver le 22 août à Palma quitté le 24 pour naviguer vers Ibiza,atteint le 24 août. Les 26 et 27 août, il navigue sur la côte ouest de Formentera, auitté le 27.

Le 30 août, il est à Valence (escale officielle), pour repartir vers le sud le 5 septembre.

Après avoir passé le détroit de Gibraltar, il arrive à Tanger le 9 septembre. Le 14 septembre, Energy Observer quitte Tanger.

Fin du tour de la méditerranée[modifier | modifier le code]

Le navire fait route au nord vers Lisbonne, atteint le 17 septembre 2018, quitté le 2 octobre 2018. Energy Obser fait une brève escale à Figueira da Foz le 3 octobre.

Le 5 octobre 2018, le navire est à La Corogne quittée le 8 octobre pour rejoindre Saint Malo. Sur la route, il fait escale à Bénodet le dimanche 14 octobre 2018. Il arrive à Saint alo le 17 octobre 2018.

Production de contenus audiovisuels[modifier | modifier le code]

À chaque escale, Energy Observer part à la rencontre d'acteurs locaux qui mettent en place des solutions en faveur de la transition écologique. Ces rencontres seront racontées à travers une série documentaire de 8 × 52 minutes intitulée « L'Odyssée pour le futur », réalisée par Jérôme Delafosse et co-produite avec Energy Observer Productions et la société Memento. La série sera diffusée à l'automne sur Planète+.

Energy Observer prépare actuellement une Websérie dédiée à ces rencontre, intitulée SOLUTIONS, qui a pour but de raconter les innovations à travers le prisme des 17 objectifs de développement durable adoptés par l'ONU et dont Energy Observer est le premier ambassadeur pour la France.

Projets comparables[modifier | modifier le code]

Energy Observer s'inscrit dans la lignée des grands projets à vocation technologique, sociétale et environnementale, avec pour vocation de contribuer à la recherche et développement et de porter un message en faveur de la protection de l'environnement. Peuvent être cités dans ce sens la goélette Tara, qui parcourt les océans depuis 2007 pour la science et pour la défense de l'environnement, Solar Impulse, le premier avion solaire, Nomade des Mers, catamaran laboratoire qui parcours le globe depuis 2016 à la recherche et l'expérimentation d'innovations low-tech ou encore PlanetSolar, le premier catamaran à avoir fait un tour du monde uniquement à l'énergie solaire en 2012. En octobre 2016, la Fondation Race for Water Odyssey a annoncé avoir intégré la technologie hydrogène au catamaran MS PlanetSolar aujourd'hui rebaptisé Race For Water comme cela avait été annoncé[16] dès le lancement du navire PlanetSolar en mars 2006 à Yverdon-les-Bains en Suisse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.ensta-bretagne.fr/index.php/actualite/energy-observer-defi-scientifique-zero-co2/
  2. https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-malo-35400/energy-observer-montre-le-bout-de-son-nez-4448916
  3. « Lancement du comité de pilotage de haut niveau des Objectifs du développement durable (ODD) par Brune Poirson et Jean-Baptiste Lemoyne », sur Ministère de la Transition écologique et solidaire (consulté le 3 août 2018)
  4. http://www.thenational.ae/world/europe/solar-impulse-of-the-seas-readies-for-round-the-world-voyage
  5. a et b http://www.energy-observer.org/
  6. ENERGY OBSERVER, « #EOdyssey - Energy Observer, the first hydrogen vessel around the world », (consulté le 6 août 2018)
  7. « Nicolas Hulot », sur Gouvernement.fr (consulté le 6 août 2018)
  8. a et b http://presse.rivacom.fr/fr/newsletter/2610/energy-observer-derniere-ligne-droite-pour-le-bateau-du-futur
  9. a et b « Embarquez à bord d’Energy Observer, l’expédition pour la transition énergétique », Fondation pour la Nature et l'Homme créée par Nicolas Hulot,‎ (lire en ligne)
  10. « COP 21 : AccorHotels devient partenaire d’Energy Observer, premier catamaran expérimental multi-énergies | AccorHotels », sur pressroom.accorhotels-group.com (consulté le 12 décembre 2016)
  11. https://www.thelem-assurances.fr/actualites/energy-observer?sujet=energy-observer&sujet=energy-observer&annee=2016&annee=2016
  12. L'Usine Nouvelle, « Engie monte enfin à bord d'Energy Observer - L'Usine de l'Energie », usinenouvelle.com/,‎ (lire en ligne)
  13. « ENGIE devient partenaire principal d’Energy Observer | ENGIE », sur www.engie.com (consulté le 6 août 2018)
  14. http://www.histoiredeshalfs.com/Histoire%20des%2060%20ORMA/Formule%20TAG.htm
  15. Philippe Jacqué, « « Energy Observer », le laboratoire des énergies du futur à l’assaut des mers », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  16. « Le tour du monde en 80 jours à l'énergie renouvelable - Grappe Belgique », sur www.grappebelgique.be (consulté le 29 janvier 2017)