Liste des accidents ferroviaires en France au XIXe siècle

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Catastrophe ferroviaire à la gare Montparnasse de Paris en 1895.

La liste recense les accidents ferroviaires ayant eu lieu en France des origines du chemin de fer, dans les années 1830, à la fin de l'année 1900. Compte tenu à la fois de leur nombre et du secret souvent entretenu par les exploitants et les autorités autour d'événements susceptibles de frapper défavorablement l'opinion, elle ne peut prétendre à l'exhaustivité, mais s'efforce de mentionner au moins ceux ayant entraîné la perte de vies humaines.

Années 1820-1869[modifier | modifier le code]

La catastrophe de Meudon sur le chemin de fer de Versailles Rive gauche. Estampe.
  • - Meudon : sur la ligne de Paris à Versailles, déraillement et incendie d'un train en double traction par suite d'une rupture d'essieu de sa première locomotive. À l’époque les portes étaient fermées à clé par les chefs de trains, d’où un terrible bilan : 57 morts. Dès lors les portes durent rester déverrouillées en marche. Parmi les victimes se trouvaient l'amiral Dumont d'Urville et sa famille[7]. Dès le début de l'instruction de l'affaire par la justice, les administrateurs de la Compagnie seront mis hors de cause. Au terme d'un long procès ouvert le [8], au cours duquel un avocat de la défense plaidera que la catastrophe était « un malheur, mais non un délit »[9], le tribunal correctionnel de Paris, dans un jugement du , exonérera de toute responsabilité pénale les six cadres administratifs et techniques poursuivis pour homicide par imprudence en considérant qu'ils ne pouvaient être incriminés ni pour l'état du matériel ni pour la vitesse excessive du convoi, et rejettera par conséquent les demandes d'indemnisation des victimes[10].
  • - Sur le chemin de fer de Paris à Versailles, vers 21 heures, un train en double traction de matériel vide venant de Paris rattrape et tamponne dans la tranchée de Viroflay celui parti dix-sept minutes plus tôt. L'accident fait un mort et deux blessés graves[11]. Six mois plus tard, le tribunal correctionnel de Versailles exonérera de toute responsabilité un des deux mécaniciens, resté à son poste et blessé lors de l'accident, mais condamnera l'autre à quinze jours de prison et seize francs d'amende pour avoir abandonné son poste en sautant de sa machine avant la collision. Une peine plus lourde (vingt jours de prison et 100 francs d'amende) sera prononcée contre Jules Petiet[12], l'ingénieur responsable du trafic pour n'avoir pas respecté l'intervalle réglementaire de 25 minutes entre deux circulations[13]. Le journal Le Siècle estimait que «cette cruelle expérience doit faire songer sérieusement à mettre un terme à la périlleuse concurrence des deux lignes de Versailles», et invitait le gouvernement à intervenir à cet effet[14].
  • - Sur le chemin de fer de Montpellier à Cette, à 6 heures 15, peu avant la station de Villeneuve-lès-Maguelone, un train pour Cette est aiguillé par erreur sur une voie de garage où il percute des wagons à l'arrêt. Après rupture des attelages, ses voitures déraillent et dévalent le remblai. L'accident fait trois morts et quatre blessés[15].
  • - sur la ligne de Paris à Versailles, vers 13 heures, la barre rompue de l'attelage d'une voiture se fiche dans le ballast et fait dérailler la suite du convoi. Un conducteur[16] est tué, cinq voyageurs sont blessés[17].
  • - Sur le chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon, l'explosion de la chaudière de la locomotive d'un train de marchandises tue le chauffeur et l'aide d'une machine stationnant sur une voie parallèle et fait également trois blessés[18].
  • - Sur le chemin de fer de Paris à Orléans, en gare de Saint-Michel-sur-Orge, un convoi de marchandises à l'arrêt pour prendre de l'eau est rattrapé et percuté par le train le dédoublant, conduit par un mécanicien novice. Dans le choc, un inspecteur censé superviser la conduite du débutant est tué[19]
  • - Sur le chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon, la locomotive d'un train parti à midi de Saint-Etienne pour Lyon avec environ 200 voyageurs tombe en panne près de Vernaison. Deux dépêches simultanées demandent alors un engin de secours à Lyon et Givors. Parvenu plus vite sur place, celui envoyé de Givors repart avec le convoi, mais à quinze heures trente, dans la plaine d'Yvours à Irigny, heurte de face la seconde locomotive de secours arrivant de Lyon sur la même voie. Les mécaniciens et chauffeurs sautent avant le choc, mais lors de la collision, les voitures se télescopent et s'entassent les unes sur les autres[20]. On en tirera neuf morts et une trentaine de blessés. Venant après celui de Meudon, cet accident contribuera à alimenter, à la fois à l'Académie des sciences[21] et au Parlement[22], le débat sur les dangers des chemins de fer et la nécessité de leur réglementation.
  • - Sur la ligne de Paris à Rouen, vers huit heures, le train spécial parti de Paris à six heures quinze pour emmener à Rouen des députés devant prendre le bateau du Havre débouche à grande vitesse du tunnel de Rolleboise et ne peut stopper à temps aux signaux d'arrêt faits par les agents de la gare de Bonnières. Il heurte alors un truck sur lequel vient d'être chargée la diligence de Falaise, manœuvré en vue de son adjonction au train de Paris. Des vingt-deux passagers de la diligence, trois sont tués, et une quinzaine blessés, dont trois gravement. Ce premier accident mortel survenu sur la ligne de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Rouen donnera lieu à des poursuites judiciaires contre le directeur de l'exploitation, le chef de gare de Bonnières, et le mécanicien anglais de la locomotive, qui seront condamnés à de simples peines d'amende par le tribunal correctionnel de Mantes le 4 juin 1846. Saisi en appel par le ministère public, le tribunal de Versailles ajoutera des peines de dix et cinq jours de prison pour les deux premiers[23].
  • - Sur la ligne de Montpellier à Cette, en gare de Montpellier, une locomotive haut-le-pied dont les freins ne fonctionnent plus depuis la veille percute deux wagons de marchandises, tuant un ouvrier. Trois mois plus tard, ses deux mécaniciens et son chauffeur sont condamnés pour homicide par imprudence à des peines allant de 4 mois de prison à 100 francs d'amende par le Tribunal correctionnel de Montpellier[24].
  • - Fampoux : Sur la ligne Paris-Lille, à la suite de la rupture d'un rail, un long convoi hétéroclite de 28 voitures de voyageurs remorqué en double traction déraille en passant sur un remblai de la vallée de la Scarpe. Des treize voitures qui quittent la voie, neuf tombent dans les marais. On en tirera 14 morts et une quarantaine de blessés[25]. Après que le tribunal correctionnel de Lille, attribuant l'accident à la fatalité, aura exonéré de toute responsabilité l'ingénieur en chef de la Compagnie du Nord et le mécanicien de la première machine du train le , ils seront le mois suivant, sur appel du Procureur du Roi, condamnés par la Cour d'appel de Douai à 15 jours de prison et (et une amende pour le premier) pour avoir violé les arrêtés préfectoraux limitant à 24 km/h la vitesse des convois en double traction[26].
  • - Sur le chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon, à Rive-de-Gier, deux trains se télescopent dans le tunnel à voie unique de Couzon, par suite du défaut de vigilance de l'un des gardes chargés d'assurer la sécurité du trafic. L'accident fait deux morts et un blessé[27].
  • - À Versailles, sur le chantier de construction de la ligne de Paris à Chartres, la chaudière d'une des deux locomotives tirant un train de terrassement explose. Un chauffeur est tué, un mécanicien et trois ouvriers sont blessés[28].
  • - Sur le chemin de fer de Paris à Versailles, à la gare de la barrière du Maine (embarcadère initial de la Compagnie de la rive gauche avant la construction de la future gare Montparnasse), vers 16 heures 30, un train en partance prend en écharpe une locomotive haut-le-pied en manœuvre. L'accident fait un mort et un blessé grave[29].
  • - Sur la ligne de Paris à Forbach, encore en construction, vers minuit et demi, un train de chantier, aiguillé par malveillance sur une voie en cul-de-sac, est précipité dans un marécage. Sur ses six occupants, trois sont tués et trois sont blessés[30].
  • - Sur la ligne de Lille à Calais de la Compagnie du Nord, près de la gare de Saint-Pierre-les-Calais (aujourd'hui gare de Calais-Ville), une carriole s'engage à 9 heures 30 sur un passage à niveau resté ouvert alors qu'arrive une locomotive. La conductrice est broyée, son père gravement blessé, le cheval est indemne. Le garde-barrière, militaire en retraite, est inculpé de "meurtre par imprudence"[31].
  • - En gare de Melun, le matin, un train venant de Paris déraille sur un chantier de voie et vient heurter la locomotive d'un train venant de Dijon. La collision fait un mort et quatorze blessés[32].
  • - Vers 4 heures 25, à Saint-Benoit, peu avant Poitiers, sur la ligne Bordeaux-Paris encore à voie unique, un train de marchandises venant de Bordeaux avec un retard de plusieurs dizaines d'heures heurte de front un train de voyageurs régulier venant de Paris. La collision fait six morts et une vingtaine de blessés. Le suivant, le tribunal correctionnel de Poitiers condamnera quatre responsables de la gestion du trafic à des peines de prison allant de 2 ans à 6 mois et à des amendes de 1500 à 300 F[33].
  • - Sur la ligne Tours-Paris, à 20 heures, un train de voyageur venant de Bordeaux dont le mécanicien gêné par une tempête n'a pas vu les signaux d'arrêt, tamponne en gare de Beaugency l'arrière d'un train de marchandises. Le mécanicien et le chauffeur du train tamponneur sont tués, son conducteur[16] et 15 voyageurs sont blessés[34].
  • - À 19 heures 15, un kilomètre avant la gare Montparnasse, par suite d'une erreur d'aiguillage, un train de voyageurs venant de Versailles-Rive-Gauche entre en collision avec un convoi de marchandises. L'accident fait neuf morts et dix-sept blessés graves[35].
  • -Sur la ligne de Paris à Lyon, vers quatre heures, le train hebdomadaire amenant de la Nièvre et de la Bourgogne les moutons et bœufs destiné à la consommation parisienne patine sur le rail rendu glissant par le brouillard dans la rampe de cinq pour mille située entre les gares de Moret et de Thomery. Alors qu'il se traîne à la vitesse d'un homme au pas, il est rattrapé par l'express Lyon-Paris, dont la Crampton le percute à environ 65km/h et défonce son fourgon de queue et la voiture de voyageurs transportant les vingt-sept personnes convoyant les bestiaux. L'accident fait seize morts et six blessés[36]. Le , le Tribunal correctionnel de Fontainebleau condamnera à deux ans de prison et 500 francs d'amende le chef du train tamponné pour n'avoir pas réglementairement couvert son train en détresse[37].
  • à 22 h 12 - Le Vésinet : Ligne Paris - Saint-Germain-en-Laye : la rame de St-Germain descendant par gravité la partie "atmosphérique" de la ligne, heurte, à la suite d'un ennui de frein, le tender et la locomotive qui attendaient sur la voie pour emmener la rame vers Paris St-Lazare. La collision fait trois morts dans la première voiture : le serre-frein et deux voyageurs[38].
  • - Sur la ligne de Cette à Toulouse, vers 20 heures 40, un train Cette-Carcassonne est en cours de garage à Villedaigne pour laisser le passage à l'express venant de Toulouse lorsque ses trois derniers wagons, encore engagés sur la voie principale, sont pris en écharpe par celui-ci. Un serre-frein est tué, vingt voyageurs sont blessés. L'accident est imputé à l'extinction des signaux d'arrêts par la tempête[39].
  • - Sur la ligne de Belgique de la Compagnie du Nord, en gare de Fresnoy-le-Grand, l'arrière d'un train de voyageurs venant de Charleroi par Erquelinnes, bloqué par la neige, est percuté par un train de marchandises alors que les signaux sont rendus inopérants par les intempéries. La collision fait cinq morts et six blessés[40]. Le chef de gare, un garde-barrière, et le mécanicien du train tamponneur sont inculpés, mais seul ce dernier sera condamné à une amende de 100 francs[41].
  • - Sur la ligne de Marseille à Paris, près de Mondragon (Vaucluse), un train de voyageurs venant de Marseille déraille dans une courbe. La locomotive, son tender et le fourgon à bagages dévalent le talus, mais le reste du convoi demeure sur la voie. Le chauffeur du train est tué, quatre autres cheminots sont blessés, quelques voyageurs sont contusionnés[42].
  • - Sur la ligne de Saint-Étienne à Lyon, près de Saint-Romain-en-Gier, à la suite d'une erreur d'aiguillage, vers 23 heures 30, un train de voyageurs Lyon-Saint-Étienne entre en collision avec un train de marchandises circulant en sens contraire sur une voie unique établie en vue de la réfection d'un tunnel. La collision fait trois morts et plusieurs blessés[43].
  • - Près de Mondragon, sur la ligne Paris-Marseille, vers 14 heures, la locomotive d'un train de voyageurs allant de Marseille à Lyon déraille dans une courbe et, suivie de son tender et d'un fourgon à bagages dévale le remblai. Le reste du train, dont la course a été freinée par un wagon de marchandises renversé, reste sur la voie. Les voyageurs sont indemnes, mais le chauffeur est tué, le mécanicien, un garde-frein et un cadre de la compagnie sont blessés[44].
  • - Sur la ligne de Puyoô à Bayonne, alors en construction, au lieudit Beauplaisir, à Guiche, un train de travaux déraille. Un ouvrier est tué, cinq autres sont blessés[45].
  • - Sur la ligne de Moulins à Nevers, entre Moulins et Villeneuve-sur-Allier, la chaudière de la locomotive d'un train de marchandises explose au passage sous un pont, qui s'écroule, écrasant les 9 wagons suivant la machine. Le mécanicien, déchiqueté, est tué sur le coup, le chauffeur, brûlé, décède peu après. Le chef de train est grièvement blessé. Les deux autres cheminots du convoi sont indemnes[46].
  • - À la sortie du tunnel de Thiviers, sur la ligne de Limoges à Périgueux, vers 11 heures, un train de voyageurs et un train de marchandises se heurtent de front. Un chauffeur est tué, les deux mécaniciens, l'autre chauffeur et le conducteur[16] du train sont blessés. Les voyageurs sont indemnes[47].
  • - Avant l'inauguration solennelle de la section des Arcs à Cannes de la ligne Toulon-Nice, prévue le lendemain, un train d'essai déraille dans une courbe et dévale un remblai entre Agay et Cannes. Le chef du dépôt est tué, le mécanicien blessé[48].
  • - Entre Saint-Brieuc et Rennes, vers 19 heures 30, au lieudit Les Landes, à Broons (Côtes-du Nord), un train de voyageurs heurte un poteau télégraphique déposé par malveillance sur la voie et déraille. Bilan: 2 morts et 4 blessés[49].
  • - Beaucaire (Gard): vers 12 h 30, un train express Sète-Tarascon quitte la voie à l'entrée du viaduc sur le Rhône par suite de la présence d'un obstacle sur les rails. La locomotive, le fourgon à bagages et trois voitures heurtent le parapet, puis tombent dans un fossé. L'accident fait 6 morts, dont le mécanicien et un garde-frein, et 10 blessés[50]. Peu de temps après, des enfants surpris à placer de nouveaux obstacles sur les rails seront soupçonnés d'avoir provoqué cet accident. L'un d'eux, âgé de neuf ans, sera placé en maison de correction[51].
  • - Sur la ligne Saint-Étienne-Roanne, vers 18 heures, l'express pour Paris, en retard, percute un omnibus arrêté en gare de La Fouillouse (Loire). On dénombrera 4 morts et une dizaine de blessés[52]. Le , le tribunal correctionnel de Saint-Étienne, appréciant extensivement la chaîne des responsabilités, condamnera neuf personnes, deux chefs de gare, un chef de train, un mécanicien, un chauffeur et quatre garde-barrières à des peines de prison de 15 mois à 15 jours et d'amende de 1000 à 50 francs[53]. Ces condamnations seront confirmées en appel, sauf pour l'un des deux chefs de gare, relaxé[54].
  • - En gare de Pierrefitte, dans l'après-midi, un train omnibus venant de Calais est arrêté par suite d'une rupture de bielle sur sa machine lorsqu'il est percuté par l'express venant de Bruxelles, qui en écrase les cinq dernières voitures, dont on tirera cinq morts et dix-neuf blessés. Le , le tribunal correctionnel de Paris condamnera le mécanicien du train tamponneur à trois ans de prison, son chauffeur et le chef de train à six mois et trois cents francs d'amende pour n'avoir pas respecté la signalisation couvrant le train en panne et déclarera la Compagnie du Nord civilement responsable[55].
  • - Nouvel accident sur la ligne Saint-Étienne-Roanne, entre les gares de Saint-Just-sur-Loire et de La Fouillouse : vers 19 heures 30, un train de voyageurs venant de Roanne, roulant à une vitesse excessive pour rattraper son retard, déraille dans une courbe. Le mécanicien est tué, le conducteur[16], le chef de train et plusieurs voyageurs sont grièvement blessés[56].
  • - Sur la ligne de Capdenac à Rodez, à 10 heures, entre Bouillac et Capdenac, collision sur la voie unique entre un train de ballast et une locomotive haut-le-pied autorisée à quitter Viviez par suite d'une erreur dans la transmission d'une dépêche télégraphique. Un garde-frein est tué, neuf autres personnes sont blessées[57].
  • - Sur la ligne Strasbourg-Mulhouse, à 6 heures 30 un train de marchandises percute dans le brouillard un train mixte à l'arrêt en gare de Rouffach, écrasant trois voitures de voyageurs. La collision fait un mort et plusieurs blessés[58].
  • - Sur la ligne de Niort à Poitiers, près de la gare de Saint-Maixent, vers 20 heures, cinq voitures du train-poste Niort-Paris déraillent et dévalent un talus. Deux sont broyées; on en tirera 6 morts et 15 blessés[59].
  • - Sur la ligne Dôle-Belfort, le sous-chef de gare de Franois laisse par erreur partir sur la voie unique un train de voyageurs venant de Besançon alors qu'un train de marchandises de sens contraire y est déjà engagé. La collision a lieu vers 18 heures peu avant la gare de Dannemarie-Velesmes. Elle fera 13 morts et 20 blessés, dont un succombera peu après. Le , le tribunal correctionnel de Besançon condamnera le responsable de l'accident à cinq ans de prison et deux mille francs d'amende[60].
  • - Saint-Albain (à 14 km de Mâcon (Saône-et-Loire) : à h 40, un train de plaisir Marseille-Paris bondé aborde un chantier de renouvellement de voie non signalé, où des rails ont été enlevés. Il déraille et s'écrase contre le mur du presbytère. On déplorera 6 morts et une vingtaine de blessés[61]. Un mois plus tard, le tribunal correctionnel de Mâcon condamnera les responsables du chantier et de sa surveillance à des peines de prison d'un an à 15 jours, et à des amendes[62].
  • - Sur la ligne de Chalindrey à Gray, entre Maâtz et Champlitte, un train de voyageurs déraille, et après rupture de l'attelage, sa machine tombe dans un fossé. Le mécanicien et le chauffeur sont tués, le chef de train est blessé, des voyageurs sont contusionnés[63].
  • - Premier accident mortel sur le chemin de fer (système Fell) du Mont-Cenis, encore en construction : la presse rapporte d'abord qu'à la suite du déraillement de la machine d'un train de chantier, un wagon est tombé dans un ravin, et que les trois ouvriers qui l'occupaient sont morts[64]. Peu après, la compagnie fait publier un rectificatif minimisant l'évènement[65].
  • - Vers 9 heures 30, sur la ligne Mulhouse-Bâle, peu avant la gare de Sierentz, un train semi-direct pour Bâle déraille et dévale le remblai. Le chauffeur est tué et une vingtaine de voyageurs sont blessés[66].
  • - Sur la ligne de Vincennes, vers 17 heures, les véhicules de tête d'un train pour la Bastille circulant tender en avant déraillent dans une courbe et se couchent à l'approche de la station de Bel-Air. L'accident fait une dizaine de blessés légers et un grave qui décèdera peu après à l'hôpital[67].
  • - Vers 7 heures 15, sur la ligne Amiens-Paris, en gare de Gonesse, l'express Calais-Paris prend en écharpe un train de banlieue partiellement engagé sur la voie principale. L'accident fait trois morts, le mécanicien et le chauffeur de l'express ainsi qu'un voyageur anglais, et une dizaine de blessés[68].
  • - Sur la ligne Paris-Strasbourg, entre les gares de Gagny et de Chelles, un train de voyageurs pour Meaux heurte un bloc de pierre tombé d'un train de marchandises, déraille et se disloque en s'écrasant contre les parois d'une tranchée. Le mécanicien est tué, et plusieurs personnes sont blessées, dont 4 grièvement[69].
  • - En gare de Creil, une locomotive au repos, heurtée lors d'une manœuvre, part seule sur une voie où elle tamponne plusieurs wagons de marchandises entre lesquels un homme d'équipe est écrasé[70].
  • - Sur la Ligne de Petite Ceinture, vers 10 heures, à l'entrée du tunnel des Buttes-Chaumont, collision entre un train de marchandises venant de Bercy et un train de voyageurs venant de La Villette, dont le mécanicien et le chauffeur sont tués[71].
  • - Sur la ligne Paris-Charleville, 2 km avant Bazancourt (Marne), à 12 heures 37, l'express Reims-Charleville aborde à pleine vitesse un chantier de voie non signalé. La locomotive, son tender, deux fourgons et deux voitures de voyageurs sont précipités dans un champ. On comptera 25 blessés, dont le chef de train, qui décèdera par la suite[72].

Années 1870[modifier | modifier le code]

  • - Vers 12 heures 30, sur la ligne du Mans à Mézidon, entre les gares de Fresnay-sur-Sarthe et de la Hutte-Coulombiers, un train mixte marchandises/voyageurs Le Mans-Caen déraille par suite de l'explosion de sa locomotive. Le mécanicien est tué, le chauffeur et un conducteur[16] sont grièvement blessés. Les voyageurs sont indemnes[73].
  • - Sur la ligne de Châlons-sur Marne à Reims, près de La Veuve (Marne), un omnibus déraille à 5 heures 20. Le mécanicien et le chef de train sont tués, un seul voyageur est blessé[74].
  • - Entre Saint-Sulpice-Laurière et Poitiers, à h 30, au lieudit Mauroc, quelques kilomètres avant Poitiers, la rupture de l'essieu d'un wagon de charbon dans un train mixte marchandises/voyageurs Limoges-Poitiers provoque la chute d'une partie du convoi 25 mètres en contrebas, dans la vallée du Clain. On dénombrera 3 morts et 10 blessés[75].
    Accident de chemin de fer, à Saint-Benoît, près de Poitiers, le 27 mai 1870.
    [76]
  • - Sur la ligne Paris-Strasbourg, deux trains de marchandises vides se télescopent à 500 mètres de la gare de Nançois. On dénombrera quatre victimes : le chauffeur de la machine tamponneuse, tué, et trois blessés. Le déblaiement sera effectué très rapidement par la Troupe, compte tenu de l'importance stratégique de la ligne en ce début de la guerre[77].
  • - Sur la ligne de Montluçon à Saint-Sulpice-Laurière, peu après Guéret, entre les gares de La Brionne et de Montaigut-le-Blanc, vers 16 heures 30, un train mixte pour Limoges déraille à proximité d'un pont sur la Gartempe. Les wagons de marchandises restent sur le ballast, mais les voitures de voyageurs dévalent le remblai. L'accident fera deux morts, un blessé grave et quelques blessés légers[78].
Monument aux soldats victimes de l'accident du 4 octobre 1870.
  1. Edouard SEGUY, marchand mercier, 31 ans, né à Brive (Corrèze) et domicilié à Tulle (Corrèze), décédé le à 2 heures du matin au lieu de Grillou, commune de Bassens, chez Monsieur Gustave de Baretault, où il avait été transporté. (Sources : Archives départementales de la Corrèze, Registres des décès de Tulle, année 1871, acte n°77, Consulter)
  2. Louis CHALUT, mécanicien graisseur à la Compagnie de Chemin de Fer d'Orléans, de Coutras (Gironde), 32 ans, tué sur la voie ferrée par suite de l'accident[83]
  3. DUPOUY LAUGA Amédée Arthur, horloger à Niort, 27 ans, tué sur la voie ferrée par suite de l'accident
  4. DURQUET Jean, soldat au 77ème de ligne, de Bayonne, 21 ans, décédé le des suites de ses blessures
  • - Sur la ligne Marseille-Nice, le train mixte no 481 est parti à h 47 de Marseille pour Toulon. Sur ordre des autorités militaires, à ses 11 voitures de voyageurs bondées et 9 wagons de marchandises diverses, ont été ajoutés en queue quatre wagons chargés de 20 tonnes de poudre de guerre expédiées de Bordeaux à l'arsenal de Toulon. Après qu'il eut passé la gare de Bandol, trois kilomètres environ avant celle de Saint-Nazaire (aujourd'hui Ollioules-Sanary), une très forte explosion se produit, faisant au moins 80 tués et plus de 200 blessés. Malgré son ampleur, la catastrophe ne donnera lieu qu'à un très bref communiqué du préfet maritime de Toulon aux journaux nationaux, soumis à la censure en cette période troublée où malgré un armistice partiel (28/1/1871), les troupes françaises de l'Est continuent à subir de lourds revers contre les Prussiens[84]. Le Constitutionnel, reprenant des sources locales, parviendra cependant quelques jours plus tard à publier des détails sur l'accident et même une liste nominative des victimes identifiées[85]. La Cour d'appel d'Aix-en-Provence rendra le un arrêt de non-lieu excluant toute action pénale eu égard aux circonstances exceptionnelles[86], mais n'en admettra pas moins le la responsabilité civile du PLM à l'égard des victimes. La compagnie tentant d'obtenir que l'État la garantisse à raison des fautes commises par l'administration militaire, le [87], le Tribunal des Conflits déclarera les juridictions de droit commun incompétentes pour statuer sur cette question. Elle saisira alors le Conseil d'État, qui jugera dans un arrêt du [88] que les fautes commises lors du chargement des poudres engagent la responsabilité de l'État pour les 2/3 des dommages causés, la compagnie devant supporter le 1/3 restant à raison de son défaut de précaution.
  • – Vers 18 heures 15, sur la ligne de Rennes à Redon, entre les gares de Beslé et de Fougeray-Langon, collision frontale entre un train de voyageurs venant de Rennes, et un train venant de Nantes, transportant des soldats et leurs chevaux. C'est dans ce convoi que seront dénombrés les neuf morts causés par l'accident[89].
  • Sur le réseau de la Compagnie de l'Ouest, vers 19 heures, un train rapatriant en Allemagne des soldats prussiens malades ou blessés est à l'arrêt avant l'entrée de la gare de Puteaux. Un train de marchandises qui le suivait le percute et écrase dix-neuf de ses trente-deux wagons. La collision fait un grand nombre de victimes, mais compte tenu du contexte, donne lieu à un simple communiqué administratif indiquant qu'«il y a eu à regretter de graves accidents»[90]. Les chiffres de vingt morts et plus de cent blessés seront cependant avancés[91].
  • – À h 30, 300 mètres avant la petite gare de Pontmort (hameau de la commune de Cellule en Auvergne), déraillement du train-poste 715, Saint-Germain des Fossés-Clermont-Ferrand. Une voiture de première classe escalade le fourgon, et est elle-même écrasée par un des wagons-poste. C'est là que l'on trouvera les victimes, 6 morts, une douzaine de blessés originaires d'Auvergne, et plus spécialement des régions d'Issoire, Riom et Clermont. L'accident a sans doute été causé par un écartement des rails dû au mauvais état de la voie. Récit de Victor Belin alors enfant : « L'heure du passage de l'express approchant - et pour un habitant de Saint-Myon lorsqu'il est encore un enfant, voir passer l'express est un événement ! - mon père arrêta un instant son attelage. Comme le train approchait, je le vis brusquement s'arrêter et les wagons comme monter en l'air pour s'écraser les uns sur les autres »[92]. Un an plus tard, deux cadres de la compagnie du PLM renvoyés devant le Tribunal correctionnel de Riom pour avoir maintenu la circulation normale des trains sur une voie notoirement détériorée seront relaxés des poursuites[93].
  • - Sur la ligne Paris-Lille, vers 22 heures 25, à la suite d'une erreur de signalisation, l'express venant de Paris prend en écharpe à pleine vitesse en gare de Seclin un train omnibus manœuvrant pour lui laisser le passage. Le choc éventre la locomotive du train tamponneur et broie trois voitures du train tamponné, dans lesquelles on dénombrera neuf morts, la plupart ébouillantés par la vapeur s'échappant de la machine, et soixante-quinze blessés [94], dont vingt-trois succomberont à leurs brûlures les jours suivants[95]. En décembre, le Tribunal correctionnel de Lille condamnera l'homme d'équipe chargé des signaux et le chef de gare respectivement à six et trois mois de prison et chacun à 300 francs d'amende[96].
  • - Vers 8 heures 30, sur le réseau du PLM, un train Marseille-Paris déraille à Champigny, entre Sens et Montereau, près de la gare de Pont-sur-Yonne. L'accident, qui fait 11 morts et 32 blessés, est dû à une rupture d'essieu sur un wagon chargé de charbon intercalé illégalement entre deux voitures de voyageurs[97]. Saisi par onze des victimes ou leurs familles d'une action civile contre le PLM, le tribunal leur octroiera des indemnités allant de 12 000 à 60 000 francs[98] Le directeur de l'exploitation de la compagnie, poursuivi pénalement, sera condamné en première instance, mais acquitté par la cour d'appel de Paris le , alors que le contrôleur de l'État à l'origine des poursuites sera muté[99].
  • - À 23 heures, entre Monaco et Nice, à proximité de la Gare d'Èze, dans une tranchée suivant un tunnel, la chute sur les voies d'un bloc de rocher fait dérailler le train Menton-Nice. Deux voyageurs sont tués, quelques autres blessés[100].
  • - Sur la ligne Paris-Belfort, vers midi, peu avant la gare de Troyes, sous le pont des Marots, collision entre le train de voyageurs Paris-Chaumont et une machine quittant le dépôt malgré un signal d'arrêt. On compte un mort (le mécanicien de la machine haut-le-pied) et 8 blessés[101].
  • - À 18 heures, sur la ligne Marseille-Vintimille, près d'Antibes, le viaduc à quatre arches enjambant la plaine de la Brague, miné par des inondations, s'effondre au passage d'un train omnibus parti de Menton pour Grasse. On dénombrera six morts et une douzaine de blessés[102].
  • - Un train de voyageurs déraille entre Niort et Poitiers par suite d'un acte de malveillance (rail enlevé). Le chauffeur est tué, le mécanicien et plusieurs voyageurs sont blessés[103].
  • - À l'approche de la gare de Cherbourg, le train arrivant de Paris à 7 heures 15 déraille par suite de la rupture d'un bandage de la locomotive. Bilan 1 mort (le conducteur[16] du train), et 6 blessés[104].
  • - Sur la ligne Orléans-Paris, près d'Angerville (Essonne), à 3 heures 30, la chaudière de la locomotive du train-poste venant de La Rochelle et Nantes explose. Trois voyageurs sont blessés dans le déraillement qui s'ensuit, le chauffeur est tué sur le coup, le mécanicien décèdera le lendemain[105].
  • - Sur le réseau de l'Alsace-Lorraine, à 11 heures, le train-poste Mulhouse-Paris déraille sur le viaduc de Dannemarie. La locomotive et le tender sont précipités dans le vide, le reste du convoi demeure sur le viaduc. Le mécanicien et son chauffeur sont tués[106].
  • - En gare de Marquise (Pas-de-Calais), l'express Boulogne-Paris déraille à 2 heures 10 sur un aiguillage. Trois voitures sont détruites. On compte deux morts et quelques blessés[107].
  • - Entre Autun et Étang-sur-Arroux, vers 13 heures, le train parti d'Autun déraille près de la gare de Brion-Laisy. Le mécanicien est tué, le chauffeur blessé[108].
  • - Sur le tronçon en construction entre Chinon et Bressuire de la ligne des Sables-d'Olonne à Tours, près de Chinon, vers 20 heures, un train de ballast percute un train d'ouvriers rentrant d'un chantier. La collision fait deux morts et une vingtaine de blessés. Présent lors de l'accident, un ingénieur responsable des travaux se suicidera à son retour chez lui[109].
  • - À 22 heures 45, quelques kilomètres avant son arrivée à Dijon, à Perrigny, le train express-poste Marseille-Lyon-Paris heurte un train de marchandises en panne de machine. La collision fait deux morts, le conducteur[16] arrière du convoi percuté et un voyageur de la première voiture de l'express. Le mécanicien, le chauffeur, le conducteur-chef et six postiers du train tamponneur sont blessés[110].
  • - Sur la ligne de Béziers à Neussargues, vers neuf heures, entre les gares de Magalas et d'Espondeilhan, un train de voyageurs tamponne un train de marchandises déraillé. Un mécanicien est tué, un garde-frein est blessé, une dizaine de voyageurs sont contusionnés[111].
  • - Au matin, sur la ligne d'Alès à Nîmes, dans le brouillard, six ouvriers d'un chantier sont percutés lors du croisement de deux trains. Deux sont tués, quatre blessés[112].
  • - Le train-poste Paris-Belfort déraille à 3 heures 30 dans la Haute-Marne près de Maizières-sur-Amance, peu après la gare de Charmoy-Fayl-Billot. Une voiture se couche et est trainée sur 800 mètres. Une Anglaise et sa fille occupant un de ses compartiments sont tuées, un autre passager est blessé[113]. La Compagnie de l'Est publiera un communiqué indiquant que les deux voyageuses se sont tuées en sautant en marche[114].
  • - Peu avant La Rochelle, sur la ligne de La-Roche-sur-Yon à La Rochelle de la Compagnie des chemins de fer des Charentes, vers 20 heures, un train venant de La Roche-sur-Yon percute un wagon vide laissé en stationnement en gare de Dompierre-sur-Mer mais poussé par le vent sur la voie principale. La locomotive déraille et se couche et son chauffeur est tué, écrasé contre le tender. Le mécanicien est blessé, mais les voyageurs sont indemnes[115].
  • - Sur la ligne Toulouse-Narbonne, à Carcassonne, l'aiguilleur de service s'étant endormi, un train de marchandises pour Sète est dirigé par erreur sur une voie de garage. La locomotive dévale un remblai de 8 mètres et se couche. Le chauffeur et le mécanicien, gravement brûlés par la vapeur, décèdent peu après[116]. Le , le tribunal correctionnel de Carcassonne condamnera l'aiguilleur à quatre mois de prison[117]
  • - En gare de Mireval, près de Montpellier, à 4 heures 30, le train de voyageurs Montpellier-Sète déraille. L'accident fait un mort et quelques blessés parmi les voyageurs[116].
  • - Sur la ligne du Teil à Alès, ouverte un mois plus tôt, un lourd train de marchandises de 40 wagons chargés de rails et de charbon s'emballe dans la descente allant d'Aubignas au Teil, malgré les efforts désespérés de son mécanicien et de ses quinze serre-freins. Il déraille dans une courbe en arrivant dans les faubourgs du Teil. De la locomotive et des wagons renversés et écrasés on tirera cinq morts et quatre blessés graves[118].
  • - Entre Alès et Nîmes, le matin, un train de marchandises déraille par suite de la rupture d'un essieu. On compte un mort et un blessé[119].
  • - Sur la ligne Belfort-Mulhouse, à l'entrée en gare de Petit-Croix, devenue gare frontière depuis l'annexion par l'Allemagne du département du Haut-Rhin après la défaite de 1871, vers 19 heures, le train-poste Bâle-Paris percute une machine de manœuvre par suite d'une erreur d'aiguillage. Deux voitures de 1re classe sont détruites. La collision fera un mort et une dizaine de blessés[120]. Deux mois plus tard, le tribunal correctionnel de Belfort condamnera seulement l'aiguilleur responsable à une amende de 25 francs en motivant expressément son indulgence par la surcharge de travail imposée à cet employé par ailleurs bien noté[121].
  • - Au matin, sur la ligne d'Arras à Doullens, entre Mondicourt et l'Arbret (Pas-de-Calais), la machine et le premier fourgon d'un train de voyageurs déraillent en passant sur un rail cassé de longue date mais non réparé. Le contrôleur et le conducteur[16] du train sont tués. Les voyageurs sont indemnes[122].
  • - Sur la voie unique longeant le lac du Bourget, vers 18 heures 30, un train spécial mis en marche par le PLM pour emmener de Culoz à Modane les voyageurs retardés par un accident de chemin de fer survenu la veille à Montereau[123] heurte de front un train venant en sens contraire, entre Chindrieux et Aix-les-Bains. Dix voitures sont écrasées. On dénombrera 7 morts et 14 blessés[124]. Le , le tribunal correctionnel de Chambéry déclarera le chef de gare de Châtillon coupable d'homicide par imprudence pour non-respect des réglementations et inattention, et le condamnera à trois ans de prison[125].
  • - Sur le réseau de la Compagnie des chemins de fer de l'Est, vers 20 heures 20, des wagons d'un train de marchandises en cours de coupure en gare de Gagny sont aiguillés par erreur sur la voie principale alors qu'arrive un express venant de Paris dont la locomotive les broie et déraille. Les premières voitures de l'express s'écrasent contre l'obstacle. On dénombrera quatre morts et seize blessés. Huit mois plus tard, le Tribunal correctionnel de la Seine déclarera responsables l'aiguilleur et un autre agent de la gare et les condamnera respectivement à six mois et quinze jours de prison[126].
  • - À 18 h, sur le réseau de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, le train parti le matin de Paris-Saint-Lazare pour Saint-Malo déraille entre Vitré et Chateaubourg (Ille-et-Vilaine). Le chauffeur et le conducteur[16] du train sont tués, ainsi que 6 des 25 voyageurs. On comptera également 12 blessés[127].
  • - Vers 3 heures, par suite d'une rupture de bandage, les 5 dernières voitures du train Paris-Strasbourg déraillent à Aingeray (Meurthe-et-Moselle). Deux sont broyées après avoir heurté un ponceau. On comptera deux morts et 9 blessés[128]
  • - Sur la ligne de Creil à Jeumont, près de la gare de Thourotte (Oise), vers 23 heures, une équipe d'ouvriers venant de procéder au relevage d'une locomotive déraillée est surprise par l'arrivée d'un train se dirigeant vers Compiègne avec un retard de deux heures. On dénombrera quatre morts et deux blessés graves[129].
  • - Sur la ligne de chemin de fer d'Epinal à Mirecourt, de nuit, près de la gare de Dompaire, un train de marchandises déraille. Trois cheminots sont tués, un autre est grièvement blessé[130].
  • - Vers 19 heures, sur la ligne Lille-Thionville, un train de voyageurs Longuyon-Charleville déraille peu après son départ, près de Villette. Le chauffeur est tué, le mécanicien et 4 voyageurs sont blessés[131].
  • - Sur la ligne Beauvais-Abancourt, un train de voyageurs venant d'Amiens déraille vers 13 heures, peu avant Beauvais, à proximité de la gare de Oudeuil par suite d'une rupture d'essieu sur la locomotive. Le mécanicien est tué, le chauffeur et le chef de train sont grièvement blessés, un seul des 60 voyageurs est contusionné[132].
  • - Vers 2 heures, sur la ligne Nancy-Vézelise, à Xeuilley, un train spécial assurant les retours des fêtes de Nancy est aiguillé sur une voie desservant d'anciens fours à chaux. Cinq personnes sont tuées sur le coup, et sept autres succomberont par la suite. L'enquête révèlera que deux anciens employés licenciés avaient saboté l'aiguillage[133].
  • - Sur la ligne d'Argentan à Granville, vers 6 heures 30, la collision d'un train de voyageurs avec un train de marchandises entre les gares de Flers et de Montsecret-Vassy fait treize morts et trente six blessés[134]. Le , le sous-chef de gare de Flers est condamné à deux ans de prison et trois cents francs d'amende pour n'avoir pas retenu le train de voyageurs[135].
  • - Sur la ligne Paris-Strasbourg, peu avant la gare de Bondy, deux trains de voyageurs venant d'Avricourt bloqués dans 70 cm de neige ont été accouplés en un seul convoi pour franchir l'obstacle lorsqu'ils sont percutés par un troisième, qui en défonce les dernières voitures. L'accident fait un mort, cinq blessés graves et quatre blessés légers[136]. Deux mois plus tard, le tribunal correctionnel de Paris condamnera le chef de gare et un employé respectivement à 8 et 15 jours de prison et 100 francs d'amende pour manquement à leur obligation de couvrir le convoi à l'arrêt[137].

Années 1880[modifier | modifier le code]

  • - Dans le brouillard, à 19 h 0, un omnibus pour Argenteuil s’apprêtant à faire halte en gare de Clichy - Levallois est rattrapé par un direct circulaire Ouest-Nord. On dénombrera 16 morts et 94 blessés[138]. Le suivant, le tribunal correctionnel de Paris attribuera au mécanicien du train tamponneur et au conducteur[16] du train tamponné, tous deux tués dans l'accident, l'essentiel de sa responsabilité, mais condamnera à 4 mois de prison et 50 F d'amende deux aiguilleurs considérés comme ayant eux aussi manqué à leurs obligations[139].
  • - Sur la ligne de Tarascon à Sète-Ville, le matin, un train allant à Lyon déraille. Le chauffeur est tué, plusieurs personnes sont blessées[140].
  • - Sur la ligne Paris-Strasbourg, vers 16 heures, en gare de Mézy, un train de marchandises en manœuvre est percuté par un train direct venant d'Épernay, dont le chauffeur et le chef de train sont tués, le mécanicien blessé, ainsi qu'une dizaine de voyageurs[141].
  • - À la sortie du tunnel de Midon, sur la ligne d'Annonay à Saint-Rambert-d'Albon, un train de marchandises heurte un amoncellement de rochers tombés de la montagne. Le mécanicien et le chauffeur, écrasés par le tender, sont tués ; les deux conducteurs[16] et le serre-frein sont blessés[142].
  • - Peu après la Gare de Bondy, la locomotive du train de banlieue no 73 quitte les rails après avoir heurté un wagon vide en dérive sur la voie. Elle est heurtée à son tour par la machine du train no 70 de sens contraire. On dénombrera 1 mort et 22 blessés[143].
  • - Le lendemain de son inauguration[144], la ligne Tulle-Clermont-Ferrand connait son premier accident. Vers 9 heures, après son départ de la gare de Volvic, le train venant de Tulle déraille en abordant une courbe de 250 mètres de rayon à une vitesse excessive, faute d'une connaissance suffisante de la ligne par le mécanicien. Le serre-frein est tué, et 18 personnes, dont 15 voyageurs, sont blessées[145].
  • - À son entrée en gare de Belfort, l'express Calais-Belfort percute un rapide pour Paris. Quatre voitures sont écrasées. On en tirera un mort et huit blessés graves[146].
  • - Sur la ligne Toulon-Nice, près de la gare du Trayas, Vers 7 heures 35, le train mixte marchandises-voyageurs venant de Marseille déraille sur une section de voie où un rail a été ôté par malveillance. La locomotive et les 4 wagons de marchandises qui la suivent tombent d'une hauteur de 15 mètres. Le mécanicien et le chauffeur sont tués. Sept voyageurs et deux conducteurs[16] sont blessés[147].
  • - Sur la ligne Paris-Belfort, au petit matin, entre les gares de Jussey et de Montureux, un train de voyageurs en détresse par suite de l'avarie d'une de ses deux machines est percuté par celui qui le suivait. Dans le train tamponné, un voyageur est tué, six sont blessés[148].
  • - Charenton-le-Pont : en gare de Charenton le rattrapage par un rapide venant de Lyon d'un train omnibus en provenance de Montargis fait 26 morts et de nombreux blessés[149].
catastrophe de Roquebrune.
  • - Sur la ligne de Marseille à Vintimille, le chef de gare de Roquebrune laisse par erreur partir sur la voie unique un train pour Nice, alors que celui de Monte-Carlo a déjà lancé en sens contraire un train pour Vintimille. La collision des deux convois a lieu vers 16 heures 45 dans une courbe surplombant la mer. Derrière les deux locomotives qui se heurtent de front, dix voitures se télescopent et se disloquent, quatre tombent au pied de la corniche. L'accident fera 3 morts et 23 blessés[165].
  • - En gare d'Angers, à 20 heures, à la suite d'une erreur d'aiguillage, un train de marchandises en cours de manœuvre est heurté par un train mixte marchandises/voyageurs venant de Nantes, dont le mécanicien, le chauffeur et un graisseur sont tués. Le mécanicien de la machine tamponnée et un voyageur sont blessés[166]. Un mois et demi plus tard, le tribunal correctionnel d'Angers jugera responsable de l'accident un homme d'équipe remplaçant un aiguilleur absent un court instant, et le condamnera à deux mois de prison[167].
  • - En gare de Tournay, vers 12 heures, un train de marchandises pour Toulouse est en cours de garage afin de laisser passer un rapide lorsqu'il déraille. Un serre-frein meurt écrasé dans sa guérite[168].
  • - Vers 5 heures, sur la ligne de Saumur à Château-du-Loir, ouverte une semaine auparavant, un train mixte marchandises/voyageurs venant de Paris déraille entre Chenu et Château-la-Vallière. Le chauffeur et le chef de train sont tués, le mécanicien et un voyageur sont blessés[169].
  • - Vers 11 heures 50, sur la Ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble), minée par des pluies continues, la montagne s'effondre au passage d'un train de voyageurs venant de Marseille deux kilomètres avant son arrivée en gare de Sisteron, ensevelissant d'abord la locomotive et une voiture de première classe, puis, l'éboulement progressant, le reste du convoi. L'accident fait six morts et une vingtaine de blessés[170].
  • - Sur le réseau à voie métrique de la Société des chemins de fer du Périgord, un train de ballast participant à la construction de la ligne de Périgueux à Brantôme déraille dans une courbe, faisant deux morts et quatre blessés[171].
  • - Sur la ligne Paris-Dijon, dans la descente suivant le tunnel de Blaisy-Bas, près de Velars, vers 2 heures, l'express Paris-Genève déraille à 60 km/h par suite de la déformation des rails. Immédiatement après, arrive sur l'autre voie l'express Modane-Paris. Les machines se percutent et chutent de chaque côté du talus, et la plupart des voitures se télescopent et sont disloquées. L'accident fera 9 morts et une dizaine de blessés graves[172].

Années 1890[modifier | modifier le code]

Affiche de promotion du "Club Train" (1895).
  • - À 6 heures 40, sur la ligne Metz-Réding, l'omnibus Metz-Sarrebourg déraille à la sortie de la gare de Remilly après une erreur d'aiguillage. La locomotive dévale le remblai, le mécanicien est tué sur le coup, le chauffeur, grièvement brûlé, succombera peu après[186].
  • - Dans l'avant-gare de Paris-Nord, à 23 h 10, par suite d'une erreur de signalisation, un express venant de Lille, arrêté dans l'attente d'accéder aux quais, est percuté par le «Club Train» Londres-Paris. La collision fait un mort et une quinzaine de blessés dans les voitures de queue du convoi tamponné[187]. Compte tenu de sa surcharge de travail, l'aiguilleur responsable ne sera condamné qu'à 25 francs d'amende le [188].
  • - À 21 h 10, sur la ligne de Vincennes, un train supplémentaire formé pour les retours à Paris du dimanche soir percute celui qui le précède, bondé et arrêté en gare de Saint-Mandé. Un incendie s'ensuit. L'accident fera 49 morts et plus de 150 blessés, essentiellement dans les deux dernières voitures à impériale du convoi percuté[189]. Le suivant, le Tribunal correctionnel de la Seine a déclaré pénalement responsables de la catastrophe le mécanicien du train tamponneur pour n'avoir pas été suffisamment attentif, et le sous-chef de gare de Vincennes pour avoir laissé partir un train sur une voie non libre sans en prévenir au préalable le mécanicien, les condamnant respectivement à 2 ans de prison et 500 francs d'amende et 4 mois de prison et 300 francs d'amende[190].
  • - Sur la ligne de Landerneau à Nantes, à 8 heures, un train de voyageurs Brest-Quimper déraille entre Dirinon et Daoulas. Le mécanicien est tué, le chauffeur gravement blessé. Les passagers sont indemnes[191].
  • - Sur la ligne à voie métrique de Lyon à Mornant de la Compagnie Fourvière Ouest-Lyonnais, près de Craponne, le sol s'effondre au passage d'un train, dont la locomotive et la première voiture tombent dans une cavité d'une dizaine de mètres. Le mécanicien et le chauffeur sont écrasés, un des cinq voyageurs du train est blessé[192].
  • - Sur la ligne Lyon-Grenoble, par suite d'une mauvaise coordination dans le freinage, vers 16 heures, la seconde machine d'un train de voyageurs Lyon-Grenoble déraille dans la descente entre Voiron et Moirans. Huit des douze voitures du convoi se couchent sur le remblai. L'accident fera trois morts et vingt-sept blessés[193].
  • - Peu après avoir quitté la gare du Nord, vers 19 heures 45, au lieudit Le Landy, à Saint-Denis, un train à destination de Pontoise et de Valmondois prend en écharpe un train de matériel vide par suite du non-respect de la signalisation. Le mécanicien de la machine tamponneuse est tué, son chauffeur et une quinzaine de voyageurs sont blessés[194].
  • - Sur la ligne d'Avignon à Miramas, vers 11 heures, un train de voyageurs venant d'Avignon déraille par suite d'un écartement de la voie. La machine tombe du remblai, tuant le chauffeur. Le mécanicien, le conducteur-chef[16] et un voyageur sont blessés[195].
  • - Sur la ligne allant de Valenciennes à Quiévrain des Chemins de fer économiques du Nord, vers 21 heures, un tramway à vapeur assurant les retours de la ducasse d'Onnaing déraille à Saint-Saulve. Le mécanicien est tué, trois voyageurs sont grièvement blessés[196].
  • - À 17 heures 45, sur la ligne du tramway à vapeur Lyon-Neuville, près de la station Victor Hugo, un convoi allant vers Neuville s'engage sur la voie unique alors qu'en arrive un autre de sens contraire. Son mécanicien, mortellement blessé, décède peu après. Dans la collision, vingt personnes sont blessées et une trentaine subissent des contusions[197].
  • - À 18 heures, sur la ligne de Nantes à Saintes du réseau de l'État, près de Taillebourg, l'express Paris-Royan déraille dans une courbe. La machine, le fourgon, une voiture de première classe et la voiture-restaurant se couchent sur la voie et se télescopent. On dénombrera trois morts : le mécanicien, le chauffeur et le chef de train, et huit blessés, essentiellement du personnel de la voiture-restaurant[198].
  • - Vers 17 heures, à son entrée au triage du Bourget, un train de marchandises venant d'Amiens déraille à la suite du déplacement d'un rail. Le mécanicien et le chauffeur sont tués, le garde frein et le conducteur[16] sont blessés[199].
  • - Vers 19 h sur le chemin de fer d'intérêt local de Béziers à Saint-Chinian de la Compagnie de l'Hérault, à 800 mètres de la gare de Lignan, des traverses d'un pont sur l'Orb se brisent au passage d'un train mixte marchandises-voyageurs. Les wagons et voitures s'écrasent contre la locomotive. Bilan : cinq morts et une quarantaine de blessés[200].
  • - À Langon, sur la ligne Bordeaux-Montauban, le matin, deux trains de marchandises allant dans le même sens se heurtent au milieu du pont franchissant la Garonne. Un serre-frein est projeté dans le fleuve et se noie[201].
  • - Près de Pontoise, au raccordement avec la ligne Paris-Mantes par Conflans-Sainte-Honorine, un train de voyageurs de la Compagnie de l'Ouest est pris en écharpe par un train du Nord, dont la locomotive dévale un remblai, tuant son chauffeur. Deux hommes d'équipe et un conducteur[16] sont blessés[202].
  • - Près de Facture, sur la ligne Bordeaux-Dax, deux trains de marchandises se percutent de nuit. Un mécanicien et un chauffeur sont tués et restent longtemps coincés sous les décombres, la machine du train de secours ayant elle-même déraillé à Marcheprime[203].
  • - Sur la ligne de Livron à Aspres-sur-Buëch, à midi, un train de ballast percute un train de voyageurs à l'arrêt en gare d'Allex (Drôme), et projette ses trois dernières voitures sur le quai, tuant une personne et en blessant 32 autres[204], dont une succombera quelques jours après[205].
  • - Sur la ligne Limoges-Angoulème, après une rupture d'attelage, seize wagons d'un train de marchandises dévalent une pente et viennent percuter en gare du Quéroy-Pranzac une locomotive rentrant au dépôt, tuant son mécanicien et blessant grièvement son chauffeur[206].
  • - Sur la ligne de Bréauté-Beuzeville à Lillebonne, en gare de Lillebonne, vers 18 heures, à la suite d'une erreur d'aiguillage lors de la manœuvre d'un train de marchandises, trois voyageurs attendant le départ du train pour Bolbec sont blessés. L'un d'entre eux, précipité sur la voie et les jambes broyées, décède peu après[207].
  • - À 11 heures 17, peu après son départ de la gare de Castres, sur la ligne de Castres à Saint-Sulpice, un train de voyageurs déraille au passage à niveau de Sainte-Croix, dont il démolit la maisonnette. L'accident fait deux morts: le mécanicien et le chauffeur, et neuf blessés, dont la garde-barrière[208].
  • - Sur la ligne Toulouse-Narbonne, le matin, en pleine tempête de neige, à Pezens, huit kilomètres avant Carcassonne, un train de marchandises percute un rapide, lui-même arrêté derrière un autre train de marchandises en détresse. Des dernières voitures du train tamponné on tirera un mort (le chef de train) et quatre blessés graves[209].
  • - Sur la ligne Bellegarde-Évian, vers 8 heures, un train de voyageurs assurant à Bellegarde la correspondance du train de Paris déraille dans la descente entre les gares de Perrignier et de Thonon-les-Bains. Le chauffeur est tué, le mécanicien, le chef de train et quelques voyageurs sont blessés[210].
  • - Sur la ligne de Périgueux à Riberac, le matin, le train pour Ribérac déraille à l'entrée de la gare de Lisle. Le chauffeur est tué[211].
  • - Sur la ligne de Quimper à Landerneau, à 8 heures 50, le train Lorient-Brest déraille à quelques kilomètres de Landerneau. La locomotive seule tombe dans un ravin. Le chauffeur est tué, le chef de train et un voyageur sont blessés[212].
  • - À la gare de Paris-Nord, à 19 heures, un train de ceinture entrant en gare en percute un autre attendant le départ. Un voyageur est tué, deux autres sont grièvement blessés[213].
  • - Sur la ligne de Lunéville à Saint-Dié, vers 10 heures, entre les gares d'Étival et de Raon-l'Étape, un train de voyageurs déraille. Le mécanicien, écrasé entre la machine et le tender, est tué, onze personnes sont blessées[214].
  • - En gare de Nœux-les-Mines, vers minuit et demi, une locomotive haut-le-pied percute un train de marchandises en stationnement. Dans le choc, le chauffeur du train tamponné, projeté sur le quai, est tué[215].
  • - Vers minuit et demi, sur la ligne Paris-Jeumont, trois kilomètres après Compiègne, le rapide Paris-Charleroi-Cologne percute une caisse tombée d'un train de marchandises le précédant. La machine se renverse sur le remblai de gauche, et le reste du convoi continue, puis finit par dérailler, certaines de ses voitures engageant le gabarit de la voie opposée. Elles sont heurtées par un train de marchandises survenant en sens contraire. Ce suraccident fera trois morts et quatorze blessés, dont cinq graves[216]. Il donnera lieu à un rapport et à un avis du comité de l'exploitation technique des chemins de fer insistant notamment sur la sécurité de l'arrimage des marchandises transportées[217].
  • - Sur la ligne de Gisors-Embranchement à Pont-de-l'Arche récemment rachetée par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, en gare de Romilly-sur-Andelle, vers 18 heures, une erreur d'aiguillage provoque le déraillement d'un train de ballast. L'accident fait trois morts et quinze blessés, donc certains mortellement atteints[218]
  • - Sur la ligne de Vichy au Puy-en-Velay, à proximité de Thiers, près de la bifurcation de Courty, un train parti de Vichy à 17 heures déraille à la suite d'une erreur d'aiguillage. Le mécanicien est tué, le chauffeur et plusieurs voyageurs sont blessés[219].
  • - Vers 20 heures, sur la ligne du Dorat à Limoges, entre Couzeix et Nieul, la seconde des deux machines et les quatorze voitures d'un train supplémentaire bondé formé à l'occasion des retours de la foire de la Saint-Loup à Limoges déraillent dans une courbe. L'accident fait deux morts et une douzaine de blessés graves[220].
  • - Sur la ligne de Paris à Jeumont, entre Noyon et Chauny, à Appilly, vers 14 heures, une machine de manœuvre coupe les voies principales pour remiser quatre wagons de marchandises alors qu'arrive à pleine vitesse le rapide 115 Paris-Bruxelles-Cologne. L'accident fera 5 morts, dont le chef de gare qui dirigeait la manœuvre, et une vingtaine de blessés graves[221].
  • - Sur la ligne Béziers-Neussargues, entre les gares de Montpaon et de Fondamente, vers 20 heures 30, un train de voyageurs en détresse à la suite d'une rupture de sa conduite de frein est tamponné par le train de marchandises parti derrière lui. Dans la collision, le conducteur[16] du train tamponné est tué, et 8 voyageurs sont blessés[222].
  • - Sur la ligne Marseille-Nice, l'après-midi, dans une tranchée située entre Saint-Cyr et La Ciotat, un train de ballast se dirigeant vers Marseille percute un train de marchandises allant à Toulon. Un mécanicien et un conducteur-chef[16] sont tués, et treize employés sont blessés[223].
  • - Dans les gorges de la Cère, sur la ligne d'Aurillac à Saint-Denis-près-Martel, près de Laval-de-Cère, au km 666, un train déraille sur la voie endommagée par une chute de rocher. La locomotive tombe dans la rivière. Le mécanicien et le chauffeur sont tués[224].
  • - Vers 23 heures 30, en gare de Marles-en-Brie, sur la ligne Paris - Coulommiers, deux trains de marchandises se télescopent. Le mécanicien du train tamponneur et deux serre-freins du train tamponné sont tués[225].
  • - Sur la ligne de Laon à Chauny, vers 9 heures, entre Anisy-Pinon et Landricourt, un train de voyageurs déraille dans une descente par suite de l'affaissement du sol. La locomotive, enlisée dans le remblai, est percutée et écrasée par le reste du convoi. Le mécanicien et le chauffeur, mortellement blessés, décèdent lors de leur transport à l'hôpital. Les voyageurs sont seulement contusionnés[226].
  • - En gare de Beuxes, près de Chinon, sur la ligne des Sables-d'Olonne à Tours, vers 23 heures, un train pour Tours déraille à la suite d'une erreur d'aiguillage, et sa locomotive se couche. Le mécanicien est tué, le chauffeur, un serre-frein et trois voyageurs sont blessés[227].
  • - Sur la Ligne de Saint-Brieuc à Pontivy de la compagnie des chemins de fer de l'Ouest, entre les gares de Plaintel et de Saint-Julien, vers dix heures, un train allant de Pontivy à Saint-Brieuc en double traction avec une composition forcée à 14 voitures pour faire face à l'afflux des pèlerins de Sainte-Anne-d'Auray déraille sur le territoire de la commune de Saint-Brandan (Côtes du Nord). Dans une courbe, la première machine escalade le rail extérieur, entraînant le reste du convoi contre les parois rocheuses d'une tranchée. Les deux locomotives se couchent, et les quatre premières voitures se disloquent contre le tender de la seconde. L'accident fera onze morts, dont les deux mécaniciens et leurs chauffeurs, et quarante cinq blessés[228]. Après que de nombreuses hypothèses telles l'excès de vitesse, le tassement du sol, l'inadaptation des machines à la double traction, voire l'acte de malveillance contre les pèlerins, eurent été envisagées[229], il demeurera inexpliqué.
  • - À 13 heures, sur la ligne Tergnier-Amiens, après Villers-Bretonneux, un omnibus Tergnier-Amiens déraille dans une courbe, faisant un mort et douze blessés, dont deux graves[230].
  • - À 16 heures, entrant en Gare Montparnasse, le Granville - Paris composé de huit voitures (dont la voiture-salon du gouverneur du Crédit foncier), plus deux fourgons à bagages et un fourgon postal, ne ralentit pas suffisamment. Il percute le heurtoir et continue sa course à travers la gare, dont il défonce la façade surplombant la place de Rennes. La locomotive s'écrase avec son tender 10 mètres en contrebas, sur un kiosque de tramways. Les passagers du train ne subiront que des contusions légères mais l'accident fera une victime, une marchande de journaux, tuée par la chute des pierres, puis broyée par la machine[231].
  • - Sur la ligne Paris-Toulouse par Capdenac, vers 10 heures 15, le chef de gare de Laguépie, perturbé par une série d'incidents d'exploitation, laisse par erreur s'engager sur la voie unique vers Lexos l'express n° 21 Paris-Toulouse (en retard à la suite d'une avarie de machine avant Brive) alors que l'omnibus n° 40 Toulouse-Limoges (en retard à la suite d'un premier déraillement à Gaillac) a déjà quitté cette gare. La collision frontale qui s'ensuit fera deux morts, huit blessés graves, et quelques personnes contusionnées, dont Jean Jaurès, assommé par sa valise tombée du filet à bagages, alors qu'il se rendait à Carmaux avec deux autres députés socialistes, René Viviani et Alfred Léon Gérault-Richard pour y soutenir les ouvriers verriers en grève[232].
  • - Sur la Ligne de Petite Ceinture, vers 9 heures 15, dans le brouillard, un train à l'arrêt est percuté par le suivant entre les gares de Neuilly-Porte-Maillot et de Courcelles-Levallois, sous le pont de l'avenue des Ternes. L'accident fait un mort, étouffé entre les coussins de son compartiment de 1re classe, et neuf blessés[233].
  • - Sur le réseau de la Compagnie des chemins de fer départementaux du Finistère, un train de la ligne de Brest à Ploudalmézeau bondé au retour de la foire de Ploudalmézeau déraille près de la gare de Saint-Renan. Un fermier voyageant sur la plateforme d'une voiture est précipité sous les roues et broyé[234].
  • - À la sortie du tunnel du Mont-Cenis, avant Modane, un train de marchandises déraille. Le mécanicien et le chauffeur sont tués, deux conducteurs[16] sont blessés[235].
  • - Vers 18 heures, sur la ligne du Puy à Saint-Georges-d'Aurac, un train allant du Puy à Arvant déraille dans la boucle en pente précédant la gare de Saint-Georges-d'Aurac. La locomotive et 9 voitures sont détruites. L'accident fait 4 morts et 6 blessés[236].
  • - En gare d'Albert, vers 22 heures, un train de voyageurs en attente du départ est percuté par un train de marchandises arrivant d'Arras à pleine vitesse. Des deux voitures de queue broyées dans le choc, on tirera trois morts et une douzaine de blessés[237].
  • - En gare de Saint-Mards-de-Fresne, sur la ligne Paris-Caen, vers 20 heures, collision entre un train de marchandises et une locomotive haut-le-pied. Un conducteur-chef[16] est tué, un mécanicien blessé[238].
  • - Sur la ligne Lille-Thionville, près de Mars-la-Tour, un train de marchandises Nancy-Longuyon déraille. La locomotive et le tender tombent dans un fossé. Le mécanicien et le chauffeur sont tués. Le chef de train est grièvement blessé[239].
  • - Sur la ligne de Rouen-Orléans à Elbeuf-Ville, vers midi, la machine d'un express Serquigny-Rouen (par le raccordement de La Londe) quitte la voie dans une courbe et se couche sur un talus juste avant la gare de Petit-Couronne, entraînant une voiture de deuxième classe. Bilan : 1 mort et 15 blessés[240].
  • - Sur la ligne du tramway à vapeur Montélimar-Dieulefit[241], un train dont deux voitures sont en panne de frein déraille près de la Bégude-de-Mazenc. Le chef de train est tué, dix personnes sont blessées[242].
  • - À 17 heures 30, sur la ligne de Bordeaux à Bayonne, en gare de Labenne, lors d'une manœuvre pour remplacer la machine en panne d'un train militaire, une voiture déraille sur un aiguillage et se renverse. Un réserviste est tué, huit sont blessés[243].
  • - Sur la ligne Toulouse-Bayonne, à 6 heures 30, un train mixte voyageurs-marchandises venant de Montréjeau stationne en gare de Tournay après avoir descendu la rampe de Capvern lorsqu'un train de travaux le suivant sur la même voie, emporté par son poids dans la pente de 33/1000 et incapable de freiner sur le rail glissant, le percute, écrasant ses voitures de queue. L'accident fera quatorze morts et huit blessés très graves, essentiellement parmi les ouvriers occupants du train tamponneur[244].
  • - Sur la ligne Marseille-Lyon, sur le territoire de la commune de Saint-Maurice-l'Exil, à 2 km du Péage-de-Roussillon, tamponnement à h 30 entre deux trains assurant la liaison entre la Riviera et l'Angleterre : le rapide 10, immobilisé par la rupture d'une conduite de frein, et le rapide 20, qui le suit huit minutes plus tard et ne peut s'arrêter à temps. Des deux dernières voitures du train percuté on tirera trois morts et quatorze blessés, et le mécanicien du train tamponneur décèdera quelques jours plus tard[245]. La responsabilité de la collision sera imputée à l'agent chargé du block-system, soupçonné d'avoir quitté son poste, qui sera incarcéré[246], mais finalement acquitté au bénéfice du doute par le Tribunal correctionnel de Vienne le [247]. La presse commentera abondamment l'accident, qui donnera également lieu à une interpellation à la Chambre le [248].
  • - Sur la ligne Le Mans-Paris, vers minuit, entre les gares de Sceaux-sur-Huisne et de la Ferté-Bernard, un train de marchandises Brest-Paris déraille après avoir heurté un bœuf divaguant sur la voie. Le conducteur[16] du train est tué[249].
  • - Vers 14 heures, sur la ligne Paris-Mulhouse, entre Foulain et Rolampont, sur la voie unique temporaire avec pilotage établie dans le tunnel de La Pommeraye en cours de réfection. Le mécanicien du rapide Belfort-Paris ne respecte pas la réglementation et son train percute l'omnibus Paris-Belfort arrivant en sens inverse avec son pilote. La collision fait 4 morts et une trentaine de blessés[250].
  • - Avant d'arriver en gare de Roanne, un train de marchandises déraille par suite d'une erreur d'aiguillage. Le chauffeur est tué[251].
  • - Sur la ligne Tours-Châteauroux, à Chambon, entre Villedieu-sur-Indre et Buzançais, vers 19 heures 30, après une rupture d'essieu, la locomotive du train Châteauroux-Tours se couche sur la voie. Le tender, le fourgon et la première voiture la télescopent. L'accident fera un mort et une dizaine de blessés[252].
  • - En gare de Bordeaux-Saint-Jean, de nuit, à la suite d'une erreur d'aiguillage, une machine en prend en écharpe une autre, qui se couche, et dont le chauffeur meurt ébouillanté par des jets de vapeur. Le cheminot dirigeant la manœuvre est grièvement blessé[253].
  • - À h 0, entre Saint-Mards-de-Fresne et Lisieux, au lieu-dit Lieu Galant, sur le territoire de la commune de Saint-Jacques[254], la seconde locomotive d'un express Paris-Trouville remorqué en double traction déraille au passage sur une voie en travaux. Le freinage brutal entraîne une rupture d'attelage, et 17 des 19 voitures du convoi quittent les rails et se télescopent. Deux, situées au milieu, seront complètement broyées. On y trouvera l'essentiel des victimes : 7 morts et 40 blessés[255]. Le , le mécanicien de la première machine sera jugé responsable de l'accident et condamné à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lisieux[256], peine portée à quinze jours fermes par la cour d'appel de Caen le 27 décembre 1899. Conjointement avec la compagnie, il sera également déclaré civilement responsable des dommages causés aux victimes[257].
  • - Sur la Ligne de Puteaux à Issy-Plaine, en gare des Moulineaux-Billancourt, vers 21 heures, à la suite d'une erreur d'aiguillage, un train de marchandises percute des wagons à l'arrêt, qui sont propulsés par le choc sur une locomotive s'approvisionnant en eau, dont le mécanicien, occupé à entretenir sa machine, est broyé par le mécanisme mis brutalement en mouvement[258].
  • - Vers 11 heures, sur la ligne Paris-Cherbourg, entre les gares de Lisieux et de Mesnil-Mauger, un train de marchandises en tamponne un autre, tuant le conducteur[16] arrière du train tamponné[259].
  • - En gare de Frontenac, sur la ligne de Bordeaux-Bastide à Eymet[260], la collision de deux trains de ballast fait deux morts[261].
  • - Sur la ligne de Tours à Saint-Nazaire, vers 22 heures, un train venant de Chinon déraille en gare de Port-Boulet à la suite d'une erreur d'aiguillage. Le chef de train est tué[262].
  • - Sur la ligne de Clères à Montérolier-Buchy, entre Clères et Bosc-le-Hard, un train de voyageurs Le Havre-Amiens déraille à 8 heures 20. La machine et le fourgon à bagages se couchent sur le remblai. Le mécanicien est tué, le chauffeur et le chef de train sont blessés; les quatre voitures du convoi sont restées sur la voie, et les voyageurs sont seulement contusionnés[263].
  • - En Eure-et-Loir, sur la ligne encore en construction de La Loupe à Brou, au soir, un train de 25 wagons de ballast déraille près de Frétigny, à une dizaine de kilomètres de La Loupe. Deux serre-freins sont tués, deux sont blessés[264].
  • - Sur la ligne Paris-Toulouse par Capdenac, près de la gare de Montrabé, un express pour Paris déraille vers 13 heures 30. La locomotive et son tender se couchent, le chauffeur est tué, un conducteur[16] et trois postiers ambulants sont blessés[265].
  • - À 22 h 30, à Juvisy-sur-Orge, un violent orage provoque le retard d'un train omnibus. Celui-ci ne dégageant pas les voies assez vite, un train supplémentaire pour Orléans et Nantes doit s'arrêter 100 mètres après la gare de Juvisy, et est percuté par l'express régulier, parti quelques minutes après (selon la pratique en vigueur à la compagnie d'Orléans). Des voitures de 3e classe situés en queue du train tamponné on retirera 17 morts et 85 blessés. Seuls rescapés de la première voiture percutée, une femme et son bébé s'en sortent sans une égratignure. Émile Gabory fait partie des blessés[266]. La responsabilité de la catastrophe sera imputée à un aiguilleur et au sous-chef de gare, à qui on a reproché de ne pas avoir couvert le train arrêté. Le , le tribunal correctionnel de Corbeil les a condamnés à un an de prison et 100 francs d'amende avec sursis[267].

Année 1900[modifier | modifier le code]

  • - À Billy-Montigny, sur le carreau de la fosse no 2 de la compagnie des mines de Courrières, à la suite d'une erreur d'aiguillage, deux wagons chargés de charbon dévalent une voie en pente et percutent un convoi de trois locomotives, dont trois des six mécaniciens et chauffeurs sont tués et trois grièvement blessés[276].
L'accident du 6 mai 1900 vu par un journal illustré.
  • - Vers 21 heures, sur la ligne de Paris-Montparnasse au Mans, avant Versailles-Chantiers, entre les gares de Sèvres et Chaville, un express pour Saint-Malo arrêté par suite de l'avarie d'un train le précédant est tamponné par le train-poste pour Brest dont il est le dédoublement, et qui le suit à 10 minutes d'intervalle, selon la pratique de la Compagnie de l'Ouest. Des dernières voitures du train tamponné, écrasées et disloquées, on tirera un mort et une vingtaine de blessés, dont deux succomberont quelques jours plus tard[277]. Le , le Tribunal correctionnel de Versailles déclarera responsables d'un homicide par imprudence un aiguilleur et le conducteur[16] du train tamponné et les condamnera chacun à un an de prison avec sursis et 300 francs d'amende[278].
  • - Sur le tronc commun aux lignes de Vaugneray et Mornant du réseau à voie métrique du Fourvière-Ouest-Lyonnais, vers 17 heures, près du viaduc d'Alaï, une locomotive du tramway à vapeur de retour d'essais heurte de face un train électrique régulier allant de Lyon à Vaugneray. Dans le choc, un convoyeur et un contrôleur sont tués. Le conducteur de la motrice et une quinzaine de voyageurs sont blessés[279]. Le , le tribunal correctionnel de Lyon, après avoir constaté de multiples manquements aux règlements, condamnera pour homicide et blessures par imprudence le mécanicien de la locomotive à un an de prison et 1000 francs d'amende, et six autres prévenus à des peines de prison et d'amende, mais avec sursis, en déclarant la compagnie civilement responsable[280].
  • - À Paris, vers 17 heures, avenue du Trocadéro, un tramway à impériale de la ligne Passy-Hôtel-de-Ville s'emballe dans la descente, quitte les rails, et, continuant sa course sur la chaussée, accroche un premier fiacre, en pulvérise un second et finit par s'écraser contre un arbre qu'il déracine. L'accident fait un mort et quinze blessés, dont trois graves[281].
  • - En banlieue nord-est de Paris, sur la ligne de Bondy à Aulnay-sous-Bois, à l'entrée en gare de Gargan, vers 18 heures 30, les trois dernières voitures d'un train venant de Paris déraillent et se renversent après le déclenchement inopiné d'un aiguillage. On dénombrera un mort et sept blessés. Bien que l'aiguilleur ait tenté d'invoquer les perturbations causées au mécanisme par un violent orage[282], il sera finalement inculpé d'homicide involontaire quelques mois plus tard[283].
Le tamponnement de Choisy-le-Roi vu par les dessinateurs du Petit Parisien.
  • - À 15 heures, sur la ligne de Poitiers à Saumur[284], une machine haut-le-pied allant chercher un train de voyageurs à Poitiers déraille près du village des Cartes. Le chauffeur, mortellement blessé, décède à l'hôpital, le mécanicien et un autre cheminot sont blessés[285].
  • - Sur la ligne à voie métrique de Brest à l'Aber-Wrac'h des Chemins de fer départementaux du Finistère, dans l'après-midi, la voie s'affaisse au passage d'un train parti de l'Aber-Wrac'h pour Brest. Le chauffeur, coincé sous la locomotive, est tué. Le mécanicien est blessé, les voyageurs sont indemnes[286].
  • - Sur la ligne Paris-Orléans, en gare de Choisy-le-Roi, à 11 heures 15, par suite de l'erreur d'un poste d'aiguillage, un express Paris-Nantes percute l'arrière d'un train de banlieue en attente de garage après que ses voyageurs l'ont quitté. Le fourgon et la voiture de tête du train tamponneur s'écrasent contre sa locomotive. On dénombrera sept morts et une vingtaine de blessés[287].
  • - À 120 km/h, sur la ligne Hendaye-Bordeaux, à environ 20 km de Dax, entre les gares de Saint-Geours-de-Maremne et Saubusse le Sud-Express remontant vers Paris, déraille à 11 heures 40. Des trois voitures affectées aux voyageurs, et notamment du wagon-restaurant, broyé contre le tender, on tirera 13 morts et 26 blessés[288]. Bien que l'accident ait eu lieu sur une portion de voie minée par de récentes pluies, dont les dangers avaient pourtant été déjà signalés la veille[289], le rapport d'expertise imputera exclusivement le déraillement à la légèreté — excessive, mais conforme à la réglementation — du fourgon de tête, dégageant ainsi la Compagnie du Midi de toute responsabilité pénale[290].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « La ligne Andrézieux-Le Coteau », sur forez-info.
  2. Journal des débats politiques et littéraires du 1er décembre 1833, p. 1.
  3. .Journal des débats politiques et littéraires du 30 juin 1834, p. 3.
  4. La Presse du 17 octobre 1836, p. 3.
  5. Le Figaro du 20 novembre 1836, p. 4.
  6. La Presse du 23 janvier 1837, p. 2.
  7. La Presse du mardi 10 mai 1842, p. 1; récit dans Le Siècle du mardi 10 mai 1842
  8. Le Siècle du 23 novembre 1842, p. 3.
  9. La Presse du 4 décembre 1842, p. 3.
  10. La Presse du 11 décembre 1842, p. 3.
  11. La Presse du 23 juillet 1844, p. 5.
  12. Celui-ci, devenu par la suite ingénieur de l'exploitation de la Compagnie du Nord, sera également condamné à la suite de la catastrophe de Fampoux
  13. La Presse des 18 décembre 1844, p. 3, et 20 décembre 1844, p. 3.
  14. Le Siècle du 23 juillet 1844, p. 3.
  15. La Presse du 31 juillet 1844, p. 1.
  16. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab et ac À ne pas confondre avec le mécanicien : il s'agit d'un agent de sécurité imposé par l'article 17 de l'ordonnance du 15 novembre 1846 modifiée par décret du 1er mars 1901 portant règlement d'administration publique sur la police, la sûreté et l'exploitation des chemins de fer, selon lequel «chaque train de voyageurs, de marchandises ou mixte devra être accompagné : - 1° d'un mécanicien et d'un chauffeur par machine (...)- 2° du nombre de conducteurs et de garde-freins qui sera déterminé, suivant le nombre des véhicules, suivant les pentes, et suivant les appareils d'arrêt ou de ralentissement, par le ministre des Travaux publics, sur la proposition de la Compagnie»...
  17. La Presse du 17 décembre 1844, p. 3.
  18. La Presse du 15 septembre 1845, p. 3.
  19. Le Railway: chronique des chemins de fer et de l'industrie, du 21 décembre 1845, p. 2.
  20. Voir : Le Censeur, journal de Lyon, du 3 mars 1846, p. 3. et Le Constitutionnel du 5 mars 1846, p. 1.
  21. La Presse du 12 mars 1846, p. 3.
  22. La Presse du 5 mars 1846, p. 2 et 3.
  23. La Presse du 22 mars 1846, p. 3 et Jules Lan : Les chemins de fer français devant leurs juges naturels, Paris, 1867, Accident sur le chemin de fer de Rouen, p. 201 et s.
  24. La Presse du 27 juillet 1846, p. 3.
  25. 8 juillet 1846 : la catastrophe ferroviaire de Fampoux sur le site des Archives du Pas-de-Calais, consulté le 11 juin 2012; voir également le rapport de l'Inspecteur général des Pont-et-Chaussées publié par La Presse du 14 juillet 1846, p. 2-3.
  26. La Presse du 30 décembre 1846, p. 3 et La Presse du 2 janvier 1847, p. 4.
  27. La Presse du 28 juin 1847, p. 2.
  28. La Presse du 7 mars 1849, p. 3.
  29. La Presse du 12 mai 1851, p. 3.
  30. La Presse du 31 décembre 1851, p. 3.
  31. La Presse du 8 mars 1852, p. 3.
  32. La Presse du 14 novembre 1852, p. 3.
  33. La Presse du 30 novembre 1853, p. 3.
  34. La Presse du 22 octobre 1853, p. 3.
  35. La Presse du 10 septembre 1855, p. 2.
  36. La Presse du 25 octobre 1855, p. 1
  37. Le Journal des débats politiques et littéraires des 27 novembre 1855 (p. 2) et 29 novembre 1855 (texte du jugement).
  38. La Presse du 7 septembre 1858, p. 2
  39. La Presse du 14 novembre 1860, p. 3.
  40. Le Journal des débats politiques et littéraires des 31 décembre 1860, p. 2 et 25 janvier 1861, p. 2.
  41. .Répertoire méthodique et alphabétique de législation, de doctrine et de jurisprudence, p. 968.
  42. Le Temps du 28 avril 1861, p. 3.
  43. La Presse du 31 janvier 1862, p. 2.
  44. Le Temps du 28 avril 1862, p. 3.
  45. La Presse du 17 septembre 1862, p. 2.
  46. La Presse du 15 novembre 1862, p. 2.
  47. Le Temps du 17 novembre 1862, p. 2.
  48. Le Petit Journal des 14 avril 1863, p. 3, 17 avril 1863, p. 4, et 21 avril 1863, p. 2..
  49. Le Petit Journal du 29 août 1863, p. 2.
  50. La Presse du 26 août 1863, p. 3.
  51. La Presse du 15 novembre 1863, p. 2.
  52. Le Petit Journal du 27 août 1863, p. 3
  53. Le Petit Journal du 11 novembre 1863, p. 3.
  54. Voir le Répertoire méthodique et alphabétique de législation, de doctrine et de jurisprudence, 1845-1870, p. 969
  55. « 566 Catastrophe de Pierrefitte - le 5 janvier 1864 », Répertoire méthodique et alphabétique de législation, de doctrine et de jurisprudence en matière de droit civil, commercial, criminel, administratif, de droit des gens et de droit public, vol. 24,‎ , p. 970-971 (lire en ligne, consulté le ).
  56. Le Petit Journal du 20 juin 1864, p. 3..
  57. La Presse des 2-3 janvier 1865, p. 3.
  58. La Presse du 3 janvier 1866, p. 2.
  59. Le Petit Journal du 7 septembre 1866, p. 3.
  60. Le Figaro du 26 décembre 1866, p. 2. et du 9 janvier 1867, p. 3.
  61. Le Petit Journal du 3 août 1867, p. 3.
  62. Le Petit Journal du 7 septembre 1867, p. 3; voir également le compte rendu du procès dans Le Figaro du 6 septembre 1867, p. 2.
  63. Le Temps des 18 (p. 3) et 21 septembre 1867 (p. 3)
  64. Le Temps du 21 septembre 1867, p. 3.
  65. Le Figaro du 20 septembre 1867, p. 4.
  66. Le Petit Journal du 23 septembre 1867, p. 3.
  67. Le Figaro du 23 septembre 1867, p. 3.
  68. Le Petit Journal du 30 octobre 1867, p. 3.
  69. Le Figaro du 23 mars 1868, p. 2.
  70. La Presse du 4 juillet 1869, p. 2.
  71. Le Figaro du 20 février 1869, p. 3.
  72. Le Temps du 5 octobre 1869, p. 4.
  73. Le Temps du 21 mars 1870, p. 3.
  74. Le Petit Journal du 30 avril 1870, p. 3 et La Presse du 1er mai 1870, p. 2.
  75. Le Figaro du 30 mai 1870, p. 1.
  76. Le petit illustré, Paris, Le petit illustré, , p. 148
  77. Le Temps du 29 juillet 1870, p. 1.
  78. La Presse du 21 septembre 1870, p. 3.
  79. Voir cependant une relation détaillée dans Le Journal de Rouen du 5 octobre 1870, p. 4.
  80. Épisode de la guerre franco-allemande. La catastrophe de Critot. Nuit du 3 au 4 octobre 1870, par F.S., Rouen, 1890.
  81. Le Petit Parisien du 12 août 1890, p. 2.
  82. Voir T comme Train - Le train Montluçon-Moulins.
  83. Archives ville de Bassens. (Gironde)
  84. Voir par exemple Le Temps du 11 février 1871, p. 1, et Le Petit Journal du 12 février 1870, p. 3.
  85. Le Constitutionnel du 15 février 1871, p. 2; voir également La catastrophe dite de Bandol sur le Portail indépendant d'information sur la ville de Sanary-sur-Mer, consulté le 13 avril 2012.
  86. Le Constitutionnel du 17 juillet 1871, p. 3.
  87. Lire l'arrêt en ligne. Voir également E. Lamé. Fleury, Code annoté des chemins de fer, Paris, 1905, pp. 734-735.
  88. Lire en ligne
  89. Le journal Le Gaulois du 4 mars 1871 reprend les informations données dans le journal local de Redon du 27 février 1871 faisant état de cet accident survenu la veille, i.e. le dimanche 26 février 1871 ; La Presse du 8 mars 1871, p. 2.
  90. Le Constitutionnel du 11 mars 1871, p. 2; voir également G. Grison : Accidents de chemins de fer, grandes catastrophes..., Paris, 1882, p. 45
  91. Le Constitutionnel du 13 mars 1870, p. 4.
  92. Les journaux (voir p. ex. Le Siècle du 4 juillet 1871 p. 3) ne publieront sur cet accident qu'un bref communiqué de la Compagnie du PLM; voir aussi Le Petit Journal du 7 juillet 1871, p. 3
  93. Le Temps du 7 juillet 1872, p. 3.
  94. Le Petit Journal du 7 septembre 1871, p. 3.
  95. Journal des débats politiques et littéraires du 26 septembre 1871,p. 3.
  96. Le Temps du 20 décembre 1871, p. 3.
  97. Le Petit Journal du 19 septembre 1871, p. 1.
  98. [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k225114d/f3.item.r=Pont%20sur%20Yonne.zoom Le Temps du 26 août 1872, p. 3).
  99. Voir le rappel de l'affaire au JO Débats Chambre des députés, séance du 28 octobre 1891.
  100. Le Petit Journal du 1er octobre 1871, p. 3
  101. Le Temps du 6 octobre 1871, p. 3. et Le Figaro du 6 octobre 1871, p. 3
  102. Le Petit Journal du 28 janvier 1872, p. 3.
  103. Le Figaro du 26 janvier 1872, p. 1.
  104. Le Temps du 20 juin 1872, p. 3
  105. Le Temps du 24 juin 1872, p. 2.
  106. Le Temps du 22 juillet 1872, p. 2.
  107. Le Petit Journal du 15 janvier 1873, p. 3
  108. Le Figaro du 26 janvier 1873, p. 2.
  109. La Presse du 27 juillet 1873, p. 3.
  110. La Presse des 6-7 avril 1874, p. 2.
  111. Le Temps du 23 octobre 1874, p. 3.
  112. Le Figaro du 29 novembre 1874, p. 2.
  113. Le Figaro des 4 (p. 2) et 5 juillet 1875 (p. 1)
  114. Le Temps du 4 juillet 1875, p. 3.
  115. La Presse du 17 novembre 1875, p. 4.
  116. a et b Le Figaro du 2 décembre 1875, p. 2.
  117. Le Temps du 22 octobre 1876, p. 3.
  118. Le Figaro du 10 juin 1876, p. 2.
  119. Le Figaro du 14 juin 1876, p. 2.
  120. Le Figaro du 4 novembre 1876, p. 2, et le Temps du 5 novembre 1876, p. 2.
  121. Le Figaro du 6 janvier 1877, p. 2.
  122. Le Figaro des 5 (p. 2) et 13 décembre 1876, p. 3
  123. Le Figaro du 18 décembre 1876, p. 2.
  124. Le Petit Journal du 20 décembre 1876, p. 3. et Le Petit Parisien du 21 décembre 1876, p. 2.
  125. Le Figaro du 20 février 1877, p. 2.
  126. La Presse du 22 novembre 1877, p. 4.
  127. Le Figaro du 15 juillet 1878, p. 2.
  128. Le Petit Parisien du 27 septembre 1978, p. 2.
  129. Le Temps du 13 février 1879, p. 2.
  130. Le Figaro du 21 février 1879, p. 3
  131. Le Figaro du 27 juin 1879, p. 3
  132. Le Figaro du 9 juillet 1879, p. 5.
  133. Le Temps des 6 août 1879 et 12 août 1879, p. 3.
  134. Le Figaro du 16 août 1879, p. 3.
  135. A. Picard : Traité des chemins de fer : économie politique, commerce, finances,p. 550
  136. Le Petit Parisien du 7 décembre 1879, p. 3.
  137. La Presse du 14 février 1880, p. 4.
  138. Journal Le Figaro des 4, 5, 6 et 7 février 1880, Le Figaro du jeudi 5 février 1880
  139. Le Figaro des 10 (p. 3) et 11 juillet 1880 (p. 3); et Le Petit Parisien du 15 juillet 1880, p. 3.
  140. Le Temps du 18 août 1880, p. 4.
  141. La Presse du 12 janvier 1881, p. 3.
  142. La Presse du 1er février 1881, p. 3.
  143. Le Temps du 23 mars 1881, p. 2.
  144. Le Petit Journal du 8 juin 1881, p. 3.
  145. Le Figaro du 8 juin 1881, p. 5.
  146. Le Temps du 14 août 1881, p. 4.
  147. Le Figaro du 30 août 1881, p. 3. et La Presse du 30 août 1881, p. 4.
  148. Le Figaro du 30 août 1881, p. 3.
  149. Le Petit Journal du 7 septembre 1888, p. 1
  150. Le Temps du 22 septembre 1881, p. 3.
  151. Le Figaro du 18 février 1882, p. 3.
  152. Le Figaro du 3 mai 1882, p. 5/
  153. Le Figaro du 18 juillet 1882, p. 3
  154. Le Figaro du 14 août 1882, p. 3.
  155. Le Figaro du 25 décembre 1882, p. 2.
  156. Le Temps du 17 avril 1883, p. 3.
  157. Le Figaro du 6 juillet 1883, p. 3
  158. La Presse du 18 août 1883, p. 3.
  159. La Presse du 4 novembre 1883, p. 3.
  160. Le Figaro du 1er décembre 1883, p. 3.
  161. La Presse du 15 mai 1884, p. 1.
  162. Le Temps du 1er janvier 1885, p. 4.
  163. Le Figaro du 8 janvier 1886, p. 3 et Le Matin du 8 janvier 1886, p. 1.
  164. Le Temps du 4 février 1886, p. 3.
  165. Le Petit Parisien du 13 mars 1886, p. 3.
  166. Le Petit Journal du 8 mai 1886, p. 4
  167. Le Temps des 9 mai 1886, p. 3, et 28 juin 1886, p. 4.
  168. Le Temps du 27 mai 1886, p. 2.
  169. Le Temps du 23 juillet 1886, p. 4.
  170. Le Temps du 14 novembre 1886, p. 2.
  171. Le Petit Journal du 5 janvier 1888, p. 4, et La Croix du 6 janvier 1888, p. 3.
  172. Le Temps du 7 septembre 1888, p. 2 et 3
  173. Le Figaro du 5 octobre 1888, p. 2.
  174. La Presse du 14 février 1889, p. 3.
  175. Le Figaro du 14 février 1889, p. 2.
  176. Le Matin du 11 mars 1889, p. 1.
  177. Le Figaro du 12 août 1889, p. 3
  178. La Presse du 24 novembre 1889, p. 3.
  179. Le Matin du 21 novembre 1889, p. 2.
  180. La Presse du 14 janvier 1890, p. 3.
  181. Le Matin du 9 août 1890, p. 2.
  182. Le Matin du 1er septembre 1890, p. 2.
  183. Le Figaro du 5 septembre 1890, p. 2 et Le Matin du 5 septembre 1890, p. 2.
  184. Le Figaro du 18 septembre 1890, p. 3.
  185. Tacot de Saulieu
  186. Le Matin du 19 janvier 1891, p. 2.
  187. Le Figaro du 14 juillet 1891, p. 2.
  188. Le Figaro du 17 février 1892, p. 5.
  189. Le Petit Journal du 28 juillet 1891
  190. La Presse des 23, 24, 25, 27 et 27 septembre 1891, p. 1.
  191. Le Matin du 2 août 1891, p. 1.
  192. La Presse du 23 octobre 1891, p. 2.
  193. Le Petit Journal du 28 octobre 1891, p. 1 et 2.
  194. La Presse du 25 février 1892, p. 3.
  195. Le Matin du 2 avril 1892, p. 1.
  196. Le Temps du 11 mai 1892, p. 3.
  197. Le Figaro du 25 juillet 1892, p. 4.
  198. Le Petit Parisien du 9 août 1892, p. 1.
  199. Le Figaro du 21 août 1892, p. 3. et Le Matin du 21 août 1892, p. 3.
  200. Le Figaro du 23 août 1892, p. 3.
  201. Le Figaro du 30 août 1892, p. 3.
  202. La Presse du 12 septembre 1892, p. 3.
  203. Le Temps du 12 septembre 1892, p. 3.
  204. Le Temps du 21 septembre 1892, p. 3.
  205. Le Figaro du 22 septembre 1892, p. 3.
  206. Le Figaro du 22 octobre 1892, p. 3.
  207. Le Petit Parisien du 15 novembre 1892, p. 3
  208. Le Matin du 2 janvier 1893, p. 1.
  209. Le Petit Journal du 17 janvier 1893, p. 3.
  210. Le Matin du 15 juin 1893, p. 1.
  211. Le Figaro du 15 août 1893, p. 3
  212. Le Figaro du 26 août 1893, p. 4.
  213. Le Figaro du 2 novembre 1893, p. 3
  214. Le Matin du 17 novembre 1893, p. 2. et La Presse du 17 novembre 1893, p. 2.
  215. Le Petit Parisien du 9 janvier 1894, p. 1.
  216. Le Matin du 8 février 1894, p. 2.
  217. Le voir au JORF du 8 juillet 1894, p. 3252.
  218. Le Petit Journal du 8 février 1894, p. 1.
  219. Le Figaro du 12 avril 1894, p. 3
  220. La Presse du 24 mai 1894, p. 1, et Le Petit Journal du 24 mai 1894, p. 1.
  221. Le Petit Journal du 11 septembre 1894, p. 1.
  222. La Presse du 13 septembre 1894, p. 1.
  223. Le Petit Journal, 11 décembre 1894, Terrible collision, sur gallica.bnf.fr].
  224. La Presse du 16 novembre 1894, p. 1.
  225. Le Figaro du 6 décembre 1894, p. 2.
  226. La Presse du 26 février 1895, p. 2.
  227. La Presse du 17 juillet 1895, p. 3.
  228. Le Petit Journal du 28 juillet 1895, p. 1-2. et Le Matin du 28 juillet 1895, p. 1.
  229. Le Matin du 29 juillet 1895, p. 2.
  230. Le Figaro du 9 septembre 1895, p. 4. et du 10 septembre 1895, p. 1.
  231. Le Petit Journal du 23 octobre 1895
  232. La Presse du 30 octobre 1895, p. 3 et Le Petit Parisien du 30 octobre 1895, p. 2.
  233. La Presse du 25 janvier 1896, p. 1 et 3.
  234. Le Matin du 3 février 1896, p. 4.
  235. Le Figaro du 9 mars 1896, p. 4.
  236. Le Figaro du 14 juillet 1896, p. 4 et Le Temps du 17 juillet 1896, p. 3.
  237. Le Temps du 6 mai 1896, p. 2.
  238. La Presse du 4 novembre 1896, p. 1.
  239. Le Figaro du 10 juillet 1897, p. 4
  240. Le Figaro du 22 août 1897, p. 3et Journal de Rouen du 22 août 1897, pp. 1 et 2.
  241. Voir Le Picodon, tramway à vapeur Montélimar-Dieulefit (1893-1934)
  242. Le Matin du 20 octobre 1897, p. 2.
  243. Le Matin du 2 novembre 1897, p. 2.
  244. Le Figaro du 25 novembre 1897, p. 2.; voir aussi L'accident de Tournay en 1897
  245. Le Petit Parisien du 29 décembre 1897, p. 1-2.
  246. Le Petit Journal du 27 décembre 1897, p. 1-2.
  247. Le Figaro du 24 mars 1898, p. 3.
  248. Le Figaro du 16 janvier 1898, p. 2.
  249. Le Figaro du 7 janvier 1898, p. 4.
  250. Le Petit Parisien des 10 (p. 1) et 11 mai 1898 (p. 1).
  251. Le Figaro du 24 mai 1898, p. 5.
  252. Le Figaro du 4 juillet 1898, p. 4.
  253. Le Temps du 23 juillet 1898, p. 3.
  254. Actes de décès du 16 août 1898 de la commune de Saint-Jacques, archives départementales du Calvados (le lieu-dit est aujourd'hui partagé entre les communes de Beuvillers et Glos)
  255. Le Petit Parisien du 15 août 1898, p. 1.
  256. Le Temps du 13 juillet 1899, p. 3.
  257. L'indépendant de Briouze, Putanges, Écouché du 14 janvier 1900, p. 4.
  258. Le Petit Journal du 1er septembre 1898, p. 2.
  259. Le Petit Parisien du 25 octobre 1898, p. 3
  260. Voir : Voies ferrées de Gironde : Bordeaux-Sauveterre (Eymet)
  261. Le Temps du 10 avril 1899, p. 3.
  262. Le Temps du 5 juin 1899, p. 3.
  263. Le Temps du 7 juillet 1899, p. 4.
  264. Le Matin du 13 juillet 1899, p. 5.
  265. Le Temps du 30 juillet 1899, p. 3
  266. Journal Le Figaro des 6, 7, et 8 août 1899
  267. Le Petit Parisien des 31 décembre 1899 (p. 3-4) et 4 janvier 1900 (p. 2).
  268. Le Petit Parisien du 3 septembre 1899, p. 1.
  269. Le Matin du 30 septembre 1899, p. 1 et 2.
  270. Le Petit Parisien du 23 octobre 1899, p. 1.
  271. Le Figaro du 28 octobre 1899, p. 4.
  272. Le Figaro du 30 octobre 1899, p. 4.
  273. Le Petit Parisien du 3 novembre 1899, p. 1.
  274. Le Figaro du 19 décembre 1899, p. 1 et 2; Le Petit Journal du 20 décembre 1899, p. 2.
  275. Le Figaro du 24 décembre 1899, p. 3.
  276. Le Petit Parisien du 10 janvier 1900, p. 1.
  277. Le Petit Parisien du 8 mai 1900, p. 1 et 2. et Le Figaro du 13 mai 1900, p. 4
  278. Le Temps du 16 décembre 1900, p. 3.
  279. La Presse du 2 juin 1900, p. 3.
  280. Le Temps du 16 novembre 1900, p. 3.
  281. Le Matin du 17 juin 1900, p. 1 et 2.
  282. Le Temps du 16 juillet 1900, p. 3.
  283. Le Matin du 6 janvier 1901, p. 4.
  284. Voir notamment : Historique de la ligne Thouars-Niort
  285. Le Temps du 20 juillet 1900, p. 3.
  286. Le Temps du 15 août 1900, p. 3.
  287. Le Petit Parisien du 12 novembre 1900, p. 1 et 2.
  288. Le Petit Journal du 16 novembre 1900, p. 1.
  289. Le Matin du 17 novembre 1900, p. 1.
  290. Le Matin du 26 janvier 1901, p. 3.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]