East London

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Page d'aide sur les redirections Pour East London, division orientale de la ville de Londres, voir Outer London.
East London
Image illustrative de l'article East London
Administration
Pays Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Province Cap-Oriental
District Amatole
Municipalité Buffalo City
Code postal 5200 — 5299
Démographie
Population 97 647 hab. (2001)
Géographie
Coordonnées 33° 00′ S 27° 54′ E / -33, 27.9 ()33° 00′ Sud 27° 54′ Est / -33, 27.9 ()  
Localisation

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East London

East London (Oos-Londen en afrikaans, iMonti en xhosa, Monti en sotho) est la 6e ville la plus peuplée d'Afrique du Sud et est située dans la province du Cap-Oriental (Eastern Cape), au bord de la rivière Buffalo.

Sous le régime de l'Apartheid, East London était enclavée entre les bantoustans « indépendants » du Ciskei et du Transkei et n'était reliée à l'Afrique du Sud « blanche » que par un corridor englobant King William's Town et Queenstown.

Ville industrielle de 550 000 habitants, plus grand port fluvial d'Afrique du Sud, aménagé à l'origine par des missionnaires anglais [réf. souhaitée] aux frontières des territoires xhosas, elle est à l'écart des circuits touristiques traditionnels malgré son front de mer réaménagé et de grandes plages à proximité. Les langues les plus parlées par les habitants de la municipalité sont le xhosa suivi de l'afrikaans et de l'anglais.

Administration[modifier | modifier le code]

Les villes d'East London, de King William's Town et Bisho font partie depuis 2000 de la nouvelle municipalité post-apartheid de Buffalo City qui compte près de 880 000 habitants dont 80 % de noirs, 10 % de blancs (anglophones majoritairement) et 6 % de métis. Un tiers de ces habitants vivent dans le township de Mdantsane.

La municipalité, qui compte 89 élus, est dominée par les 73 conseillers municipaux de l'ANC, laissant 11 sièges à l'opposition de l'Alliance démocratique. Après les élections municipales du 1er mars 2006 remportées par l'ANC (81 %), Ntombentle Peter (ANC) a succédé à S. Maclean au poste de maire.

Histoire[modifier | modifier le code]

East London, Oxford street vers 1900
Hôtel de ville et War Memorial

En 1847, le Fort Glamorgan était le premier édifice construit sur le site alors que la région était annexée à la colonie du Cap. Trois villages virent le jour autour du fort et prospérèrent dans les années qui suivirent avant de se combiner et de fusionner pour constituer la ville de East-London. La ville fut d'abord un port militaire à l'embouchure de la rivière buffalo et une annexe du quartier général des forces coloniales britanniques situé à King William's Town. Le développement des infrastructures du port en eaux profondes permit ensuite à la ville de se développer et d'attirer des colons anglais, allemands et irlandais. À partir de 1870, le port était opérationnel pour le transport et le commerce civil alors qu'en 1876, la ville était raccordée au réseau de chemin de fer de la colonie du Cap.

En 1961, les régions entourant East London, le Ciskei et le Transkei, furent déclarés « foyers nationaux (bantoustans) ». La ville n'était plus reliée à l'« Afrique du Sud blanche » que par l'autoroute reliant la ville aux régions du nord du pays.

La ville fut relativement isolée économiquement durant les années 1970 et 1980, le gouvernement sud-africain encourageant davantage les investissements économiques dans les localités frontalières des bantoustans. L'activité portuaire connut alors d'importantes difficultés alors que la ville connaissait une véritable récession économique.

En 1992, lors du référendum sur les réformes pour mettre fin à l'apartheid, 78 % des électeurs blancs de la région d'East London apportèrent leurs soutiens à la politique du gouvernement de Frederik de Klerk.

En 1994, les bantoustans furent dissous et la ville intégrée dans la nouvelle province du Cap-oriental à très large majorité xhosa.

Économie[modifier | modifier le code]

La galerie d'art Ann Bryant
Cuthbert's Building (1901) sur Oxford street
L’Old Public Library

East London est le second centre industriel de la province du Cap-Oriental après Port Elizabeth [Informations douteuses] [réf. souhaitée].

L'industrie automobile est le premier employeur de la région. L'usine Daimler AG, implantée près du port, fabrique depuis 1958 des véhicules Mercedes-Benz tant à conduite à droite qu'à gauche ; les modèles qui y sont assemblés sont de la Classe C, ainsi que des bus. Elle emploie 2.431 personnes et peut assembler 41.400 voitures[1].

Les autres industries importantes de la ville concernent notamment le domaine pharmaceutique et le textile. Après 1994, une zone industrielle de développement économique fut aménagée pour relancer l'activité économique.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le centre-ville d'East London présente quelques bâtiments historiques intéressants comme l'hôtel de ville (1897), devant lequel trône désormais une statue de Steve Biko, Gately house, la villa du premier maire de la ville, l’Old Public Library, les bâtiments de la Old Standard Bank ou encore le flamboyant Cuthbert's Building.

Le centre de East London est cependant en proie à une forte criminalité.

La ville dispose d'un musée maritime important où y est exposé un cœlacanthe, poisson préhistorique, théoriquement disparu mais pêché en 1938 au large de la cité portuaire.

East London est aussi réputée pour ses grandes plages sauvages longeant l'océan Indien.

Depuis 1959, la ville dispose d'un grand circuit de course automobile, le « Prince George Circuit » qui accueillit le grand prix de formule 1 en 1960.

Desserte[modifier | modifier le code]

La ville est accessible par son aéroport national (ex Ben Schoeman Airport) et par l'autoroute N2 qui la relie directement aux villes du Cap et de Durban alors que l'autoroute N6 la relie à la ville de Bloemfontein.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]