Deuxième guerre d'Illyrie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Circle-icons-calendar.svg Sauf précision contraire, les dates de cette page sont sous-entendues « avant Jésus-Christ ».
Article général Pour un article plus général, voir Guerres d’Illyrie.
Deuxième guerre d’Illyrie
Description de cette image, également commentée ci-après
Informations générales
Date 220 à 219
Lieu Illyrie
Issue Victoire romaine
Belligérants
République romaineIllyrie
Commandants
Lucius Aemilius Paullus (consul en 219)Démétrios de Pharos
Forces en présence
InconnuesInconnues
Pertes
InconnuesInconnues

Guerres d’Illyrie

La deuxième guerre d’Illyrie est un conflit militaire qui a opposé les Illyriens et la République romaine, entre 220 et 219 av. J.-C. en Illyrie.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Deuxième guerre punique.

Dans les années précédant le conflit, la République romaine est occupée à contenir l'avancée des tribus gauloises en Étrurie (bataille de Télamon en 224 av. J.-C.), et les années suivantes avec la conquête de tout le nord de l’Italie, ce qui amène l’État romain à créer la province de Gaule cisalpine. Dans le même temps, les tensions entre Rome et le général carthaginois Hannibal, qui en 221 av. J.-C. prend le contrôle de l’Espagne carthaginoise et occupe la zone sud de l’Èbre.

Le Casus belli[modifier | modifier le code]

Démétrios de Pharos est régent de l’Illyrie et tributaire de Rome[1].
Lorsque le roi de Macédoine Antigone III Doson décide de faire la guerre au roi de Sparte, Cléomène III, il intervient dans la guerre au côté des Macédoniens[2], ce qui lui permet de s'assurer l'aide de la puissante Macédoine[2],[1]. Dans le même temps, Rome est occupée avec la conquête de la Gaule cisalpine et la préparation du conflit avec le général carthaginois Hannibal[3].

Fort de son alliance avec le royaume de Macédoine, Démétrios de Pharos commence à faire de la piraterie dans la mer Adriatique, pillant et détruisant les villes d’Illyrie soumises aux Romains, ce qui rompt le traité conclut auparavant avec Rome en 229 av. J.-C. (traité conclut à la fin de la première guerre d’Illyrie). Démétrios de Pharos ravage également de nombreuses îles des Cyclades[2] et conquiert la ville de Pylos avec la prise de plus de 50 navires. Il envoie une importante garnison à Dimale (aujourd'hui près de Durazzo) avec tous les moyens nécessaires[4]. De plus, il élimine tous les opposants politiques des cités prises et les remplacent par des amis à lui[4]. Démétrios de Pharos laisse également 6 000 hommes sur l'île de Faro[5].

La guerre[modifier | modifier le code]

Les Romains décident de ne pas laisser impunie la violation du traité et réagissent promptement pour punir Démétrios de Pharos[6],[1]. Les ambassadeurs qu'elle avait envoyés auprès d'Hannibal affirmèrent au Sénat romain que le général carthaginois se préparait à la guerre[7]. Le Sénat pris alors la décision de consolider les conquêtes à l'est, en Illyrie, pour éviter d'avoir à lutter sur deux fronts en même temps[8].
En 219 av. J.-C., le Sénat romain donne le commandement de la flotte romaine à Lucius Aemilius Paullus[9]. En très peu de temps, le consul romain prend les principales places fortes ennemies, dont celle de Dimale (en seulement 7 jours)[10], ville se situant dans l'arrière-pays d'Apollonie[1]. La cité de Faro tombe peu de temps après[11],[12].

Les conséquences[modifier | modifier le code]

Après sa défaite contre les Romains, Démétrios de Pharos trouve refuge auprès de Philippe V[13],[1], devenant même un de ses principaux conseillers. Le consul romain Lucius Aemilius Paullus se rend dans le reste de l’Illyrie et réorganise l’Illyrie, avant de rentrer à Rome à la fin de l’été, où avec son collègue Marcus Livius Salinator, ils reçoivent un triomphe[14]. Les Romains envoient également une ambassade à la cour de Macédoine, demandant au roi de Macédoine de livrer Démétrios de Pharos à Rome, mais l’ambassade n’obtint aucun résultat[15].

Annexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Claude Nicolet, Rome et la conquête du monde méditerranéen, Tome 2: Genèse d'un Empire, p. 734.
  2. a b et c Polybe, Histoire: livre III, paragraphe 16, 3.
  3. Polybe, Histoire: livre III, paragraphe 16, 2.
  4. a et b Polybe, Histoires: livre III, paragraphe 18, 1.
  5. Polybe, Histoire: livre III, paragraphe 18, 2.
  6. Polybe, Histoires: livre III, paragraphe 16, 4.
  7. Polybe, Histoires: livre III, paragraphe 15, 12-13.
  8. Polybe, Histoires: livre III, paragraphe 16, 1.
  9. Polybe, Histoires: livre III, paragraphe 16, 7.
  10. Polybe, Histoires: livre III, paragraphe 18, 3-5.
  11. Polybe, Histoires: livre III, paragraphe 18, 7-12.
  12. Polybe, Histoires: livre III, paragraphe 19, 1-7.
  13. Polybe, Histoires: livre III, paragraphe 19, 8.
  14. Polybe, Histoires: livre III, paragraphe 19, 12.
  15. Tite-Live, Histoire romaine: livre XXII, paragraphe 33.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Auteurs anciens
Auteurs modernes