David Goudreault

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David Goudreault
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David Goudreault
Naissance (39 ans)
Trois-Rivières, Canada
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

David Goudreault, né le à Trois-Rivières, au Québec, est un chroniqueur, romancier, poète et performeur québécois. Il est le premier Québécois à remporter la Coupe du monde de poésie, en juin 2011 à Paris[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

David Goudreault est romancier, poète et chroniqueur. Travailleur social, diplômé de l'Université de Sherbrooke en 2004, il spécialise sa pratique en intervention auprès des groupes vulnérables, et utilise la littérature en tant qu’outil d’expression et d’émancipation dans les écoles et les centres de détention de la province de Québec, notamment au Nunavik, et en France.

Il représente le Québec à la Coupe du monde de poésie en juin 2011 à Paris, où il remporte la finale, devenant ainsi le premier Québécois à gagner les honneurs à cet événement international. Pour son implication sociale et ses réalisations artistiques, il reçoit la Médaille d'honneur de l'Assemblée nationale du Québec en octobre 2011[2].

En 2012, il cesse les compétitions sur les scènes de slam de poésie pour se consacrer à l'écriture. Il rassemble ses meilleurs textes clamés durant la période 2008-2011 et publie un recueil en France intitulé Mines à vacarmes aux éditions Universlam. À l'été 2012, il participe au grand spectacle du Forum mondial de la francophonie à Québec. Il publie son premier récit poétique, Premiers Soins, aux Écrits des Forges à l'automne. En 2013, il ouvre les Jeux du Canada qui se déroulent à Sherbrooke.

Goudreault est aussi impliqué dans la musique, après la parution des albums indépendants Moins que liens (2009) et ÀpprofonDire (2011), il lance La Faute Au Silence (2014), où l’on retrouve des collaborations avec .Grand Corps Malade et l'écrivaine Kim Thúy[3]. À titre de parolier, il a aussi collaboré avec Luce Dufault, Louis-Jean Cormier, Forestare, Florence K et Richard Séguin, entre autres.

Il fait paraître son deuxième recueil de poésie, S'édenter la chienne, à l'automne 2014, finaliste au Prix COPO-Comité Poétique de France et recommandé par le chroniqueur Pierre Foglia dans le journal La Presse du 10 octobre 2014.

Au printemps 2015, il publie La bête à sa mère aux Éditions Stanké. Ce premier roman connaît un retentissant succès tant auprès des lecteurs que des critiques. Reconnu pour sa « charge sociale sous-jacente » et « l'humour rentre-dedans »[4], il est finaliste au Prix Ringuet de l'Académie des lettres du Québec et au Prix France-Canada, il remporte le Prix des Nouvelles Voix de la Littérature[5] et le Grand Prix littéraire Archambault. Ce roman est traduit pour le Canada anglais aux Éditions Book*hug et publié en France aux Éditions Philippe Rey.

Son second roman, La bête et sa cage, encensé par la critique et finaliste au Grand Prix du livre de la Ville de Sherbrooke, paraît au printemps 2016. À l’automne de la même année, il est l'invité d’honneur du Salon du livre de Montréal. Il sera président d’honneur du Salon du livre de l’Estrie l’automne suivant, et président d’honneur du Salon du livre de Trois-Rivières en 2020.

Le 12 avril 2017 paraît son toisième roman, Abattre la bête. Quatre étoiles dans Le Devoir et une kyrielle de critiques dithyrambiques viennent couronner ce dernier volet de la trilogie de La bête. Il recevra d’ailleurs à l’automne 2018 le Prix de l’œuvre de l’année en Estrie du Conseil des Arts et des Lettres du Québec.

Son troisième recueil de poésie, Testament de naissance, publié aux Écrits des Forges à l'automne 2016, est une réflexion sur la parentalité et le rôle de père. Pour la qualité de son œuvre et son implication dans le rayonnement de la poésie québécoise, David Goudreault reçoit le Prix Lèvres Urbaines à l'automne 2017.

Son plus récent livre, Ta mort à moi, est présélectionné au Prix France-Québec 2020. Très attendu, ce roman reçoit un très bon accueil des lecteurs et des critiques. Odile Tremblay, du journal Le Devoir s'exprime ainsi : « Truffé de références, le livre est une ode à la littérature et à la liberté consumée par le refus des compromis de médiocrité. Grand jongleur du langage, Goudreault est un de nos meilleurs écrivains contemporains. »

Chroniqueur depuis septembre 2016, il signe des chroniques dans La Presse+ et les quotidiens du Groupe Capitales Médias (Le Soleil, La Tribune, Le Nouvelliste, Le Quotidien, La Voix de l'Est et Le Droit). Il est aussi un chroniqueur régulier à la revue Les Libraires[6] et à la première chaîne de ICI Radio-Canada Première.

David Goudreault a présenté trois spectacles distincts, seul en scène ou accompagné de musiciens. Il a assuré les premières parties de Grand Corps Malade, Richard Desjardins et Loco Locass, entre autres. Il a accompagné Louis-Jean-Cormier lors des Francofolies de Montréal et du Festival d’été de Québec de 2016. Il a aussi écrit et déclamé le discours patriotique sur les Plaines d’Abraham pour la Fête nationale de 2017 et celui du Lever du drapeau de 2019.

Son dernier spectacle alliant humour et poésie, intitulé Au bout de ta langue, a gagné le Prix Radarts, le Prix Accès-Culture, le Prix du jury ROSEQ et le Prix Étoiles Stingray dans le cadre de la Bourse Rideau en 2018. Il présentera ce spectacle à plus de deux cent reprises au Québec, en France, à l’île-de-la-Réunion et en Tunisie.  

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Premiers Soins, Écrits des forges, 2012
  • Mines à vacarmes, Éditions Universlam, 2012
  • S'édenter la chienne, Écrits des forges, 2014
  • Testament de naissance, Écrits des forges, 2016

Romans[modifier | modifier le code]

Série La Bête[modifier | modifier le code]

  1. La Bête à sa mère, Éditions Stanké, 2015
    réédition, Paris, Éditions Philippe Rey, 2018 / réédition, Paris, 10/18 no 5437, 2019 / Version anglaise : Mama's Boy, Book*hug, 2018
  2. La Bête et sa cage, Éditions Stanké, 2016
    réédition, Paris, Éditions Philippe Rey, 2019 / Version anglaise : Mama's Boy Behing Bars, Book*hug, 2019
  3. Abattre la bête, Éditions Stanké, 2017
  • La Bête intégrale, Éditions Stanké, 2018

Romans indépendants[modifier | modifier le code]

  • Ta mort à moi, Éditions Stanké, 2019

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 2015 : 21 Manches cubes, écrit avec Patrick Quintal, mis en scène par le Théâtre du Double Signe
  • 2018 : Au bout de ta langue; humour debout et poésie drette, écrit et interprété par l'auteur

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Moins que liens, Compagnons d'Amérique
  • 2011 : À]pprofon[Dire, Compagnons d'Amérique
  • 2014 : La Faute au silence, Véga Musique

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • 2011 : Coupe du monde de poésie
  • 2011 : Médaille de l'Assemblée nationale du Québec
  • 2013 : Patriote de l'année du Conseil de la souveraineté du Québec en Estrie
  • 2015 : Prix Personnalité Leadership La Nouvelle/La Tribune
  • 2016 : Prix des Nouvelles Voix de la littérature
  • 2016 : Grand Prix littéraire Archambault
  • 2016 : Invité d'honneur du Salon du livre de Montréal
  • 2016 : Finaliste au Prix Ringuet de L'académie des Lettres du Québec pour La Bête à sa mèr
  • 2017 : Président d'honneur du Salon du livre de l'Estrie
  • 2017 : Ambassadeur de la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke
  • 2017 : Prix Lèvres Urbaines
  • 2018 : Prix RADARTS de la Bourse Rideau
  • 2018 : Prix Accès-Culture de la Bourse Rideau
  • 2018 : Prix du jury ROSEQ de la Bourse Rideau
  • 2018 : Prix Étoiles Stingray de la Bourse Rideau
  • 2018 : Prix de l’œuvre de l’année en Estrie du Conseil des arts et des lettres du Québec
  • 2019 : Finaliste au Prix littéraire France-Canada pour La Bête à sa mère (Europe)
  • 2020 : Finaliste au Prix littéraire France-Québec pour Ta mort à moi

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]