David Goudreault

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David Goudreault
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David Goudreault en 2013
Naissance (43 ans)
Trois-Rivières, Canada
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

David Goudreault, né le à Trois-Rivières, au Québec, est un chroniqueur, romancier, poète et performeur québécois.

Il est le premier Québécois à remporter la Coupe du monde de poésie, en à Paris[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

David Goudreault est romancier, poète et chroniqueur. Travailleur social, diplômé de l'Université de Sherbrooke en 2004, il spécialise sa pratique en intervention auprès des groupes vulnérables, et utilise la littérature en tant qu’outil d’expression et d’émancipation dans les écoles et les centres de détention de la province de Québec, notamment au Nunavik, et en France[2].

En 2012, il cesse les compétitions sur les scènes de slam de poésie pour se consacrer à l'écriture. Il rassemble ses meilleurs textes clamés durant la période 2008-2011 et publie un recueil en France intitulé Mines à vacarmes aux éditions Universlam. À l'été 2012, il participe au grand spectacle du Forum mondial de la francophonie à Québec. Il publie son premier récit poétique, Premiers Soins[3], aux Écrits des Forges à l'automne. En 2013, il ouvre les Jeux du Canada qui se déroulent à Sherbrooke[4].

Goudreault est aussi impliqué dans la musique, après la parution des albums indépendants Moins que liens (2009) et ÀpprofonDire (2011), il lance La Faute Au Silence (2014), où l’on retrouve des collaborations avec Grand Corps Malade et l'écrivaine Kim Thúy. À titre de parolier, il a aussi collaboré avec Luce Dufault, Louis-Jean Cormier, Forestare, Florence K et Richard Séguin, entre autres. En 2020, il coproduit son quatrième album, Le nouveau matériel, avec le rappeur Manu Militari[5].

Finaliste au Prix littéraire France-Québec 2020, le roman Ta mort à moi reçoit un accueil enthousiaste des lecteurs et des critiques. Odile Tremblay, du Devoir : « Truffé de références, le livre est une ode à la littérature et à la liberté consumée par le refus des compromis de médiocrité. Grand jongleur du langage, Goudreault est un de nos meilleurs écrivains contemporains. » [6]

En 2022, il publie son cinquième, roman, Maple. Un succès critique et commercial pour ce nouvel opus. «…Maple demeure surtout un très grand plaisir de lecture, un polar surprenant et savamment construit, une ode aux aspérités du monde et à la rugosité de la langue québécoise. »[7] ‑Anne-Frédérique Hébert-Dolbec, Le Devoir

Depuis 2019, il accompagne l’écrivaine Geneviève Rioux à titre de conseiller littéraire. Celle-ci publie la suite primée Je n’ai pas dit mon dernier souffle dans la revue d’art Le Sabord en 2021[8] et le recueil de poèmes Survivaces chez Mémoire d’encrier au printemps 2022. Son récit, à paraître chez Librex, est présentement en chantier.

Goudreault se voit décerner le Prix Clémence-Desrochers[9], pour l’excellence de l’imaginaire, par la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec à l’automne 2021.

À l’automne 2023, suite à la série Du monde, des mots, il remporte un Prix Gémeaux [10]pour le Meilleur scénario de série documentaire.

Son nom est ajouté au dictionnaire Le Robert illustré 2024, où il est présenté comme un « poète, écrivain, fervent défenseur de la langue française. »[11]

Poésie[modifier | modifier le code]

Il représente le Québec à la Coupe du monde de poésie en à Paris, où il remporte la finale, devenant ainsi le premier Québécois à gagner les honneurs à cet événement international. Pour son implication sociale et ses réalisations artistiques, il reçoit la Médaille d'honneur de l'Assemblée nationale du Québec en [12].

Il fait paraître son deuxième recueil de poésie, S'édenter la chienne, à l'automne 2014, finaliste au Prix COPO-Comité Poétique de France et recommandé par le chroniqueur Pierre Foglia dans le journal La Presse du .[réf. nécessaire]

En , il dirige la première Grande nuit de la poésie de Saint-Venant-de-Paquette, accompagné par 750 amoureux de cet art[style à revoir][13].

Son troisième recueil de poésie, Testament de naissance, publié aux Écrits des Forges à l'automne 2016, est une réflexion sur la parentalité et le rôle de père. Pour la qualité de son œuvre et son implication dans le rayonnement de la poésie québécoise, David Goudreault reçoit le Prix Lèvres Urbaines à l'automne 2017. 2 ans plus tard, il se livre à la Fabrique culturelle à l'aide d'extraits de ce recueil[14].

Spectacles et chroniques[modifier | modifier le code]

Chroniqueur depuis , il signe des chroniques dans La Presse+ et les quotidiens du Groupe Capitales Médias (Le Soleil, La Tribune, Le Nouvelliste, Le Quotidien, La Voix de l'Est et Le Droit). Il est aussi un chroniqueur régulier à la revue Les Libraires[15] et à la première chaîne de ICI Radio-Canada Première.

David Goudreault a présenté trois spectacles distincts, seul en scène ou accompagné de musiciens. Il a assuré les premières parties de Grand Corps Malade, Richard Desjardins et Loco Locass, entre autres[réf. nécessaire]. Il a accompagné Louis-Jean-Cormier lors des Francofolies de Montréal et du Festival d’été de Québec de 2016[réf. nécessaire]. Il a aussi écrit et déclamé le discours patriotique sur les Plaines d’Abraham pour la Fête nationale de 2017 et celui du Lever du drapeau de 2019[réf. nécessaire].

Son dernier spectacle alliant humour et poésie, intitulé Au bout de ta langue, a gagné le Prix Radarts, le Prix Accès-Culture, le Prix du jury ROSEQ et le Prix Étoiles Stingray dans le cadre de la Bourse Rideau[Quoi ?] en 2018. Il présentera ce spectacle à plus de deux cent reprises au Québec, en France, à l’île de La Réunion et en Tunisie. [réf. nécessaire] 

Réception critique[modifier | modifier le code]

Au printemps 2015, il publie La bête à sa mère aux Éditions Stanké. Ce premier roman connaît un retentissant succès tant auprès des lecteurs que des critiques. Reconnu pour sa « charge sociale sous-jacente » et « l'humour rentre-dedans »[16], il est finaliste au Prix Ringuet de l'Académie des lettres du Québec et au Prix France-Canada, il remporte le Prix des Nouvelles Voix de la Littérature[17] et le Grand Prix littéraire Archambault. Ce roman est traduit pour le Canada anglais aux Éditions Book*hug et publié en France aux éditions Philippe Rey.[réf. nécessaire]

Son second roman, La bête et sa cage, encensé par la critique[réf. nécessaire] et finaliste au Grand Prix du livre de la Ville de Sherbrooke, paraît au printemps 2016. À l’automne de la même année, il est l'invité d’honneur du Salon du livre de Montréal. Il sera président d’honneur du Salon du livre de l’Estrie l’automne suivant[réf. nécessaire], et président d’honneur du Salon du livre de Trois-Rivières en 2020[réf. nécessaire].

Le paraît son troisième roman, Abattre la bête. Quatre étoiles[Quoi ?] dans Le Devoir et une kyrielle de critiques dithyrambiques[réf. nécessaire] viennent couronner ce dernier volet de la trilogie de La bête. Il recevra d’ailleurs à l’automne 2018[réf. nécessaire] le Prix de l’œuvre de l’année en Estrie du Conseil des Arts et des Lettres du Québec.

Ta mort à moi, est présélectionné au Prix France-Québec 2020. Très attendu, ce roman reçoit un très bon accueil des lecteurs et des critiques. Odile Tremblay, du journal Le Devoir s'exprime ainsi : « Truffé de références, le livre est une ode à la littérature et à la liberté consumée par le refus des compromis de médiocrité. Grand jongleur du langage, Goudreault est un de nos meilleurs écrivains contemporains. »[réf. nécessaire]

À l’automne 2021, il reçoit un DEC honorifique du Cégep de Trois-Rivières et se voit décerner le Prix Clémence-Desrochers, pour l’excellence de l’imaginaire, par la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec[18].

En 2022, il publie son cinquième, roman, Maple. Un succès critique et commercial pour ce nouvel opus. "...Maple demeure surtout un très grand plaisir de lecture, un polar surprenant et savamment construit, une ode aux aspérités du monde et à la rugosité de la langue québécoise." - Anne-Frédérique Hébert-Dolbec, Le Devoir[réf. nécessaire]

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Premiers Soins, Écrits des forges, 2012
  • Mines à vacarmes, Éditions Universlam, 2012
  • S'édenter la chienne, Écrits des forges, 2014
  • Testament de naissance, Écrits des forges, 2016
  • J'en appelle à la poésie, livre illustré par Laurent Pinabel, Collection Les grandes voix, Éditions Les 400 Coups, 2021
  • Vif oubli, Mémoire d'encrier, 2022.

Romans[modifier | modifier le code]

Série La Bête[modifier | modifier le code]

  • La Bête à sa mère, Montréal, Éditions Stanké, 2015, 232 p. (ISBN 9782760411708) réédition, Paris, Éditions Philippe Rey, 2018 / réédition, Paris, 10/18 no 5437, 2019 / Version anglaise : Mama's Boy, Book*hug, 2018
  • La Bête et sa cage, Montréal, Éditions Stanké, 2016, 248 p. (ISBN 9782760411869) réédition, Paris, Éditions Philippe Rey, 2019 / réédition, Paris, 10/18 no 5625, 2020 / Version anglaise : Mama's Boy Behind Bars, Book*hug, 2019
  • Abattre la bête, Montréal, Éditions Stanké, 2017, 240 p. (ISBN 9782760411968)
  • La Bête intégrale, Montréal, Éditions Stanké, 2018, 720 p. (ISBN 9782760412545)
  • Ta mort à moi, Montréal, Éditions Stanké, 2019, 304 p. (ISBN 9782760412620)
  • Maple, Montréal, Éditions Stanké, 2022, 232 p. (ISBN 9782760413047)

Nouvelles littéraires[modifier | modifier le code]

  • À l'endroit de nos visages, Trois-Rivières, 2012, Suite poétique, revue Lèvres Urbaines 44 (ISBN 9782896452194)
  • Anthologie, Lèvres Urbaines, Trois-Rivières, 2012, revue Lèvres Urbaines 44 (ISBN 9782896452194)
  • Vivace, Montréal, 2014, Nouvelle littéraire, revue Zinc
  • À qui la rue ?, Montréal, 2016, Nouvelle littéraire, revue Moebius 148
  • En mémoire de l'évidence brisée, Trois-Rivières, 2017, Suite poétique, revue Le Sabord
  • Les mains bandées, Montréal, 2017, Nouvelle littéraire, Pulpe, Québec Amérique, 360 p. (ISBN 9782764433751)
  • À peu de choses près, Trois-Rivières, 2020, Suite poétique, revue Le Sabord
  • Bien parti pour mal finir, Montréal, 2020, Nouvelle littéraire, Ponts, Druide, 248 p. (ISBN 9782897115050)
  • S'en tenir au texte, Montréal, 2021, Nouvelle littéraire, Condoléances, Québec Amérique, 168 p. (ISBN 9782764441541)
  • L'armature de nos cendres, Montréal, 2021, Suite poétique, revue Les Écrits
  • Écrire, ça libère ! , Montréal, 2021, Campagne Amnistie internationale[19]

Livres jeunesses[modifier | modifier le code]

  • La réparation de mes parents, livre illustré par France Cormier, Sherbrooke, Éditions D'eux, 2021, 36 p. (ISBN 9782924645628)
  • La belle petite monstre, livre illustré par Camille Lavoie, Sherbrooke, Éditions D'eux, 2022, 32 p.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 2015 : 21 Manches cubes, écrit avec Patrick Quintal, mis en scène par le Théâtre du Double Signe
  • 2018 : Au bout de ta langue; humour debout et poésie drette, écrit et interprété par l'auteur
  • 2021 : La Bête à sa mère, mise en scène d’Hugues Frenette et adaptation d'Isabelle Hubert, pièce montée par le théâtre Le Trident

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Moins que liens, Compagnons d'Amérique
  • 2011 : À]pprofon[Dire, Compagnons d'Amérique
  • 2014 : La Faute au silence, Véga Musique
  • 2020 : Le nouveau matériel, Productions Grande Plume

Télévision[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le meilleur slameur au monde », sur Le Devoir (consulté le ).
  2. Université de Sherbrooke, « Le Réseau des diplômées et diplômés de l'Université de Sherbrooke », sur Université de Sherbooke, .
  3. Écrits des Forges, « Premiers soins », sur Écrits des fORGES, .
  4. Geneviève Proulx, « Jeux du Canada : une cérémonie d'ouverture haute en couleur », .
  5. Propagande Distribution, « Le Nouveau Matériel David Goudreault », sur Propagande Distribution, .
  6. Odile Tremblay, « Les flâneurs ».
  7. « «Maple»: David Goudreault renoue avec l’univers de La bête » Accès libre, sur Le Devoir (consulté le ).
  8. Geneviève Rioux, « Sabord, #119 » Accès libre, sur lesabord.qc.ca, .
  9. a et b Steve Bergeron, « Seize auteurs et compositeurs québécois honorés par la SPACQ », La Tribune,‎ (lire en ligne Accès libre)
  10. Académie canadienne du cinéma et de la télévision, « Finalistes et lauréats des 38e Prix Gémeaux » Accès libre, .
  11. Radio-Canada, « David Goudreault fait son entrée dans le dictionnaire » Accès libre, sur ici.radio-canada.ca, .
  12. « Jean-Martin Aussant remet la médaille de l’Assemblée nationale à David Goudreault - Communauté - La Nouvelle Union »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur lanouvelle.net (consulté le ).
  13. « Le réel magnifié | Grande nuit de la poésie de Saint-Venant-de-Paquette », sur lafabriqueculturelle.tv, (consulté le ).
  14. « David Goudreault | L'hymne à l'humain », sur lafabriqueculturelle.tv, (consulté le ).
  15. « Les Libraires », sur leslibraires.ca.
  16. « La quête de la mère », sur Le Devoir (consulté le ).
  17. « Une autre bonne nouvelle pour David Goudreault – Actualités – Les prix littéraires – Revue Les libraires », sur revue.leslibraires.ca (consulté le ).
  18. « SPACQ - Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec » (consulté le ).
  19. « Des auteurs québécois soulignent la 20e édition d' Écrire, ça libère ! », sur La Presse, (consulté le ).
  20. « Deux honneurs pour David Goudreault », sur Le Nouvelliste, (consulté le ).
  21. « Prix des nouvelles voix de la littérature » Accès libre, sur sltr.qc.ca.
  22. « Le Grand Prix littéraire Archambault à David Goudreault », sur La Presse, (consulté le ).
  23. Académie canadienne du cinéma et de la télévision, « Finalistes et lauréats des 38e Prix Gémeaux » Accès libre, sur Académie canadienne du cinéma et de la télévision, .

Liens externes[modifier | modifier le code]