Corète potagère

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Corchorus olitorius

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Corète.
Corchorus olitorius - Muséum de Toulouse

La corète potagère (Corchorus olitorius L.) est une espèce de plantes dicotylédones de la famille des Tiliaceae originaire d'Inde[1].

Son nom est parfois orthographié « corette » ou « corette potagère ». Un autre nom vernaculaire en français est la « mauve des Juifs » (c'est une malvacée).

Usages[modifier | modifier le code]

On la cultive dans le sud de l'Europe comme plante textile, notamment pour la fabrication de toile de jute (tige), et comme plante alimentaire (feuilles).

En Afrique et au Proche-Orient, elle est cultivée pour son utilisation en cuisine, tandis qu'en Asie, elle est davantage employée comme fibres de jute.

En France, elle a été utilisée jusqu'au XVIIIe siècle avant d'être abandonnée.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Molokheya Makhrata.jpg

Ses feuilles sont utilisées en cuisine dans de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest, du Maghreb et du Moyen-Orient, à la base du plat du même nom (mloukhiya) dans les cuisines algérienne, tunisienne, égyptienne, syrienne, libanaise, levantine, ou dans la cuisine ivoirienne (kplala, nanounkoun) ou encore togolaise et malienne. Au nord du Mali, les sonrais fakouhoy et le plat est devenu très répandu à travers le pays.

La plante et ses feuilles sont appelées adèmè au Togo et moloūkhia  (ملوخية) en arabe (parfois translitéré mouloukhiyah, molokhia, mouloukhiyya, maloukhiyah), sauf au Maroc où le terme mloukhiya désigne une autre plante commestible, le gombo (Abelmoschus esculentus, famille des Malvaceae). Les feuilles de corète sont aussi consommées en Asie, notamment au Japon, où elles sont nommées en cuisine chimatsounaso (シマツナソ). Les feuilles séchées et moulues sont utilisées comme épices.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Guillaume, Ils ont domestiqué plantes et animaux : Prélude à la civilisation, Éditions Quæ, , 456 p. (ISBN 978-2-7592-0892-0, lire en ligne), « Annexes ».

Sur les autres projets Wikimedia :