Constantin Brăiloiu

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Constantin Brăiloiu avec un joueur de cornemuse d'Olténie en 1934.

Constantin Brăiloiu est un ethnomusicologue roumain né à Bucarest le et mort à Genève le .

Il est considéré comme l'un des pères de l'ethnomusicologie européenne[1].

Le joueur de cornemuse

Brăiloiu étudie la musique à Bucarest, puis à Vienne et à Lausanne, où il fait la connaissance d'Ernest Ansermet, et enfin à Paris où il côtoie Maurice Ravel, Arthur Honegger et Darius Milhaud.

Abandonnant la carrière de compositeur, il se tourne vers l'étude des musiques traditionnelles de son pays. En 1928, il fonde à Bucarest les premières Archives de folklore roumain et se consacre à la collecte et à l'enregistrement de mélodies, dans de nombreux villages roumains, notamment en Transylvanie et en Olténie.

Fuyant la dictature fasciste, il se réfugie en Suisse en 1943, et comme une dictature communiste, beaucoup plus durable, succède à l'autre dans son pays d'origine, il s'installe définitivement à Genève et acquiert la citoyenneté suisse. Eugène Pittard lui propose de créer les Archives internationales de musique populaire au sein du Musée d'ethnographie de Genève avec pour fondateur, notamment, Samuel Baud-Bovy. À partir de 1948, il travaille également à Paris, notamment au CNRS et au Musée de l'Homme, aux côtés de Jacques Chailley et de Gilbert Rouget.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Pouillon, Dictionnaire des orientalistes de langue française, (ISBN 9782811107901), p. 156