Colombier (Neuchâtel)

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Colombier
Colombier (Neuchâtel)
Le château de Colombier
Blason de Colombier
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Neuchâtel Neuchâtel
Région Littoral
Commune Milvignes
NPA 2013
N° OFS 6406
Démographie
Gentilé Colombinois, Colombinoises
Population
permanente
5 547 hab. (31 décembre 2016)
Densité 1 227 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 58′ 00″ nord, 6° 51′ 45″ est
Altitude 495 m
Min. 429 m
Max. 656 m
Superficie 4,52 km2
Divers
Nom officiel Colombier (NE)
Langue Français
Localisation

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Colombier
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Colombier est une localité et une ancienne commune suisse du canton de Neuchâtel, située dans la région Littoral.

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Colombier mesure 4,52 km2[2]. 41,2 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 39,4 % à des surfaces agricoles, 18,8 % à des surfaces boisées et 0,7 % à des surfaces improductives.

Le 1er janvier 2013, Colombier a fusionné avec Auvernier et Bôle pour donner naissance à la nouvelle commune de Milvignes.

Loisirs[modifier | modifier le code]

Colombier possède plusieurs installation pour les loisirs. Il y a un skatepark, un anneau d'athlétisme, un terrain de football et une piscine.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Colombier possède 5 547 habitants fin 2016[1]. Sa densité de population atteint 1 227,2 hab./km².

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Colombier entre 1850 et 2008[3] :

Monuments[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

Le château de Colombier est un site occupé en permanence depuis près de 2000 ans. Palais romain, résidence aristocratique, château-fort, siège domanial et établissement militaire se sont en effet succédé à cet endroit[4],[5]. Jean-Jacques Rousseau y a brièvement résidé au XVIIIe siècle. À partir de 1824, le château abrite une caserne pour les milices cantonales, avant d'être utilisée par l'armée suisse et de devenir place d'arme fédérale en 1877[6]. Les parties anciennes sont mises sous protection au titre de monument historique depuis 1905.

En 1954, un musée militaire est aménagé (présentant des collections d'armes et d'uniformes), suivi en 1955 par un musée des toiles peintes (rappelant l'industrie des indiennes à l'origine de la prospérité de la région au XVIIIe siècle). Ils sont actuellement fermés[7].

Le Manoir du Pontet[modifier | modifier le code]

Manoir Le Pontet de Isabelle de Charrière et Béat Louis de Muralt à Colombier

Le « Manoir du Pontet » est une gentilhommière qui se dresse depuis le XVIIe siècle dans une petite dépression au nord du village de Colombier. En 1606, le gouverneur Jacques Vallier cède en effet une maison rurale en mauvais état à Abraham Mouchet, capitaine et receveur de Colombier qui l’agrandit et la transforme en une belle propriété viticole. L’élégante tourelle d’escalier qui dessert la maison d’habitation porte encore la date 1614. Divers travaux sont attesté en 1626-27, parmi lesquels l’aménagement d’une grande galerie au-dessus de l’entrée de la cour et la clôture du jardin par un mur à créneaux. Depuis le milieu du XVIIe siècle, le grand corps d’habitation et ses annexes (grange, grenier, pressoir, caves et écuries) délimitent une cour sur trois côtés, des dispositions qui n’ont pas fondamentalement changé, malgré les nombreux propriétaires qui se sont succédé. L’ensemble bénéficie d’une protection au titre de monument historique depuis 1979. Le décor de la galerie a été restauré en 2007-08[8].

À plusieurs reprises, le « Manoir du Pontet » a constitué un environnement propice à la création littéraire, puisqu’il a abrité l’écrivain bernois Béat-Louis de Muralt (1665-1749), avant d’accueillir dès 1771 son homologue d’origine hollandaise, Isabelle de Charrière, née Belle van Zuylen (1740-1805). S’il est séduisant d’imaginer la femme de lettres recevant ses amis dans le salon au beau décor en trompe-l’œil, l’histoire des styles contredit malheureusement cette légende. Les ornements Empire datent en effet de la première moitié du XIXe siècle[9].

La propriété du Bied[modifier | modifier le code]

La maison de maître du Bied

Construite dans la plaine de l’Areuse en 1739 – agrandie en 1756 et dotée d’une annexe en 1774 –, la maison de maître du Bied est le dernier témoin d'un site entièrement voué à la production d'indiennes, une industrie florissante dans la région neuchâteloise au XVIIIe et au début du XIXe siècle[10]. Edifiée en bordure du lac pour Jean-Jacques Deluze, fondateur de la manufacture de toiles peintes, elle se situait au cœur d’une douzaine de dépendances industrielles aujourd’hui disparues à l’exception d’un rural[11]. Elle jouissait d’un jardin ornemental à la français dont l’aménagement en terrasse et les parterres ont été restitués en 1928 dans un esprit proche de leur état originel et restauré en 1996-99[12]. Le bâtiment principal et ses abords sont mis sous protection au titre de monument historique depuis 1975.

Colombier Les allées Canton de Neuchâtel

Transports[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2016 », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13 janvier 2009)
  4. collectif, Guide artistique de la Suisse, vol. 4a (Jura, Jura bernois, Neuchâtel, Vaud, Genève), Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 184-185
  5. Christian de Reynier, « Colombier, la villa romaine redécouverte », Archäologie Schweiz, Archéologie suisse, Archeologia svizzera, no 2,‎ , p. 46-50
  6. http://www.military.ch/EIM/pages/histoire/histoire.html
  7. « Le château de Colombier retrouve un resto, le musée devrait suivre », L'Express,‎ , p. 1, 9
  8. Jean Courvoisier, Les monuments d'art et d'histoire du canton de Neuchâtel, vol. 2, Bâle, , p. 317-323
  9. "Le Manoir du Pontet à Colombier", numéro spécial de la Nouvelle revue neuchâteloise, n°76, 2002 (56 p.), avec les contributions de Jacques Bujard, Valérie Cossy, Jean Courvoisier, Rudolf Dellsperger, Anne-Laure Juillerat et Yann Richter.
  10. Jean Courvoisier, Les monuments d'art et d'histoire du canton de Neuchâtel, vol. 2, Bâle, , p. 324-329
  11. Maurice Evard, Odyssée aux confins de l'indiennage, de la cuisine des couleurs au négoce, Chézard-Saint-Martin, Editions de la Chatière, , p. 191
  12. Anne-Laure Juillerat, "Une scénographie orientée sur le lac. Les jardins du Bied à Colombier", B. Sigel, C. Waeber, K. Medici-Mall (dir.) Utilité et Plaisirs. Parcs et jardins historiques de Suisse, Gollion, 2006, p. 162-167.

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