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Claude Courmes

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Claude Courmes
Claude-Marie Courmes(1770-1865).png
Claude-Marie Courmes
(1770-1865),
Photo Charles Nègre (1852)
Fonction
Député du Var
Chambre des députés
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 95 ans)
GrasseVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinction

Claude-Marie Courmes est un homme politique français, né le à Grasse (Alpes-Maritimes) et mort dans cette même ville le , à 95 ans. Maire de Grasse de 1830 à 1835, le 26 janvier 1833 il a été fait Chevalier de l’Ordre royal de la Légion d'honneur.

Famille[modifier | modifier le code]

Courmes est issu d'une famille de l'ancienne bourgeoisie grassoise[1]. Le comte de Puymège dans son ouvrage Les Vieux noms de la France méridionale et centrale donne la généalogie de cette famille à partir d'Antoine Courmes, père de Gaspard Courmes.

  • Gaspard Courmes (1664-1709), marchand de Grasse. Il fonde la première fabrique de savon existante à Grasse dont la plus ancienne trace avérée remonte à la fin du XVIIe siècle[2]. Nous trouvons sa sépulture, avec d'autres notables grassois de son temps, dans la crypte de la cathédrale de Grasse.[réf. souhaitée] D'où :
    • Claude Courmes (1703-1786), négociant grassois. D'où :
      • Honoré Courmes, négociant, élu par l'ordre du Tiers[source détournée] député des sieurs fabriquants "a savon", signa le 22 mars 1789, dans la salle de l'hôtel de ville de Grasse, le procès-verbal des cahiers de doléances, plaintes et remontrances[source détournée][3].
      • Pierre Gaspard Courmes (1731-1802), négociant, recteur des Pénitents blancs de Grasse (1769, 1770 et 1783)[4]. Il a fait partie de la mairie libérale qui était parvenue à se maintenir jusqu'en 1794 sous la présidence d'Honoré-Marie Court[5]. D'où :
        • Claude-Marie Courmes (1770-1865), négociant, armateur grassois à Marseille et homme politique français[6]. Marié en 1801 à Marie Marguerite Justine Isnard (1779-1851), nièce du Baron Isnard. Courmes est ainsi le cousin issu-de-germain d'Isnard, Court de Fontmichel, Roubaud d'Antelmy, du général Guidal et des frères Cresp[7]. Il est l'un des 550 plus imposés du Var. Il achète à Grasse l'hôtel particulier de Marcy et avec son frère, en 1813, l'ancien hôtel de Clapier-Cabris[8]. Devenu aveugle à la fin de sa vie il a été photographié, en 1852, par son petit neveu Charles Nègre[9]. D'où :
          • Claude-Joseph Courmes (1809-1890), marié en 1843 à Marie-Baptistine Mottet d'une famille de parfumeur grassois.
          • Magdeleine Françoise Courmes, mariée en 1822 au docteur Fortuné Maure.
          • Honorine Courmes, mariée en 1827 au notaire Louis-Marie Giraud[8], ils seront les grands-parents du commandant François Lamy, officier explorateur français[10].
        • Antoine Joseph Mathieu Courmes (1777-1858), négociant, armateur grassois à Marseille et consul de Grasse, il est le grand-père de Marie de Geoffroy marquise du Rouret[7] et l'arrière-grand-père de Marcel Courmes, officier et aviateur français durant la Première Guerre mondiale. Saint-Cyr (1905-1907) et Major de Saumur (1907-1909), dont postérité.[réf. souhaitée]

Biographie[modifier | modifier le code]

Négociant, armateur[modifier | modifier le code]

Gaspard Courmes
Crypte de la cathédrale de Grasse
Maison Courmes, armateur grassois. Antoine, Léon Courmes Frères

Dès le XVIIe siècle à Grasse, très prospère, la savonnerie entretient d'étroites relations, de par sa nature même avec l'huilerie et la parfumerie. Jean-marie Cresp dans son livre « Grasse Capitale de la Provence Orientale » écrit que « Les maisons Courmes et Crouet représentaient sans conteste et de loin les deux affaires les plus importantes de Grasse.»[11]. Les fabriques grassoises sont parmi les plus modernes[12]. Hervé de Fontmichel, dans son ouvrage Le Pays de Grasse, précise les objectifs très vastes poursuivis par ses sociétés familiales grassoises, opérant des transactions sur les huiles, les cuirs, les graines, les parfums, les épices, etc. Cette industrie est considérée par l’administration révolutionnaire comme un élément essentiel de l’économie du département du Var. Ces riches bourgeois du négoce constitueront de puissantes flottes commerciales marseillaises. La maison grassoise Courmes, liée au grand commerce marseillais[13], investit dans une flotte commerciale et prend des parts notamment dans la « Tartane Saint-Pierre », « L'avenir » et la « Rose-Louise » [14].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Courmes fait partie d'un groupe de jeunes royalistes grassois les « Enfants du soleil » qui forment notamment un rassemblement contre-révolutionnaire le 7 ventôse an V (25 février 1797) à Grasse sur la place aux Aires où l'on chante « le Réveil du peuple » : « Courmes ainée, fils de négociant, donnait le ton lors de la manifestation sur la place aux cris de « Vive le Roi ! » « A bas la République » ; on l’a vu également ce jour distribuer des fusils aux participants »[15]. Membre du collège électoral d'arrondissement en 1804, conseiller général du Var de 1811 à 1833, siégeant dans la majorité soutenant la Monarchie de Juillet il est maire de Grasse de 1830 à 1835[16], il est élu député du Var, (circonscription de Grasse) le 5 juillet 1831. Il prend place dans les rangs de la majorité gouvernementale, et vote avec elle jusqu'en 1834[17]. Ce représentant du négoce et de la fabrique est royaliste, il a été suspect en l'an II, est entré au conseil municipal après Thermidor, a été poursuivi après le coup d'état républicain de l'an V, puis nommé sous l'Empire, à nouveau au conseil municipal. Courmes veut limiter les effets de la révolution de Juillet au changement de dynastie, il cède son siège à la Chambre des députés à Henry Boulay, son cousin, et la mairie à Félix Geoffroy du Rouret son petit neveu[18].[source détournée] Sous la Restauration, le préfet du Var dans son rapport sur les électeurs de 1816, dit de lui : « Négociant riche, il a des moyens et par la famille Isnard à laquelle il appartient, il a beaucoup d'influence. Ses opinions sont celles d'un député du centre. Il est ami de l'ordre, dévoué au gouvernement. C'est un des hommes les plus éclairés du conseil général »[19].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maurice Albert Léo d'Armagnac del Cer comte de Puymège, Les Vieux noms de la France méridionale et centrale, À la Vieille France, 1981, p.295.
  2. [PDF] L’inventaire des moulins hydrauliques de Grasse De l’artisanat d’Ancien Régime à l’industrie de la parfumerie, Gabriel Benalloul, Chercheur, chargé d’inventaire du patrimoine Service Ville d’art et d’histoire, Mairie de Grasse.
  3. Textes des cahiers de doléances rassemblés et édités., Conseil général Alpes-Maritimes, 2015, Archives départementales des Alpes-Maritimes.
  4. Maurice Agulhon, Pénitents et Francs-Maçons de l'ancienne Provence, Arthème Fayard, 1968, p.158 (lire en ligne)
  5. Hervé de Fontmichel, Le Pays de Grasse, Grasset, 1963, pages 37.
  6. Frédéric d'Agay, Les notables du premier empire, Var, CNRS, 1987, p.211.
  7. a et b Frédéric d'Agay, Grands notables du Premier Empire: notices de biographie sociale. Var, CNRS, 1988, page 211 (lire en ligne)
  8. a et b Bulletin annuel, Société Fragonard, Grasse, (lire en ligne), p. 43-44
  9. Alain Sabatier, « Jean Luce Photographe Collectionneur (page 9) » [PDF], sur Musée de Grasse
  10. Robert Maestri, Commandant Lamy: un officier français aux colonies, Maisonneuve et Larose, 2000, page 24 (lire en ligne)
  11. Jean Marie Cresp, Grasse Capitale de la Provence Orientale, TAC Motifs. Spéracèdes 1992, p. 65.
  12. Les Alpes-Maritimes, 1860-1914: intégration et particularismes : actes du colloque de Nice, 1987, Université de Nice, Faculté de droit et des sciences économiques, Centre d'histoire du droit, p.373.
  13. Alain Ruggiero, Histoire de Cannes, Editions Privat
  14. Jean Marie Cresp, Grasse capitale de la Provence Orientale, TAC Motifs. Spéracèdes 1992, p. 65.]
  15. Hervé Court de Fontmichel et Michel Vovelle, Deux notables provençaux sous la Révolution française, page 199.
  16. Histoire de Grasse et de sa région, Editions Horvath,, (lire en ligne), p. 98.
  17. Site de l'Assemblée Nationale, base sycomore : députés français depuis 1789 : fiche Claude-Marie Courmes (1770-1865).
  18. [Paul Gonnet, Histoire de Grasse et sa région, édition Horvath, 1984, p.97, p. 98.]
  19. Frédéric d'Agay, Les notables du premier empire, Var, CNRS, 1987, p.211.
  20. « Cote LH/611/53 », base Léonore, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Claude Courmes », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition].
  • Hervé de Fontmichel, Le Pays de Grasse, Grasset, 1963;
  • Hervé de Fontmichel (en collaboration avec Michel Vovelle) Deux notables provençaux sous la Révolution française in Provence historique, Aix-en-Provence, 1967 ;
  • Maurice Albert Léo d'Armagnac del Cer comte de Puymège, Les Vieux noms de la France méridionale et centrale, À la Vieille France, 1981 ;
  • Frédéric d'Agay, Les notables du premier empire, Var, CNRS, 1987.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]