Claude Courmes

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Claude Courmes
Claude-Marie Courmes(1770-1865).png
Claude-Marie Courmes
(1770-1865),
Photo Charles Nègre (1852)
Fonction
Député du Var
Chambre des députés
-
Biographie
Naissance
Décès
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GrasseVoir et modifier les données sur Wikidata
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Claude-Marie Courmes est un négociant grassois et homme politique français, né le à Grasse (Alpes-Maritimes) et mort dans cette même ville le . Nommé maire de Grasse de 1830 à 1835, il est élu député du Var de juillet 1831 à mai 1834.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Claude-Marie Courmes est issu d'une famille de négociants et fabricants de savon[1] qui faisait partie de la bourgeoisie grassoise.

Nicolas Courmes, fils d'Antoine épousa en 1643 Lucrèce Pons dont il eut Honoré et Gaspard[2]. À la fin du XVIIe siècle, les frères Courmes fondent, à Grasse, la première fabrique de savon[3].

Négociant et armateur[modifier | modifier le code]

Pierre tombale deGaspard Courmes
crypte de la cathédrale de Grasse
Gravure Antoine, Léon Courmes Frères

« Les maisons Courmes et Crouet représentaient sans conteste et de loin les deux affaires les plus importantes de Grasse (...) Négociants en huile, fabricants de savon, armateurs, achetant et vendant de tout, les Courmes possédaient des entrepôts à Grasse et à Cannes »[1]. La savonnerie de Claude-Marie Courmes est des plus modernes comme le sont alors les fabriques grassoises[4]. La maison Courmes, liée au grand commerce marseillais[5], investit dans une flotte commerciale et prend des parts notamment dans la « Tartane Saint-Pierre », « L'avenir » et la « Rose-Louise » [6]. Il est l'un des 550 plus imposés du Var[réf. nécessaire]. Il achète à Grasse l'hôtel particulier de Marcy et avec son frère, en 1813, l'ancien hôtel de Clapier-Cabris[7].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Claude Courmes fait partie d'un groupe de jeunes royalistes grassois les « Enfants du soleil » qui forment notamment un rassemblement contre-révolutionnaire le 7 ventôse an V (25 février 1797) à Grasse sur la place aux Aires où l'on chante « le Réveil du peuple » : « Claude Courmes fils, négociant, donnait le ton lors de la manifestation sur la place aux cris de « Vive le Roi ! » « A bas la République » ; on l'a vu également ce jour distribuer des fusils aux participants »[8].

Suspecté en l'an II, il est entré au conseil municipal après Thermidor, il a été poursuivi après le coup d'état républicain de l'an V (4 septembre), puis il est nommé à nouveau au conseil municipal sous l'Empire. Membre du collège électoral d'arrondissement en 1804, conseiller général du Var de 1811 à 1833, siégeant dans la majorité soutenant la Monarchie de Juillet, il est placé par le gouvernement comme maire de Grasse en 1830. François Xavier Emmanuelli le décrit comme « un savonnier, royaliste modéré pour qui le changement de dynastie et l'élargissement limité du régime censitaire constituaient les ultimes concessions à l’esprit nouveau »[9]. Confirmé à ce poste en 1832, il est remplacé en 1835 par Joseph-François Gasq[10]. Élu député du Var (circonscription de Grasse) le , il prend place dans les rangs de la majorité gouvernementale et vote avec elle jusqu'en 1834[11], année où il cède son siège le 25 mai 1834[10]. Il est remplacé le par Antoine Sémerie[12].

« Sous la Restauration, le préfet du Var, dans son rapport sur les électeurs de 1816, dit de lui : « Négociants riche, il a des moyens et par la famille Isnard à laquelle il appartient, il a beaucoup d'influence. Ses opinions sont celles d'un député du centre. Il est ami de l'ordre, dévoué au gouvernement. C'est un des hommes les plus éclairés du conseil général » »[13].

Décorations[modifier | modifier le code]

Arbre généalogique[modifier | modifier le code]

  • Gaspard Courmes (1664-1709), marchand à Grasse. D'où :
    • Claude Courmes (1703-1786), négociant grassois. D'où :
      • Honoré Courmes, négociant, mentionné présent et « député des sieurs fabriquants "a savon" » à l'assemblée du Tiers-état du 22 mars 1789 dans la salle de l'hôtel de ville de Grasse[15].
      • Pierre Gaspard Courmes (1731-1802), négociant, recteur des Pénitents blancs de Grasse (1769, 1770 et 1783)[16]. Il fait partie de la mairie libérale qui était parvenue à se maintenir jusqu'en 1794 sous la présidence d'Honoré-Marie Court[17]. D'où :
        • Claude-Marie Courmes (1770-1865), négociant, maire de Grasse (1830-1835), député du Va (1831 à 1834)[13]. Marié en 1801 à Marie Marguerite Justine Isnard (1779-1851), nièce du Baron Isnard. Cousin issu-de-germain d'Isnard, Court de Fontmichel, Roubaud d'Antelmy, du général Guidal et des frères Cresp[13]. D'où :
          • Claude-Joseph Courmes (1809-1890), marié en 1843 à Marie-Baptistine Mottet d'une famille de parfumeur grassois.
          • Magdeleine Françoise Courmes, mariée en 1822 au docteur Fortuné Maure.
          • Honorine Courmes, mariée en 1827 au notaire Louis-Marie Giraud[7], ils seront les grands-parents du commandant François Lamy, officier explorateur français[18].
        • Antoine Joseph Mathieu Courmes (1777-1858), négociant, armateur à Marseille et consul de Grasse, il est le grand-père de Marie de Geoffroy marquise du Rouret[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean Marie Cresp, Grasse Capitale de la Provence Orientale page 29, cité dans Chantal Raybaud, Cannes : un siècle de tradition maritime Editions Serre, 1987, page 26 (présentation en ligne).
  2. Maurice Albert Léo d'Armagnac del Cer comte de Puymège, Les Vieux noms de la France méridionale et centrale, À la Vieille France, 1981, p. 295.
  3. Gabriel Benalloul, chargé d'inventaire du patrimoine Service Ville d'art et d’histoire, Mairie de Grasse, L’inventaire des moulins hydrauliques de Grasse De l’artisanat d’Ancien Régime à l’industrie de la parfumerie, page 1 ([PDF] présentation en ligne).
  4. Les Alpes-Maritimes, 1860-1914 : intégration et particularismes : actes du colloque de Nice, 1987, Université de Nice, Faculté de droit et des sciences économiques, Centre d'histoire du droit, Serre, 1988, 404 pages p. 373[réf. non conforme] (présentation en ligne).
  5. Alain Ruggiero, Histoire de Cannes, Éditions Privat, 2011, p. 1848 (présentation en ligne)
  6. Jean-Marie Cresp, Grasse capitale de la Provence Orientale, TAC Motifs. Spéracèdes 1992, p. 65.
  7. a et b Bulletin annuel, Société Fragonard, Grasse, (lire en ligne), p. 43-44
  8. Hervé Court de Fontmichel et Michel Vovelle, Deux notables provençaux sous la Révolution française, p. 199 ([PDF] présentation en ligne).
  9. François Xavier Emmanuelli, La Provence contemporaine de 1800 à nos jours, Éd. Ouest-France, (lire en ligne), p. 100.
  10. a et b Histoire de Grasse et de sa région, Editions Horvath,, (lire en ligne), p. 98.
  11. « Claude, Marie Courmes », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale (consulté en juin 2020).
  12. « Antoine Sémerie », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale (consulté en juin 2020).
  13. a b c et d Frédéric d'Agay, Grands notables du premier Empire, Var, vol.18, Paris, CNRS, 1988, p. 211 (présentation en ligne).
  14. « Cote LH/611/53 », base Léonore, ministère français de la Culture
  15. Textes des cahiers de doléances rassemblés et édités., Conseil général Alpes maritimes, 2015, Archives départementales des Alpes-Maritimes ([PDF] présentation en ligne sur le site www.departement06.fr).
  16. Maurice Agulhon, Pénitents et Francs-Maçons de l'ancienne Provence, Arthème Fayard, 1968, p. 158 (lire en ligne)
  17. Hervé de Fontmichel, Le Pays de Grasse, Grasset, 1963, p. 37.
  18. Robert Maestri, Commandant Lamy : un officier français aux colonies, Maisonneuve et Larose, 2000, page 24 (présentation en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Claude Courmes », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition].
  • Frédéric d'Agay, Les notables du premier empire, Var, CNRS, 1987.
  • Maurice Albert Léo d'Armagnac del Cer comte de Puymège, Les Vieux noms de la France méridionale et centrale, À la Vieille France, 1981 ;
  • Hervé de Fontmichel, Le Pays de Grasse, Grasset, 1963 ;
  • Hervé de Fontmichel (en collaboration avec Michel Vovelle) Deux notables provençaux sous la Révolution française in Provence historique, Aix-en-Provence, 1967 ;

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]