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Christophe Tarkos

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Christophe Tarkos
Christophe Tarkos au CRL de Caen.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jean-Christophe Ginet
Surnom
Christophe Tarkos
Nationalité
Activité
Autres informations
Religion
Genre artistique
Œuvres principales
  • Anachronisme (2001)
  • PAN (2000)
  • Le Signe = (1999)
  • Caisses (1998)
  • Oui (1996)

Jean-Christophe Ginet, dit Christophe Tarkos, est un poète français, né le à Martigues et mort le dans le 12e arrondissement de Paris.

Origines et formation

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Jean-Christophe Ginet naît le à Martigues[1] (bien que certaines sources indiquent Marseille[2]). D'après Jean-Michel Espitallier, il serait d'origine maltaise[2]. On lui connaît plusieurs pseudonymes, dont celui de Christophe Tarkos[2].

Titulaire d'un CAPES (de lettres ou de documentation[2],[3]) mais n'étant pas fait pour l'Éducation nationale, il s'installe à Paris en 1990 et devient gardien de nuit dans une usine[2]. À la même époque, il se convertit au judaïsme[2].

Sa poésie s'inscrit dans le projet général de vivifier et de défendre la langue française. Sa pratique poétique est étroitement associée à une réflexion sur le langage[4].

Il participa au renouvellement de la poésie en France en multipliant les interventions publiques[5]. Il créa avec Stéphane Bérard et Nathalie Quintane la revue RR53, puis avec Katalin Molnár la revue Poèzie Prolétèr, ainsi que, avec Charles Pennequin et Vincent Tholomé, la revue Facial, qui ne comporte qu'un seul numéro mais dont l'influence fut très nette chez certains jeunes poètes[6]. Tarkos a également participé de près à l'élaboration de la revue Quaderno, avec son ami Philippe Beck. Il fut en outre proche de la revue Java où il publia de nombreux textes.

Mort et obsèques

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Christophe Tarkos meurt d'une tumeur du cerveau le dans le 12e arrondissement de Paris, à l'âge de 40 ans[7],[8],[9],[10]. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse (division 1, section 1, ligne 4 sud, 17 et 18 ouest)[11].

Hommage posthume

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En , le Centre international de poésie Marseille (cipM) et le Fonds régional d'art contemporain (FRAC) de Provence-Alpes-Côte d'Azur organisent la « première exposition monographique d'ambition rétrospective » consacrée à la poésie de Christophe Tarkos. Les commissaires de l'exposition, David Christoffel et Alexandre Mare sont aussi les éditeurs des volumes Le Kilo et autres inédits ainsi que de Morceaux choisis et autres morceaux choisis publiés aux éditions P.O.L[12],[13],[14],[15]. L'exposition réunit des livres, revues, documents écrits originaux, documents audio et vidéo des performances du poète. En octobre 2024, une seconde exposition, intitulée 247 euros de photocopies[16],[17], avec les mêmes commissaires, à la galerie Duchamp, à Yvetot, propose une exploration de l’œuvre de Tarkos en invitant le public à la « photocopier » : dessins, textes, enregistrements sonores sont ainsi possiblement reproductibles.

Gravure de Charles Pennequin.
  • L’oiseau vole, Éditions L’Évidence, Fontenay-sous-Bois (1995)
  • Morceaux choisis, Éditions Les contemporains favoris, Arras (1995)
  • Damier, Éditions AIOU, Saint-Étienne-Vallée-Française (1996)
  • Le train, Éditions Suel, Berguette (1996)
  • Expressif, Éditions Cactus (1996)
  • Oui, Al Dante (1996)
  • Processe, Ulysse Fin de Siècle (1997)
  • Farine, AIOU (1997)
  • Pupe, Muro Torto (1997)
  • Le sac, Suel (1997)
  • Le Bâton, Al Dante (1998)
  • Caisses, P.O.L (1998)
  • La Valeur sublime, Le Grand Os (1998)
  • L’hypnotiseur soigne, Éditions Secrètes (1998)
  • Le pot, Éditions Derrière la salle de bains (1999)
  • Le Signe =, P.O.L (1999)
  • L’Argent, Al Dante (1999)
  • Dix ronds, Éditions Contre-Pied (1999)
  • La Cage, Al Dante (1999)
  • Je m’agite, Mir-X-presse (1999)
  • Ma langue (I Carrés, II Calligrammes et III Donne), Al Dante/Niok (2000)
  • PAN, P.O.L (2000)
  • Calligrammes de Caen, Caen : École des Beaux-Arts de Caen (2000)
  • Anachronisme, P.O.L (2001)
  • Le Kilo et autres inédits, éditions P.O.L, , 800 p. (ISBN 978-2818054444).
  • Morceaux choisis et autres morceaux choisis, éditions P.O.L, octobre 2024, 736 p.
  • Les Calligrammes de Caen, éditions Cactus, novembre 2024, 30 p. avec un entretien de Thierry Weyd et Alexandre Mare.

Rééditions

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  • Écrits poétiques (Oui, L’Argent, Donne, etc.), P.O.L (2008)
  • Le baroque, Al Dante (2009)
  • L’Enregistré (CD, DVD - enregistrements audios et vidéos - et transcriptions), P.O.L (2014)
  • Writing the Real: A Bilingual Anthology of Contemporary French Poetry (traducteur Jérôme Game), Enitharmon Press (2016)

Notes et références

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  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. a b c d e et f Arnaud Viviant, « Christophe Tarkos : Le voyant allumé », Le Nouveau Magazine littéraire,‎ (lire en ligne).
  3. Lucien Suel, « Mes souvenirs de Christophe Tarkos », sur academie23.blogspot.com, (consulté le ).
  4. Lucie Bourassa, « “Il n’y a pas de mots” et “Ma langue est pleine de mots”. Continu et articulations dans la théorie du langage de Christophe Tarkos », Études françaises, vol. 49, no 3,‎ , p. 143-166 (lire en ligne)
  5. Eric Loret, « Christophe Tarkos, une vie scène », sur Libération,
  6. Philippe Boisnard, « Poésie de face sans fond : quelle fut la prétention faciale ? », sur t-pas-net.com,
  7. « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
  8. Eric Loret, « Mort de Christophe Tarkos, héraut de la nouvelle poésie », sur Libération,
  9. Patrick Kéchichian, « L'intarissable parole de Christophe Tarkos », sur Le Monde,
  10. [audio] Pascale Casanova, « Christophe Tarkos : "Quand on rêve on ne voit pas les images qui défilent" », France Culture,
  11. Find a grave
  12. Sylvie Tanette, « Le poète Christophe Tarkos ressuscité », sur Les Inrockuptibles,
  13. Philippe Lançon, « Christophe Tarkos : je de mots », sur Libération,
  14. « Editions P.O.L - Morceaux choisis et autres morceaux choisis - Christophe Tarkos », sur www.pol-editeur.com (consulté le )
  15. Jeff Barda, « Méthode – sur Morceaux choisis et autres morceaux choisis de Christophe Tarkos - AOC media », sur AOC media - Analyse Opinion Critique, (consulté le )
  16. « Galerie Duchamp » ALEXIS DEBEUF – CHRISTOPHE TARKOS » (consulté le )
  17. « Tarkos : la poésie, comme une performance – Relikto », (consulté le )

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Alain Farah, « L'Argent de Christophe Tarkos, un poème à gages », dans Emmanuel Bouju (dir.), L'engagement littéraire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , 418 p. (ISBN 978-2-7535-0060-0, lire en ligne), p. 153-163
  • Antoine Hummel, « Pas spécialement poétique » : Dé-spécialisation de la poésie au tournant du 21e siècle, à partir des œuvres de Nathalie Quintane et Christophe Tarkos (thèse de doctorat en Langue et Littérature françaises), (lire en ligne)
  • Céline Pardo, « Dire sans lire : une leçon de lecture publique (Christophe Tarkos, cipM, 18 avril 1997) », dans Catherine Sulier, Galia Yanoshevsky et Marie-Ève Thérenty (dir.), Écrivains en performances, (lire en ligne)

Articles connexes

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Liens externes

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Bases de données et dictionnaires

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Autres liens externes

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