Nathalie Quintane

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Nathalie Quintane, née à Paris en 1964, est une poète écrivain française.

Repères biographiques[modifier | modifier le code]

En 1993, Nathalie Quintane rencontre Stéphane Bérard et Christophe Tarkos à Marseille. Ils fondent RR, une revue (en fait, une feuille au format A3 photocopiée) qui parodie les textes et les mœurs de la poésie contemporaine et est distribuée essentiellement « en interne », aux principales figures de la poésie de l'époque. Elle publie alors dans d'autres revues de poésie (Action Poétique, Nioques, Doc(k)s, Java ou encore la Revue de littérature générale) et participe à de nombreuses lectures publiques, en France et à l'étranger. Elle est l'actrice principale des films de Stéphane Bérard (Mortinsteinck, 1998)[1].

Le 24 novembre 2015, plusieurs intellectuels français publient dans Libération une tribune appelant à manifester le 29 novembre à Paris malgré l'interdiction. Ils notent que « C’est une victoire pour Daesh que d’avoir provoqué la mise sous tutelle sécuritaire de la population tout entière », dénoncent la « mise sous tutelle sécuritaire de la population tout entière [...] S’il existe quelque chose comme une valeur française, c’est d’avoir refusé depuis au moins deux siècles de laisser la rue à l’armée ou à la police [...] nous n’acceptons pas que le gouvernement manipule la peur pour nous interdire de manifester ». Parmi les signataires : Frédéric Lordon, Pierre Alféri, Hugues Jallon, Éric Hazan, Jacques Fradin, Ivan Segré, Nathalie Quintane, Serge Quadruppani, François Cusset[2].

Évolution littéraire[modifier | modifier le code]

Ses six premiers livres, publiés entre 1997 et 2001, sont constitués d'un assemblage ou montage de phrases, proses courtes ou fragments de récits, qui portent un regard humoristique et critique sur des lieux communs (Jeanne Darc, P.O.L., 1999 ; Saint-Tropez, P.O.L., 2001) ou des genres littéraires, savants ou populaires, eux-mêmes lieux communs de la littérature ou du commerce, comme la « poésie du quotidien » (Remarques, Cheyne, 1997 ; Chaussure, P.O.L., 1997), l'autobiographie (Début, P.O.L., 1999), les livres associés à la sortie d'un film (Mortinsteinck, 1999). On y reconnaît l'influence d'écrivains « autoréflexifs » comme Diderot ou Thomas de Quincey, et de la poésie critique d'Isidore Ducasse et deFrancis Ponge[réf. souhaitée].

Les livres de Quintane publiés à partir de 2003 (Formage, Antonia Bellivetti, Cavale, tous chez P.O.L.), en conservant une construction fragmentée, non-linéaire, semblent mettre en scène un arbitraire de l'intrigue (dans Cavale, on passe de la Californie à la Picardie sans explication) et des personnages (des rencontres de hasard sans psychologie particulière). Cependant, autant qu'une critique du roman réaliste, cet arbitraire pourrait renvoyer à la férocité de l'Histoire et des injustices sociales[précision nécessaire], thème récurrent depuis le début de l'œuvre (cf. en particulier Jeanne Darc, Une Américaine, deuxième partie de Saint-Tropez, Formage, Cavale et Grand Ensemble, écrit en 2002 et publié en 2008 chez P.O.L.).

Nathalie Quintane a également publié de nombreuses recensions et articles critiques. Elle a contribué à la redécouverte de l'œuvre de Raymond Federman en France[précision nécessaire].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mortinsteinck 1998 Vidéo VHS, PAL, 75’, sous-titré en anglais avec Alexandre Gérard, Nathalie Quintane, etc. Édition et diffusion : UR, 59 rue de l’Aqueduc, 75010 Paris http://www.documentsdartistes.org/artistes/berard/repro5-1.html
  2. Collectif, « Bravons l'état d'urgence, manifestons le 29 novembre », Libération,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]