Stéphane Bérard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Stéphane Bérard
Stéphane Bérard s'étire un peu.jpg
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Lille
Nationalité
Française
Activité

Stéphane Bérard, né à Lille en 1966, est un artiste français qui vit et travaille à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Stéphane Bérard développe une œuvre polymorphe où l'invention est un mode d'intervention critique. Il commence par publier en revues des poèmes notamment dans la revue TXT en 1991. Il expérimente la performance aux formats extrêmement courts, (interventions de quelques secondes seulement). Puis développe une pratique protéiforme et processuelle entre différents médiums : design, mode, architecture, cinéma, son & chanson. Objets, sculptures, prototypes, croquis, esquisses occupent l'essentiel du corpus. Ses œuvres témoignent d'une véritable attention esthétique, d'une économie et d'une élégance qui contraste à dessein avec la brutalité usuelle des matériaux employés. Son œuvre est souvent caractérisée par le détournement des fonctions et usages d'objets du quotidien. Il a réalisé à ce jour sept longs métrages, sept albums musicaux, cinq livres, une multitude de performances, quelques collaborations (N. Quintane, X. Boussiron, F. Finizio, V. Morisset) ainsi qu'une dizaine d'expositions personnelles.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Installations permanentes et/ou pièces emblématiques[modifier | modifier le code]

Dream Machine [actualisation] (2017)

Lampe d'ambiance dont l'orientation des oscillations sont indexées sur les ondes cérébrales à des fins de relaxation.

[Mobilier fantaisie] Chaises, véhicule, avertisseur lumineux stroboscopique, gyrophare.

et dont voici l'objet référent : Dreamachine

Vue d'exposition, Give Violence A Chance, galerie Eva Meyer 2017

Cale-porte (2015)[modifier | modifier le code]

Confessionnal double de style néogothique fin XIXe siècle Bois mouluré, découpé, ajouré, ciré, tissus, 230 x 220 x 110 cm (variables suivant la porte à caler) 1 exemplaire sous la forme d'un confessionnal. Intuitions en dur (2015) et sur : documentsdartistes.org Eva Meyer, Paris.

Yeah ! (2013)[modifier | modifier le code]

Cimaises, socles et la chaise du gardien contrebalancent l'inclinaison à 17° du bâtiment dessiné par l'architecte Massimiliano_Fuksas (1991) lien. invité par MBDTCurators, Rezé.

1000 plateaux-repas, Le Vernet (2011)[modifier | modifier le code]

Sur la route du VIAPAC, Stéphane Bérard a placé trois tables de pique-nique près d’un complexe touristique au Vernet. D’apparence banale, ces tables sont en réalité impraticables car installées dans la pente du terrain. Écho humoristique au tourisme, cette œuvre se veut également ludique. La participation du visiteur, du touriste, est indispensable à l’œuvre : muni d’un plateau comportant des pieds, il corrige lui-même l’angle de la pente et active l’œuvre. Au-delà de la facétie et du jeu, cette œuvre est aussi porteuse d’une réflexion philosophique contemporaine s’appuyant sur le principe de « déterritorialisation[1] » énoncé par Gilles Deleuze et Félix Guattari. Ce terme décrit le mouvement de déclassification des objets, des gestes ou des signes les libérant de leurs usages traditionnels. C’est un peu ce qui se passe pour cet objet du quotidien, cette table de pique-nique qui, par un déplacement de sens mais aussi par son inclinaison, entre dans le champ de l’art.

Électrochoc ! (2005-2007)[modifier | modifier le code]

Stéphane Bérard cherche à donner un sens esthétique aux salles d’attente des médecins en remplaçant les magazines par des revues d’art ou de littérature contemporaine. Dans cette œuvre le spectateur devient acteur et partie prenante : c’est par son action que cet objet banal, prend sens.

Drapeaux ignifugés (2003)[modifier | modifier le code]

Quatre pavillons ont subi un traitement d'ignifugation. 120 x 80 cm chaque + 1 A4 certificat d'ignifugation. Collection Fonds Régional d'Art Contemporain, Limousin.

3 minutes post-cubistes (2002-2003)[modifier | modifier le code]

Cette installation composée d’un pupitre, de trois courriers et d’une moustiquaire rend compte de la restitution d'un masque africain que l’artiste a en sa possession au consul du Mali à Marseille.

Arôme pénis pour préservatif (1998-2003)[modifier | modifier le code]

Arôme pénis pour préservatif. Présenté en flacons de 25 ml avec compte-gouttes, Stéphane Bérard a mis au point un arôme imitant l'odeur et la saveur caractéristiques du pénis avec l'aide des chercheurs Sabatier et Mabrouk de l'IFR Jean Roche, Marseille ainsi qu'un laboratoire de Grasse.

Albums[modifier | modifier le code]

Commissariats d'expositions[modifier | modifier le code]

  • Hit and Run, pour Fabienne Audéoud, Julie Béna, Stephen Loye, Lidwine Prolonge, France Valliccioni. galerie Eva Meyer, Paris 2011
  • Les magiciens de la France, pour Xavier Boussiron, Francesco Finizio, Alexandre Gérard, Laurent Grandchamp, Noël Ravaud, Alain Rivière. Centre d'art le Cairn, Digne-les-Bains 2008
  • L'exposition temporaire la plus longue d'Europe, pour G. Barbier, X. Boussiron, A. Bublex, J.-P. Cometti, F. Finizio, J.-Y. Jouannais, S. Lucariello, A. Molinero, S. Patron, N. Quintane, A et D. Rivière. La Mater, Digne-les-Bains 2007

Publications[modifier | modifier le code]

  • Mon combat, nouvelle traduction, Questions Théoriques, collection Réalités non couvertes, 2015. téléchargeable
  • Charles de Gaulle. Mémoires d'espoir : le renouveau 1958-1962, Questions Théoriques, collection Réalités non couvertes, 2011 Téléchargeable
  • L'Enfer, de Dante Alighieri (traduction intégrale), al dante, 2008
  • L'Enfer, de Dante Alighieri (traduction des 10 premiers chants), al dante, 2006
  • Le problème martien, al dante, 2002

Longs-métrages vidéo (fictions)[modifier | modifier le code]

  • Peau de banane, 61 min, 2015
  • Bohémienne d'investissement, 80 min, 2014 (avec le soutien du Programme Hors-les-Murs 2013 de l'Institut Français)
  • Die Rote Sonate / Projet Gibraltar, 75 min, 2009 (avec le soutien du Centre national des arts plastiques et une résidence d'écriture de la DRAC PACA)
  • Grand parallaxe, 75 min, 2007
  • Parallaxe (bande-annonce) 5 min, 2005
  • Les Ongles noirs, 80 min, 2004
  • L’écart, 75 min, 1999
  • Mortinsteinck, 75 min, 1998

Expositions[modifier | modifier le code]

  • 2018 : Zéro pression, galerie Territoires partagés, Marseille
  • 2017 : Give Violence A Chance, galerie Eva Meyer, Paris
  • 2015 : Intuitions en dur, galerie Eva Meyer, Paris
  • 2014 : La Comédie de l'Art, commissaire Arnaud Labelle-Rojoux, Fondation du Doute, Blois
  • 2013 : Yeah!, commissaires MBDTC, Rezé
  • 2013 : Brutal Warburg 2013, galerie Eva Meyer, Paris
  • 2012 : A la vie délibérée !, commissaires Eric Mangion, Cédric Moris Kelly, Villa Arson, Nice
  • 2011 : Brutal Warburg, Galerie Marion Meyer Contemporain, Paris
  • 2010 : Rites de Passage au marché privé, Printemps de Septembre, commissaire Eric Mangion, Toulouse
  • 2008 : Less is less, more is more, commissaires Charlotte Laubard, Fréderic Roux, CAPC, Bordeaux
  • 2007 : A l’épreuve du luxe, commissaire Laurent Cauwet, La Vitrine, Limoges
  • 2006 : Re-re, commissaire Jean-Marc Chapoulie, Fondation d'entreprise Ricard, Paris
  • 2005 : L'idiotie, experience Pommery #2, commissaire Jean-Yves Jouannais, Caves de Pommery, Reims
  • 2005 : Burlesques contemporains, commissaire Christophe Kihm, Galerie du Jeu de Paume, Paris
  • 2004 : Shake, Ok Centrum, commissaires Laurence Gâteau, Genoveva Rückert , Linz (Autriche), Nice.
  • 2003 : Ce que je fiche, commissaires Nadine Gomez, Eric Mangion [1], Digne-les-Bains
  • 1999 : Le Fou dédoublé, commissaires Jean-Yves Jouannais, Dimitri Konstantinidis, Andreï Eroféev, Maison centrale des artistes, Moscou et Château de Oiron

Collections[modifier | modifier le code]

  • Fonds Régional d'Art Contemporain Provence-Alpes-Côtes d'Azur, Marseille
  • Fonds Régional d'Art Contemporain, Limousin, Limoges
  • Collection Bernard Descamps, Dunkerque.
  • Collection Georges-Philippe Vallois, Paris
  • Collection Ernest T. Paris
  • Collection Eva Zerbib & Grégoire Monsaingeon, Paris
  • Collection Marion Meyer, Paris
  • Collection Paolo Della Grazia, Milan
  • Collection Elisabeth Duclos, Marseille
  • Collection Natacha Pugnet et Fabien Faure, Marseille
  • Collection Laurent Fétis, Paris
  • Collection Saverio Lucariello, Sens
  • Collection Henrik Plenge Jacobsen, Copenhague

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gilles Deleuze, Félix Guattari, "Capitalisme et Schizophrénie, tome 2 : Mille Plateaux", Éditions de Minuit, 1980

Liens externes[modifier | modifier le code]