Charles Textor

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Charles Textor
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signature de Charles Textor
Signature de Charles Textor

Charles Textor, né à Lyon en 1835 et mort dans la même ville en septembre 1905, est un sculpteur français, essentiellement actif à Lyon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Charles Textor est né à Lyon en 1835[1].

Il est l'élève de Jean-Baptiste Danguin et Jean-Joseph Perraud[2]. Il entre à l'École des beaux-arts de Lyon en 1853[2].

En 1856 il obtient la médaille d'or de sculpture dans la classe de Joseph-Hugues Fabisch[3].

Il devient ensuite chef des travaux puis professeur à l'école de La Martinière[4] où il a été élève[5].

Charles Textor participe à de nombreux concours, notamment celui du Monument de la Défense à la Porte de Paris, puis à Lyon, au concours des Célestins en 1876. Il n'en remporte qu'un seul : celui du Monument à Ampère.[3]

Résidant en 1886 rue d'Annonay à Saint-Étienne, il est actif dans sa ville natale où il réalise plusieurs monuments dont le Monument à Ampère (1888) érigé sur la place Ampère, et le buste de Joséphin Soulary[4].

Il cofonde en 1873 la Société de géographie de Lyon, puis devient membre en 1876 de la Société d'économie politique de Lyon[4].

Charles Textor est mort à Lyon en septembre 1905[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Charles Textor réalise en bronze le Monument à Ampère, mathématicien et physicien lyonnais, érigé sur la place Ampère à Lyon en 1888. Ce monument a été réalisé en collaboration avec l'architecte lyonnais Joseph-François Dubuisson[6],[n 1]. Le 8 mars 1944, les autorités allemandes décident de démonter la statue de son piédestal afin de l'envoyer à la fonte, elle est ainsi provisoirement entreposée dans une maison de métaux de Lyon. Le 18 février 1945 à 15 heures, la statue est réinstallée et inaugurée à nouveau par le maire Justin Godart en présence des membres de la société des amis d'Ampère, ainsi que de nombreux habitants[5]. Le musée des beaux-arts de Lyon en conserve plusieurs de ses esquisses.

Il sculpte la statue de la Vierge du monument élevé à l'emplacement de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Populo dans la commune de Vieu en 1862[7].

Il réalise le buste en marbre de Joséphin Soulary (1867, musée des beaux-arts de Lyon)[8], exposé au Salon de Paris en 1868. Ce fut son unique participation à cette institution[2]. L'œuvre entre au musée des beaux-arts de Lyon par don en 1896[2].

En 1871, il sculpte le buste de la tombe d'Augustin Thierrat, peintre lyonnais, au cimetière de Loyasse[9].

Il réalise la statue de Saint-Sébastien autrefois placée dans le clos de la madone de Mardore et aujourd'hui conservé dans l'église Saint-Laurent de Thizy-les-Bourgs[3].

Il réalise le Monument aux grands hommes de l’école de la Martinière (1911), achevé après sa mort. Les bustes en bronze furent envoyés à la fonte sous le régime de Vichy, puis restitués à l’identique en 1959. C'est un monument dédié aux fondateurs et précurseurs de cette institution lyonnaise : Claude Martin, Charles Henri Tabareau, Gaspard Alphonse Dupasquier et Louis Gaspard Dupasquier. Les bustes de ces quatre personnalités occupent chacune des quatre faces du monument, orné de quelques bas-reliefs[10].

Il réalise en 1874 deux bustes en marbre conservés dans la galerie des bustes lyonnais, au musée des beaux-arts de Lyon : celui d'Antoine Berjon, peintre de fleurs, et celui de Jean-Claude Fulchiron, littérateur[11].

Charles Textor sculpte le Lion accroupi et blessé qui décore le Monument des enfants du Rhône en 1887[11].

Il a par ailleurs réalisé des médaillons, comme ceux représentant le graveur Gérard Audran et le peintre Antoine Berjon pour la façade du musée des beaux-arts de Lyon.

Œuvres présentées aux Salons lyonnais[3][modifier | modifier le code]

  • 1861 : Saint Sebastien, marbre
  • 1863 : Notre-Dame de Populo, esquisse.
  • 1864 : Vierge Immaculée.
  • 1869 : Buste de feu Tabareau, terre cuite.
  • 1872 : Buste de Jean-Claude Fulchiron, buste en marbre.
  • 1872 : En avant France!, esquisse, groupe de terre cuite.
  • 1872 : Gallia rediviva, esquisse de terre cuite.
  • 1874 : Buste de C. Clerget, terre cuite.
  • 1874 : Tombe de Louis-Gaspard Dupasquier, dessin.
  • 1881 : Portrait de l'abbé Noirot, buste de terre cuite.
  • 1882 : Portrait de Lucien Duc, médaillon en bronze.
  • 1891 : Portrait de M. Carnot, président de la République.
  • 1894 : Portrait du père Rollion.
  • 1895 : Falconnet, ancien Maire de Lyon, médaillon.
  • 1900 : Bernard de Jussieu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en espagnol intitulée « Charles Textor » (voir la liste des auteurs).

Notes
  1. Sur le piédestal il est inscrit :

    Considérations sur la théorie mathématique du jeu - Lyon - 1802

    Découverte de l'électromagnétisme 1820
    Recueil d'observations électro-dynamiques Paris 1822
    Exposé méthodique des phénomènes Paris 1823
    Théorie des phénomènes électro-dynamiques uniquement déduite de l'expérience Paris 1826
    Essai sur la philosophie des sciences ou exposition analytique d'une exposition naturelle de toutes les connaissances humaines Paris

    « Par le fluide messager la pensée transportée unit les cités et les mondes »

Références
  1. a et b « Fiche de Charles Textor », sur Musée d'Orsay (consulté le 30 juin 2017).
  2. a b c et d Sculptures du XVIIe au XXe siècle : Musée des Beaux-Arts de Lyon . (ISBN 9782757212691, OCLC 1007810976, lire en ligne).
  3. a b c et d Musée des beaux-arts (Lyon, France), Portraitistes lyonnais, 1800-1914 : Musée des beaux arts, juin-septembre 1986., Le Musée, [1986] (ISBN 9782901306139, OCLC 15696882, lire en ligne).
  4. a b et c « Notice de Charles Textor », sur Annuaire de la France savante (consulté le 30 juin 2017).
  5. a et b « La statue Ampère à Lyon sauvée de la fonte », Généalanille,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2017).
  6. Léon Charvet, Lyon artistique. Architectes : notices biographiques et bibliographiques avec une table des édifices et la liste chronologique des noms, Lyon, Bernoux et Cumin, , 436 p. (lire en ligne), p.132 à 133.
  7. Berthelon, Louis., Artemare aux temps anciens, Livre d'histoire-Lorisse, (ISBN 2843736978, OCLC 60598001, lire en ligne)
  8. Fiche du buste de Joséphin Soulary, sur culture.gouv.fr. Consulté le 30 juin 2017.
  9. Hours, Henri. et Vallette d'Osia, Marie-Madeleine., Lyon : le Cimetière de Loyasse, Conseil général du Rhône, (ISBN 2910865037, OCLC 36262669, lire en ligne)
  10. « Monument aux grands hommes de l’École de la Martinière – Lyon (fondus et remplacés) », notice sur e-monumen.net.
  11. a et b Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'École française au dix-neuvième siècle. T. IV. N-Z / par Stanislas Lami, É. Champion, 1914-1921 (lire en ligne), p. 287-288.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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