Chapelle-sur-Moudon

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Chapelle-sur-Moudon
Chapelle-sur-Moudon
Rue et chapelle de Chapelle-sur-Moudon
Blason de Chapelle-sur-Moudon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Gros-de-Vaud
Commune Montanaire
NPA 1063
Démographie
Gentilé Rôtafayes
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 08″ nord, 6° 44′ 05″ est
Altitude 761 m
Superficie 4,63 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Chapelle-sur-Moudon
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Chapelle-sur-Moudon (aussi appelé Chapelle) est une localité et une ancienne commune suisse du canton de Vaud. Elle fait partie de la commune de Montanaire depuis le 1er janvier 2013. Citée dès 1177, elle faisait partie du district de Moudon entre 1798 et 2007, puis du district du Gros-de-Vaud de 2008 à 2012.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Chapelle-sur-Moudon

Les armes de la commune de Chapelle-sur-Moudon se blasonnaient ainsi :
D'azur à la chapelle d'or[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Chapelle-sur-Moudon est connu sous le nom de «Capela» en 1177. L'histoire de Chapelle commence au Xe siècle, avec la construction d'une chapelle par un notable du nom de Waldo et c'est dès cette époque que vient le nom de «Capela» qui évolua en «Capela Waldana» pour finir en nom plus francophone de «Chapelle Vaudanne». Le nom «Vaudanne» est aboli par la suite pour ne garder que Chapelle.

Au cours des premiers siècles, le village passa sous le règne des «seigneurs et chevaliers de Chapelle», puis sous celui du comte de Savoie; ensuite pendant 3 siècles, il appartint à la famille de Praroman et cela jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Durant cette période, l’on vivait sous domination bernoise.

La famille de Praroman possédait un rural à Chapelle, l’on ne les voyait guère. Les habitants vivaient tranquilles, en dehors des grands axes, administrant à leur guise leurs petites affaires, faisant percevoir sans dureté les redevances dûes à leur seigneur et à leurs Excellences de Berne.

Mais tout changea en 1662. André de Pra-roman décida d’y construire son «château»; depuis lors il quittait régulièrement Lausanne pour y séjourner. Il collaborait bien avec l’occupant bernois et détenait tous les droits seigneuriaux: justice, chasse, attribution des corvées, redevances, fermage. Quel changement pour les habitants! Dès lors, leur seigneur les surveillait, les épiait, les amendait, augmentant drastiquement les redevances. Il alla rechercher leur dû dans les arriérés. Si les sujets ne pouvaient pas payer, il saisissait leurs terres. Il avait en plus le droit de préemption sur toute transaction immobilière. Il détenait la haute, moyenne et basse justice; il avait même, et il en était très fier, le droit d’infliger le dernier supplice sous réserve de la grâce éventuelle accordée par nos souverains seigneurs bernois. Il obtint même le droit d’élever un gibet à ses armes en 1680.

Il était de coutume de voir, à l’hiver, une colonne de vingt chevaux bâtés se rendre à Lausanne à travers les bois du Jorat livrer les céréales à Monsieur de Praroman. Celui-ci avait des vignes en Lavaux, il y soignait son «Servagnin», son vin rouge de Saint-Saphorin. Jamais il ne venait à Chapelle sans se faire précéder par 2 petits tonneaux. Il se plaignait souvent que «ses 2 petits bossatons aient été fort caressés en chemin par les charretiers».

La fin des Praroman fut une bénédiction pour les gens de Chapelle. Ensuite vint la famille de Réal. Celle-ci dût bien vite renoncer à ses droits seigneuriaux avec la liquidation des droits féodaux au début du XIXe siècle.

Au centre de celui-ci se trouve l’église datant du XIIIe siècle, construite sur les vestiges de la chapelle du Xe siècle. Son chœur est «classé», le magnifique vitrail datant de la fin du XVe siècle en son fond est un des seuls du canton qui n’ait pas été détruit à la Réforme. Des cultes y sont encore célébrés par la paroisse du Plateau du Jorat.

Le «Casino» qui date de 1777. À l’origine, le premier étage servait de salle de rencontre et de jeux, quelques soirs par semaine,jusqu’en 1930. S’y trouvait également un petit local avec couche de paille pour le trimardeur de passage. Ce dernier avait également droit à une soupe au café voisin, offerte par la commune, et ceci pour une seule nuit. Cette pratique disparut après la dernière guerre. Aujourd’hui, ce sont des enfants qui animent ce lieu, dans le cadre du «Petit Pinceau». Le rez-de-chaussée servait de four banal et a été utilisé jusqu’en 1956. Actuellement cette pièce est le local de découpe d’ un boucher.

Le vieux Four à Pain, situé à la rue du Château et datant de 1795 vient d’être rénové. Il est régulièrement utilisé pour des «cuites» et des animations saisonnières.

Le «Château», après avoir servi de pensionnat de jeunes filles au début du XXe siècle, est actuellement une propriété privée.

Malgré les incendies qui ravagèrent Chapelle au fil des siècles, il reste encore quelques magnifiques fermes cossues datant des années 1800.

L’école du village, construite en 1839, est maintenant transformée en logements. Les enfants sont conduits en bus dans les divers collèges de l’établissement scolaire de Bercher-Plateau du Jorat.

Patrimoine bâti[modifier | modifier le code]

Eglise réformée de Chapelle-sur-Moudon, anciennement Saints-Martin-et-Blaise
Vue du choeur gothique flamboyant

Le temple de Chapelle-sur-Moudon est inscrit comme bien culturel d'importance régionale dans la liste cantonale dressée en 2009[4]. Le chœur de cette ancienne église Saints-Martin-et-Blaise, de style gothique flamboyant, est daté des années 1500 environ et pourrait être de la main de maitre maçon d'origine genevoise François de Curtines[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

La localité se situe au cœur du Plateau du Jorat dans la région du Gros-de-Vaud, entre la vallée de la Broye et la Mentue sur un plateau vallonné se situant à une hauteur moyenne de 760 mètres d'altitude. Au sud-ouest du village de Chapelle-sur-Moudon passe la Tenette, un affluent de la Mérine. Au nord de la commune se trouve la forêt Les Biolettes qui, avec 838 mètres d'altitude, représente le point culminant de l'ancienne commune.

La Commune de Montanaire regroupe les villages de Chanéaz, Chapelle, Correvon. Denezy, Martherenges, Neyruz, Peyres-Possens, Saint-Cierges et Thierrens. Montanaire signifie «petite montagne» ou «colline». C'est un lieu-dit situé entre St-Cierges et Thierrens.

La surface totale de la commune de Chapelle-sur-Moudon représenterait 467 hectares qui se décomposaient en : 30 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 377 ha de surfaces agricoles, 60 ha de surfaces boisées et enfin moins d'un hectare de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). Dans le détail en 2005, les aires industrielles et artisanales représentent 0,64 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 3,64 %, les routes et infrastructures de transport 1,93 %, les zones agricoles 67,88 % et les zones arboricoles et viticoles moins de 1 %[2].

En plus du village de Chapelle-sur-Moudon, la commune comptait le hameau de La Combe ainsi que plusieurs exploitations agricoles isolées.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2018, la population de Chapelle-sur-Moudon est au total de 504 habitants (source commune de Montanaire, juillet 2018).

Selon l'Office fédéral de la statistique, Chapelle-sur-Moudon possède 406 habitants en 2010[1]. Sa densité de population atteint 87,7 hab./km².

En 2000, la population de Chapelle-sur-Moudon est composée de 157 hommes (49,2 %) et 162 femmes (50,8 %). La langue la plus parlée est le français, avec 306 personnes (94,7 %). La deuxième langue est le portugais (9 ou 2,8 %). Il y a 298 personnes suisses (92,3 %) et 25 personnes étrangères (7,7 %). Sur le plan religieux, la communauté protestante est la plus importante avec 221 personnes (68,4 %), suivie des catholiques (46 ou 14,2 %). 33 personnes (10,2 %) n'ont aucune appartenance religieuse[6].

La population de Chapelle-sur-Moudon est de 368 habitants en 1850. Le nombre d'habitants oscille entre 280 et 380 jusqu'en 1950 avant une baisse jusqu'à 224 en 1970. Il remonte depuis et est de 386 en 2010. Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Chapelle-sur-Moudon entre 1850 et 2010[7] :

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 32,71 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti socialiste suisse avec 25,61 % des suffrages et le Parti libéral-radical avec 15,42 %[8].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour l'Union démocratique du centre à 27,35 %, le Parti socialiste à 26,30 %, le Parti libéral-radical à 19,62 %, l'Alliance du centre à 13,78 % et les Verts à 12,94 %[9].

Sur le plan communal, Chapelle-sur-Moudon était dirigé par une municipalité formée de cinq membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil général dirigé par un président et secondé par un secrétaire pour le législatif[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Jusque dans la seconde moitié du XXe siècle, l'économie locale a été principalement tournée vers l'agriculture, l'arboriculture fruitière et l'élevage qui sont toujours des acteurs importantes pour l'emploi local. En 1958, des forages de pétrole ont été effectués sur le plateau, sans succès.

L’activité économique comporte en 2018 sept exploitations agricoles, une importante entreprise de scierie-charpente, des artisans et des indépendants ainsi que des petits commerces de proximité.

Transports[modifier | modifier le code]

Chapelle-sur-Moudon fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. Le bus CarPostal reliant Thierrens à Épalinges[11] et celui reliant Échallens à Thierrens[12] s'arrêtent dans la commune. Le village est également desservi par les bus sur appel Publicar, qui sont aussi un service de CarPostal[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente permanente au 31 décembre 2017 », sur Statistiques Vaud (consulté le 30 septembre 2018)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. « Annexe à l'arrêté relatif aux armoiries communales (AAC) du 10 février 1925 (175.12.1) » (consulté le 15 octobre 2012)
  4. [PDF] « Inventaire PBC, liste provisoire des objets B », sur Office fédéral de la protection de la population (consulté le 3 octobre 2012)
  5. Marcel Grandjean, L’architecture religieuse en Suisse romande et dans l’ancien diocèse de Genève à la fin de l’époque gothique : Développement, sources et contexte, vol. 157, Lausanne, coll. « Cahiers d’archéologie romande », , 805 p. (ISBN 978-2-88028-157-1), p. 196.
  6. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse (consulté le 5 octobre 2012)
  7. « Évolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  8. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  9. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  10. « Chapelle-sur-Moudon », sur communal.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  11. « Thierrens-Epalinges », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 5 octobre 2012)
  12. « Echallens-Thierrens », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 5 octobre 2012)
  13. « PubliCar Thierrens (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 5 octobre 2012)

Sources[modifier | modifier le code]

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