Château de la Pesse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Château de la Pesse
Image illustrative de l’article Château de la Pesse
Période ou style Médiéval
Type Maison forte
Début construction XIVe siècle
Propriétaire initial Famille Emyon
Destination initiale Résidence seigneuriale
Destination actuelle Personne privée
Coordonnées 45° 55′ 03″ nord, 6° 09′ 22″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces du Duché de Savoie Genevois
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Commune Annecy-le-Vieux

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Château de la Pesse

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de la Pesse

Le château de la Pesse est une ancienne maison forte, du XIVe siècle, chef-lieu de la seigneurie de la Pesse, remaniée à plusieurs reprises, qui se dresse sur la commune d'Annecy-le-Vieux dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Situation[modifier | modifier le code]

Le château de la Pesse est situé dans le département français de la Haute-Savoie sur la commune d'Annecy-le-Vieux, au sommet du coteau de Vignères. Il surveillait, côté rive droite, le débouché de la cluse du lac d'Annecy.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château de la Pesse[Note 1] est au Moyen Âge[2] la possession de la famille Emyon ; une tour du château d'Annecy portait leur nom.

Au XVe siècle[2], la maison forte de la Pesse passe par mariage à la famille de la Rochette.

François de Montfalcon de Flaxieu ayant épousé Jacqueline de la Rochette, devient seigneur de la Pesse. En 1512[2], elle passe à leur fils Sébastien de Montfalcon, évêque de Lausanne en 1517[2] à la suite de son oncle Mgr Aymon de Montfalcon[Note 2]. En 1536[2], ce dernier chassé de Lausanne par les Bernois partage son temps entre la Pesse et le château de Montvuagnard à Boëge, résidence de sa sœur Jeanne de Montvuagnard. En 1550[2], il vend la Pesse à Amédée Viollon[Note 3]. Les Viollon de la Pesse seront Maîtres auditeur, de père en fils, à la Chambre des Comptes du Genevois. En 1610[2] François Viollon de la Pesse[Note 4] met sa résidence de la Galerie[Note 5] qu'il possède à Annecy à la disposition de François de Sales, qui sera par la suite proclamé saint et docteur de l'Église catholique.

Au XVIIIe siècle[2], la maison forte est vendue par les Viollon à Victor du Tour, baron d'Héry. Elle est alors convertie en exploitation agricole. Acquise par Sébastien Croset, de Thônes, la maison forte passe à la famille Girod par mariage et échoue au XXe siècle à M. Robert Friess qui la restaure.

Description[modifier | modifier le code]

Le château de la Pesse se présente aujourd'hui sous la forme d'une construction massive sous un toit à quatre pans, caractéristique des maisons fortes savoyardes. Une tour ronde abritant un escalier à vis la flanque. L'ancienne cuisine abrite une cheminée qui a plus de 7 mètres d'ouverture. Des peintures murales du début du XIXe siècle décorent une des pièces du premier étage.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Christian Regat - François Aubert 1999] Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Éditions Cabédita, , 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5), p. 23-24.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sapin en patois savoyard.
  2. Sébastien achèvera la reconstruction de la façade ouest de la cathédrale de Lausanne.
  3. Amédée Viollon est un marchand d'Annecy qui sera anobli en 1561. Il est à l'origine de la branche des Viollon de Novel et des Viollon de la Pesse — Regat et Aubert 1999, p. 23.
  4. Françoise-Angélique, une de ses filles, sera célèbre, à la suite de sa résurrection. Tombée dans le canal coulant derrière l'hôtel de Boëge-Conflans à Annecy et trouvée coincée plus loin dans une écluse d'un moulin, elle fut rendue à la vie par les prières que sa mère adressa à François de Sales décédé quatre mois auparavant. Elle se fera par la suite visitandine.
  5. Jeanne de Chantal y fondera avec François de Sales l'ordre de la Visitation.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées trouvées sur Géoportail.
  2. a b c d e f g et h Regat et Aubert 1999, p. 23-24.