Château de Beauregard (Chablais)

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Château de Beauregard
Image illustrative de l’article Château de Beauregard (Chablais)
Château de Beauregard, vue aérienne
Période ou style Médiéval
Type Maison forte
Début construction 1250
Propriétaire initial Comte de Genève
Destination initiale Tour de guet
Destination actuelle Habitation privée
Protection  Inscrit MH (1964, façades et toitures)
IGPC (pré-inventaire, jardins remarquables)
Coordonnées 46° 19′ 44″ nord, 6° 15′ 48″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Comté de Genève
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Commune Chens-sur-Léman

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Château de Beauregard

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Beauregard

Le château de Beauregard est une ancienne maison forte du XIIIe siècle situé sur la commune de Chens-sur-Léman dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Situation[modifier | modifier le code]

Le château de Beauregard est situé sur la rive gauche de l'Hermance, en face du château des Faucigny d'Hermance, sur la rive du Léman[1]. Il est une possession des comtes de Genève, face aux possessions des Savoie en Chablais, notamment Thonon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construit à partir de 1250, le château de Beauregard était principalement une tour de guet qui relevait du comté de Genève[2]. Il a été endommagé en 1536 par les bernois, puis en 1792 pendant la Révolution française. En dépit des transformations qu'il a subi au cours du temps, il garde un donjon pentagonal surmonté actuellement d'un toit impressionnant[3].

Après plusieurs transmissions, le château est racheté en 1402 par le comte Amédée VIII de Savoie avant d'entrer le dans le patrimoine de la famille Costa de Beauregard et d'être érigé en marquisat en 1700[3].

Le château est partiellement inscrit au titre des monuments historiques en 1964[4] et son parc est inscrit au pré-inventaire du patrimoine culturel (jardins remarquables) en 1991[5].

Description[modifier | modifier le code]

Châtellenie de Beauregard[modifier | modifier le code]

Le château de Beauregard est le siège d'une châtellenie, dit aussi mandement (mandamentum)[6]. Elle est unie également à Ballaison, sauf vers la fin du XIVe siècle[7]. Il s’agit plus particulièrement d’une châtellenie comtale, relevant directement du comte de Genève[7]. Dans le comté de Genève, le châtelain comtale est nommé par le comte et possède de nombreux pouvoirs[7],[8]. Avec l’intégration au comté de Savoie, à partir de 1401, celui-ci devient un « [officier], nommé pour une durée définie, révocable et amovible »[9],[10]. Il est chargé de la gestion de la châtellenie ou mandement, il perçoit les revenus fiscaux du domaine, et il s'occupe de l'entretien du château[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Sache, Le siècle de Ripaille, 1350-1450 : Quand le Duc de Savoie rêvait d'être roi, La Fontaine de Siloé, , 324 p. (ISBN 978-2-8420-6358-0, lire en ligne), p. 28.
  2. « Château de Beauregard », sur haute-savoie.ialpes.com (consulté le 21 mars 2016)
  3. a et b « Jardin du Château de Beauregard », sur haute-savoie-tourisme.org, (consulté le 21 mars 2016)
  4. « Château de Beauregard », notice no PA00118372, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « jardin du Midi du château de Beauregard », notice no IA74000217, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Payraud 2009, p. Annexe 8 : liste des ensembles fortifiés intégrés au corpus.
  7. a b et c Pierre Duparc, Le comté de Genève, IXe-XVe siècle, t. XXXIX, Genève, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, coll. « Mémoires et Documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 616 p. (lire en ligne), p. 415.
  8. Pierre Duparc, Le comté de Genève, IXe-XVe siècle, t. XXXIX, Genève, Société d'histoire et d'archéologie de Genève, coll. « Mémoires et Documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 616 p. (lire en ligne), p. 413-414.
  9. Christian Sorrel, Histoire de la Savoie : images, récits, La Fontaine de Siloé, , 461 p. (ISBN 978-2-8420-6347-4, lire en ligne), p. 146-147.
  10. Nicolas Carrier, « Une justice pour rétablir la « concorde » : la justice de composition dans la Savoie de la fin du Moyen Âge (fin XIIIe -début XVIe siècle) », dans Dominique Barthélemy, Nicolas Offenstadt, Le règlement des conflits au Moyen Âge. Actes du XXXIe Congrès de la SHMESP (Angers, 2000), Paris, Publications de la Sorbonne, , 391 p. (ISBN 978-2-85944-438-9), p. 237-257.
  11. Alessandro Barbero, « Les châtelains des comtes, puis ducs de Savoie en vallée d'Aoste (XIIIe-XVIe siècle) », dans Guido Castelnuovo, Olivier Mattéoni, « De part et d'autre des Alpes » : les châtelains des princes à la fin du moyen âge : actes de la table ronde de Chambéry, 11 et 12 octobre 2001, , 266 p. (lire en ligne).