Camp militaire de Bitche

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Visite de l'empereur Guillaume II d'Allemagne en 1903.

Le camp militaire se situe dans la commune française de Bitche, dans le département de la Moselle (France). D'une superficie de 3 468 hectares, il abritait le 128e Régiment d'infanterie (puis un temps le 57e régiment d'artillerie jusqu'à sa dissolution ). Depuis août 2009, c'est le 16° Bataillon de Chasseurs qui a pris sa place.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rose des vents Hanviller Haspelschiedt, Roppeviller Eppenbrunn (Allemagne) Rose des vents
Schorbach N Sturzelbronn
O    Camp militaire de Bitche    E
S
Bitche Eguelshardt Waldeck

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour renforcer l'importance stratégique de Bitche, un champ de manœuvres et de tirs est constitué par l'administration allemande en 1900, à proximité de Bitche, par le rachat de 3 285 hectares de terrains soit à des particuliers de Bitche et de Haspelschiedt soit à la forêt domaniale. Pour procéder au débardage du bois sur ces terrains, une voie ferrée forestière est construite sur une longueur de seize kilomètres à partir de l'actuelle gare de la ville. Des baraques en tôle ondulée sont montées au sud-est de la ville afin de loger 3 500 soldats et 100 officiers. Quelques années plus tard, ces constructions sont transférées sur le champ de tir à trois kilomètres à l'est de la ville le long de la route de Sturzelbronn. Cinq baraques d'officiers sont élevées durant l'hiver 1901 à l'extrémité du champ de tir. Habitées dès le 1er avril 1901, elles coûtent la somme de 100 000 Reichsmarks. L'empereur allemand Guillaume II visite le camp militaire le 14 mai 1903.

Entre les deux guerres le camp de Bitche sert à l’instruction des réservistes qui viennent y accomplir des "périodes militaires".


Dès 1940, le camp abrite déjà de nombreux prisonniers français, mais les années suivantes, ces derniers cèdent leur place à des prisonniers russes, mais aussi serbes, grecs et d'autres nationalités. Pour sa part, la citadelle n'abrite que des prisonniers allemands, principalement des criminels, des déserteurs, des réfractaires au service militaire et des éléments anti-nazis. Tous ces prisonniers travaillent soit en ville, soit dans les fortifications, soit dans la région sous la garde de sentinelles nazies.

Instruction au camp

La prise du Schiesseck nécessite une attaque à travers un plateau désert et malgré la solide défense allemande constituée d'abris bétonnés, de forts et de tranchées, de mitrailleuses et de champs de mines, le 1er bataillon US envoie des patrouilles vers Bitche. Plusieurs d'entre elles se hasardent de part et d'autre du collège Saint-Augustin, pendant qu'une autre traverse la voie ferrée jusqu'à l'étang de Hasselfurth où elle peut observer les Allemands occupés à consolider leurs positions avancées du camp militaire. Le 399e Régiment d'infanterie installe un poste d'observation sur la colline du Schoenberg d'où on a une vue remarquable sur la ville et sa citadelle.

Le plan d'attaque du Schiesseck par les Américains est le suivant : une attaque aérienne doit créer une diversion, de même que des tirs d'artillerie à proximité du camp militaire. Ensuite, le 398e doit capturer tous les forts de la colline du Schiesseck en attaquant de trois directions différentes. Se déplaçant le plus rapidement possible pour réduire le danger, le 2e bataillon du 398e Régiment d'infanterie doit neutraliser tous les forts situés dans sa progression jusqu'au plateau situé au sud de Schorbach. Le rôle du 399e Régiment d'infanterie US est de s'occuper de la ville de Bitche pour faire diversion.

Le village de Haspelschiedt est intégré au camp militaire et sert de champ de manœuvres à l'armée allemande, ce qui explique sa destruction en mars 1945, au moment de la Libération. Le maréchal allemand Erwin Rommel s'entraîne dans le camp avant de partir pour l'Afrique à la tête de l'Afrika Korps.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le camp militaire présente un milieu végétal constitué de landes. Il s'agit de milieux dominés par une végétation basse à base de callune ou fausse fougère et de Cytisus scoparius (genêt à balais). Elles résultent d'un déboisement forestier et d'incendies.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Après 1945, le camp de Bitche retrouve son rôle de camp d'instruction, notamment, la Préparation Militaire Supérieure (P.M.S) des sursitaires.

Le camp de Bitche est depuis 2007, l'un des pôle d'entraînement de l'armée française au combat en localité. Celles-ci peuvent s'y entraîner avant d'aller en évaluation au Centre d'entrainement aux actions en zone urbaine.

Le camp accueille actuellement le Centre de formation initiale des militaires du rang (CFIM) de la Brigade de renseignement ainsi que la 5e Compagnie du 16e bataillon de chasseurs à pieds.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]