Calendrier liturgique orthodoxe

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Le Calendrier liturgique indique la place des fêtes fixes et mobiles, telle que le comput ecclésiastique l'a déterminé. À la différence du calendrier civil qui mesure le temps, le calendrier liturgique ne cherche qu'à rythmer l'année par le déroulement des activités liturgiques. Ce calendrier a beaucoup évolué durant les siècles de christianisme, s'enrichissant de nouvelles fêtes.

La procession de Pâques en Russie, tableau d'Illarion Prianichnikov peint en 1893.

Calendrier liturgique orthodoxe ou calendriers liturgiques orthodoxes ?[modifier | modifier le code]

Un fait important est que certaines Églises orthodoxes ont adopté le calendrier grégorien entre 1923 et 1963 alors que d'autres utilisent encore le calendrier julien. Ainsi, pour les membres de ces dernières (Églises de Jérusalem, Russie, Géorgie, Serbie, Mont-Athos) et macedoine patriarchie de OHRID, les dates des fêtes religieuses sont décalées par rapport à celles des autres églises orthodoxes, et par rapport au calendrier civil, qui est partout le calendrier grégorien. Ainsi, ces orthodoxes fêtent bien Noël le 25 décembre dans le calendrier julien. Leur fête tombe donc le 7 janvier du calendrier civil grégorien (avant 1900, elle tombait le 6 janvier).

Ce changement de calendrier a été condamné par un concile local à l'époque comme une innovation contraire à la tradition. Ainsi, une petite partie de ces Églises orthodoxes qui ont refusé d'adopter le calendrier grégorien, ont également fait scission et se nomment les Églises orthodoxes vieilles-calendaristes. Ces dernières ont mis en avant le problème du calendrier de référence mais leurs revendications conservatrices sont bien plus profondes et font d'elles les pendants orthodoxes des catholiques traditionalistes. Il est donc important de bien comprendre qu'une Église orthodoxe ayant gardé le calendrier julien n'est donc pas forcément une Église orthodoxe vieille-calendariste.

La date de Pâques est cependant commune (au sens où elle tombe le même jour, mais pas à la même date)) à toutes les Églises orthodoxes (à l'exception de l'Église autonome de Finlande) parce qu'elle est partout fixée à partir du calendrier julien.

La question de la date de Pâques met en fait en jeu deux décalages, dont un seul est lié au calendrier. Dans toutes les confessions chrétiennes, Pâques est le premier dimanche suivant la première pleine lune suivant le 21 mars (date de l'équinoxe de printemps au moment où le mode de calcul a été fixé, ce qui reste presque toujours vrai dans le calendrier grégorien, mais est grossièrement faux dans le julien du fait de la dérive séculaire). Toutefois, on n'utilise pas une observation de la vraie lune, mais une lune ecclésiastique pour déterminer la date. Catholiques et orthodoxes n'utilisent pas la même lune ecclésiastique, même si les deux sont proches et toujours à moins d'une semaine d'écart. Dès lors, deux décalages sont possibles :

  • un décalage de quatre semaines si le 21 mars des deux calendriers ne tombe pas dans la même lunaison
  • un décalage d'une semaine si un dimanche tombe entre les deux lunes catholique et orthodoxe.

Si bien que la fête orthodoxe peut se trouver soit en même temps que la catholique (c'était le cas en 2000), soit 1 semaine après, soit 4 semaines après, soit 5 semaines après (Pâques tombe en avril ou en mai du calendrier grégorien pour les orthodoxes, jamais en mars). Avec la dérive séculaire des deux calendriers, le premier décalage est voué, d'ici un millénaire, à passer à 4 ou 8 semaines au lieu de 0 ou 4.

Les fêtes liturgiques[modifier | modifier le code]

La journée liturgique commence la « veille » au soir, au coucher du soleil, conformément à l'usage sémitique. Elle comprend donc une nuit de veille et un jour conformément au récit de la Genèse « Il fut un soir, il fut un matin, premier jour ». Certaines célébrations sont fêtées le même jour que leurs équivalentes du calendrier liturgique romain.

Une Fête des fêtes, Solennité des solennités[modifier | modifier le code]

Elle comprend le jour de Pâques, inaugurant la semaine du Renouveau et le temps pascal qui dure en tout quarante jours.

Douze grandes fêtes[modifier | modifier le code]

Les Douze grandes fêtes illustrées au Monastère de Marko, en République de Macédoine.

Elles sont souvent représentées sur les murs des églises. Tous les orthodoxes célèbrent une même fête à la même date (celle qui est indiquée ci-dessous) mais cette même date tombe d'abord selon le calendrier grégorien puis treize jours plus tard selon le calendrier julien. Les fêtes mobiles en revanche sont fêtées le même jour par tous les orthodoxes et à des dates différentes des deux calendriers.

Autres fêtes importantes[modifier | modifier le code]

Jours de jeûne[modifier | modifier le code]

  • Carême de Noël (40 jours du 15 novembre au 24 décembre).
  • La veille de la Théophanie, le 5 janvier.
  • Le Grand Carême (40 jours du Lundi pur à l'avant veille des Rameaux).
  • Semaine Sainte (du samedi veille des Rameaux au samedi saint).
  • Jeûne précédant la fête des apôtres Pierre et Paul, le 29 juin.
  • Jeûne de la Mère de Dieu, du 1er au 14 août.
  • Décollation de saint Jean Baptiste, le 29 août.
  • Exaltation de la Précieuse Croix
  • Mercredis et vendredis sauf en temps de grande fête.

Semaines complètes sans jeûne[modifier | modifier le code]

  • Noël du 25 décembre au 4 janvier
  • Semaine du Pharisien et du Publicain, trois semaines avant le Grand Carême
  • Semaine des laitages (sans viande), semaine précédant le Grand Carême
  • Semaine de Pâques ou du Renouveau
  • Semaine de la Pentecôte

Dates de Pâques (selon le calendrier grégorien)[modifier | modifier le code]

Les Églises et groupes orthodoxes utilisant le calendrier grégorien[modifier | modifier le code]

Les Églises et groupes orthodoxes (non vieux-calendaristes) utilisant le calendrier julien[modifier | modifier le code]

Articles connexes (du plus général au plus particulier)[modifier | modifier le code]