Bruno Braquehais

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Bruno Braquehais
Naissance
Décès
Nom de naissance
Bruno Auguste Braquehais
Nationalité
Activité
Formation

Bruno Auguste Braquehais est un photographe français sourd, né en à Dieppe en Seine-Maritime[1] et mort en à La Celle-Saint-Cloud en Île-de-France[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

jeunesse[modifier | modifier le code]

Bruno Braquehais, né sourd, est envoyé à l’Institut Royal des Sourds-Muets à Paris pour étudier et apprendre le métier de lithographe. Après avoir été lithographe à Caen, il s'installe comme photographe à Paris en 1850.

Carrière[modifier | modifier le code]

Avec sa femme Laure Gouin, qui est peintre miniaturiste et coloriste de photographies, Bruno Braquehais reprend le studio de son beau-père. Il réalise principalement des nus et des portraits, au collodion humide et en daguerréotype, souvent en stéréoscopie et colorisés par son épouse. Sa production sera remarquée à l’Exposition universelle de 1867 à Paris où il obtient une mention honorable[3]. Sa production d'environ 150 clichés (dont 109 sont connus aujourd'hui) pendant la Commune de Paris, premier événement majeur en France à recevoir une couverture photographique, est considérée comme un exemple précoce de photojournalisme.

Photographie (1871) de la colonne Vendôme à terre par Braquehais.

Alors que les grands photographes de l’époque, comme Nadar, restent pratiquement introuvables, d'autres vont occuper le marché lucratif des reproductions de monuments incendiés ou abattus. Il est alors impossible de publier des photos directement dans la presse. En revanche, Braquehais va sortir, en dépit des difficultés matérielles dues au besoin de lumière et de longues poses des sujets statiques, tout son matériel pour aller photographier les acteurs de la Commune de Paris : il réalise des portraits de fédérés posant fièrement devant leurs barricades ainsi que des troupes versaillaises pendant la Semaine sanglante. Il photographie également la mise à bas de la colonne Vendôme en direct. Ses clichés de la Commune constituent une œuvre originale faisant de lui le photographe de la Commune pour laquelle il avait probablement des sympathies ainsi qu'un précurseur du photojournalisme.

Après les événements de la Commune, Bruno Braquehais fait faillite en 1873. Enfermé treize mois à la prison de Mazas pour abus de confiance, il décède peu après sa libération le , dans sa maison de campagne sise à La Celle-Saint-Cloud[3].

Longtemps oublié, son travail est redécouvert en 1971, lors du centenaire de la Commune.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le 4 juillet 1850, Bruno Braquehais épouse Laure Gouin, fille du photographe Alexis Gouin, spécialisé dans le nu artistique[réf. nécessaire].

Gallerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Encyclopedia of nineteenth-century photography: A-I, index, Volume 1 » (consulté le 4 avril 2015).
  2. (de) « Auguste Bruno Braquehais », sur Bildindex.de (consulté le 4 avril 2015).
  3. a et b L. Gloaguen, « Bruno Braquehais (1823-1875), biographie », sur Vergue, (consulté le 5 mai 2014).

Annexes[modifier | modifier le code]

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données)

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentation[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]