Bruno Braquehais

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Bruno Braquehais

Nom de naissance Bruno Auguste Braquehais
Naissance 28 janvier 1823
Dieppe, Drapeau de la France France
Décès 13 février 1875 (à 52 ans)
La Celle-Saint-Cloud, Drapeau de la France France
Nationalité Drapeau de France Français
Activités Photographie
Formation Institut national des jeunes sourds

Bruno Auguste Braquehais, né en 1823 à Dieppe[1] en France et mort en 1875 à La Celle-Saint-Cloud[2] en France, était un photographe français sourd-muet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bruno Braquehais, né sourd, est envoyé à l’Institut Royal des Sourds-Muets à Paris pour étudier et apprendre le métier de lithographe. Après avoir été lithographe à Caen, il s'installe comme photographe à Paris en 1850. En 1856, il épouse Laure Gouin, fille du photographe Alexis Gouin, spécialisé dans le nu artistique.

Avec sa femme, qui est peintre miniaturiste et coloriste de photographies, il reprend le studio de son beau-père. Il réalise principalement des nus et des portraits, au collodion humide et en daguerréotype, souvent en stéréoscopie et colorisés par son épouse. Sa production sera remarquée à l’Exposition universelle de 1867 à Paris où il obtient une mention honorable[3]. Sa production d'environ 150 clichés (dont 109 sont connus aujourd'hui) pendant la Commune de Paris, premier événement majeur en France à recevoir une couverture photographique, est considérée comme un exemple précoce de photojournalisme.

Alors que les grands photographes de l’époque, comme Nadar, restent pratiquement introuvables, d'autres vont occuper le marché lucratif des reproductions de monuments incendiés ou abattus. Il est alors impossible de publier des photos directement dans la presse. Braquehais va, en revanche, sortir, en dépit des difficultés matérielles dues au besoin de lumière et de longues poses des sujets statiques, tout son matériel pour aller photographier les acteurs de la Commune de Paris : il réalise des portraits de fédérés posant fièrement devant leurs barricades ainsi que des troupes versaillaises pendant la Semaine sanglante. Il photographie également la mise à bas de la colonne Vendôme en direct. Ses clichés de la Commune constituent une œuvre originale faisant de lui le photographe de la Commune pour laquelle il avait probablement des sympathies ainsi qu'un précurseur du photojournalisme.

Photographie (1871) de la colonne Vendôme à terre par Braquehais.

Après les événements de la Commune, Bruno Braquehais fait faillite en 1873. Enfermé 13 mois à la prison de Mazas pour abus de confiance, il décède peu après sa libération en février 1875, à La Celle-Saint-Cloud[3].

Longtemps oublié, son travail est redécouvert en 1971, lors du centenaire de la Commune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Encyclopedia of nineteenth-century photography: A-I, index, Volume 1 » (consulté le 04/04/2015)
  2. (de) « Auguste Bruno Braquehais », sur Bildindex.de (consulté le 04/04/2015)
  3. a et b L. Gloaguen, « Bruno Braquehais (1823-1875), biographie », sur Vergue,‎ mars 2014 (consulté le 5 mai 2014)

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