Berriat (Grenoble)

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Chorier/Berriat
Berriat (Grenoble)
Le cours Berriat sous la neige durant l'hiver 2010
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Ville Blason ville fr Grenoble (Isere).png Grenoble
Code postal 38000
Géographie
Coordonnées 45° 11′ 11″ nord, 5° 42′ 37″ est
Transport
Tramway Lignes A et B du tramway de Grenoble
Localisation

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Chorier/Berriat

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Chorier/Berriat

Berriat ou Chorier-Berriat est un quartier de Grenoble. Ce quartier est également dénommé quartier Berriat-Saint-Bruno, uniquement au niveau local, en référence au nom de l'église du quartier et à l'appellation des deux stations de tramway desservant ce quartier de l'Ouest grenoblois. La première dénommée « Saint-Bruno » est située près de la gare et du pont de la voie ferrée et l'autre station, positionnée non loin du pont du Drac et l'A480, se dénomme « Berriat-Le Magasin ».

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom de « Berriat » fait référence au maire Honoré-Hugues Berriat (1778-1854), et désigne également le principal cours traversant le quartier[1].

Le nom de « Chorier » fait référence à Nicolas Chorier, avocat et historien du XVIIe siècle, connu pour être l'auteur de l'ouvrage Histoire générale de Dauphiné[2], premier ouvrage consacré à l'histoire de cette région.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire de Grenoble.
Le quartier en 1848 sur le plan-relief de Grenoble

Afin de franchir le Drac, un pont en chaînes de fer est mis en service le sous la direction d'un ingénieur des ponts et chaussées, Louis Crozet[3]. En 1831, un projet est conçu sous l'administration de Vincent Rivier afin de transformer le chemin tortueux reliant le cours Saint-André au pont en chaînes de fer sur le Drac, en une voie rectiligne créant ainsi le premier tracé du futur cours Berriat.

Territoires rattachés à Grenoble en 1860 (Archives départementales -cote 121 M 26)

Le 30 mai de l'année 1860, un territoire d'environ 500 hectares détaché des communes de Seyssins, de Pariset, de Fontaine et de Saint-Martin-le-Vinoux seront annexés à Grenoble grâce à la municipalité d'Eugène Gaillard, la loi approuvant cette annexion sera votée en 1862 entraînant le rattachement du futur quartier à la commune de Grenoble.

En 1866, le projet de construction de l'église du quartier la future église Saint-Bruno de Grenoble est remporté par l'architecte Charles Laisné. Celle-ci construite sous l'égide des architectes grenoblois Eugène Péronnet puis Alfred Berruyer sera achevée l'année suivante.

En 1875, la société ARaymond rachète un vaste entrepôt artisanal au 113, cours Berriat donnant ainsi au secteur un aspect plus industriel.

En 1889 le pont du Vercors, situé au bout de la rue Diderot est ouvert à la circulation en 1889 et permet de rejoindre Fontaine. Dès janvier 1895, ce pont bénéficie du passage d'une ligne de tramway.

usine Bouchayer-Viallet vers 1900.

Hippolyte Bouchayer, le troisième fils de l'industriel Joseph Bouchayer entreprend au début du XXe siècle de racheter une halle de 3 000 m2 construite à Paris en 1900 par les ateliers de Gustave Eiffel à l'occasion de l'exposition Universelle de Paris. Démontée et transportée à Grenoble par les établissements Bouchayer-Viallet, elle prendra la dénomination d'usine A du groupe et servira durant soixante an d'atelier de chaudronnerie. Elle sera, après la fermeture de l'usine dans les années 1980, reconvertie en lieu d'exposition dénommé « le Magasin ».

En 1901 une seconde ligne dénommée « ligne du cours Berriat » appartenant à la SGTE, compagnie de l'ancien tramway de Grenoble relie la rue Félix-Poulat au pont du Drac à l'extrémité ouest du cours Berriat. Cette ligne cessera de circuler le 31 août 1952 pour être remplacés par des autobus. À partir du mois d'octobre 1952, ceux-ci sont remplacés par des trolleybus. Trente-cinq ans après sa disparition, le tramway fait son retour à Grenoble et traverse de nouveau le quartier Berriat en 1987.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Grenoble est occupée durant onze mois par l'armée allemande. Cette période reste la plus difficile pour les habitants. Le 14 août 1944, les Allemands fusillent vingt jeunes résistants du Vercors à l'intersection du cours Berriat et de la rue Ampère, en représailles à l'exécution trois jours auparavant de deux soldats allemands devant l'immeuble du 153 cours Berriat[4]. Ce même terrain qui desservait les usines Bouchayer-Viallet devient après la libération de Grenoble le 22 août, le lieu d'exécution de miliciens et collaborateurs avec l'occupant.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Ce quartier situé à l'ouest du territoire communal est bordé à l'est par le torrent du Drac. Il est séparé de l'hyper-centre de Grenoble par la voie ferrée, le cours Berriat, quant à lui, se prolonge vers l'est jusqu'au boulevard Gambetta dans ce même quartier de l'hyper-centre.

Ce quartier est riverain de la ville de Fontaine auquel il est relié par le pont du Drac. L'autoroute urbaine A480 de la métropole grenobloise borde également ce quartier.

Urbanisme et organisation[modifier | modifier le code]

L'urbanisation de cet ancien quartier ouvrier situé à l'Ouest de la ville a commencé au début des années 1860, suite à l'implantation de la gare de Grenoble et l'arrivée progressive d'industriels qui souvent donneront leur nom à une rue du quartier (Joya, Bouchayer, Terray, Marliave...). Il est délimité par le boulevard Joseph-Vallier au sud (quartier des Eaux-claires), le cours Jean-Jaurès et la voie de chemin de fer à l’Est, le cours Berriat au Nord (quartier Europole) et la rivière du Drac à l’Ouest.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le cours Berriat qui traverse le quartier est emprunté par les lignes A et B du tramway de Grenoble à partir de l'intersection cours Berriat et de la rue Abbé-Grégoire.

Bâtiments principaux[modifier | modifier le code]

Le Magasin, vernissage de réouverture le 21 janvier 2006

L'église Saint-Bruno[modifier | modifier le code]

L’église qui donne son nom au quartier, l’église Saint-Bruno, est de style néogothique avec des éléments romans ou mauresques. Elle fut consacrée en 1878[5]. Ses architectes furent Eugène Péronnet et Alfred Berruyer. La deuxième église du quartier est l'église Saint-Jean qui fut construite entre 1963 et 1965, par l'architecte Maurice Blanc, sur un plan circulaire puis restaurée en 1979[6]. Une église protestante évangélique est également implantée dans le quartier depuis maintenant plusieurs années.

Le Magasin[modifier | modifier le code]

Ce quartier abrite « Le Magasin des horizons », un ancien bâtiment industriel de l'usine Bouchayer-Viallet transformé en Centre national d'art contemporain (CNAC) où des expositions ont lieu de façon régulière. À proximité, la nouvelle salle de musique amplifiée de 900 places, dénommée La Belle Électrique a ouvert ses portes le 10 janvier 2015[7].

Les autres bâtiments[modifier | modifier le code]

On y trouve aussi le Théâtre 145, le théâtre de poche qui sont tous deux des salles municipales, situées sur le Cours Berriat, l'Association pour le Développement des Arts et Expressions Populaires désormais dénommée l'Ampérage, la bibliothèque Saint-Bruno, située place Saint-Bruno.

En 1979, les 12 000 m2 de l'ancienne chocolaterie Cémoi située rue Ampère sont reconvertis en hôtel d'entreprises[8].

Avec la création de la zac Bouchayer-Viallet en 2004 à proximité, l'édifice est entièrement rénové en 2011 et accueille de nombreuses startups. En 2016, Apple annonce son implantation dans l'hôtel sur une surface de 800 m2[9]. Par ailleurs, les 14 hectares du site Bouchayer-Viallet[10] accueillent d'autres bâtiments d'entreprises comme les Reflets du Drac[11] ou les Reflets du Vercors[12].

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]