Cémoi

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Cémoi
Ghost sign "Chocolat Cémoi".JPG
Ancienne publicité murale Cémoi.
Installations
Type d'usine
Chocolaterie
Fonctionnement
Date d'ouverture
1920
Date de fermeture
1973
Localisation
Situation
Grenoble
Coordonnées
Localisation sur la carte de Grenoble
voir sur la carte de Grenoble
Factory.svg

Cémoi était une chocolaterie française créée en 1922 dans la rue Ampère à Grenoble par Félix Cartier-Millon.

L'entreprise a été liquidée en 1973 et les droits à la marque ont été repris en 1981 par Cantalou.

Historique[modifier | modifier le code]

La chocolaterie Cémoi est créé en 1922 à Grenoble par Félix Cartier Million[1],[2]. Elle succède à la « Chocolaterie des Dauphins »., alors dans une situation financière délicate[2].

Le nom Cémoi fut utilisé pour le chocolat, Cénou pour les bonbons et confitures, et enfin Matina pour le petit déjeuner[2].

Par la suite[Quand ?], Pierre Cartier-Millon, le fils de Félix, et ses propres fils reprennent en main cette entreprise, où ils emploieront jusqu'à 500 personnes[2].

Suite à la montée du cours de cacao[1], l’entreprise rencontre dépose le bilan en 1970[3]. Elle a été rachetée deux ans plus tard par un groupe américain, qui l'a cédée en septembre 1973 à Gaston Maulin. La chocolaterie a été déclarée en liquidation judiciaire le 21 juillet 1976[3].

Reconversion du site[modifier | modifier le code]

Le site industriel a été racheté en 1979 par la ville de Grenoble, puis réhabilité par la Métropole de Grenoble qui l'a transformé en hôtel d'activité abritant les bureaux de petites entreprises autour du numérique[4]. Le nom de "Cémoi" est ainsi resté bien que le site n'ait plus de lien avec l'entreprise d'origine. La requalification du site Cémoi s'intègre dans le travail d'urbanisme plus large effectué sur l'ancien quartier industriel de Bouchayer-Viallet.

Reprise de la marque[modifier | modifier le code]

En 1981, Georges Poirrier rebaptise la chocolaterie Cantalou - qu'il rachete en 1962 - en Cémoi[5]. La marque est utilisé depuis 1989 pour l'ensemble de la production[6]. Le groupe Cémoi possède aujourd'hui 15 usines, 4 entrepôts et 3 bureaux commerciaux dans le monde.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Pleins feux sur le chocolat CEMOI », sur ChocoClic.com (consulté le 30 mai 2020)
  2. a b c et d « Le Chocolat Cémoi », sur la-croix.com (consulté le 30 avril 2014).
  3. a et b « LA CHOCOLATERIE CÉMOI EST MISE EN LIQUIDATION JUDICIAIRE », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mai 2020)
  4. « Bouchayer-Viallet : De la requalification d’une friche à un nouveau quartier d’affaires », sur scot-region-grenoble.org,
  5. Hubert Vialatte, « Patrick Poirrier, chocolatovore : Cémoi, c'est lui ! », sur Les Echos Executives, (consulté le 30 mai 2020)
  6. « Cémoi Le plus grenoblois des chocolats », Captiv magazine Grenoble d'une guerre à l'autre, no HORS-SERIE,‎ , p. 8-9

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bouchayer & Viallet à Grenoble par Hervé Bienfait - Libris 2004
  • Bouchayer & Viallet pendant la guerre 1914-1918 par Robert Bouchayer - La Pierre et l'Écrit 1994
  • La fabrication du chocolat Cémoi (Grenoble), Libraire : Bibliothèque d'un amateur (HALLOY, PICAR, France)