Cémoi

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la chocolaterie. Pour l'entreprise agroalimentaire, voir Groupe Cémoi.
Cémoi
Image illustrative de l'article Cémoi
Ancienne publicité murale Cémoi.
Localisation
Situation Grenoble
Drapeau de la France France
Coordonnées 45° 11′ 07″ N 5° 42′ 19″ E / 45.185147, 5.7053345° 11′ 07″ Nord 5° 42′ 19″ Est / 45.185147, 5.70533

Géolocalisation sur la carte : Grenoble

(Voir situation sur carte : Grenoble)
Cémoi
Installations
Type d'usine Chocolaterie
Fonctionnement
Date d'ouverture 1920
Date de fermeture 1973

Cémoi était une chocolaterie française créée en 1920[1] dans la rue Ampère à Grenoble par Félix Cartier-Million[2].

L'entreprise sera liquidée en 1973 et les droits la marque seront repris par Cantalou en 1981 et utilisés en 1989 pour l'ensemble de sa production[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Félix Cartier-Millon se fâche avec son père, fondateur de Lustucru, et perd sa place dans l'entreprise familiale. Il est recruté par Aimé Bouchayer, propriétaire de chocolat Dauphin, pour structurer sa nouvelle fabrique située rue Ampère, à Grenoble. Mais après que les armées américaine et française eurent retiré leurs promesses d'achat de chocolat, l'entreprise se retrouve rapidement dans une situation financière délicate, ce qui contraint Aimé Bouchayer à vendre l'usine à Félix Cartier-Millon. Celui-ci en fera une marque de chocolat de renom : Cémoi.

Par la suite, Pierre Cartier-Millon, le fils de Félix, et ses propres fils reprennent en main cette entreprise. Ils emploieront jusqu'à 500 personnes[4].

Mais avec l’évolution du cours du cacao et après avoir raté le virage de la grande distribution[5], l'entreprise dépose le bilan en 1970 et sera définitivement liquidée en 1973, après plusieurs procédures[3].

En 1981, Cantalou acquiert de nombreuses enseignes, dont Cémoi, et décide en 1989 de faire de Cémoi sa marque phare[6].

Le nom Cémoi fut utilisé pour le chocolat, Cénou pour les bonbons et confitures, et enfin Matina pour le petit déjeuner[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Talbot et Jacques Douillet, « Cémoi : une histoire mouvementée du chocolat grenoblois », Objectifs Rhône-Alpes, no 24,‎ , p. 92-95
  2. Patrimoine Rhône-Alpes Dossier IA38000515. (consulté le 15 août 2015).
  3. a et b « Cémoi Le plus grenoblois des chocolats », Captiv magazine Grenoble d'une guerre à l'autre, no HORS-SERIE,‎ , p. 8-9
  4. a et b « Le Chocolat Cémoi », sur la-croix.com (consulté le 30 avril 2014).
  5. « Cémoi », sur grenoblecmieux.com (consulté le 30 avril 2014).
  6. « Noël avec Cémoi, Chocolatier Français », sur newsroom.salonduchocolat.fr (consulté le 30 avril 2014).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bouchayer & Viallet à Grenoble par Hervé Bienfait - Libris 2004
  • Bouchayer & Viallet pendant la guerre 1914-1918 par Robert Bouchayer - La Pierre et l'Écrit 1994
  • La fabrication du chocolat Cémoi (Grenoble), Libraire : Bibliothèque d'un amateur (HALLOY, PICAR, France)