Barrage de la Renaissance

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Barrage de la Renaissance
Renaissance Dam site.jpg
Vue aérienne du site, une fois qu'il sera mis en eau
Géographie
Pays
État
Coordonnées
Cours d'eau
Objectifs et impacts
Vocation
Propriétaire
Ethiopian Electric Power
Date du début des travaux
Avril 2011
Coût
4,8 milliards de $, soit 3,2 milliards d'€
Barrage
Type
Hauteur
(lit de rivière)
170 m
Longueur
1 800 m
Altitude de la crête
656 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Réservoir
Altitude
656 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Volume
0,56 millions de m3Voir et modifier les données sur Wikidata
Longueur
1 780 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Centrale(s) hydroélectrique(s)
Nombre de turbines
16
Type de turbines
Puissance installée
6 000 MW
Localisation sur la carte d’Éthiopie
voir sur la carte d’Éthiopie
Arch dam 12x12 nw.svg

Le barrage de la Renaissance (en amharique : ህዳሴ ግድብ) est un barrage en construction en Éthiopie, dans l'état régional de Benishangul-Gumuz sur le Nil bleu. Avec une puissance installée de 6 000 MW, il devrait être le plus grand barrage hydroélectrique d'Afrique.

Le projet, rendu public le 31 mars 2011, a démarré le 28 mai 2013 et la construction devrait durer jusqu'en 2022.

Il suscite des tensions avec les pays situés en aval (Soudan et Égypte), qui craignent une diminution des débits d'eau et des apports de limon.

Historique[modifier | modifier le code]

L'emplacement du barrage avait été envisagé par les États-Unis lors d'une étude conduite entre 1956 et 1964. Un nouveau projet est proposé en octobre 2009 puis août 2010[1]. Le 31 mars 2011, un contrat de 4,8 milliards de dollars est attribué à la société Salini Impregilo, sans appel d'offres. La première pierre est posée le 2 avril 2011 par le premier ministre Meles Zenawi[2]. Une usine de concassage de pierres est construite à proximité, permettant un approvisionnement rapide du chantier[3]. Il est prévu que les deux premières turbines fonctionnent après 44 mois de travaux[4].

Le barrage s'est appelé « Projet X », puis «Barrage du millénaire»[5] avant de devenir le «Grand Barrage de la renaissance éthiopienne» le 15 avril 2011[6]. En mars 2012, le gouvernement éthiopien annonce un changement des plans du barrage, pour passer de 5250 à 6 000 MW[7]. En février 2017, la puissance du barrage passe à 6450 MW, en raison de l'amélioration des générateurs, alors que les travaux sont achevés à 56 %, selon le ministre éthiopien de la communication[8].

Objectifs de la construction[modifier | modifier le code]

La volonté éthiopienne de développer l'agriculture irriguée, quasi inexistante avec 3 % de ses surfaces agricoles[9] et le potentiel hydroélectrique d'un pays qui manque d'énergie, ont conduit le gouvernement d'Addis-Abeba à lancer la construction de nombreux barrages depuis 1995.

Les besoins en électricité de l'Éthiopie augmentent de 30 % par an, et l'exportation de l'électricité produite par le barrage vers les pays voisins fournirait 730 millions d'euros par an au pays, qui actuellement importe plus qu'il n'exporte[10].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le barrage de la Renaissance est situé en Éthiopie, sur le cours du Nil bleu, près de la frontière avec le Soudan, à une centaine de kilomètres en amont du barrage de Roseires.

Ce sera un barrage poids de 175 m de haut, 1 800 m de long et composé de béton BCR (en). Son volume sera de 10 000 000 m3, et son réservoir aura une capacité de stockage de 79 km3 pour une surface d'eau de 1 561 km2, et une élévation normale de 640 m. Le barrage disposera de 3 déversoirs, le principal étant situé à la gauche du barrage, contrôlé par 6 portes et capable d'évacuer 1 500 m3/s. De chaque côté du barrage se trouveront deux centres de production d'électricité. À droite, 10 turbines Francis de 375 MW, et à gauche 6 turbines de même puissance produiront l’électricité[11].

Avec une puissance installée de 6 000 MW[12],[13], il devrait être le plus grand barrage hydroélectrique d'Afrique[9] (près de trois fois la puissance du haut barrage d'Assouan par exemple). Il est cependant moins puissant que le barrage de Guri (10 200 MW), le barrage d'Itaipu (14 000 MW), ou le barrage des Trois-Gorges (22 500 MW).

Financement[modifier | modifier le code]

Le gouvernement éthiopien n'a pas pris en compte les conséquences environnementales, par conséquent les autres pays se sont désolidarisés du projet[14]. Devant les refus des bailleurs de fonds internationaux, le gouvernement éthiopien a donc entrepris de financer seul la construction du barrage. Des contributions spéciales ont été demandées aux fonctionnaires et à tous les Éthiopiens à cette fin. Le gouvernement a ainsi émis des bons pour le financement du barrage[15]. Presque tous les Éthiopiens ont ainsi participé à la construction du barrage, notamment via une diminution des salaires[16]. Les turbines et les équipements électriques associés seront financés par des banques chinoises pour environ 1,65 milliard d'euros (1,8 milliard de $ US), laissant 2,75 milliards d'euros à la charge de l'Éthiopie[17]. Étant donné le PIB éthiopien de 30 milliards de $US en 2011[18], le projet coûtant 4,8 milliards de $US correspondrait à 15 % du PIB éthiopien. Djibouti a participé à hauteur de 1 million d'euros au projet[14].

Construction[modifier | modifier le code]

Vue du chantier (2014).

La construction sera principalement assurée par la société italienne Salini Impregilo, qui avait déjà réalisé les projets Gilgel Gibe II, Gilgel Gibe III et Tana Beles et prévoit de couler plus de 10 millions de tonnes de béton. Le gouvernement éthiopien recommande de favoriser l'utilisation de produits locaux. En mars 2012, Salini demande à la firme italienne Tratos de fournir des câbles haute et basse tension[19]. Alstom fournira les 8 turbines Francis de 375 MW, pour 250 millions d'euros[20].

En avril 2013, le projet est achevé à 32%[21].

Le 28 mai 2013, le Nil bleu a été détourné et une cérémonie a lieu le même jour[22].

En janvier 2016, plus de 4 millions de m3 de béton ont été versés, et deux turbines sont sur le point d'êtres installées. La première production de 750 MW est prévue plus tard dans l'année[23].

Fin novembre 2017, il était achevé à 63 % selon les autorités éthiopiennes.

Après de nombreux pourparlers entre l'Éthiopie et l'Égypte, l'Éthiopie espère pouvoir commencer sa production d'énergie en décembre 2020 avec 750 MW, grâce à deux turbines ; le barrage devrait être totalement opérationnel à la fin de l'année 2022[24].

Tensions avec les pays en aval[modifier | modifier le code]

Les eaux venues des plateaux éthiopiens représentent 86 % de l'eau consommée en Égypte et 95 % en période de crue[25].
À lui seul, le Nil bleu fournit 59 % du débit du Nil[13]. Le projet de barrage de la Renaissance a donc engendré de vives tensions avec le gouvernement du Caire[26],[27].

  • En 1902 un traité du 15 mai[28], engage l'Éthiopie à ne pas construire d'ouvrage hydraulique sur le Nil bleu ou le Sobat sans l'accord des autorités britanniques qui dirigeaient alors l'Égypte (art. 3).
  • En en 1959, un accord signé en 1929 entre l'Égypte et le Soudan, attribuant les deux-tiers des eaux au premier et 22 % au second[13], les autres pays riverains se partageant le solde.
  • En 1999, a été créé à Addis Abeba la « Nile Basin Initiative » qui regroupe des pays riverains du Nil (Burundi, Congo, Égypte, Éthiopie, Kenya, Rwanda, Soudan, Tanzanie et Ouganda) qui remettent en cause cette répartition.
  • En 2015 l'Égypte, le Soudan et l'Éthiopie signent, en mars, un accord de principe sur la répartition de l'eau et sur le barrage de la Renaissance[29],[30]. Ils décident de faire appel à un "Groupe national de recherche scientifique indépendante" (NISRG) pour évaluer les incidences environnementales des calendriers de construction proposés par ces pays. Ce groupe s'est réuni régulièrement et s'apprêtait à publier un rapport de consensus et des recommandations alors que l’Égypte a décidé de faire appel à la médiation, ce qui dans le groupe a mis les égyptiens en difficulté, pouvant « se sentir obligés de ne rien écrire ou dire qui puisse saper la position de négociation de leur gouvernement[31] ».
  • En 2018, le , l'Égypte souhaite discuter directement avec l'Éthiopie, en excluant le Soudan des négociations, et propose la Banque mondiale comme médiateur neutre dans le conflit[33].
    Le , le Premier ministre d'Éthiopie Haile Mariam Dessalegn rend visite au Caire au président de la République arabe d'Égypte Abdel Fattah al-Sissi afin d'obtenir un assouplissement de la position des deux pays : l'Éthiopie souhaiterait un remplissage rapide du barrage, de moins de 7 ans, afin de bénéficier rapidement de la production électrique, quand l'Égypte voudrait rallonger ce délai, afin de ne pas diminuer trop le débit du Nil. L'Éthiopie refuse l'arbitrage de la Banque mondiale qui n'avait pas voulu financer la construction du barrage[34].
    Début avril un nouvel échec des négociations a lieu, selon Ibrahim Ghandour, ministre soudanais des Affaires étrangères, alors que le barrage est construit à plus de 70 %[35]. Cette réunion de 16 heures à Khartoum réunissait Égypte, Soudan et Éthiopie[36]. Pour Rashid Abdi de l'International Crisis Group, plus que l'eau c'est aussi l'hégémonie égyptienne sur la région qui est remise en cause, alors que le barrage est un symbole de fierté nationale en Éthiopie[16].
    Le jeudi 26 juillet, Simegnew Bekele, le directeur du barrage, est retrouvé mort dans sa voiture[37].
  • En 2019, alors que chaque pays concerné attend toujours les résultats d’une évaluation scientifique indépendante sur les risques du barrage pour les pays en aval, les experts scientifiques sont confrontés à des négociations entre les trois pays qui semblent dans une impasse, notamment entre l’Éthiopie et l’Égypte dont 90% de l'eau douce vient du Nil et qui « craint que le barrage ne crée une pénurie d’eau pour ses 100 millions d’habitants au cours des cinq à sept prochaines années nécessaires au remplissage du réservoir du barrage. (...)l’Égypte a décidé [début octobre] de demander à un autre pays de régler le différend - les États-Unis étant son choix préféré. L’Éthiopie rejette cette proposition ». Un autre risque est qu'une fois les conclusions publiées, les dirigeants politiques refusent ou sont incapables de modifier leurs positions. En attendant, via une tribune dans la revue Nature, le monde de la Recherche plaide pour que l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan laissent les chercheurs terminer le travail qui leur a été demandé[31].
    Les négociations du début octobre 2019 à Khartoum entre l'Égypte, le Soudan et l'Éthiopie ont abouti à une impasse. L'Égypte souhaite que le lac de retenue du GERD soit rempli le plus lentement possible, en près de quinze ans, alors que Gideon Asfaw, le ministre de l'Eau à Addis Abeba, propose quatre à sept ans. L'Égypte exige une garantie d'un débit de 41 milliards de mètres cubes par an, mais l'Éthiopie refuse de s'engager sur un tel chiffre, mais laisse entendre qu'elle pourrait accorder 30 milliards de mètres cubes. L'Égypte fait miroiter à l'Éthiopie la possibilité d'exporter ses marchandises vers la Méditerranée via son territoire si Addis Abeba assouplissait sa position sur le GERD[38].

Conséquences écologiques et humaines[modifier | modifier le code]

Le lac-réservoir couvrira 1 680 km2, soit deux fois plus que le lac Tana, le plus grand lac naturel du pays. Il retiendra 67 milliards de m3 d'eau et pourrait prendre plus de sept ans à se remplir[39]. Plus de 20 000 personnes seront déplacées. Le projet a été lancé sans étude d'impact ni consultation des pays de l'aval. Plusieurs experts considèrent le projet surdimensionné. Des interrogations subsistent sur l'impact du remplissage du réservoir sur les pays en aval, sur l'envasement, la sismicité de la région, le comportement du barrage en cas de crue du Nil bleu, l'impact sur la biodiversité de la région[40].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Kendie, « Egypt and the Hydro-Politics of the Blue Nile River », Northeast African Studies, vol. 6, no 1-2, 1999, p. 141-169
  • Tesfaye Yafesse, The Nile Question : Hydropolitics, Legal Wrangling, Modus Videndi and Perspectives, Münster, Hamburg, London, Lit Verlag, 2001, 154 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Grand Ethiopian Renaissance Dam Project, Benishangul-Gumuz, Ethiopia », Water Technology (consulté le 7 juin 2013)
  2. (en) « Ethiopia Launched Grand Millennium Dam Project, the Biggest in Africa », Ethiopian News, (consulté le 17 avril 2011)
  3. (en) Pawlos Belete, « Great Millennium Dam moves Ethiopia », Capital Ethiopia,‎ (lire en ligne, consulté le 19 avril 2011)
  4. (en) « Meles Launches Millennium Dam Construction on Nile River »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), New Business Ethiopia, (consulté le 19 avril 2011)
  5. (en) « A Nation Rallies Behind a Cause »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Grand Millennium Dam (consulté le 29 mai 2011)
  6. (en) « Council of Ministers Approves Regulation Establishing Council on Grand Dam », Ethiopian Government,‎ (lire en ligne[archive], consulté le 29 mai 2011)
  7. (en) « Ethiopia upgrades Africa's biggest dam », The Africa Report, (consulté le 6 juillet 2017)
  8. « Ethiopie : une nouvelle augmentation de 450 MW de la puissance du barrage de Grand Renaissance », Agence Ecofin, (consulté le 11 mars 2017)
  9. a et b Arielle Thedrel, « La guerre du Nil bleu rebondit entre l'Éthiopie et l'Égypte », Le Figaro.fr,‎ (lire en ligne)
  10. Barrage de la grande renaissance d’Éthiopie : L’Afrique qui gagne, sur .monde-economique.ch, consulté le 22 novembre 2017
  11. (en) « Grand Ethiopian Renaissance Dam Project », Salini (consulté le 17 janvier 2014)
  12. Habib Ayeb, « Qui captera les eaux du Nil ? », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  13. a b et c Charlotte Bozonnet, « Guerre des eaux sur le cours du Nil », Le Monde Géo et Politique,‎ (lire en ligne)
  14. a et b Éthiopie : la construction du barrage « Renaissance » et ses enjeux, sur lexpansion.com du 12 novembre 2012, consulté le 22 novembre 2017
  15. (en)Ethiopia: The Financing of the Grand Ethiopian Renaissance Dam (GERD), sur nazret.com du 30 mars 2015, consulté le 22 novembre 2017
  16. a et b (en) Matina Stevis-Gridneff et Dahlia Kholaif, « Troubled Waters: Egypt and Ethiopia Wrangle Over Nile Dam », sur Wall Street Journal, (consulté le 25 janvier 2018)
  17. (en)«The River Nile:A dam nuisance. Egypt and Ethiopia quarrel over water», The Economist, 20 avril 2011, consulté le 24 avril 2011
  18. (en) « GDP (current US$) », sur Banque mondiale (consulté le 5 juin 2017)
  19. (en)Tratos wins contract for 6800 MW Ethiopian project, sur hydroworld.com du 3 février 2012, consulté le 22 novembre 2017
  20. (en)Alstom to supply hydroelectric equipment for the Grand Renaissance dam in Ethiopia, sur alstom.com du , consulté le 22 novembre 2017
  21. (en) « Current Project Status », Office of National Council for the Coordination of Public Participation on the Construction of the Grand Renaissance Dam (consulté le 12 juin 2013)
  22. (en) « Ethiopia: Blue Nile Diversion Allows Dam Construction to Continue », allAfrica, (consulté le 23 juin 2013)
  23. (en) « Ethiopia: Nile dam set to generate power, Ethiopia to consult Egypt, Sudan ahead », Sudan Tribune, (consulté le 20 février 2016)
  24. Comment le barrage de la Grande Renaissance va transformer l'Éthiopie, La Tribune Afrique, 30 mai 2019.
  25. Kendie [1999], p. 141.
  26. Thierry Portes, « L'Égypte menace de guerre l'Éthiopie », sur Le Figaro,
  27. (en) Shadia Nasralla, « No Nile, no Egypt', Cairo warns over Ethiopia dam », sur Reuters,
  28. (en) Hertslet (Sir E.) [1896, 1908], The Map of Africa by Treaty, London, (rééd. 1967, Frank Cass).
  29. Barrage sur le Nil: accord entre le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie, sur rfi.fr du 24 mars 2015, consulté le 22 novembre 2017
  30. avec AFP, « L’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan trouvent un accord sur le partage des eaux du Nil », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  31. a et b Editorial de la revue Nature (2019) Let independent panel shape Africa’s largest hydropower dam ; Researchers are assessing the environmental risks posed by a dam on the Nile. The countries involved should let them finish the job ; Nature 574, 150 (2019) doi: 10.1038/d41586-019-03029-x
  32. « Crise du Nil: le chef de la diplomatie égyptienne en Ethiopie », sur Capital, (consulté le 9 janvier 2017)
  33. Gwladys Johnson Akinocho, « Grande Renaissance : l’Égypte veut remplacer le Soudan par la Banque mondiale dans les négociations », sur Agence Ecofin, (consulté le 24 janvier 2018)
  34. Karim Zeidane, « Barrage de la renaissance : l'Égypte s'inquiète de la nouvelle décision éthiopienne », sur le 360 Afrique, (consulté le 24 janvier 2018)
  35. Gwladys Johnson Akinocho, « Nouvel échec pour les négociations sur le barrage de Grande Renaissance ... », sur Agence Ecofin, (consulté le 12 avril 2018)
  36. (en) Michael Harris, « Grand Ethiopian Renaissance Dam meetings ends without clear resolution », sur Hydroworld, (consulté le 12 avril 2018)
  37. « Ethiopie: le directeur du barrage de la Renaissance retrouvé mort », sur www.izf.net (consulté le 26 juillet 2018)
  38. Offres de médiation sur le barrage du Nil bleu, Les Échos, 24 octobre 2019.
  39. (en)Grand Ethiopian Renaissance Dam, sur internationalrivers.org, consulté le 22 novembre 2017
  40. (en)The Grand Ethiopian Renaissance Dam Fact Sheet, sur internationalrivers.org du 24 janvier 2014, consulté le 22 novembre 2017