Bandar ben Sultan ben Abdelaziz Al Saoud

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Bandar ben Sultan ben Abdelaziz Al Saoud
Prince Bandar bin Sultan with G.W. Bush.jpg

Le président George W. Bush et le prince Bandar en août 2002.

Informations générales
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (66 ans)
TaïfVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
université Johns-Hopkins
Royal Air Force College Cranwell (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
diplomate, homme politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Frères
Fahd bin Sultan (en)
Salman bin Sultan (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Khalid ben Bandar ben Sultan Al Saoud (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Bandar ben Sultan ben Abdelaziz Al Saoud arabe : بندر بن سلطان بن عبدالعزيز آل سعود, né le 2 mars 1949 est un membre de la famille royale saoudienne, fils de l'ancien prince héritier Sultan. Ambassadeur aux États-Unis de 1983 à 2005, il est secrétaire général du Conseil de Sécurité National d'Arabie saoudite et, depuis juillet 2012, responsable des services de renseignement, succédant au prince Miqrin ben Abdel, le demi-frère du roi [1], avant d'en démissionner le 6 mars 2014. Bandar ben Sultan et ses proches sont considérés avoir eu une influence décisive sur la politique étrangère et sécuritaire de l'Arabie Saoudite pendant des décennies.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le prince Bandar est né le 2 mars 1949 à Taïf du prince Sultan ben Abdelaziz Al Saoud et de son épouse Khizaran.

Après avoir été diplômé du British Royal Air Force College, Cranwell (Grande-Bretagne) en 1968, il intègre l'Armée de l'Air Saoudienne. À ce titre, il recevra une formation complémentaire de pilote en Grande-Bretagne et aux États-Unis.

Alors que ses responsabilités au sein de l'armée de l'air du royaume s'accroissent, il interviendra dans la négociation avec les États-Unis de la vente de 60 F-15 en 1978, puis d'AWACS en 1981.

Il est nommé attaché à la défense de l'ambassade d'Arabie Saoudite aux États-Unis en 1982, puis ambassadeur le 24 octobre 1983. Il restera à ce poste jusqu'en septembre 2005. durant ces années, il entretient une concertation étroite avec l'administration néoconservatrice américaine notamment pour assurer une politique commune contre l'Iran[2].

Le prince Bandar a épousé la princesse (Haifa bint Faisal (en)), fille du roi Fayçal ben Abdelaziz Al Saoud en 1972. Ils ont eu ensemble 8 enfants, 4 filles et 4 garçons.

Il a, lors de ses missions aux États-Unis, établi des liens personnels avec George Bush père puis Bush fils, ainsi qu'avec Dick Cheney. Il est surnommé Bandar-Bush, pour ses liens avec le président des États-Unis.

Lors de la guerre civile syrienne, il est un appui important des extrémistes sunnites[3].

Critiqué pour sa gestion du conflit syrien, il annonce son départ en mars 2014[4]

Affaire Al Yamamah[modifier | modifier le code]

Une enquête de la BBC et du journal The Guardian[5], poursuivant une enquête du Serious Fraud Office sur des allégations de dessous de table qui seraient intervenus suite aux contrats Al Yamamah entre le Royaume-Uni et l'Arabie saoudite en 1985, a cité le Prince Bandar comme destinataire direct d'une somme dépassant le milliard de livres sterling. Cette enquête avait été arrêtée sur décision de l'exécutif britannique en 2006.

Rumeurs d'attentat contre sa personne[modifier | modifier le code]

Certains sites, tels que celui du Réseau Voltaire, alimentent des rumeurs incontrôlables autour de sa possible disparition le 26 juillet 2012 en Arabie saoudite, lors d'un attentat attribué aux services secrets syriens, en représailles à l'attentat du 18 juillet 2012 à Damas, qui a décapité le Conseil national de sécurité syrien. En définitive, le prince Bandar réapparaît six mois plus tard, durant une cérémonie officielle à Riyad. Au départ, il ne peut ni se lever, ni parler. Il reprend progressivement ses fonctions début 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'Arabie saoudite, puissance en trompe-l'oeil, Le Monde, Géo & Politique, 16-17 septembre 2012.
  2. Tigrane Yégavian, « Riyad et Téhéran. Deux voisins que tout oppose », Conflits, no6, juillet-septembre 2015, p.64-65
  3. Arabie: démission du chef des renseignements, Bandar ben Sultan, romandie.com, 15 avril 2014
  4. Les États-Unis et l’alternative Frères musulmans, lorientlejour.com, 12 mars 2015
  5. Friend of the world's leaders: man at the centre of arms deal | The Guardian BAE investigation | Guardian Unlimited.