Angelic Upstarts

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Angelic Upstarts
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Punk rock[1], oi!, hard rock[1], street punk[1], punk hardcore[1], folk punk[2]
Années actives Depuis 1977
Labels Warner Bros. Records, EMI Records, Anagram Records, Picasso Records, Link Records, Razor Records, Captain Oi! Records
Site officiel www.angelicupstarts.co.uk
Composition du groupe
Membres Thomas « Mensi » Mensforth
Gaz « Geordie » Stoker
Neil « Newts » Newton
Jonnie Halling
Anciens membres Decca Wade
Ray « Mond » Cowie
Steve Forsten
Ronnie Wooden
Glyn Warren
Tony Feedback
Ronnie Rocker
Max Splodge
Evo
Sticks Warrington
Paul Thompson
Chris Wright
Brett Mulvaney
Dickie Hammond
Steve Straughan
Brian Hayes

Angelic Upstarts est un groupe de punk rock et oi! britannique, originaire de South Shields, dans le Nord-Est de l'Angleterre. Au cours des années, le groupe s'est séparé, puis reformé de nombreuses fois avec différents musiciens. Decca Wade quitte puis le rejoint une seconde fois. Brian Hayes se joint au groupe comme second guitariste, puis prend la place de guitariste lorsque Mond quitte à nouveau le groupe. Mensi est le se membre d'origine qui n'ait jamais quitté le groupe. Les albums studio d'Angelic Upstarts sortent entre 1977 et 2002. En 2005 sort le DVD Angelic Upstarts Live: Solidarity.

Biographie[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1970, dans la ville industrielle et portuaire de South Shields totalement sinistrée par la crise économique, Thomas « Mensi » Mensforth et sa bande grandissent au sein de familles ouvrières où les traditions socialistes et travaillistes sont fortement ancrées[3]. Aussi quand quatre copains de quartier décident de monter un groupe de rock après avoir vu The Clash en concert en été 1977[4], ils décident de faire passer dans les textes de leurs chansons, le message de leur fort engagement politique. Le groupe se baptise Angelic Upstarts, nom qui viendrait du titre d'un article de journal relatant une histoire de jeunes ayant fait du tapage ; Mensi ayant trouvé que ceux-ci avaient des têtes d'ange.

Les Angelic Upstarts dénoncent d'abord les violences policières quotidiennes dont sont victimes les jeunes des quartiers de leur ville. Le premier single, The Murder of Liddle Towers, raconte l'histoire vraie d'un jeune boxeur appréhendé par la police à la sortie d'une boite de nuit, et qui se fera battre à mort par des policiers, affaire qui sera classé comme homicide involontaire[5],[6]. Afin de pousser plus loin la provocation, la chanson est jouée en concert avec la présence sur scène d'une tête de cochon coiffée d'un casque de policier. À la suite de cela, les autorités proclament que les paroles de la chanson ainsi que la mise en scène pouvaient être des infractions à la loi, pour obscénité et incitation à la violence. Angelic Upstarts se voit par ailleurs, et de manière officieuse, empêché de jouer dans tout le Nord-Est de l'Angleterre, en plus d'être continuellement harcelé. Ces mesures n'auront cependant pas l'effet escompté et permettront au contraire au groupe de se faire mieux connaître.

Angelic Upstarts enregistrent leur premier 45 tours par leurs propres moyens, le sortent à 500 exemplaires en autoproduction et le distribuent eux-mêmes lors des concerts. La qualité des morceaux pousse le petit label Small Wonder Records à en faire un nouveau pressage, qui est distribué dans tout le pays[4]. Le groupe attire bientôt l'attention de Jimmy Pursey, du groupe Sham 69. Celui-ci les invite à participer à sa tournée et leur permet même de signer un contrat avec la compagnie Warner Brothers. Cela leur donne l'opportunité d'enregistrer leur premier album, Teenage Warning, qui, à l'instar de celui qui le suivra, ridiculise avec force la politique de Margaret Thatcher, tout en soutenant les luttes de la classe ouvrière. Ce premier opus atteint la 29e place des classements britanniques[7].

L'album The Power of the Press, dont les ventes sont faibles, marque le déclin du groupe et finalement sa dissolution. Toutefois, à partir de 1988 Angelic Upstarts se reforme brièvement à plusieurs occasions. Le groupe continue toujours d'effectuer de temps à autre de courtes tournées de concerts. De nouveaux albums studio d'Angelic Upstarts sortent sporadiquement en 2002 et 2016. En 2005 sort le DVD Angelic Upstarts Live: Solidarity.

Style musical[modifier | modifier le code]

Angelic Upstarts est considéré par la presse spécialisée comme pionnier de la oi![8]. En 2001, l'album de reprises intitulé We Are the People est publié en hommage aux Upstarts, faisant participer des groupes comme Leatherface, The Oppressed, Red London, et Red Alert[9].

Malgré des textes marqués à l'extrême gauche tout en étant patriote (cf. la chanson England), contre le fascisme, les violences policières, en faveur de la classe ouvrière et de l'IRA provisoire (le single Brighton Bomb célèbre de la tentative de l'IRA d'assassiner le cabinet conservateur), Angelic Upstarts est toujours suivi par un public skinhead et ce, dès leurs premiers concerts. Musicalement, influencés par des groupes tels que les Clash ou les Sex Pistols, Angelic Upstartds étaient avant tout un des rares groupes de punk rock de leur coin et réussissaient donc à fédérer toute la jeunesse skinhead (nombreuse à cette époque parmi la classe ouvrière), qui venaient avant tout pour écouter la musique sans trop se préoccuper des paroles du groupe.

C'est cette caractéristique qui fait d'Angelic Upstarts un des premiers représentants de la oi!. Toutefois, à mesure que leur succès grandissait, il en était de même du niveau de violence accompagnant leurs concerts. Ils étaient en outre devenus les ennemis des partisans du British National Front, à la suite du reniement par Mensi de ses anciennes sympathies nationalistes (cf. la couverture du magazine nationaliste Bulldog, sur lequel Mensi pose en jeune skinhead). Au fil des années, Mensi prenant de l'expérience dans l'écriture des chansons, les mélodies du groupe deviennent de plus en plus complexes et accomplies. Comme le fait The Clash, Angelic Upstarts intègre progressivement à sa musique des styles différents, tels que le reggae ou le folk. De plus, ils intégrent à leurs compositions des instruments tels que le saxophone et le clavier.

Membres[modifier | modifier le code]

  • Thomas Mensforth (Mensi) - chant
  • Ray Cowie (Mond) - guitare
  • Steve Forsten - basse
  • Decca Wade - batterie

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

  • 1979 : Teenage Warning (Warner Bros)
  • 1980 : We Gotta Get Out of this Place (WEA)
  • 1981 : 2,000,000 Voices - (Zonophone/EMI)
  • 1982 : Still from the Heart (Zonophone/EMI)
  • 1983 : Reason Why (Anagram/Cherry Red)
  • 1984 : Last Tango in Moscow (Picasso)
  • 1986 : Power of the Press (Gas)
  • 1987 : Blood on the Terraces (Link)
  • 1988 : England's Alive (EP) (Skunx)
  • 1992 : Bombed Out (Dojo)
  • 1993 : Kids on the Streets (Cleopatra Records)
  • 1999 : Who Killed Liddle (Recall)
  • 2001 : Anthems Against Scum (Insurgence Records)
  • 2002 : Sons Of Spartacus (Captain Oi)

Autres albums[modifier | modifier le code]

  • 1981 : Angelic Upstarts Live (Zonophone/EMI)
  • 1983 : Angel Dust - The Collected Highs (Anagram/Cherry Red)
  • 1985 : Bootlegs & Rarities (Dojo)
  • 1985 : Live in Yugoslavia (Picasso)
  • 1988 : Live & Loud (Link)
  • 1991 : Lost & Found (Link)
  • 1991 : Alternative Chartbusters (AOK)
  • 1991 : Greatest Hits Live (Link)
  • 1994 : Live in Lubeck 1989 (Bay City)
  • 1995 : The Independent Punk Singles Collection (Cherry Red)
  • 1997 : Rarities (Captain Oi)
  • 1999 : The EMI Punk Years (Captain Oi)
  • 2001 : Live from the Justice League (TKO)
  • 2004 : Punk Singles Collection (Captain Oi)

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1977 : The Murder of Liddle Towers/Police Oppression[10] (Small Wonder)
  • 1979 : I'm an Upstart/Leave Me Alone (Warner Bros)
  • 1979 : Teenage Warning/The Young Ones[11] (Warner Bros)
  • 1979 : Never 'ad Nothin/Nowhere Left to Hide (Warner Bros)
  • 1980 : Out of Control/Shotgun Solution (Warner Bros)
  • 1980 : We Gotta Get Out of this Place/Unsung Heroes (Warner Bros)
  • 1980 : Last Night Another Soldier/I Wish (Zonophone/EMI)
  • 1980 : England/Stick's Diary (Zonophone/EMI)
  • 1981 : Kids on the Street/The Sun Never Shines (Zonophone/EMI)
  • 1981 : I Understand/Never Come Back (Zonophone/EMI)
  • 1981 : Different Strokes/Different Dub (Zonophone/EMI)
  • 1982 : Never Say Die/We Defy You (Zonophone/EMI)
  • 1982 : Woman in Disguise/Lust for Glory[12] (Anagram/Cherry Red)
  • 1983 : Solidarity/Five Flew Over… (Anagram/Cherry Red)
  • 1983 : Not Just a Name/The Leech (Anagram/Cherry Red)
  • 1984 : Machinegun Kelly/There's a Drink in It (Picasso)
  • 1987 : Brighton Bomb (Chameleon)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « Angelic Upstarts », sur AllMusic (consulté le 12 août 2010).
  2. (it) « Enciclopedia della musica rock. 3. 1980 - 1989, Volume 3 Di Cesare Rizzi », sur Books.google.com (consulté le 24 août 2010).
  3. Géant Vert: Blitzkrieg. Histoire du Punk en 45 tours, (éditions Hoëbeke 2012).
  4. a et b (en) « Angelic Upstarts – Small Wonder / Rough Trade Records – 1978 », sur killyourpetpuppy.co.uk (consulté le 4 juin 2017).
  5. (en) Simon Spence, The Stone Roses: War and Peace, (ISBN 0241957052, lire en ligne).
  6. John Robb, Punk Rock: An Oral History, (ISBN 1604860057, lire en ligne).
  7. (en) David Roberts, British Hit Singles & Albums, Londres, Guinness World Records Limited, (ISBN 1-904994-10-5), p. 585.
  8. (en) « Punk Singles Collection », sur AllMusic (consulté le 4 juin 2017).
  9. (en) « We Are the People - Tribute to AU », sur AllMusic (consulté le 4 juin 2017).
  10. La compilation de groupes punk rock The Shit Factory contient Machine Gun Kelly, Upstart, The Murder of Liddle Towers et Solidarity
  11. Teenage Warning apparaît aussi sur la compilation liVe hAte
  12. Woman in Disguise se retrouve aussi sur la compilation Anarchy in the U.K., Volume 1

Liens externes[modifier | modifier le code]